USAP vs Stade Français : Un Match Historique et une Lutte Intense pour le Maintien

Longtemps adversaires pour les sommets du rugby français, Perpignan et Paris se retrouvent dans une lutte tendue pour le maintien.

Ce match symbolique est devenu une tradition depuis 2009 et l'USAP n'a jamais réussi à en gagner un !

De grandes dates, de grandes affiches, et deux mêmes noms historiques à chaque fois : l’USAP et le Stade Français.

Finale du championnat de France 1998 et 2004. Demi-finale de Top 14 2009. Demi-finale de coupe d’Europe en avril 2013.

Entre l'USAP qui reste sur trois défaites en Top 14 et le Stade Français qui reste sur trois grosses victoires, le match peut paraître déséquilibré.

L'USAP veut lancer son opération commando face aux Parisiens. Les Catalans espèrent se relancer dans la course au maintien.

L'USAP s'est inclinée 29 à 7 face au Stade Français sur son terrain pour le premier match de la saison de Top 14.

Des hauteurs aux quasi-profondeurs, les Catalans en ont pris l’habitude, à leurs dépens. Depuis la première relégation de l’USAP en 2014, avec une équipe non préparée à ce niveau de compétition, ils savent jouer le maintien. Le Stade Français moins.

"Paris a eu de la stabilité dans les résultats lors du passage de Gonzalo Quesada, que j’ai connu lors de sa première année en 2013, analyse l’ancien arrière de l’USAP et de Paris, Jérôme Porical (de 2006 à 2012 à Perpignan et de 2012 à 2014 avec le Stade Français). Ils ont été champions de France en 2015 et d’Europe en 2017 (la Challenge Cup, NDLR). C’était une équipe régulière. À l’inverse, aujourd’hui, on sent un peu d’instabilité dans ce club, malgré les moyens. Quand on voit qu’ils finissent deuxièmes l’année dernière et qu’ils virent Karim Ghezal puis Laurent Labit, c’est assez déroutant. À mon sens, c’est ce qui différencie un peu les deux clubs.

Mais au-delà des gestions sportives des deux clubs depuis une décennie, c’est aussi le rugby français qui a changé et crée ce choc au contexte inédit.

"Quand les deux clubs étaient au top, c’était au milieu des années 2000 et au début des années 2010. À cette époque-là, il faut se souvenir qu’il y avait cinq, six clubs qui sortaient du lot, raconte Jérôme Porical, qui, comme un symbole, donnera le coup d’envoi fictif de ce Perpignan-Stade Français à Aimé-Giral ce samedi. Il y avait Clermont, Toulouse, Biarritz, Paris, Perpignan… Peut-être Toulon vers la fin de ces années-là. Mais c’est tout. Aujourd’hui, il y a quasiment 14 clubs qui se battent en début de saison pour se maintenir et pour le Top 6. Tout le monde joue tout. Évidemment, certaines équipes sont davantage programmées pour un objectif plutôt qu’un autre, mais les ambitions sont plus hautes, puis tout peut vite basculer. C’est ça le Top 14 maintenant.

Une homogénéité qui a failli profiter à l’USAP la saison dernière, proche du Top 6 à la surprise générale, mais qu’elle paye cette saison en raison des nombreux blessés et du manque de continuité affiché. Le Stade Français le paye aussi, en raison de ses performances et de son manque de stabilité.

TOP 14 - Essai de Jefferson-Lee JOSEPH (USAP) - Stade Français Paris - USA Perpignan

Mais si ce match est "déterminant" pour la fin de saison, selon Jérôme Porical, l’USAP part avec des petits avantages : l’habitude de cette tension, Aimé-Giral et cette fameuse stabilité.

"Pour Paris, cette saison peut ressembler à une erreur de parcours, mais pour l’instant, on ne voit pas de révolte chez eux. Ça montre peut-être qu’ils ne sont pas programmés pour jouer à ce niveau-là. L’USAP est armée et aura le soutien populaire samedi, et après. Le Stade Français, c’est un club particulier. Charmant, mais particulier. Il peut avoir beaucoup de monde au stade, comme très peu si les résultats ne sont pas là. Mais, à mon sens, samedi et sur la fin de saison, la différence peut se faire sur la stabilité de l’USAP.

La crainte habitera sans doute les deux vestiaires samedi. Les préparations à huis clos d’un côté et auprès des anciens pour les autres, montrent que ce match est particulier. De l’affiche au contexte, ce sont deux grands de France qui espèrent retrouver un peu de leur superbe.

Palmarès de l'USAP

L'USAP possède un riche palmarès, témoin de son histoire et de sa contribution au rugby français :

  • Championnat de France : Vainqueur en 1914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955, 2009. Finaliste en 1924, 1926, 1935, 1939, 1952, 1977, 1998, 2004, 2010.
  • Championnat de France de Pro D2 : Vainqueur en 2018, 2020.
  • Challenge Yves du Manoir (coupe de France) : Vainqueur en 1935, 1955, 1994, Finaliste en 1936, 1937, 1938, 1956, 1965.
  • Coupe d'Europe : Finaliste en 2003, Demi-finaliste en 1998, 2011.

Les Neuf Titres de l'USAP

Voici un aperçu des neuf titres de champion de France remportés par l'USAP :

  1. 1914 : USAP bat Stado Tarbes : 8-7
  2. 1921 : US Perpignan bat Stade Toulousain : 5-0
  3. 1925 : US Perpignan bat AS Carcassonne : 5-0
  4. 1938 : US Perpignan bat Biarritz : 11-6
  5. 1944 : US Perpignan bat Bayonne : 20-5
  6. 1955 : USAP bat Lourdes 11-6
  7. 2009 : USAP bat ...

Finale du Championnat de France 2004 : Stade Français vs USAP

La finale du Championnat de France 2004 a vu le Stade Français triompher face à l'USAP avec un score de 38 à 20. Le match s'est déroulé au Stade de France devant 79 700 spectateurs.

Score : Stade Français Paris 38 - USA Perpignan Roussillon 20

  • Pour les vainqueurs: 2 E Mauro Bergamasco (50e) et Corleto (58e); 1 T, 5 P (6e, 13e, 23e, 41e et 45e) et 1 D (30e) Dominguez; 1 D Dominici (28e); 1 P (55e) et 1 T Skréla.
  • Pour les vaincus: 2 E Bomati (66e) et Edmonds (74e); 2T et 2 P (3e et 26e) Giannantonio.

Composition des équipes :

  • PARIS: Corleto (puis Hernandez, 73e); Dominici, Glas, Liebenberg, Hernandez (puis Lombard, 73e); (o) Dominguez (puis Skréla, 51e), (m) Pichot; Mauro Bergamasco, Tabacco, Rabadan (puis Moni, 49e); James (puis Marchois, 69e), Auradou (cap.); De Villiers (puis Lemoine, 59e, puis De Villiers, 71e), Blin (puis August, 71e), Marconnet (puis Lemoine, 71e).
  • PERPIGNAN: Giannantonio; Bomati, Marty (puis Laharrague, 62e), Manas, Luger (puis Janin, 31e); (o) Edmonds, (m) Loustau; Goutta (cap.), Alvarez Kairelis, Le Corvec (puis Robertson, 49e); Porcu (puis O'Driscoll, 49e), Gaston; Mas, Konieck (puis Grelon, 56e), Freshwater.

Le Stade Français a battu le record de points marqués en finale, dépassant le Racing CF de 1900.

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