L'Histoire Légendaire de l'Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez

L'Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez, un club mythique du basket français, a marqué l'histoire de ce sport par ses nombreux succès et son identité régionale forte. Cet article retrace les moments clés de son parcours, de ses débuts modestes à ses heures de gloire sur la scène nationale et européenne.

Les Débuts et l'Ascension vers l'Élite

Fondé le 16 décembre 1908, le club omnisports du patronage l’Élan Béarnais propose alors aux jeunes hommes, du théâtre, une clique (orchestre), la préparation militaire, du football, du basket et de la gymnastique. L’activité de basket est créée, interrompue par la guerre jusqu’en 1951, quand elle est relancée.

Entraîné par Jean Luent, futur sélectionneur de l'équipe de France, l'Élan béarnais Orthez accède à l'élite pour la première fois en 1973. Avec une victoire face à Clermont-Ferrand (105-89) le 24 mars, le club se qualifie en Nationale 1. En 1976, les Orthéziens parviennent à se maintenir en Nationale 1. Ils montent encore d'un cran la saison suivante, terminant 5e en 1976-1977, et obtiennent une qualification pour la Coupe Korac. L'Élan béarnais devient alors une équipe européenne.

La Conquête de la Coupe Korac en 1984

Basket, bagarre Elan Béarnais AEk Athènes 1983

En 1984, Orthez remporte son premier titre : la Coupe Korac. Lors de la finale au Stade Pierre-de-Coubertin de Paris, Paul Henderson et ses coéquipiers, emmenés par l'entraîneur américain George Fisher, se défont de l'Étoile rouge de Belgrade (91-73). 4 000 Béarnais font le déplacement pour soutenir leur équipe. Orthez devient alors le second club français à obtenir un titre européen, après le CSP Limoges en 1982 et 1983 (également en Coupe Korac). C’est ce jour-là que le club vert et blanc, représentant d’une modeste cité béarnaise, était entré de plain-pied dans la légende en enlevant la Coupe Korac, le seul trophée européen de son histoire.

Aujourd’hui encore, soit quatre décennies plus tard, nul n’a oublié « les dernières secondes du match, quand le capitaine Mathieu Bisséni dribble à genoux sur le parquet », rappellent nos archives.

Pendant ce temps, Orthez « était la plus heureuse des villes mortes, avec des rues désertes et des cafés pleins l’espace de deux mi-temps », peut-on lire. Autre ambiance du côté du stade Pierre-de-Coubertin où cette finale de coupe d’Europe, disputée contre l’Etoile rouge de Belgrade, se déroulait à sens unique.

« Si les Yougoslaves pensaient participer à une fête, il leur aura fallu se raviser très vite », notaient, non sans gourmandise, les envoyés spéciaux de notre journal. Pour Gérard Bouscarel, il s’agissait même « d’un calvaire, gravi marche après marche, dans une salle où, c’est vrai, tout plaidait en faveur des Béarnais ». « La consécration fut celle de huit garçons dont le basket respirait l’enthousiasme, la rigueur et la lucidité », avait-il ajouté.

Il n’est pas inutile de rappeler aussi que, pour en arriver à ce moment d’extase, l’Elan, alors Petit Poucet sur la scène continentale, avait notamment écarté des pointures telles que l’AEK Athènes, Varèse, Zadar, Salonique, avant d’éliminer Antibes en demi-finale.

Désormais, « l’Elan n’avait pas seulement Coubertin à ses pieds, mais toute l’Europe. Pourtant favoris, les Yougoslaves abattus, dépités, n’en croyaient ni leurs yeux, ni leurs oreilles ». Et le meilleur restait encore à venir… Parmi les nombreuses pages spéciales dédiées à l’évènement, nous avons relu la rubrique titrée « Nuits blanches dans un train vert ».

Elle raconte « la procession » vers Paris, mais aussi un voyage de retour pour le moins débridé « vers une ville en folie ». À l’image, est-il écrit, « du véritable déchaînement qui, dès le coup de sirène final, vit une marée humaine emporter ses héros ». Parfois irrationnelles, les heures qui suivirent « appartiennent à la légende ».

Mais pourtant, et même si sur l’instant cela semblait difficile à prévoir, l’Elan Béarnais, décomplexé par cet exploit XXL, allait poursuivre son ascension. Et réaliser seulement trois ans plus tard « une autre perf, peut-être encore plus extraordinaire au plan sportif, en terminant à la 3e place de la Coupe des champions, l’ancêtre de l’Euroleague ».

