La nuit est tombée sur Varna. Profitant de l'obscurité, les volleyeurs français tentent de s'extirper du palais des sports de la cité bulgare pour rejoindre au plus vite leur navette. Sur le perron, Jenia Grebennikov et Daryl Bultor s'arrêtent à la demande des fans pour quelques photos souvenirs. Les deux internationaux se forcent à sourire mais le coeur n'y est pas.
Comme face au Brésil (2-3) et aux Pays-Bas (2-3) au premier tour, l'équipe de France s'est inclinée face à la Serbie (2-3) alors qu'elle avait le match en main. La frustration est immense, les silences pesants.
Sur le trajet retour à l'hôtel, posé sur le rivage de la mer Noire, seuls les écrans lumineux des smartphones trahissent un semblant d'activité. Pas un mot, pas un bruit. Jusqu'à cette prise de parole in extremis de Laurent Tillie, le sélectionneur, alors que le car se range sur le parking.
« Comme vous, je suis au fond du seau. Je vous propose qu'on se retrouve demain à 11 heures en salle vidéo, pour préparer le match de la Pologne. On fera les comptes à la fin. On n'est pas encore morts même s'il ne nous reste que 1 % de chance de passer au troisième tour du Mondial. »
Un à un, joueurs et membres du staff descendent pour expédier le dîner. Les ventres sont noués, les têtes déjà ailleurs. Loin en tout cas d'un scénario de la dernière chance qui les verrait remporter leurs deux derniers matches - aujourd'hui face à la Pologne et demain face à l'Argentine, qui a surpris les champions du monde polonais hier (2-3) - pour espérer accrocher une place de meilleure deuxième.
« Tant que ce n'est pas fini, on va se battre jusqu'au bout, ne serait-ce que pour tout le boulot accompli pendant la préparation, jure Kévin Tillie, auteur d'une entrée pleine de rage et de justesse dans le quatrième set. Mais c'est un peu toujours la même histoire depuis le début du Mondial. On joue bien, on mène et on n'arrive pas à conclure. Là, on perd de deux petits points contre les Serbes (16-18) sur des détails. C'est rageant. »
Surtout que Stéphen Boyer, pas toujours tranchant depuis le début du Mondial, a livré une partition de haut vol hier (34 points à 66 % d'efficacité en attaque), à peine moins impressionnante que celle du pointu serbe Aleksandar Atanasijevic (38 points à... 66 %), en état de grâce.
Car, une nouvelle fois, les Bleus ont perdu un match en dominant tous les compartiments statistiques (!). Ils auront aussi mené dans quatre sets sur cinq, laissant échapper une deuxième manche qui leur semblait promise (14-9, 17-13, 24-22) et un tie-break où ils se sont procuré trois balles de match, dont les deux premières gâchées par un service expédié dans le filet.
« On n'est pas des tueurs, c'est tout, fulminait Earvin Ngapeth à la sortie du parquet. On préfère jouer les barbots au lieu de finir les sets et on va sortir de cette compétition avant même le troisième tour alors qu'on partait pour un podium. Encore une fois, on perd alors qu'on a toutes les cartes en main. Ce n'est pas un problème de niveau. C'est dans la tête. »
Arrivée dans la peau d'un prétendant au titre mondial, comme aux JO 2016 (9e) et à l'Euro 2017 (9e), l'équipe de France a décidément du mal avec la pression. D'autant plus quand elle signe, systématiquement au début de l'été, un podium en Ligue mondiale ou en Ligue des nations (*).
L'an prochain, le programme s'annonce pourtant encore plus complexe, avec le rajout de la qualification olympique pour Tokyo 2020 et aussi le Championnat d'Europe à la maison, une première depuis quarante ans.
« Pour l'instant, je ne veux pas songer à tout ça, c'est trop tôt, soufflait Laurent Tillie, marqué comme jamais par ce qui s'annonce comme le plus cruel de ses échecs de sélectionneur. Il reste deux matches à jouer, je dresserai le bilan à la fin de la compétition. On voit qu'il nous manque de petites choses, de petits détails qui nous font défaut. »
De la constance au service, bien sûr, davantage de propreté technique au block et, enfin, un peu plus de jeu rapide - fixation et pipe - qui ont longtemps fait la force de l'ex-Team Yavbou, guère épargnée non plus par les pépins physiques.
