Royale Union Saint-Gilloise : Une Histoire de Triomphes et de Résilience

Le douzième titre de champion de Belgique conquis par la Royale Union Saint-Gilloise en mai 2025 est un véritable événement. Ce retour au premier plan était attendu depuis nonante ans, le précédent sacre du club de Forest, une commune de Bruxelles, ayant eu lieu en 1935. Il était nécessaire qu’un ouvrage soit publié pour fêter le retour au sommet du club alors qu’il fête ses cent-vingt-cinq ans : “Royale Union Saint-Gilloise - 125 years” (éditions Kennes les 3AS, 2025) de Guillaume Balout, Fabrizio Basano, Guy Debisschop, Dominique Delhalle, Kurt Deswert, Philippe Dieu, Jules Monier et Yves Van Ackeleyen. Préface de Jean-Claude Servais. 256 pages.

Ce club incarne à la fois l’histoire du football belge et l’âme populaire de Bruxelles. Tout juste remonté en première division après quarante-huit ans d’absence, le club bruxellois enchante le pays par ses performances inattendues et la bonne humeur de ses supporteurs.

Une des spécificités du football belge est que les clubs pionniers sont connus pour leur matricule. Si le 1 est décerné au Royal Antwerp FC, premier club belge toujours actif de nos jours, le K.V. Le club a en effet été fondé en 1897 par des jeunes de la commune bruxelloise de Saint-Gilles, le dixième inscrit à l’Union royale belge des sociétés de football association devient rapidement un géant du championnat belge.

Fondé en 1897, le club bruxellois n’avait plus été titré en championnat depuis quatre-vingt-dix ans. « L’Union », comme l’appellent plus communément tous les fans belges du ballon rond, a devancé de trois points le FC Bruges au classement final, au terme d’un tour final (les « playoffs ») haletant qui a permis à l’équipe bruxelloise de renouer avec le succès, quatre-vingt-dix ans après son dernier titre.

Ce matin du dimanche 13 février, comme chaque jour de match de l’Union Saint-Gilloise (USG), Fabrizio Basano s’arrête le temps d’un pastis dans un café du très populaire marché des Marolles de Bruxelles. Puis il remonte la «promenade unioniste» des bars du parvis Saint-Gilles jusqu’au stade Joseph-Marien. En chemin, il repense parfois à l’interminable «traversée du désert» de son club de cœur, ex-gloire du football belge onze fois sacré champion entre 1904 et 1935, qui a végété pendant quarante-huit ans dans les divisions inférieures avant de faire son retour parmi l’élite, en 2021.

«A chaque match de l’Union pendant trente ans, absolument chaque match, il y avait un vieux monsieur ou une vieille dame, toujours quelqu’un de différent, qui venait me voir et soupirait : “Monsieur Fabrizio, est-ce que je reverrai un jour l’Union en première division ?”» se souvient avec émotion ce supporteur acharné, qui ne manque pas un match depuis les années «nonante».

Qu’elle semble loin, désormais, la période de vaches maigres ! Tout juste promue, l’Union Saint-Gilloise caracole en tête du championnat et compte sept points d’avance sur le deuxième à sept journées du terme de la phase régulière. Un triomphe inattendu pour une équipe composée de joueurs méconnus et dotée d’un budget de 13 millions d’euros : une misère dans le monde du foot professionnel.

2025 serait-elle l’année où s’arrêtent les malédictions ? En Angleterre, bon nombre de clubs ont retrouvé un trophée pour la première fois depuis des décennies : Newcastle avec la Carabao Cup, Tottenham avec la Ligue Europa ou Crystal Palace, son premier en 164 ans d’existence. Outre-Manche, les Go Ahead Eagles ont inscrit une ligne à leur palmarès avec la Coupe des Pays-Bas, seule récompense depuis 90 ans. À trois heures de route de Deventer, une autre disette prend fin en ce mois de mai. Sur sa pelouse du Joseph-Marien, les joueurs de l’Union saint-gilloise ont été sacrés champions de Belgique. Une première depuis l’an de grâce 1935, et les trois titres consécutifs de la fameuse « Union 60 », invaincue pendant soixante matchs consécutifs.

