L'équipe de France masculine de handball a affronté le Japon dans un match amical de la « Japan Cup », offrant un aperçu des stratégies et des performances avant les Jeux Olympiques. Cette rencontre a permis de mettre en lumière certains aspects tactiques et réglementaires du handball moderne.

Un Festival Offensif pour Démarrer
Pour son premier match amical depuis son arrivée au Japon la semaine dernière, l'équipe de France masculine s'est largement imposée face au pays hôte dans la « Japan Cup », avec une victoire 47 à 32. Un carton qui aura permis à beaucoup de joueurs de briller, parmi lesquels Nicolas Tournat (7/7 buts), Melvyn Richardson (5/5) et Hugo Descat (6/6). Mais celui qu'on a beaucoup vu, au début, c'est Vincent Gérard.
Dans une rencontre très rythmée, le gardien des Bleus et du PSG a eu l'occasion de se montrer et ne s'est pas manqué, arrêtant un tir sur deux durant toute la première période (13 arrêts sur 27 à la pause). Le tout derrière une défense solide, qui a su éviter les pièges posés par les Japonais très joueurs et ultra-dynamiques.
Animation handball pour les JO de Paris 2024
Les statistiques françaises
Japon - France : 32 - 47
- Remili (1/4)
- Lagarde (2/2)
- Richardson (5/5)
- Mem (4/5)
- Tournat (7/7)
- N. Karabatic (2/3)
- Mahé (1/1)
- N'Guessan (3/4)
- Abalo (2/3)
- Guigou (1/2 dt 0/1 pen.)
- L. Karabatic (1/1)
- Fabregas (6/7)
- Descat (6/6)
- Porte (6/8)
Gardiens : V. Gérard (13 arrêts) ; Genty (7 arrêts).
Sélectionneur : G. Gille.
L'évolution du jeu et les nouvelles règles
En vigueur depuis les JO de Rio, la règle permettant d’évoluer avec un joueur de champ supplémentaire en lieu et place du gardien prend toute son ampleur au Mondial. Conscient que cette disposition était difficile à comprendre pour le quidam, la Fédération internationale a décidé non pas de supprimer cette possibilité tactique, mais de la simplifier. Exit la chasuble, n’importe quelle équipe pourra désormais évoluer à sept sur le terrain quand bon lui chantera. Ce que les Croates, mais aussi les futurs champions olympiques danois et d’autres ont fait à Rio.
Pour Michaël Guigou, cette règle a pour conséquence de dénaturer le handball, de lui ôter un peu de sa sève comme il nous le confiait après le match contre le Brésil : «Cette règle ne me plait pas, mais je fais avec. Autant je trouve que certaines règles instaurées avant les Jeux olympiques étaient bonnes - comme celle de sortir un joueur pour trois attaques s'il fait exprès de rester par terre pour arrêter le jeu -, autant je ne suis pas fan de celle-ci.

La faute au Handball
Dans la forêt de bras qui empêche le handballeur de trouver le chemin des filets, il est parfois difficile de savoir ce qui est autorisé ou non. La règle de la faute possède ses zones d'ombre, au grand dam du spectateur occasionnel qui peine souvent à saisir certaines subtilités des contacts entre les défenseurs et les attaquants. En cette période de championnat du monde (jusqu'au 27 janvier), les interrogations au sujet d'une des règles centrales du handball sont plus que jamais d'actualité.
Selon le point «b» de cette partie du règlement, «il est interdit de barrer le chemin du joueur adverse avec les bras, les mains ou les jambes ou de le repousser» quand l'article 8.1 explique «qu'il est permis d'entrer en contact corporel avec l'adversaire de face et les bras pliés, de le contrôler et de l'accompagner». De plus, l'article 8.1 autorise de «barrer le chemin au joueur adverse avec le corps» alors que l'article 8.2 interdit «de gêner, harceler ou mettre en danger l'adversaire (avec ou sans ballon), de manière irrégulière».
Les critères de la faute
- La partie du corps touchée.
- L’orientation du défenseur par rapport à l’attaquant.
- L’intensité du coup.
Il faut que les bras du défenseur amortissent l’attaquant et qu’ils n’aillent pas le pousser. Les bras du joueur doivent se fléchir au moment du contact corporel, ils ne doivent pas se tendre. Il doit toujours y avoir une intention de récupération du ballon. À partir du moment où les actions défensives sont orientées davantage vers le corps que vers le ballon, on va avoir tendance à siffler.
Nouvelles Modifications du Règlement
Dans un communiqué, la Fédération Internationale de Handball a annoncé deux modifications majeures du règlement de ses Championnats du monde : le passage de 16 à 18 joueurs sélectionnés par équipe et un meilleur espacement des matches entre eux, en instaurant un jour de repos obligatoire pour chaque sélection après chaque rencontre.
En plus des deux joueurs supplémentaires sur leur liste, les sélectionneurs auront également le droit à cinq changements en cours de compétition, contre trois auparavant. Plus de calendrier aussi surchargé pour les joueurs, puisque la mesure la plus réclamée par tous, le jour de repos obligatoire après un match, a été instaurée.

La réglementation sur les sorties des gardiens
La réglementation sur les sorties des gardiens dans le handball soulève de nombreuses interrogations et provoque parfois des débats passionnés. Paradoxalement, alors que cette règle vise à enrichir le jeu, elle apporte également son lot de complications. La sortie du gardien est devenue une stratégie courante pour créer un surnombre offensif.
Les équipes doivent réinventer leur stratégie de jeu avec l’arrivée de cette règle. Les joueurs de champ, quant à eux, doivent se former à une nouvelle philosophie de jeu. Ils apprennent à attaquer à sept tout en gérant des situations défensives en infériorité. Pour compliquer les choses, l’information sur la réglementation des sorties de gardien varie souvent d’un tournoi à l’autre. Cela nécessite une concentration accrue pour chaque joueur.
Pour s’adapter à ces changements, les gardiens de but doivent se familiariser avec les nouvelles exigences du jeu. Cela implique non seulement de revoir leur technique, mais aussi d’élargir leur compréhension tactique. La nouveauté de cette règle implique également que les joueurs de champ doivent ajuster leur stratégie. Une bonne communication entre les gardiens et leurs coéquipiers est primordiale pour éviter les erreurs.
En adoptant une approche structurée et en mettant l’accent sur la communication, l’entraînement, et l’évaluation des performances, les équipes peuvent mieux naviguer dans ce casse-tête réglementaire.