Les forfaits de Trévor Clévenot (épaule) et Jonas Aguenier (tibia), ainsi que les petites blessures d'Earvin Ngapeth (abdominaux), Kévin Le Roux (quadriceps), trop juste pour sa reprise, ou encore Jean Patry, touché à la cuisse hier, sont là pour le rappeler : les Bleus ne sont pas invincibles et ils ont besoin d'être portés par un souffle nouveau.
(*) Or en 2015 et 2017, argent en 2018, bronze en 2016.
C’est passablement énervés que les joueurs de l’équipe de France ont quitté vendredi sur le coup de 19h30 l’Arena Paris Sud 1. L’objet de leur courroux ? "Le scénario est frustrant, avec un arbitre qui a décidé à de ne pas siffler, commentera après-coup le central Barthélémy Chinenyeze. Derrière, on s’est énervés, on a eu des balles pour faire des points et on ne les a pas faits, on est restés bloqués à 11. Si ça nous arrive en quarts, il faudra rester plus calmes."
Remontés contre ce qu'ils estimaient être une injustice, les Bleus ont en effet manqué à ce moment du match du sang froid qui, pendant les deux heures précédentes, leur avait pourtant permis de renverser un match mal embarqué.
Car comme ils s’y attendaient, les partenaires de Benjamin Toniutti ont en effet longtemps subi l’impact d’une équipe slovène particulièrement solide sur ses bases, entre grosse qualité de service (12 aces sur le match), bloc/défense bien en place, qui a longtemps annihilé les attaques tricolores, et percussion offensive, avec dans le rôle de l’artificier majeur le pointu Toncek Stern, meilleur marqueur du match (28 points).
Dans la foulée, les médaillés de bronze du dernier Euro (victoire 3-2 contre la France lors de la « petite finale ») se détachent (5-8), moment choisi par la France - l’effet Teddy Riner, dont l’annonce du titre olympique fait alors exploser le public ? - pour serrer le jeu et recoller à 20-20, grâce notamment à Trévor Clevenot (9 points), entré au relais de Yacine Louati.
Le match est totalement relancé, d’autant que dans la foulée, les champions olympiques, profitant d’une baisse de régime adverse au service et de la montée en puissance d’Earvin Ngapeth (21 points), bien secondé par Jean Patry (19), font la course en tête et égalisent par Trévor Clevenot (25-22).
Les partenaires de l’expérimenté Tine Urnaut ne plongent pas pour autant et prennent le score d’entrée de tie-break (2-6), mais comme souvent, les champions olympiques refusent d’abidiquer et passent en tête sur un ace en roulette d’Earvin Ngapeth (9-8).
Cela ne lui garantit pas forcément un adversaire plus abordable lors de quarts de finale qui, lundi, réuniront ce qui se fait de mieux sur la planète volley, avec, comme l’a confié Benjamin Toniutti à la sortie du terrain, "huit équipes qui peuvent toutes prétendre au titre olympique".

L'équipe de France de volley-ball lors d'un match. Source: L'Équipe
Andrea Giani, entraîneur de l’équipe de France : "Sur l’arbitrage, je pense qu’il y a faute sur la réception d’Urnaut parce qu’il a touché la balle plus d’une fois. Pour moi, la décision n’est pas correcte, alors que c’était une balle de break importante au vu de la situation à ce moment dans le tie-break. Ensuite, la deuxième balle a touché par terre. Je suis en colère, mais les joueurs n’auraient pas dû continuer à parler avec l’arbitre. A la fin de l’action, tu peux lui poser une question, mais après, il faut se reconcentrer sur l’action suivante. Sinon, la Slovénie a débuté fort, ensuite dans le deuxième set, on était tout le temps devant, mais on n’a pas réussi à conclure alors qu’on a eu des situations pour le gagner. Dans le troisième et le quatrième, nous avons répondu avec de la qualité, jusqu’à ce tie-break où on a encore réussi à remonter alors qu’on était menés 6-2.
Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l’équipe de France : "Tout le monde retient forcément le tie-break, ce n’est pas la première fois qu’on a des problèmes avec cet arbitre, je ne sais pas quoi dire par rapport à ça. Sinon, c’était un match de très haut niveau entre deux équipes qui vont chercher une médaille sur ces Jeux. La qualité a été incroyable, notre réaction aussi, parce que réussir à presque inverser le match après être menés 2-0 puis dans le troisième set, c’est quelque chose de très fort, on revient aussi dans le tie-break. On a forcément repensé au scénario de Berlin, je l’ai dit aux gars au troisième set quand on revenait et qu’on sentait un peu de fragilité chez eux.
