L'équipe de France de rugby à sept est l'équipe qui représente la France dans les compétitions majeures de rugby à sept. Elle participe à la série mondiale, au championnat d'Europe et à la Coupe du monde. C’est devenu un rendez-vous incontournable du paysage rugbystique français.

Le rugby à 7 est une variante du rugby à XV alors ses règles gardent les mêmes bases. Comme son nom l'indique, il se joue à 7 joueurs et conserve en revanche le même terrain que son cousin du XV. Il y a 5 remplaçants qui peuvent entrer en cours de jeu. Chaque mi-temps dure 7 minutes (éventuellement 10 minutes pour une finale) avec une pause d’une minute entre les deux périodes. Pour le reste les règles sont sensiblement similaires au rugby à XV, les transformations d’essais se font directement en “drop-goal”.
Depuis 2016 et les Jeux Olympiques de Rio, le rugby à 7 est devenu une discipline olympique. Pour la première édition au Brésil c’est les Fidji qui avaient remporté la médaille d’or chez les hommes et l’Australie chez les femmes.
Les Débuts et l'Évolution de l'Équipe
Le premier match international de l'équipe de France a lieu au Murrayfield Stadium le 7 avril 1973 en Écosse, lors du premier tournoi international de rugby à sept organisé à l'occasion du centième anniversaire de la Fédération écossaise de rugby à XV. Les Français sont dominés par l'Angleterre 22 à 0 pour ce premier match.
Coachée depuis 1996 par Thierry Janeczek, l’équipe de France participe à la première édition de la série mondiale de rugby à sept en décembre 1999. En 1993, la France dispute la Melrose Cup, la première Coupe du monde de rugby à sept suivant de près la première coupe du monde du rugby à XV qui n'eut lieu que 6 ans auparavant.
Les Bleus se hissent à trois reprises en quart de finale de Coupe du monde, en 1997, 2005 et 2013.
Coupe du Monde de Rugby à 7
Lors de la Coupe du monde de rugby en 2005 à Hong Kong, la France démarre de la meilleure des façons le tournoi et enchaîne par trois victoires face à Taïwan (40 à 7), la Géorgie (31 à 5) et l'Angleterre (28 à 17). Malgré une courte défaite face aux Samoa (14 à 12), les français terminent la phase de poule par une victoire face à l'Italie. Pour la deuxième fois de son histoire, la France se qualifie pour les quarts de finale. À cette occasion, les Français rencontrent la Nouvelle-Zélande, mais doivent rapidement s'incliner logiquement 33 à 7, terminant la compétition à la 5e place.
Ce résultat n'efface pas pour autant les mauvais résultats obtenus depuis le début de la sixième édition de la série mondiale avec aucun point obtenu jusqu'au tournoi de Los Angeles.
Série Mondiale et Défis
Lors de la série mondiale 2009-2010, la France réalise sa plus mauvaise performance depuis la première édition. L'équipe n'a pas su utiliser l'intégration du rugby à sept parmi les sports présents aux Jeux olympiques d'été de 2016[5], pour élever son niveau de jeu. Face à eux, un grand nombre de joueurs et d'équipes nationales deviennent professionnelles, courant la planète à la recherche de temps de compétition pour être davantage compétitif.
L'échec de l'année précédente va créer en 2011 certains changements au sein du comité chargé du développement du rugby à sept. La création d'un département olympique et la contractualisation de 5 joueurs par la Fédération Française (Terry Bouhraoua, Paul Albaladejo, Camille Canivet, Jean-Baptiste Belanger et Jean-Baptiste Mazoué) sont concrétisées. Les joueurs sont préparés tout au long des semaines au Centre national du rugby afin de préparer au mieux le championnat d'Europe.
Qualification pour la Coupe du Monde 2013
En juillet 2012, les hommes de Frederic Pomarel participent à leur 11e édition du championnat d'Europe. Grâce à sa victoire en quart de finale de Cup face à l’Écosse (26-14) lors du tournoi qualificatif de la zone Europe à Algarve au Portugal, l'équipe de France à 7 décroche son billet pour la Coupe du monde 2013 qui a lieu à Moscou[6].
Les Français débutent la coupe du monde en battant facilement les tunisiens (24-7) et en se faisant ensuite accrocher par l'Espagne (21-17). Finalement l'équipe réussit à se qualifier en faisant match nul avec l'Australie (17-17) lors de son dernier match de poule. Les Bleus s'inclinent finalement en quart de finale face au Kenya après prolongation 24-19 terminant encore pour la troisième fois après 1997 et 2005, à la cinquième place de la compétition [7].
Un mois plus tard, l'équipe de France réitère leur performance lors des Jeux Mondiaux de Cali malgré l'absence des nations majeures. Les Bleus, emmenés par Terry Bouhraoua et Stephen Parez terminent au pied du podium après une défaite dans la petite finale 21 à 33 face au Canada[8].
