Depuis des décennies, les rencontres entre la France et l'Italie sur le terrain de football sont synonymes de passion, de rivalité et de moments mémorables. Ces matchs, qu'ils se déroulent dans le cadre de compétitions majeures ou de simples rencontres amicales, ont souvent marqué l'histoire du football européen et mondial.

Depuis 1982, les France-Italie se multiplient au plus haut niveau : un huitième, un quart et une finale mondiale et l’invraisemblable dénouement de Rotterdam. Avec la victoire de 1982, où Platini réalise un match éblouissant, le rapport de force bascule. Désormais, et pour le quart de siècle à venir, ce seront les Italiens qui redouteront d’affronter les Bleus.
Les Moments Clés de l'Histoire France-Italie
Plusieurs rencontres se sont distinguées par leur intensité et leur importance. Voici quelques exemples :
- 23 février 1982 : Ce France-Italie est aussi l’occasion de découvrir deux jeunes monégasques qui brillent en championnat : le défenseur Manuel Amoros, qui a fêté ses vingt ans trois semaines plus tôt, et l’attaquant Daniel Bravo, qui a à peine dix-neuf ans. Le premier réalise un sans-faute en défense où il remplace Max Bossis. Le second remplace Didier Six peu après l’heure de jeu et marque le deuxième but suite à un redoublement de passes avec Rocheteau conclu par un tir de près. A ce moment-là, les Bleus mènent depuis la 19e minute grâce à Platini.
- 17 juin 1986 : Elle oppose au stade olympique de Mexico le tout nouveau champion d’Europe au champion du monde en titre. Sans Paolo Rossi (retenu dans le groupe mais qui ne jouera pas), les Italiens sont sur la pente descendante, alors que les Bleus d’Henri Michel semblent placés sur une trajectoire mondiale. De fait, jamais les hommes d’Enzo Bearzot ne semblent en mesure de l’emporter. Il suffit d’un quart d’heure à l’équipe de France pour prendre l’avantage par Michel Platini qui pique une balle en profondeur de Rocheteau par dessus Galli. C’est son quarantième et avant-dernier but en sélection, son troisième contre l’Italie. Et en début de deuxième mi-temps, un contre fulgurant de Tigana relayé par Rocheteau est conclu en force par Stopyra. Nombreux sont ceux qui croient alors assister à une passation de pouvoir.
- Février 1994 : En février 1994 à Naples, Aimé Jacquet inaugure son mandat de sélectionneur par une victoire inattendue contre le futur finaliste de la coupe du monde (1-0), ce qui rétrospectivement laisse bien des regrets. C’est Youri Djorkaeff qui marque juste avant la pause et qui signe la première victoire des Bleus en Italie depuis 82 ans.
- 3 juillet 1998 : Quand ils se retrouvent au Stade de France le 3 juillet 1998 en quart de finale de la coupe du monde, Français et Italiens repensent forcément à Mexico. Les Bleus qui jouent en blanc dominent et se créent les occasions les plus nettes, mais ils se heurtent à un très bon Pagliuca. En prolongations, alors que la règle du but en or peut interrompre le match à tout instant, Roberto Baggio entre dans la surface et pique une balle au second poteau, hors de portée de Barthez. Il s’en faut de quelques centimètres. Les Bleus s’imposent aux tirs au but grâce au sang-froid de ses jeunes attaquants Henry et Trezeguet et, il faut bien le dire, à un maximum de réussite, la transversale de Barthez renvoyant la tentative de Di Biagio.
- 2 juillet 2000 : Cette fois, ça y est, l’Italie tient sa revanche. Nous sommes le 2 juillet 2000 à Rotterdam, il ne reste que quelques secondes dans le temps additionnel de la finale de l’Euro et les Bleus sont toujours menés 1-0. Montella récupère un ballon dans le camp français, cherche Totti d’une balle piquée, mais le Romain est hors-jeu. Barthez tire le coup-franc, sa trajectoire tendue arrive sur Trezeguet qui dévie de la tête sur Wiltord lequel amorti le ballon le laisse rebondir deux fois et ajuste un tir croisé du gauche qui propulse les Bleus en prolongations. La suite, on la connait, avec un rush de Pires côté gauche d’une défense italienne tétanisée de fatigue, un centre en retrait sur Trezeguet qui claque une reprise du gauche imparable. Comment faire mieux ? Plus grand ? Plus émouvant ? Plus dramatique ?