Barthélémy Chinenyeze, central de l’équipe de France : "Ce match va nous être utile, parce qu’on aurait pu lâcher quand on était derrière en se disant qu’on était de toute façon qualifiés pour les quarts, mais on voulait aussi s’en servir comme d’un « entraînement » et montrer aux autres équipes qu’on ne lâcherait pas. Si on se retrouve menés 2-0 en quarts de finale des JO, il faudra savoir réagir comme on a su le faire aujourd’hui. On a été plus agressifs, ce qui nous a manqué à la fin du deuxième quand on mène de 3-4 points et qu'on doit finir.
Trévor Clevenot, réceptionneur/attaquant de l’équipe de France :"Les décisions d’arbitrage dans le tie-break ? C’est le sport, il faut l’accepter, mais c’est encore plus dur quand on joue les JO. C’était flagrant, il n’y a pas besoin d’en rajouter, maintenant, les Slovènes ont très bien joué, ils nous ont mis en difficulté, avec une grosse qualité de service/bloc, surtout au début, et un gros système défensif, c’était très dur de faire les points. Après, on savait que c’était leur jeu et qu’il fallait se battre, on essayait d’y croire jusqu’au bout en se disant que ça pouvait basculer en notre faveur, on est revenus comme ça, même si on perd le tie-break.
Les Bleus sont prêts. Victorieuse de la Serbie ce mercredi soir à Cannes, à l’occasion de son dernier match à domicile avant le Mondial aux Philippines, l’équipe de France de volley poursuit sereinement sa préparation pour cette échéance majeure.
Devant leur public, comme ce fut le cas face à ce même adversaire en ouverture des Jeux olympiques de Paris l’an dernier, les Français ont fait preuve de sérieux pour s’imposer en quatre manches (25-19, 25-15, 26-28, 25-17).
En stage à la Côte d’Azur depuis le 11 août dernier, les coéquipiers d’Earvin Ngapeth vont encore pouvoir peaufiner certains détails jusqu’au 28 août prochain, avant de s’envoler pour l’île d’Okinawa, au Japon, le 1er septembre.
Suivra un dernier stage avant de prendre la direction de Manille pour débuter la compétition le 14 septembre face à la Corée du Sud. Ils affronteront ensuite la Finlande et l’Argentine au cours de la phase de groupes.
Avant ce match amical face aux Serbes, l’équipe de France restait sur une défaite décevante en quarts de finale de la Ligue des nations face à la Slovénie.
Conscients qu’ils doivent retrouver leur sens du collectif et leur tranchant offensif pour ce Mondial, les doubles champions olympiques en titre ont beaucoup travaillé à Cannes.
La demi-finale de l’EuroVolley, qui a vu la défaite de la France face à la Serbie (2 sets contre 3) a été suivie par 1,7 million de téléspectateurs en moyenne sur L’Equipe, vendredi 27 septembre à partir de 21h, a indiqué le lendemain la chaîne dans un communiqué.
Il s’agit d’un "record d’audience historique" et du "meilleur pic historique à 2,1 millions de téléspectateurs", se félicite-t-elle. La part d’audience est montée à 9,2 % pendant le match, ce qui a permis à L’Equipe de se placer "4e chaîne nationale" sur ce créneau horaire (21h-23h30). La chaîne a par ailleurs réalisé sa meilleure journée historique à 3,9 % de part d’audience.
Les Bleus ne pouvaient pas rêver mieux comme retour ! Face à la Serbie, la France souhaitait se rassurer et elle l’a faite avec la manière, dans un match maîtrisé de la tête et des épaules. Un succès (25-19, 25-15, 26-28, 25-17) et les hommes d’Andrea Giani peuvent aborder le prochain Mondial avec confiance, la seule compétition où ils n’ont pas été couronnés.
En ce mercredi 20 août 2025, l’entraîneur italien a permis à l’ensemble de ses joueurs de disputer chacun deux sets, sauf à sa star Earvin Ngapeth, tout juste de retour dans le groupe et qui s’apprête à reprendre l’entraînement collectif dans les prochaines semaines.
Le réceptionneur-attaquant et le pointu ont symbolisé notamment au début de match la puissance de frappe tricolore, forte de ses services imparables, en tutoyant la barre des dix aces, après seulement deux sets.