L'Union Saint-Gilloise est devenue ce dimanche le club européen qui a patienté le plus de temps pour gagner à nouveau son Championnat national (90 ans). Si la patience est mère de vertu, les supporters de l'Union Saint-Gilloise sont peut-être les plus vertueux du week-end. 90 ans, c'est un record entre deux titres nationaux pour un même club dans les 10 grands Championnats européens. Jamais une équipe européenne n'avait dû patienter si longtemps pour être à nouveau couronnée dans son Championnat domestique.

Avec son ultime succès de la saison dimanche contre La Gantoise (3-1), l'Union Saint-Gilloise est entrée dans l'histoire du foot européen. Troisièmes du Championnat à l'issue de la saison régulière de Jupiler League, les Unionistes ont réalisé une campagne de play-offs exceptionnelle pour remporter le titre de champion de Belgique. 10 matches, 9 victoires et 1 match nul. Pourtant avec les règles spéciales de la Jupiler League, l'Union commençait ces play-offs avec 6 points de retard sur le leader de la saison régulière, Genk.

Un choc des extrêmes se dessinait, à la réception de La Gantoise lors de l’ultime journée. Pendant que Gent n’a pris qu’un seul succès en dix matchs de barrages, l’USG bouclait une campagne historique. Dans un championnat où les points sont divisés par deux en fin de la saison régulière, les Unionistes en ont profité pour combler leur retard. À la traîne derrière Genk fin mars, les Bruxellois vont engranger 28 points sur les 30 possibles.

Malgré ce rythme de feu, la course pour le titre s’est jouée jusqu’au dernier jour, contre un adversaire que l’Union ne connaît que trop bien : le Club Bruges. Champions de Belgique 2022 et 2024, les Blauw en Zwart ont été pendant quatre ans la bête noire de l’USG. Encore cette saison, les hommes de Nicky Hayen ont montré peu de faiblesses au moment des play-off, emmenés par un feu follet grec nommé Christos Tzolis. Une seule défaite au compteur dans cette dizaine d’affiches : à la maison, contre l’Union saint-gilloise.

Alors que le champion en titre était capable de conserver son dû, l’ambiance était sereine dans la capitale. Dans un stade où les places étaient chères (certaines revendues au marché noir pour 1 500 euros), tous étaient sûrs de la finalité heureuse de ce match. Peut-être car certains joueurs de Gent avaient d’autres aspirations, à l’image de Dante Vanzeir. Pour ce qui n’est pas sa première déclaration polémique, l’ex-attaquant de l’Union montrait son amour pour son ancien club : « J’ai vécu de très beaux moments et j’ai de très beaux souvenirs là-bas. Ce sera un match spécial, parce que, personnellement, j’espère que l’Union sera championne. »

Loin d’un match pris par-dessus la jambe, La Gantoise égalisera avant la pause (avec une passe dé de Vanzeir), mais le scénario catastrophe ne se répétera pas grâce à Promise David. Union Saint-Gilloise has just won the Belgian league for the first time since 1935.

Ironie du sort, l’Union décrochera son Graal l’année où elle doutera le plus. Doutes survenus dès le début de saison alors que Sébastien Pocognoli, ancien international belge, succédait à Alexander Blessin pour sa première expérience sur un banc professionnel. Rapidement mis en péril par un début de saison difficile (neuvième de Pro League en novembre), l’ancien taulier du Standard n’a jamais flanché.

Cette vertu a impressionné Kevin Mac Allister, frère d’un certain Alexis : « L’entraîneur y a toujours cru. Il savait que c’était une période de transition. Nouvel entraîneur, nouveaux joueurs… Mais il a dit : “Continuez à travailler tous les jours. Battez-vous.” Et on y arrivera. » Non sans poigne, n’hésitant pas à dire adieu à Lazare Amani (Standard) et Loïc Lapoussin (Saint-Trond), deux favoris du public au mercato hivernal. « Je les aime, mais je choisis ma vision du football », déclarait Pocognoli sans regrets en conférence de presse.

