Défaite Historique du PSG Handball face au FC Barcelone : Analyse d'un Match Épique

Le Paris Saint-Germain s’est incliné à domicile face au FC Barcelone (35-32) au terme d’un match riche en buts et en rebondissements. Ce revers met fin à plus de cinq ans d’invincibilité des Parisiens à domicile : ils restaient sur 56 matches sans défaite toutes compétitions confondues dans leurs salles (Coubertin et Halle Carpentier), dont 41 en Ligue des champions. Avec cette défaite, le Paris SG n’est plus que troisième de son groupe, avec huit victoires pour deux défaites.

Luka Karabatic au duel avec Timothey N'Guessan lors du Final Four de la Ligue des Champions de handball 2023-2024 (Crédit: Imago)

Un Match Intense et Décisif

Ce duel entre les deux géants a des allures de sommet. Malmenée en finale de la Coupe de France face à Nantes samedi, la bande d'Elohim Prandi est en quête de rachat à Coubertin. Le défi est immense face au FC Barcelone, onze fois champion d'Europe et bourreau des Parisiens à huit reprises sur leurs dix confrontations. Mais Paris est prêt. "Ce match contre Nantes peut nous permettre de tirer la sonnette d’alarme. On a tous envie de montrer un nouveau visage jeudi", annonce Kent Tønnesen que nous avons rencontré.

Mais les Parisiens ont amené sur un plateau la victoire aux Barcelonais avec deux exclusions temporaires à quatre minutes de la fin (Dylan Nahi puis Luka Karabatic), les parades de Vincent Gérard ne faisant que retarder l’échéance. "On fait un grand match, on s’est battu, on a tout donné sur le terrain […] et on perd le match sur deux-trois pertes de balles", a regretté Nikola Karabatic.

Les Forces en Présence

Troisième meilleure attaque de la compétition, avec deux matches de plus que son adversaire du soir, le PSG peut faire confiance à ses gâchettes Kamil Syprzak, meilleur buteur de ce millésime avec 101 buts et 80,8% de réussite, et Elohim Prandi, 77 buts et sur un petit nuage depuis le Championnat d'Europe. Sans oublier le métronome Luc Steins, troisième meilleur passeur et véritable poison pour les défenses adverses.

Le Barça n'est pas en reste. Les Français Melvyn Richardson, Timothey Nguessan et Dika Mem, meilleur buteur des Catalans en C1 avec 82 buts et propulsé capitaine cette saison, répondent présent. Emil Nielsen et ses 131 arrêts forme avec Gonzalo Perez de Vargas l'une, si ce n'est la meilleure paire de gardiens du monde. Aleix Gomez, Hamus Wanne ou encore Luis Frade pèsent aussi lourd dans l'équation. "Ils ont toujours eu une équipe depuis de nombreuses années maintenant. Ils ont des bons joueurs partout. On sait qu’ils ont beaucoup de confiance. Ça va être difficile, mais on sera prêt."

Les clés du 1/8ème : PSG - Barça

Pour Ferrán Solé, formé chez le voisin et ennemi historique Granollers, Barcelone "est un rival". L'ailier ibère est néanmoins confiant sur la capacité des siens à sortir le grand jeu. Encore plus après ce coup sur le casque reçu contre Nantes samedi à Bercy. "Ça nous a fait du mal, mais cette défaite nous donne des apprentissages, mais il faut apprendre vite. On ne peut pas se permettre de faire un match comme contre Nantes. On a des qualités et des talents pour battre n’importe qui. On est convaincu qu’on peut battre tout le monde."

L'Inspiration Montpellier

Paris n'a pas le costume de petit dans cette histoire. Mais il ne part pas favori. Car cette Ligue des Champions est folle depuis le coup d'envoi des hostilités. A l'exception d'une petite poignée d'équipes qui regarderont les quatre affiches à la télévision, tout le monde peut battre tout le monde sur la scène européenne. Le niveau se nivelle vers le haut.

"La compétition devient de plus en plus belle. De plus en plus d’équipes ont des projets intéressants pour gagner la Ligue des Champions. Il n’y a pas d’équipe faible", continue le Catalan. Face à l'ogre catalan, les hommes de Raul Gonzalez pourraient aussi s'inspirer de Montpellier. En février dernier, la bande de Patrice Canayer avait créé la sensation en allant s'imposer au Palau Blaugrana pour la dernière journée de la phase de groupes (34-37).