Jeux Olympiques de 2016 et Renouveau
En vue de la qualification de la France aux Jeux olympiques d'été de 2016, à l'occasion desquels le rugby redevient un sport olympique, la France doit terminer première de la zone Europe en obtenant les meilleurs résultats cumulés sur les trois tournois du championnat d'Europe 2015[10]. Ainsi, Frederic Pomarel propose un groupe élargi pour préparer la qualification, avec la présence notamment de quatre joueurs du Top 14 : Rémy Grosso et Romain Martial (Castres olympique), Fulgence Ouedraogo (Montpellier Hérault rugby) et Marvin O'Connor (Aviron bayonnais)[11].
Lors de la première étape de la saison de la série mondiale 2015-2016, l'équipe de France réalise lors du tournoi de Dubaï des performances très prometteuses mais avec un résultat frustrant, se plaçant seulement à la neuvième place au classement grâce à sa victoire face à l'Écosse sur le score de 24 à 14[13]. Une semaine plus tard, lors de l'étape sud-africaine disputée au Cap, les Bleus réalisent une performance de haut niveau en terminant troisième en battant le Kenya (28-26) sur un essai transformé en fin de match de Julien Candelon[14].
Malgré une phase de poule laborieuse, grâce à une qualification acquise au goal-average face au Canada, les hommes de Frédéric Pomarel ont signé un exploit en disposant en quart de Cup des Fidji, vainqueurs de l'édition 2014-2015 de la série mondiale[15].
Le début d'année reste compliqué pour les hommes de Frédéric Pomarel, avec l'absence de joueurs blessés (Bouhraoua, Lakafia, Dall'Igna, Inigo) ou retenu avec le XV de France (Vakatawa). Les Bleus doivent malheureusement se contenter de la treizième place lors de la troisième étape à Wellington[16], encaissant au cours du week-end suivant cinq défaites en cinq matchs lors de la quatrième étape à Sydney, terminant à l'avant dernière place[17].
Les Bleus comptent repartir de l'avant avec le retour de ses cadres pour les tournois de Las Vegas et de Vancouver. Cependant les Français, placés dans des poules difficiles, n'arrivent pas à s'extirper des qualifications (Fidji, Argentine, Samoa pour la première et États-Unis, Nouvelle-Zélande, Angleterre pour la seconde) terminant pour ces deux tournois à la dixième place avec deux défaites en finale de la Bowl. Il en est de même pour le tournoi de Hong Kong, où les Français pour leur premier match frôle l'exploit face à la Nouvelle-Zélande (19-17).
Lors de la huitième étape, au tournoi de Singapour, les troupes de Frédéric Pomarel, se qualifient pour la deuxième fois de la saison (après le tournoi en Afrique du Sud) pour les quarts de finale d’une étape. Ils remportent les trois rencontres de la phase de qualification, dont une en réussissant l'exploit de battre pour la troisième fois de l'histoire la Nouvelle-Zélande, la précédente remontant à 2005[19]. Les Français s'inclinent ensuite en quarts face à l'équipe du Kenya, future vainqueure de l'étape[20].
Lors du tournoi de Paris au stade Jean-Bouin du 13 au 15 mai, l'équipe de France à sept atteint la troisième place, en étant battue par les Fidji en demi-finale (22-5) puis en dominant l'Argentine lors de la "petite finale", 26-17[21]. Virimi Vakatawa est nommé « impact player » de ce tournoi, comme il l'avait été pour celui de Dubaï en décembre 2015[22].
En vue de la préparation au tournoi de Rugby à sept aux Jeux olympiques d'été, l’équipe de France de rugby à sept termine à la 2e place des tournois de Moscou et d’Exeter lors du championnat d'Europe 2016. Cependant l'encadrement des Bleus décide de mettre ses cadres au repos avant les Jeux olympiques et de tester des jeunes joueurs issus du groupe France développement lors de la 3e et dernière étape à Gdynia. Les jeunes joueurs terminent à une 7e place qui sont éliminés dès les 1/4 de finale par l’Espagne (15-12).
Les Jeux olympiques commencent bien pour les Français avec une première victoire face aux Australiens, s'imposant largement (31-14). Le match suivant opposant la France à l'Afrique du Sud, voit ces derniers s'imposer facilement (26-0). Le dernier match de poule permet à la France se qualifier pour les quarts de finale en dominant largement l'Espagne (26-5). Les hommes du capitaine Terry Bouhraoua s'inclinent finalement face au Japon dans les dernières secondes du match (7-12) après avoir mené 7-0 à la mi-temps[23].