Mais le natif de Seraing n’a pas exercé sa première année à Bruxelles sans filet. Leur succession de bons résultats s’explique par un travail de longue date. Rachetée par Tony Bloom, l’Union va profiter de talents débauchés par son club parent : Brighton. Kaoru Mitoma, Simon Adingra, Deniz Undav : tous ont fait trembler les filets de la Pro League avant de confirmer au plus haut niveau. Prêts qui se sont raréfiés avec le temps, laissant place à une stratégie qui a déjà fait ses preuves en Premier League. Ayant permis une grande avancée de la data du monde du football, une telle technologie va permettre de faire des emplettes.

Lorsque Brighton acquiert Alexis Mac Allister et Moises Caicedo, l’Union révélera des noms comme Teddy Teuma, Mohamed El Amine Amoura ou Victor Boniface. Dernières acquisitions, le duo d’attaque Franjo Ivanović - Promise David, pour 4,5 millions d’euros. Quand Ivanović est sacré champion de Belgique et de Croatie la même après-midi avec Rijeka, l’attaquant canadien aura connu un parcours rocambolesque à seulement 23 ans. Croatie, Malte, avant d’enchaîner les pions à Nömme Kalju, troisième plus grand club d’Estonie.

Un troupeau de loups encadrés par des vétérans qui ont tout connu à Bruxelles, de la deuxième division au sacre. C’est le cas de Christian Burgess, défenseur infatigable arrivé de Portsmouth ainsi qu’Anthony Moris, inégalable portier de l’Union. À 35 ans, le Luxembourgeois revient de loin : victime de deux ruptures des ligaments croisés, le gardien formé au Standard va passer par l’échelon inférieur. D’abord à Virton, ensuite à l’Union. Le début d’une histoire d’amour de cinq ans, dans laquelle vont s’enchaîner les succès et les deuxièmes places.

Une revanche savourée par celui qui rêve maintenant d’Europe : « Je me souviens que lors de notre première année en Ligue Europa, des gens disaient qu’on allait faire baisser le coefficient européen. Ça nous a touchés, ça nous a marqués alors que ça fait trois ans qu’on nous dit merci par rapport à ce qu’on fait en Europe. Conséquence du titre, l’Union saint-gilloise fera partie des 36 équipes participant à la Ligue des champions pour la saison 2025-2026.

Un rêve qui se jouera loin du Joseph-Marien, non homologué pour la compétition. Den Dreef, stade de l’OH Louvain, à une demi-heure de route, accueillera ce qui pourra être les nouveaux exploits des Unionistes à l’automne prochain, en attendant que le projet du stade Bempt se finalise. Promue en première division belge après 48 ans de purgatoire, l’Union Saint-Gilloise vit un retour au premier plan exceptionnel. Premier de la saison régulière, le club de football bruxellois est déjà assuré de retrouver la Coupe d’Europe l’an prochain. Les joueurs de l’Union Saint-Gilloise sont à la lutte pour le titre de champion de Belgique, un an seulement après leur retour en première division.

Se balader au niveau de la Chaussée de Bruxelles, dans la commune de Forest, les soirs de match, c’est prendre le risque d’être submergé par une marée jaune et bleue. Non, « Ici, c’est Saint-Gilles », comme se plaisent à le crier les supporters de l’Union Saint-Gilloise, promue et première du championnat belge à l’issue de la saison régulière. Une histoire extraordinaire comme le football aime parfois nous en offrir.

« Personne de notre génération n’avait connu le club en première division », sourit Martin Vachiery (36 ans). Et pour cause : il est remonté dans l’élite du football belge en mai dernier, après 48 ans de purgatoire. « C’était pendant le Covid. On a fêté ça devant nos télés. On a pleuré de joie mais également de tristesse de ne pas pouvoir célébrer ça avec nos joueurs », explique le journaliste rap et supporter de l’USG depuis petit.