Invité à la table des grands, l’Elan y avait désormais son rond de serviette. Une finale ? Quelle finale ? De match, il n’y a en fait pas eu… ou si peu. C’est au terme d’une rencontre maîtrisée, sur le parquet en fièvre de la salle Pierre-de-Coubertin, que l’Elan d’Orthez, emmené par Jerry McCullough, auteur de 29 points, avait balayé l’Étoile rouge de Belgrade, sur le score sans appel de 97 à 73. « Avec 31 points d’avance, alors qu’il restait encore moins de cinq minutes à jouer, ce ne fut même pas une victoire, mais bel et bien une démonstration ! », peut-on lire par exemple dans notre journal.

Magnifique symbole de cette mainmise totale, à 1’16” du buzzer synonyme de délivrance, le coach George Fisher avait demandé un temps mort, « simplement pour procéder au renouvellement de son cinq. Sur le terrain, on trouvait Mathieu Bisséni, et Freddy Hufnagel encadrés de trois gamins de 19 ans nommés Pascal Laperche, Alain et Didier Gadou. Tout un symbole ! ».

Les Années de Gloire en Championnat de France

Jusqu'en 1991, l'Élan béarnais occupe le marché de la Moutète, qui peut accueillir jusqu'à 3 500 spectateurs. Il n'y perd pas le moindre match de Coupe Korac entre 1981 et 1985.

Le club remporte son premier titre de champion de France le 10 mai 1986, après sa victoire à domicile contre Monaco (84-72). Il répète l'exploit l'année suivante face à Limoges, au terme d'une série de trois matches âprement disputée, marquée par une bagarre et conclue à la Moutète (82-81) grâce aux deux lancers francs de Freddy Hufnagel à quatre secondes de la fin.

En 1989, le club devient l'Élan béarnais Pau-Orthez et déménage en 1991 au Palais des Sports de Pau, salle moderne de 7 707 places. Dans une nouvelle ville et avec un nouvel entraîneur, Michel Gomez, l'Élan béarnais est à nouveau sacré champion de France en 1992 après sa victoire en finale face à ses rivaux du CSP Limoges.

Avec l'arrivée d'Antoine Rigaudeau en 1995-1996, MVP français pour la cinquième fois cette saison-là, Pau-Orthez retrouve les sommets avec un quatrième titre de champion de France en 1996. Le « Roi » Rigaudeau remportera deux titres en Euroligue avec le Virtus Bologne (1998, 2001), ainsi qu'une médaille d'argent avec l'équipe de France aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000.

En 1998 et 1999, l'Élan béarnais réalise un nouveau doublé en Pro A. Le club compte alors sur un nouvel entraîneur, Claude Bergeaud, ainsi que de nouvelles recrues, notamment Moustapha Sonko (seulement présent en 1998) et l'Américain Ronnie Smith.

En 1999, Pau se qualifie en quarts de finale de l'Euroligue, où l'équipe échoue face au Kinder Bologne d'Antoine Rigaudeau. Dans son histoire, le club participe 14 fois à la prestigieuse compétition européenne, mais ne dépasse jamais les quarts de finale.

Lors de la saison 2000-2001, Pau-Orthez décide de se concentrer sur la jeunesse avec Boris Diaw, Mickaël Piétrus, Artur Drozdov et Florient Piétrus. Les deux premiers passeront ensuite la majeure partie de leur carrière en NBA, où Diaw remportera un titre avec les Spurs en 2014, tandis que Piétrus disputera les Finales NBA avec le Magic en 2009. Avec ce groupe, le club remporte le Championnat de France en 2001 et 2003.

L'Élan béarnais s'adjuge sa première Coupe de France en 2002, un trophée qui lui échappait jusqu'ici, puis une deuxième dans la foulée, en 2003.

En 2004, le club remporte à nouveau le Championnat de France. Il se défait de Gravelines sans Boris Diaw ni Mickaël Piétrus, partis en NBA, et avec un nouvel entraîneur, Didier Gadou, qui a passé 20 ans à Pau-Orthez en tant que joueur et a remporté 7 titres de Pro A. Il s'agit de leur dernier titre de champion de France.

En tout, l’Elan Béarnais a remporté 9 titres de champions de France, celui de 2004 étant le dernier en date.