Nouveau Cycle et Reconstruction
Après la déception lié à l'échec olympique, l'équipe de France évolue peu : seuls deux joueurs ne renouvellent pas leur contrat avec la fédération, Steeve Barry (Stade rochelais) et Damien Cler (retraite). Le nouveau président de la fédération, Bernard Laporte, entreprend alors de renouveler la sélection nationale. Il nomme un nouvel entraineur à la tête de l'équipe, Jérôme Daret, ancien international. S'ensuit un large renouvellement d'effectif qui voit les départs de nombreux joueurs cadres, le capitaine Terry Bouhraoua (Stade français), Virimi Vakatawa (Racing 92) ou encore Julien Candelon (retraite). L'effectif est renouvelé et de jeunes joueurs arrivent, tels que Jean-Pascal Barraque ou encore Tavite Veredamu. Le nouveau staff est également aidé par Ben Ryan, le premier entraineur devenu champion olympique, qui vient aider l'équipe en tant que consultant privilégié.
Les résultats se font attendre et la France termine à la treizième place des World Series, avec une unique qualification en Cup au cours de la saison. La coupe du monde se déroulant à San Francisco se conclut par une huitième place, obtenue notamment grâce à une victoire sur l'Australie en huitième de finale (22-17).
La saison 2018-2019 marque un tournant pour cette équipe. Alors qu'elle connait un début de saison décevantes dans la lignée des saisons précédentes, la France termine le tournoi de Las Vegas à la dernière place avec, notamment, une défaite face à l'équipe invitée du Chili. Mais la semaine suivante, contre toute attente, l'équipe se qualifie pour la finale du tournoi de Vancouver, soit sa première finale de Cup depuis 2012. S'ensuit une fin de saison remarquée avec notamment une finale dans le tournoi emblématique de Hong Kong.
Durant l'édition 2023-2024 de la série mondiale, l'équipe de France remporte le 3 mars la deuxième victoire de son histoire dans un tournoi de la compétition en remportant le tournoi de Los Angeles (en). Ce tournoi, et celui qui le précède au Canada, sont très suivis en France grâce à la participation d'Antoine Dupont, capitaine du XV de France, qui intègre l'équipe pour préparer les Jeux olympiques d'été de 2024 à Paris. L'équipe de France remporte par la suite le tournoi final de Madrid, synonyme de sacre de champion de la série mondiale, le premier de l'histoire des Bleus[25].
Durant le tournoi olympique joué au Stade de France, les Bleus remportent la finale contre les tenants du titre, les Fidji et sont sacrés champions olympiques pour la première fois. Après une saison couronnée par deux titres majeurs, le sélectionneur choisit de quitter son poste[26].
À noter aussi l'impact potentiel qu'a pu avoir Ben Ryan, conseiller de l'équipe sous Daret, sur le jeu des bleus à sept. Culminant avec les bons résultats de la saison 2018-2019, il est possible de voir l'apport de Ryan pour l'équipe comme un gain en régularité, la gestion d'un effort constant puis d'une application et une envie aussi fortes en attaque qu'en défense ; par rapport à une équipe française qui avait la réputation d'avoir de nombreux joueurs de relief, mais un collectif inconstant[28].
La France remporte son premier tournoi en série mondiale depuis sa création en 1999. La France remporte son deuxième tournoi en série mondiale en 2024.
Si plusieurs joueurs comme Antoine Dupont, Nelson Épée, Rayan Rebbadj, Aaron Grandidier ou Jefferson-Lee Joseph, privilégieront le rugby à XV maintenant qu’ils ont décroché l’or olympique, les Bleus pourront quand même compter sur certains cadres qui ont permis de faire le doublé en 2024. Du côté des femmes, les Bleues, finalistes à Madrid en mai dernier, vont tenter de rebondir après avoir été éliminées en quarts de finale des JO de Paris 2024.
Comme l’an dernier, le circuit mondial de rugby à 7 débutera à Dubaï, du 30 novembre au 1er décembre.
Installations et Lieux de Compétition
Le centre d'entraînement utilisé par l'équipe de France est situé au siège de la Fédération française de rugby : le Centre national du rugby à Marcoussis en région parisienne.
Lors des étapes de la série mondiale se déroulant en France, le tournoi de France de rugby à sept, les matchs se disputèrent jusqu'en 2000 puis en 2006 à Paris au stade Charléty, en 2004 au stade Chaban-Delmas de Bordeaux, et en 2005 au stade Jean-Bouin, dans le 16e arrondissement de Paris.
Les étapes françaises du championnat d'Europe de rugby à sept se sont déroulées à Lunel de 2002 à 2007, puis à Lyon entre 2011 et 2015 au Matmut Stadium, et au stade Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand en 2017.
Performances en Compétition
Le tableau suivant récapitule les performances du 7 de France en Coupe du monde. Les Français sont arrivés trois fois en quart de finale de Cup et se sont classés trois fois sur six dans les cinq premiers.
PARIS 2024 - Tous les ESSAIS de l'équipe de France de Rugby à 7 lors des JO
| Année | Résultat |
|---|---|
| 1997 | Quart de finale |
| 2005 | Quart de finale |
| 2013 | Quart de finale |
Le tableau suivant récapitule les performances de l'équipe aux Jeux olympiques.
| Année | Résultat |
|---|---|
| 2016 | Quart de finale |
| 2024 | Médaille d'or |