Mais l’Union Saint-Gilloise n’est pas seulement le tube de l’année. Plus que centenaire (elle a été fondée en 1897), elle fait partie du patrimoine du football belge. « C’est toujours le troisième club le plus titré de Belgique (11 titres de champion, 2 Coupes), contextualise Pascal Scimè, journaliste pour la RTBF. Ils sont assez connus pour l’épopée de l’Union 60. Entre 1933 et 1935, ils sont restés invaincus durant 60 matches. « Pour les plus de 50 ans, c’est le club mythique de la première moitié du XXe siècle, ajoute Martin Vachiery.

Dimanche, le vieux club bruxellois fondé en 1897, l'un des plus titrés du Royaume, a mis fin à 90 ans de disette en décrochant son 12e titre de champion de Belgique. «J'en connais beaucoup qui se sont demandés s'ils revivraient un titre un jour et qui sont morts entretemps. Comme lui, nombreux sont les partisans des Jaune et Bleu à avoir eu la larme à l'oeil dimanche soir dans les tribunes du vieux stade Joseph Marien, après la victoire (3-1) face à La Gantoise, permettant à leurs favoris de devancer de trois points le Club Bruges à l'issue de la dernière journée de Pro League.

Car l'USG revient de loin. Rachetée en 2018 par les hommes d'affaires anglais Tony Bloom (également président de Brighton en Premier League) et Alex Muzio, alors que le club stagnait en D3, l'Union a retrouvé l'élite du football belge en 2021 après 48 ans d'absence. Ces trois dernières saisons, les Saint-Gillois étaient à chaque fois montés sur le podium, loupant même le titre de peu en 2023 quand ils avaient été virtuellement champions jusqu'à la 89e minute de la dernière journée.

Désormais, l'Union s'est installée comme premier club de la capitale, devant Anderlecht qui peine à retrouver l'avant-scène belge et le RWDM (Molenbeek) qui végète en D2. Parmi les supporteurs, il y a ceux de toujours comme Patrick, 57 ans, qui a «connu la demi-finale de Coupe d'Europe (des Villes de foires) face à la Juventus en 1964». Mais aussi «la descente aux enfers». Et il y a les autres, les nouveaux venus, parfois qualifiés de «bobos» par les anciens mais qui viennent «pour vivre l'expérience Union» comme Paty, une expatriée britannique «charmée par l'ambiance bon enfant» de ce club qui se veut «pas comme les autres», selon elle.

«Pour moi, l'Union, c'est le vrai esprit du foot, comme en Angleterre. La saison prochaine, l'USG franchira une nouvelle étape en disputant la phase de ligue de la Ligue des champions face aux plus grandes équipes du continent. Au grand dam des supporteurs de la première heure, ce ne sera pas au stade Marien, qui ne répond pas aux critères de l'UEFA. Ce sera peut-être à Louvain ou au stade Roi Baudouin, en attendant la construction d'une nouvelle arène de 16.000 places à quelques kilomètres du parc Duden. Certains supporteurs redoutent «une perte d'identité». Mais dimanche, ils étaient à mille lieues de ces projections.

On vous parle d’un club qui, il y a 35 ans gagnait son 11ème titre de champion de Belgique. Un club qui, il y a 20 ans, se sauvait via les barrages d’une descente en D4 belge (5ème niveau national) qui aurait pu s’avérer fatale. Remontée en D2 en 2015, puis en D1B dans la foulée, la Royale Union Saint-Gilloise renouait en fin de saison passée avec son lustre du début du siècle précédent (11 titres de champion et deux coupes entre 1904 et 1935). 48 ans après sa dernière expérience dans l’élite belge.

inversement proportionnel à l’engouement suscité à Bruxelles par l’épopée unioniste. Le secret de la réussite unioniste tient beaucoup au profil, revanchard, de la plupart de ses joueurs, leur solidarité, leur envie de croquer dans cette belle aventure. Une vraie bouffée d’oxygène cosmopolite (15 nationalités dans l’effectif !). Tous ont décidé de rester au moins jusqu’à la fin de la saison, et la fin de l’aventure humaine qu’ils vivent depuis un an et demi.