Une efficacité au service permettant à la France de se construire petit à petit une avance impressionnante et de virer largement en tête, après deux sets (25-19, 25-15), sans ne serait-ce qu’avoir ressenti une certaine inquiétude.
À partir du troisième set, Andrea Giani a donc décidé d’offrir du temps du jeu à l’ensemble de ses hommes.
Mais ce sont deux autres joueurs qui sont sortis du lot, Théo Faure (25 ans) et Timothée Carle (29 ans). Les deux hommes ont eux aussi poursuivi l’efficacité bleue, avec encore une fois un nombre d’aces incalculable.
Un simple match de préparation, en ce mercredi, mais riche en enseignements. Les hommes d’Andrea Giani ont réussi à performer dans des secteurs où ils étaient en grande difficulté il y a trois semaines, le service, les attaques en pipe ou encore en bout de ligne.
Une rencontre peut-être fondatrice, avant le retour d’un certain Earvin Ngapeth, déterminé à ajouter la dernière médaille qui manque à son palmarès : l’or mondial.
Les Bleus face à la Serbie, en match amical de préparation à l'Euro
Victoire autoritaire de l'équipe de France ! Quelle victoire des Bleus, en quatre manches, avec Timothée Carle à la conclusion, suite à un service de Theo Faure, les deux hommes les plus en vue en deuxième partie de match !
Balle de match sur un ace de Theo Faure ! Le symbole de cette rencontre, l'ace, dans un domaine qui a constitué notre talon d'achille face à la Slovénie !
Theo Faure et Timothée Carle à la conclusion ! Des points en cours de set qui semblent anodins mais ils permettent petit à petit de construire un beau succès !
Nouveau temps mort serbe, suite à deux gros services de Theo Faure.
Le show Timothée Carle ! Il est inarrêtable Timothée Carle et permet aux Bleus d'une nouvelle boîte aux lettres, de remporter un nouveau point sur son service.
Timothée Carle au service, François Huetz à la conclusion ! Pas besoin des cadres, les remplaçants répondent complètement présents, avec un nouveau point remporté au service.
Les Bleus conservent leur break, suite à un gros échange, conclu par une belle pipe de Kévin Tillie, auteur d'une belle entrée sur le terrain depuis un set.
Un ace pour la Serbie ! Ils sont encore en vie ces Serbes, grâce à un ace énorme du réceptionneur-attaquant Nikola Brboric !
La Serbie est de retour, on va avoir le droit à un 4e set !
Balle de match pour les Bleus ! Theo Faure enchaîne avec un deuxième ace !
Un ace de Theo Faure ! Il fallait bien cela pour revenir, un ace, le symbole de l'équipe de France jusqu'ici !
Quentin Jouffroy au service ! Un parfum de Jeux olympiques, quand Quentin Jouffroy faisait son show !
Le deuxième set fut meilleur que le premier : 25-19, 25-15 !
Balle de set pour les Bleus ! La petite boite au lettre de Mathis Henno, qui continue d'éblouir de tout son talent !
Et encore un ace pour les Bleus ! Ils sont trop forts, c'est un festival pour les Bleus au service !
Jean Patry, Mathis Henno ou encore Trevor Clévenot, sans oublier Barthélémy Chinenyeze : ils ont tous fait la différence au service !
Le nouveau monster block français ! Proches de revenir à quatre points, les Serbes subissent un nouveau block incroyable !
Après un exploit XXL au service, Mathis Henno prend ses responsabilités en première intention ! La Serbie est complètement dépassée.
Arrêtez-tout, Mathis Henno enchaîne avec un troisième ace ! Ce garçon explose de tout son talent !
Après le monster block de Trevor Clevenot, Mathis Henno enchaîne avec un troisième ace en quatre services. La relève française est entre de bonnes mains !
Il a le bras en feu, à l'instar de Jean Patry, au service !
Le premier set pour les Bleus ! Plus de peur que de mal pour l'équipe de France, emmené par des gros services de Jean Patry sur la fin de set.
Trevor Clevenot prend ses responsabilités avant deux aces salvateurs de Jean Patry !
Le coup de canon du jeune joueur de 20 ans ! Après un rallye encore une fois de feu, Mathis Henno conclue en bout de ligne sur son côté droit !
Chinenyeze avec autorité ! Une nouvelle incompréhension serbe se fait payer par l'opportunisme des Bleus, l'attaque de Barthélémy Chinenyeze fait mouche dans l'axe, pour un nouveau break !