- 9 juillet 2006 : Berlin, le 9 juillet 2006. Septième minute de jeu, Malouda est balancé dans la surface par Materazzi. Pénalty. Zidane va le tirer, bien sûr, mais comme Buffon, gardien de la Juventus, le connaît par cœur, le Français tente un geste insensé. Une panenka plein axe, un poil trop haute car elle tape sous la transversale, tombe juste derrière la ligne de but, remonte sous la barre et ressort des cages italiennes. Les Bleus vont alors prendre le dessus en gagnant la bataille du milieu, où le duo Makelele-Vieira est souverain. Mais Henry n’est pas assez soutenu en pointe de l’attaque, Ribéry et Malouda jouant un peu trop bas dans les couloirs. Et surtout, Vieira sort après dix minutes en seconde période, victime de contractures aux cuisses. Dès lors le ressort est cassé (Alou Diarra jouant plus bas et plus prudemment), et les Italiens, épuisés, visent clairement les prolongations. Celles-ci vont voir le match basculer en quatre temps : à la 99e, une frappe de Ribéry termine de très peu à l’extérieur du poteau de Buffon qui était battu. A la 103e, sur un centre parfait de Sagnol, Zidane décoche une tête croisée parfaite que Buffon sort d’une claquette magistrale. Il était dit quelque part que l’équipe de France ne gagnerait pas ce match. Pour une fois, les Italiens ne manquent aucun tir au but, alors que celui de Trezeguet, qui cherchait la lucarne, est renvoyé par la transversale devant la ligne de but. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Le sort, favorable aux Français depuis 24 ans, tourne ce soir-là.
- Septembre 2006 : En septembre 2006, malgré l’arrêt de Barthez et Zidane, les Bleus donnent des regrets à leurs supporters en battant facilement les nouveaux champions du monde à Saint-Denis (3-1) avec notamment un doublé improbable de Sidney Govou. Cette victoire de prestige, qualificative pour l’Euro 2008, marque pourtant le début de la fin de la grande équipe de France.
- 17 juin 2008 : Mais le 17 juin 2008 à Zurich au premier tour de l’Euro, le vent a tourné. Alors que les deux équipes ont lourdement chuté contre les Pays-Bas, les Bleus réalisent un début de match catastrophique : Ribéry se blesse après dix minutes, et un quart d’heure plus tard, Eric Abidal crochète Luca Toni dans la surface. Pénalty et carton rouge. Réduits à dix et menés au score, les coéquipiers d’Henry n’ont plus rien à espérer. Le score final (0-2) est même flatteur.
- 14 novembre 2012 : Le 14 novembre 2012 à Parme, les Bleus retrouvent les vice-champions d’Europe et continuent sur la lancée de leur match nul à Madrid. L’ouverture du score par El-Shaarawy est immédiatement suivie par une égalisation de Mathieu Valbuena après un slalom dans la défense et un superbe tir en lucarne. Une percée de Ménez pour Gomis donne l’avantage aux Français (2-1) qui le garderont jusqu’au bout.
- 1 septembre 2016 : C’est là que les Bleus s’imposent plutôt facilement contre une Squadra moyennement concernée le 1er septembre 2016, quelques semaines après l’Euro et dix ans après leur dernière victoire post-phase finale. En attaque, Anthony Martial se réveille enfin et ouvre le score, Giroud redonne l’avantage après l’égalisation de Pellè sur une erreur de placement de Varane et Kurzawa conclut en fin de match (3-1).
France - Italie (1 juin 2018) : Un Match Amical Riche en Enseignements
Pour le deuxième des trois matchs de préparation à la Coupe du monde 2018, l’équipe de France croise à Nice la grande absente de l’édition russe, l’Italie. Didier Deschamps aligne une équipe assez proche de celle qui jouera l’essentiel des matchs de la phase finale à venir : seuls manquent au coup d’envoi Raphaël Varane, Blaise Matuidi et Olivier Giroud, remplacés par Adil Rami, Corentin Tolisso et Ousmane Dembélé. Ces deux derniers seront d’ailleurs titulaires lors du premier match contre l’Australie, sans grand succès.