En contrepartie, le club s’est engagé à ne bloquer personne au moment du Mercato estival tout en recrutant le Japonais Koki Machida (Kashima Antlers), le Polonais Kacper Kozlowski (Brighton) et l’Espagnol Cameron Puertes (Lausanne) cet hiver pour donner du poids à son rêve fou. Car avant de parler de C1, les play-offs qui concernent les quatre premiers du classement, sont déjà dans toutes les têtes.

Sur la RTBF, Trophée Raymond Goethals en mains (récompensant le meilleur coach de l’année), Mazzu ne cachait pas ses ambitions : “Notre objectif était le maintien, mais maintenant qu’il est assuré, on vise le top 8 ce qui serait déjà quelque chose d’extraordinaire.

Cette victoire d’un club totalement atypique, fondé en 1897 et revenu en première division (D1) en 2021, après avoir vécu cinq décennies dans l’oubli, a déclenché un vent de folie dans Bruxelles et montré que le football pouvait encore échapper aux débats sur l’argent, le racisme ou la violence. Ses supporteurs, parmi lesquels on voit toujours de nombreuses femmes, des enfants et des personnes âgées, se font un point d’honneur de ne tolérer aucune bagarre, aucune insulte et aucune parole désobligeante pour l’équipe adverse.

Il était impossible pour les milliers de personnes qui voulaient assister à la rencontre décisive, dimanche soir, d’accéder au minuscule stade Joseph-Marien, sauf à acquérir au marché noir des tickets dont les prix atteignaient 1 500 euros. L’enceinte du parc Duden, construite en 1919 et agrandie en 1926, ne comporte que quelque 9 500 places et n’est, paradoxalement, pas située sur le territoire de Saint-Gilles mais sur celui de la municipalité voisine, Forest. Pour ses futures rencontres en Ligue des champions, l’équipe devra sans doute évoluer au stade Roi Baudouin, au Heysel, à Bruxelles.

Ainsi, le club a offert de formidables images de communion avec ses supporters ce dimanche. Avec ce titre quasi-inespéré avant les play-offs, l'Union disputera la première Ligue des champions de son histoire.

Le club, emmené par son capitaine Christian Burgess, jouera alors son premier match à domicile de la Ligue des champions de l’UEFA, la compétition qui voit s’affronter les meilleurs clubs de foot européens, brillamment entamée le 16 septembre avec une victoire 1-3 sur le terrain des Néerlandais du PSV Eindhoven.Toute­fois, la rencontre ne se tiendra pas vraiment à domicile. Elle aura bien lieu à Bruxelles, berceau de l’USG, fondée en 1897, mais pas dans le stade du champion de Belgique 2024-2025.

Le mercredi 1er octobre, en soirée, les rues, les trams, les métros de Bruxelles se rempliront d’écharpes, de vestes, de bonnets bleu et jaune, les couleurs de l’Union Saint-Gilloise (USG).

Dans la tribune de l'Union Saint-Gilloise, à Bruxelles le 13 février. (Marin Driguez/Libération)

Union Champion, the film of a historic season! 🏆

Voici un tableau récapitulatif des titres et des moments clés de l'Union Saint-Gilloise :

Période Événement
1897 Fondation du club
1904-1935 11 titres de champion de Belgique
1933-1935 Série de 60 matchs invaincus ("Union 60")
1964 Demi-finale de Coupe d'Europe face à la Juventus
1973 Descente en deuxième division
2018 Rachat par Tony Bloom et Alex Muzio
2021 Retour en première division après 48 ans
2025 12ème titre de champion de Belgique
2025-2026 Participation à la Ligue des champions

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