Le champion de France va devoir faire le match parfait. Si Kent Tønnesen met le curseur sur "le bon rythme en défense", son coéquipier espagnol ratisse plus large. "Il faut vraiment que l’on soit performant des deux côtés du terrain. on ne peut pas se permettre d’être à 90 % sinon ça va être très compliqué. Il faut qu’on pense comme une équipe et qu’on se fasse confiance les uns aux autres."

Une Campagne Européenne Difficile

L’aventure européenne du Paris Saint-Germain handball tourne au cauchemar. Vainqueurs de trois petits matchs lors de leurs neuf premières rencontres de la phase de groupes, les Parisiens ont été battus ce mercredi sur le parquet de Barcelone. Une défaite concédée surtout à cause d’une première mi-temps désastreuse, avec dix buts de retard à la mi-temps. Si l’écart s’est nettement réduit dans le 2e acte, la défaite est bien réelle.

Elohim Prandi a pourtant sorti un immense match, avec 14 buts et une activité permanente. L’international français est d’ailleurs le seul à être sorti du lot, même si Yahia Omar a également planté 8 buts. L’armada barcelonaise était toutefois bien trop impressionnante, notamment grâce à ses Français. Dika Mem, Timothey N’Guessan et Ludovic Fabregas étaient tous présents et ont largement participé à la victoire des Catalans. Le premier a été le plus performant, avec 8 buts, tandis que les deux autres ont été précieux en défense tout en étant précis offensivement (4 buts chacun).

Le Paris Saint-Germain handball a encore quatre matchs dans ce début de campagne européenne. Ils iront d’abord à Zagreb avant de recevoir Szeged, de se rendre à Pelister et de recevoir Magdeburg.

Le PSG face au FC Barcelone en Ligue des Champions

Ligue des Champions 2019/2020 : Une Défaite en Demi-Finale

Largement battus par le FC Barcelone en demi-finale de Ligue des Champions (37-32), le PSG handball est éliminé de la compétition. Les Parisiens joueront le match pour la troisième place mardi soir, contre les Hongrois de Veszprem ou les Allemands de Kiel.

Diminués par les blessures et le Covid-19, le PSG handball n’est pas parvenu à atteindre la finale du "Final Four" de l'édition 2019/2020 de Ligue des champions, après leur défaite face à Barcelone 37 à 32, lundi à Cologne. Lors du match pour la troisième place, les Parisiens, vierges de ce titre européen, affronteront l'équipe perdante de la seconde demi-finale (20h30), qui oppose lundi soir les Hongrois de Veszprem aux Allemands de Kiel. Le match aura lieu dès mardi, avec un coup d'envoi à 18h.

Les joueurs du PSG se considéraient avant la rencontre comme "outsiders" face à une équipe qui les avait dominés deux fois en phase de poule la saison dernière. A ces résultats sportifs s'est ajoutée la blessure mi-octobre de Nikola Karabatic, vainqueur de trois Ligue des champions et maître à jouer de Paris, victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit et éloigné des terrains environ six mois.

Puis le Covid est venu perturber les plans parisiens, quelques heures seulement avant la rencontre. Luc Steins, d'abord, a été testé dimanche positif au Covid-19, et est resté à Paris, laissant ses coéquipiers sans demi-centre de formation. C'est Nedim Remili qui s'est placé à ce poste clé. Ensuite, à l'arrivée à Cologne, c'est le pivot danois Henrik Toft Hansen qui a été testé positif.

Lundi, dans une Lanxess-Arena à huis clos, les joueurs de Raul Gonzalez ont été impeccables autant en défense qu'en attaque lors du premier quart d'heure de la première période, comptant jusqu'à trois buts d'avance. Mais les Parisiens ont ensuite rapidement buté sur le gardien barcelonais Kevin Moller, redoutable d'efficacité en première période, avec 8 arrêts à 67% (14/36 au total).