Le block des Bleus ! Un « monster block » des Français, suite à un service puissant de Jean Patry !
Le premier block de Chinenyeze ! Jean Patry feinte l'attaque en bout de ligne et pousse légèrement ce ballon au dessus du bloqueur !
Les Bleus ont toujours été éliminés aux Mondiaux... En 2022, les Bleus ont buté en 5 manches en quart de finale face aux futurs champions du monde, l'Italie. En 2018, ils ont été sorti en dans la 2e phase de poule, où ils étaient avec les futurs champions du monde, la Pologne. En 2014, la France avait perdu en demi-finales en 5 manches contre le Brésil... futur champion du monde !
Jeux olympiques, Ligue des Nations, Championnat d'Europe, la génération Ngapeth a quasiment tout remporté, et pas qu'une fois pour la plupart des compétitions.
| Équipe | Sets Gagnés | Points Marqués | Aces |
|---|---|---|---|
| France | 3 | - | - |
| Serbie | 1 | - | - |
C’est une très belle habitude que l’équipe de France féminine est en train de prendre : celle d’enchaîner les victoires en Volleyball Nations League. Après avoir signé un succès très convaincant contre les Pays-Bas vendredi (3-0), les Bleues ont remis ça samedi soir.
Il n’est pas évident de présenter l’adversaire du soir : toujours sans victoire, la Serbie est une surprenante lanterne rouge de la VNL, mais c’est aussi le pays double champion du monde en titre, médaillé d’argent sur les deux derniers championnats d’Europe. C’est une équipe qui se (re)construit en vue du prochain Mondial, et qui ne manque pas de talent.
Avec un bon passage de sa centrale Hena Kurtagic, une des meilleures bloqueuses de la compétition, passée par Nantes et qui jouait à Milan avec Héléna Cazaute et Juliette Gelin cette saison, la Serbie a bien réagi dans le troisième set (16-25), mais cela n’a pas entamé la confiance des Bleues au départ de la quatrième manche, bien lancée (4-0) par une précieuse Sabine Haewegene (12 points).
Cette fois, les Bleues ont fait preuve d’autorité, guidées par leur capitaine Héléna Cazaute (26 points dont 4 blocs, meilleure marqueuse de la rencontre), qui a signé un ace crucial (6-5), avant d’être imitée par Amandha Sylves (10-7).
Sous l’œil du président de la FFVolley, Eric Tanguy, et de la DTN Axelle Guiguet, présents à Belgrade, les Bleues poursuivent leur superbe semaine et remontent à la neuvième place du classement avec ce troisième succès en sept matchs.
Dimanche, pour conclure cette deuxième étape de VNL, les joueuses de César Hernandez ont rendez-vous avec un autre gros morceau, les Etats-Unis.
César Hernandez, sélectionneur de l’équipe de France (sur VBTV) : "Je suis super fier des joueuses. Je suis très heureux de la façon dont elles travaillent toutes. On grandit beaucoup cet été, ce n’est que le début de notre projet. Gagner ce soir en Serbie contre la Serbie, ce n’est pas quelque chose qui va souvent arriver. Il faut profiter de cette victoire, on a bien fait les choses. J’ai perdu quelques années de vie, mais je suis très heureux ce soir ! Le classement ? Quand on a commencé la VNL, j’ai dit aux joueuses qu’il fallait être ambitieux. Je veux me qualifier pour le Final 8. Même si elles avaient souffert l’an passé, tout le monde commence avec le même nombre de points. Je leur ai dit d’y croire, que si on met en place notre volley-ball, on peut rivaliser avec tout le monde. Mais on a besoin de victoires comme celle de ce soir pour en avoir la confirmation. On joue un bon volley, on met tout le monde en difficulté, on a une possibilité d’aller au Final 8.
Sabine Haewegene, réceptionneuse-attaquante de l’équipe de France : "C'était un match riche en rebondissements, on n’a rien lâché jusqu’à la fin, on a su rester solidaires. On a un super groupe, tout le monde joue ensemble et s’encourage, c’est énorme de gagner contre la Serbie, je suis contente et fière de l’équipe. On prend beaucoup de plaisir sur le terrain, on arrive bien à digérer l’enchaînement des matchs. Il nous reste un match demain, j’espère qu’on va continuer sur ce rythme-là et enchaîner les victoires, on va faire tout pour. Le Final 8 ?