Les Difficultés Financières et la Relégation

Malgré une belle saison sur la scène européenne (Top 16 de l'Euroligue), l'Élan béarnais termine 9e de la saison 2006-2007. C'est la première fois que le club manque les play-offs depuis 1986-1987, date de mise en place de ce système.

Malgré le titre de meilleur espoir de Pro A de Thomas Heurtel (19 ans), Pau-Lacq-Orthez termine à la dernière place du Championnat. Après avoir traversé une crise financière, amortie par l'arrivée de nouveaux actionnaires dont la communauté de communes de Lacq, le club ne peut éviter une relégation en Pro B en mai 2009, après 33 ans dans l'élite. Entre 2009 et 2013, le club fait des allers-retours entre la Pro B et la Pro A, avant de se stabiliser en 2013 avec l'arrivée de l'entraîneur Claude Bergeaud.

La Coupe de France 2022 : Un Nouveau Souffle

L'exercice 2021-2022 voit Pau remporter la Coupe de France, son dernier titre en date, avant d'aller en demi-finale du Championnat de France. Mais en juin, le club est rétrogradé administrativement par le conseil supérieur de gestion de la LNB en raison d'un déficit budgétaire de plusieurs millions d'euros. Il est alors vendu à des investisseurs français, notamment en raison de tensions entre le groupe dirigé par David Otto et la ville de Pau, et échappe de peu à une descente en Nationale 1.

20 ans après la 1ère et 15 ans après la dernière, l’Elan remporte la 4ème Coupe de France de son histoire. C’était jour de fête à Paris pour le basket du Sud-Ouest et tout s’est déroulé comme dans un rêve pour les supporters des féminines de Basket Landes et ceux venus soutenir l’Elan au cœur de la capitale. Réunis à Dax dès le début de la matinée avec la jonction des 2 TGV spéciaux prévus pour l’occasion, Landais et Béarnais ont savouré ensemble les deux succès de leurs équipes de cœur. Les filles de Julie Barennes ont ainsi montré la voie aux garçons au terme d’une finale épique face à Bourges, remportée à l’issue de deux prolongations.

L’ambiance était ainsi déjà bouillante à l’heure du coup d’envoi de la finale masculine, qui avait été du coup décalé de 30 minutes. Si l’Elan aura remporté trois des quatre quart-temps, ne perdant que le troisième, l’issue de ce match sera malgré tout restée incertaine jusque dans le money time au cours duquel les Palois finiront par creuser l’écart irrémédiablement. Les Palois avaient su prendre cette finale par le bon bout, bien décidés à laisser de côté les tracas du championnat, suite à trois défaites. Face à eux, les SIGMen faisaient front, bien décidés à ne pas trop les laisser filer.

Les hommes d'Eric Bartecheky faisaient la course en tête (26-20, 10e) en pouvant compter sur l'activité de Vitalis Chikoko (4 pts, 3 rbds,2 ctrs) et d'un secteur intérieur dominant (11 rbds à 3). Seul point noir du début de match des Béarnais : une gestion du jeu un peu aléatoire avec 5 ballons égarés dans ce premier quart-temps. Le scénario était quasi identique lors du 2ème quart-temps. Vitalis Chikoko restait impressionnant avec 3 contres de plus (5 en tout à la pause) et 20 d'évaluation à la mi-temps ! les Palois perdaient encore 5 ballons mais gagnaient tout de même le quart (20-19), déployant une belle énergie. Avec 7 points d'avance à la pause (46-39) rien n'était joué.

Le retour des vestiaires était à l'avantage des hommes de Lassi Tuovi qui recollaient au score avant que Brandon Jefferson ne file jusqu'au cercle rajouter 2 points libérateurs, 3 minutes de disette offensive plus tard (48-44, 23e). La SIG faisait le yo-yo dans un quart encore plus disputé que les deux premiers, repartant à - 8 (55-47, 25e) avant de prendre le lead suite au gros coup de chaud de Jordan Howard, lequel ajustait la mire à longue distance coup sur coup (57-58, 27e). Son 3ème tir primé était compensé par celui de Brandon Jefferson au cours d'une finale qui prenait alors une autre dimension (64-60, 28e). Encore une fois, le tandem Udanoh - Lansdowne secouait la raquette paloise avec une SIG plus prolifique sous le cercle palois que sous le sien (14 rebonds offensifs, 12 défensifs). Les 10 dernières minutes s'annoncaient bouillantes (70-69, 30e).