Une Troisième Place à Aller Chercher

Les trop nombreuses pertes de balle en seconde période ont eu raison des Parisiens, à l'image de celle perdue par Dainis Kristopans, qui aurait permis de revenir à deux buts (43e). Malgré les efforts de Dylan Nahi, 21 ans, sur son aile gauche avec neuf buts marqués, meilleur buteur de la rencontre, et Mikkel Hansen parfait à 7m (5/5, 7/9 au total), les coéquipiers de Luka Karabatic n'ont jamais réussi à refaire leur retard.

En ligne de mire désormais, la petite finale, pour accrocher une troisième place. "Ce n'est pas un match qu'on va léser (...) Dans l'histoire du PSG, deux petites finales ont été jouées (en 2016 et 2018, ndlr), deux fois on est allés les chercher (...) Il faut aller chercher cette 3e place, ce n'est pas rien. C'est la plus belle des compétitions, on va faire le maximum pour aller la chercher", a certifié Remili.

Composition des équipes au début du match

Accéder à la finale de la plus prestigieuse des coupes d'Europe de handball : la Ligue des champions. Voici l’objectif principal du PSG cet après-midi face au FC Barcelone. Dans le cadre du "Final four" (ou "finale à 4") - regroupant les quatre meilleures équipes européennes de la discipline - les Parisiens affrontent les Catalans à la Lanxess Arena de Cologne, en Allemagne, à 18h. Plus tard, à 20h30, ce sont les clubs allemand et hongrois de Kiel et Veszprém qui se disputeront leur place en finale.

Le PSG semble en confiance. En l’espace d’une semaine (entre le 13 et le 19 décembre), le club de la capitale a triomphé de Dunkerque, mais surtout de Nantes et Montpelier, deux équipes habituées aux compétitions européennes. La star danoise du PSG, Mikkel Hansen (lui-même ancien joueur du FC Barcelone de 2008 à 2010) a toutefois reconnu, dans une interview accordée samedi au Parisien, que son équipe ne "sera pas favorite".

Paris devra néanmoins composer sans quelques-uns de ses joueurs : le néerlandais Luc Steins, testé positif à la Covid-19 samedi, et surtout Nikola Karabatic (également ancien barcelonais de 2013 à 2015), opéré du genou. Le Barça, de son côté, devra se passer du Danois Casper Mortensen (champion olympique 2016, champion du monde 2019), opéré du ménisque.

Intraitable en Liqui Moly Starligue dont il est l'incontestable leader, le PSG souffre en revanche le martyr sur la scène européenne. En Ligue des champions, les champions de France n'ont décroché que trois succès en huit rencontres. Un bilan bien maigre que le club de la capitale n'a pas réussi à améliorer ce mercredi dans le cadre de la 10e journée du groupe B au Palau Blaugrana, l'antre du Barça.

Rapidement décrochés, menés 15-8 au quart d'heure de jeu, les Parisiens n'ont jamais réussi à combler leur retard trop conséquent (38-33). Mem, N'Guessan et Fabregas ont fait mal au PSG Le score de 26-16 à la mi-temps n'a laissé que très peu de place au doute bien que le PSG a montré un meilleur visage en seconde période. Elohim Prandi, impressionnant avec 14 buts et une activité hors-norme, n'a pas suffi. Yahia Omar non plus. L'Egyptien a pour sa part inscrit 8 buts sur 10 tentatives. En face, les trois Français du Barça ont fait mal aux hommes de Stefan Madsen. Dika Mem a trouvé par huit fois le chemin des filets. Timothey N’Guessan et Ludovic Fabregas ont quant à eux trouvé la faille quatre fois chacun.

Leader provisoire du groupe B de la Ligue des champions, le Barça a enchaîné une huitième victoire d'affilée. Une dynamique diamétralement opposée à celle des Rouge et Bleu qui n'ont triomphé qu'une seule fois lors de leurs cinq dernières sorties continentales. Classés 5e avec 6 points, les Parisiens ne sont pas pour autant écartés de la phase finale. Il reste quatre matchs et il faut figurer parmi les six premiers de la poule pour rallier les 8es de finale.

Bilan et Perspectives

Après 8 matches et alors que la Champions League fait relâche jusqu'à début février, l'heure du premier bilan a sonné pour le PSG Handball. Avec un bilan de 6 victoires pour 2 défaites, Paris est bien parti pour atteindre les 1/8ème de finale de la Champions League pour la quatrième fois d'affilée. Ce parcours, il l'a construit notamment au mois de novembre où il l'a emporté contre ses deux plus durs concurrents, Barcelone et Veszprém par deux fois. Comme l'an dernier, Paris s'est fait respecter à domicile avec un parcours parfait de 4 victoires et cherche à l'extérieur les points supplémentaires qui pourraient lui permettre de finir à la première place de son groupe. Si Paris termine l'année 2016 à la deuxième place de son groupe, rien n'est perdu concernant la première place du groupe avec encore 5 matches à jouer et 10 points à distribuer.

Tactique et Déroulement du Match

Dans un Palau Blaugrana où aucune équipe française n'a jamais gagné, la tâche pour Paris semble des plus ardues. Et ce n'est pas le début de match de Gonzalo Perez de Vargas, gardien catalan qui n'avait presque pas joué à l'aller, qui infirme cette impression. Avec 8 arrêts dans les premières minutes dont un sur un pénalty de Gensheimer, le portier permet à son équipe de prendre la tête dès les premières minutes (3-1 - 5ème). Malmené, Paris ne se laisse pas distancé et reprend des couleurs dans la rencontre.

Paris est mieux et tient la comparaison. Oublié la déculottée subie 3 ans plus tôt dans cette même salle. Même si la lutte est âpre et que la défense parisienne est en échec sur les arrières barcelonais, le PSG prend la tête pour la première fois du match en profitant de sa première supériorité numérique après l'exclusion temporaire du défenseur catalan Viran Morros (5-6 - 13ème).

De façon assez surprenante, Paris joue sans sa superstar danoise, Mikkel Hansen qui est remplacé par Mollgaard aussi bien en attaque qu'en défense. Cette situation n'empêche pas Paris de rester devant et même de faire le premier break du match sur une nouvelle supériorité numérique, sur un but d'Abalo (6-8 - 17ème), break confirmé par Hansen qui ne tremble toujours pas sur pénalty pour donner 3 buts d'avance à son équipe (6-9 - 18ème). Devant ce match qui semble lui échapper, Xavier Pascual, l'entraineur du FC Barcelone, prend son premier temps mort du match.

Ce temps mort va faire du bien aux Champions d'Espagne qui reprennent leur marche en avant en s'appuyant notamment sur Wael Jallouz. Malgré cette difficulté défensive et de multiples maladresses au tir, notamment de Nedim Remili qui terminera le match à un très inhabituel 0/7, Paris stabilise son avance à deux unités jusqu'à la 26ème minute. Malheureusement, les Parisiens vont gâcher cette avance en ne marquant plus un but jusqu'à la mi-temps.

Barcelone redémarre mieux en appuyant où ça fait mal. Avec deux artilleurs de top niveau mondial, Lazarov à droite et Jallouz à gauche, Barcelone insiste sur les tirs longue distance et ne permet pas à Paris de refaire l'écart. Ce n'est donc pas un hasard si Victor Tomas permet à son équipe de reprendre la tête (16-15 - 32ème). Le match se complique sérieusement pour Paris qui est sur un fil. Mais sous pression, le PSG va craquer.

Face à une défense très dure, Paris va perdre des ballons et donner autant de munitions à ses adversaires. La Palau Blaugrana rugit de plaisir en voyant ses hommes passer un 4-1 au Champion de France sur un nouveau missile de Jallouz (24-21 - 43ème). Mais en supériorité numérique sur deux fautes de Mollgaard, le Barça va reprendre ses distances avec 3 buts d'avance sur une nouvelle contre-attaque du capitaine catalan Tomas (29-26 - 53ème).

Sans droit à l'erreur, Paris revient par deux fois à une longueur à la 54ème (29-28) puis à la 55ème (30-29). Mais les Catalans ne tremblent pas et remettent inlassablement les équipes à deux buts. A 31-29, alors qu'il ne reste que 4 minutes, Noka Serdarusic tente le tout pour le tout en jouant sans gardien et avec un deuxième pivot. Malheureusement les Parisiens ne sont pas encore au point avec cette tactique et prennent un but sans gardien qui scelle leurs dernières illusions (32-29 - 56ème).

tags: #match #handball #psg #barcelone