L'Elan faisait mal avec son duo de snipers Justin Bibbins (18 pts) Brandon Jefferson (17 pts) et les supporters palois redonnaient de la voix (75-69, 32e). Ce dernier, se tenant la cheville après une mauvaise réception faisait parcourir un frisson dans les rangs palois. Il se relevait fort heureusement mais la SIG revenait, encore une fois, au contact (75-74, 33e) suite à une réussite de l'ancien palois Léo Cavalière. Ce dernier ne devait pas imaginer que sa réussite serait la dernière avant un .....14-0 des Béarnais ! Décisif, ce run débutait par un énorme contre signé Hamady Ndiaye. Le guerrier, encore une fois bourré d'énergie (10 pts, 5 rbds, 12 d'éval en 15 min de jeu) venait d'envoyer un signal à ses coéquipiers. L'autre "ancien" Jérémy Leloup s'y mettait à son tour. Après deux lancers-francs convertis, le capitaine faisait chavirer le peuple béarnais d'un tir primé annonciateur d'une fin heureuse (80-74, 36e).

Les Palois étaient en marche et cette fois rien ni personne ne semblait pouvoir les arrêter. Hamady Ndiaye, encore lui, claquait un dunk rageur avant que Gregor Hrovat (12 pts à 2/3 derrière l'arc) ne score à longue distance (85-74, 37e), autant d'uppercuts pour une SIG sonnée. Le temps-mort pris par les Alsaciens n'y changeait rien : Jefferson et Hrovat faisaient grimper irrémédiablement l'écart sur la ligne de réparation (89-74) face à des SIGmen stériles offensivement et résignés. La finale de la Coupe de France avait son vainqueur, l'Elan Béarnais (95-86).

l’évaluation du MVP de la finale, Vitalis Chikoko.

Les Confrontations Historiques avec Antibes

Les Sharks reçoivent ce lundi 13 novembre à l’Azurarena et devant les caméras d’SFR Sport 2 un club mythique du basket français: l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez. Les deux clubs se sont déjà affrontés à 55 reprises en championnat de France Pro A et Pro B depuis la création de la Ligue Nationale de Basket en 1987. Historiquement, les duels Antibes/Pau sont à l’avantage des palois avec 37 victoires pour l’Elan Béarnais contre 18 pour les Antibois. Sur le parquet antibois, le bilan est quasiment à l’équilibre avec 15 victoires pour Pau-Lacq-Orthez et 13 pour Antibes. Malgré ce bilan équilibré, les antibois ne se sont plus imposés à domicile en Pro A face à l’Elan Béarnais depuis le 17 février 2001. Les azuréens s’étaient imposés de justesse 71-70 grâce au quatuor Geoff Lear / Stevin Smith / Yann Barbitch / Yann Mollinari (62 points sur les 71 de l’équipe). Opposés à 15 reprises en Playoffs Pro A et Pro B, les antibois se sont imposés 8 fois contre 7 pour les béarnais.

L'Ère Bartecheky : Un Nouveau Chapitre

C'était dans l'air depuis plusieurs jours voire semaines, c'est maintenant officiel. Le coach Eric Bartecheky s'est engagé en faveur de l'Elan Béarnais pour les deux prochaines saisons. Choisi pour diriger l'opération commando en vue du maintien dans l'élite, celui-ci a parfaitement réussi sa mission, permettant un rétablissement spectaculaire de l'équipe. Relégable lors de sa prise de fonction à la mi-mars, l'équipe a terminé au 11ème rang de JeepELITE, achevant l'exercice 20-21 sur une superbe série de 7 victoires consécutives.

Pour sa part, Eric Bartecheky affiche un bilan largement positif (13V/7D) dans la lignée de sa première expérience à la tête de l'équipe (2015-2017) qui lui avait permis de la conduire par deux fois en playoffs. Son bilan global à la tête de l'équipe paloise est d'ailleurs éloquent : 56 victoires, 32 défaites (63.7% de victoires). L'histoire entre "Bartoche" et l'Elan ne pouvait que se prolonger après un tel come-back !

Il n'y a eu que trois mois à gérer, mais trois mois sacrément intenses au cours desquels il s'est passé beaucoup de choses. Nous avions face à nous de nombreuses problématiques. Rien ne semblait pouvoir arrêter ce groupe en fin de saison. Après 4 victoires d'affilée, on y avait pris goût. Les matches se sont enchaînés à un rythme élevé alors même avec le maintien en poche, c'était plus facile de garder les joueurs sous pression. Le groupe est resté sérieux jusqu'au bout. On aurait pu perdre des matches bien sûr, mais si les attitudes n'avaient pas été bonnes, cela aurait été dommage. Une cohésion était née, l'équipe était plaisante à coacher, très impliquée et concernée. L'entente était au top entre les joueurs.

De par mes expériences passées, oui, franchement, je pense pouvoir dire qu' il y aurait eu un coup à jouer si on avait pu poursuivre en playoffs. Il y avait beaucoup de possibilités pour faire jouer cette équipe-là. 48 heures après ta prise de fonction, l'Elan accueille Roanne. Pour ton retour sur le banc du Palais, la soirée fut douloureuse (60-81). Comment as-tu vécu cette rencontre ? On dit toujours qu'un changement de coach peut entraîner un choc psychologique. Là, cela fut presque l'inverse. Même si tous les signaux étaient au rouge, je me devais d'essayer de mettre Tony Wroten dans le 5 majeur. Je voulais voir ce qu'il pouvait donner. Aussitôt après, on a décidé de l'écarter.

Très certainement et heureusement qu'on prend ce match ! nous sommes passés de justesse mais cette victoire fut capitale. Après l'échec face à Roanne, il fallait à tout prix un succès très vite derrière. Malgré tout, on savait déjà qu'en restant dans cette configuration, il aurait été impossible de réaliser le parcours que nous avons accompli par la suite. L'équipe a réussi à être performante face à Nanterre mais après la rencontre suivante face au Champagne Basket, on s'est rendu compte de nos lacunes. Il faut se souvenir qu'on avait de grosses interrogations sur son retour de blessure, d'où l'idée présente tout de suite de disposer d'un meneur supplémentaire avec Jay.

En parallèle, j'ai pris la décision de rééquilibrer le secteur intérieur, en faisant le choix de faire évoluer Petr (Cornelie) en 4 mais aussi en 5 avec Hamady (Ndiaye). On a aussi opté pour un autre ailier-fort au profil différent de Jérémy (Leloup) en la personne de Ioannis (Kouzeloglou). Cela nous a offert plusieurs possibilités supplémentaires. L'équilibre était intéressant car on est parvenu à remettre les joueurs dans des situations où ils pouvaient plus "performer". Nous nous sommes retrouvés avec un groupe de 11 éléments comme si nous faisions une coupe d'Europe, mais avec l'enchaînement des matches de JeepELITE, cela revenait au même. Il fallait rapidement faire un état des lieux et trouver des solutions afin d'atteindre le rééquilibrage de l'équipe en tenant compte de certaines contraintes, comme le nombre de contrats encore disponibles par exemple. Il y avait une certaine pression, émanant aussi bien des joueurs que des journalistes ou des supporters, pour recruter des joueurs car on était dans une situation critique d'un point de vue comptable. On a dû faire face à cela, sans céder à la panique.

Il restait encore beaucoup de matches à disputer et il valait mieux prendre le temps de choisir le joueur rentrant bien dans la case plutôt que de se précipiter, et ce, d'autant que le marché était tendu. Cela fait partie de l'expérience qu'on aura pu acquérir au cours de cette saison. Je savais que j'allais m'investir beaucoup dans le projet mais j'étais loin d'imaginer quand même ce qui m'attendait ! le break que j'ai vécu m'a aidé car il m'a permis d'attaquer cette mission avec de la fraîcheur physique et mentale. Ce fut une expérience enrichissante. Pour un coach, même si c'est très compliqué à faire, il faut savoir retirer du positif de chaque situation, même lorsque cela ne tourne pas comme on le souhaite.

Transition toute trouvée pour évoquer ton nouvel engagement de deux ans en faveur de l'Elan...Je suis très heureux de poursuivre l'aventure. Evidemment je ne savais pas, au vu du changement de propriétaire du club, si j'allais faire partie des plans. Après un tel scénario, j'avais forcément envie de continuer et je ne me suis jamais caché sur le fait que Pau est l'endroit que je préfère !

Tableau des Titres de l'Élan Béarnais

Compétition Nombre de Titres Années
Championnat de France 9 1986, 1987, 1992, 1996, 1998, 1999, 2001, 2003, 2004
Coupe de France 4 2002, 2003, 2007, 2022
Coupe Korac 1 1984

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