A Nice, les Bleus prennent très vite le dessus avec deux buts d’Umtiti (après un tir de Mbappé repoussé par Sirigu) et de Griezmann (sur pénalty) dans la première demi-heure. Mais les Italiens reviennent sur un coup franc de Balotelli repoussé par Lloris dans les pieds de Bonnucci, avant que Dembélé, qui avait touché la barre, ne scelle le résultat d’un intérieur du droit parfaitement exécuté (3-1).
Les Temps Forts du Match du 1er Juin 2018
- 8' - 1-0, Samuel Umtiti: Sur la droite de la surface, Benjamin Pavard centre au deuxième poteau et trouve Kylian Mbappé. La reprise de l'attaquant parisien est repoussée par Sirigu sur Umtiti qui marque à bout portant.
- 29' - 2-0, Antoine Griezmann: Penalty pour la France à la suite d'une faute de Mandragora sur Lucas Hernandez. Antoine Griezmann s'élance et transforme en force sur sa droite.
- 36' - 2-1, Leonardo Bonucci: Sur un coup franc à l'entrée de la surface, Mario Balotelli décoche une lourde frappe qu'Hugo Lloris ne peut que repousser. Bonucci a bien suivi et vient tromper le capitaine français.
- 63' - 3-1, Ousmane Dembélé: Mbappé mène le contre tricolore dans l'axe avant d’être repris par la défense italienne. Le cuir revient sur Ousmane Dembélé qui enroule une superbe frappe du pied droit dans la lucarne opposé.

Composition des Équipes (1er Juin 2018)
Titulaires Italie: Balotelli, Berardi, Bonucci, Caldara, Chiesa, D'Ambrosio, De Sciglio, Jorginho, Mandragora, Pellegrini, Sirigu
Remplaçants Italie: Belotti, Bonaventura, Cristante, Florenzi, Insigne, Zappacosta
Réserve France: Mandanda, Areola, Kimpembe, Sidibé, Varane, Fekir
Arbitre Principal: Anthony Taylor
Terrain: Allianz Riviera - Nice
Spectateurs: 34500
Statistiques Clés des Confrontations France-Italie
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Voici un aperçu des statistiques générales des matchs entre la France et l'Italie :
| Statistique | Chiffre |
|---|---|
| Matchs joués | 41 |
| Victoires de la France | 12 |
| Matchs nuls | 10 |
| Victoires de l'Italie | 19 |
| Buts marqués par la France | 60 |
| Buts encaissés par la France | 86 |

Tournoi des Six Nations 2026 : France vs Italie
Les Bleus ont dominé la Squadra Azzura (33-8), dimanche à Villeneuve-d’Ascq (Nord), et enchaînent une troisième victoire d’affilée en autant de rencontres, avec le point du bonus offensif. Après deux victoires d’affilée dans le Tournoi des six nations 2026, face à l’Irlande et le Pays de Galles, l’équipe de France masculine de rugby avait pour objectif de poursuivre sur sa lancée en l’emportant contre l’Italie, adversaire solide mais largement à sa portée.
L’objectif a été accompli par les hommes de Fabien Galthié, vainqueurs des Transalpins (33-8), dimanche 22 février au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord). Un score fleuve qui ne reflète toutefois pas vraiment la physionomie de la rencontre. Si les Bleus ont maîtrisé leur entame de match, avec un essai de Louis Bielle-Biarrey inscrit d’emblée (4e), puis un autre d’Emmanuel Meafou dès le quart d’heure de jeu, ils ont ensuite ralenti la cadence face à des Italiens plus entreprenants. Ces derniers se sont vus récompensés par un essai d’Ange Capuozzo (32e), puis par une pénalité inscrite par Paolo Garbisi (40e).
Devant à la pause, sans forcément se montrer très dominants, les coéquipiers d’Antoine Dupont ont peiné en seconde période. Face à une défense italienne solide et bien regroupée, ils ne se sont pas procuré beaucoup d’occasions franches. Il a fallu attendre le carton jaune de l’Italien Louis Lynagh (71e) averti pour un en-avant volontaire, pour voir les Bleus inscrire deux essais coup sur coup, obtenir le point du bonus offensif et sceller par la même occasion le sort de cette rencontre.
Avec ce succès, l’équipe de France de rugby occupe la première place du classement et reste invaincue avant d’affronter l’Ecosse, deuxième, le 7 mars à Edimbourg (Royaume-Uni).
Ce qu’il faut retenir
Le cador: Thomas Ramos. L’arrière du Stade Toulousain s’est montré décisif en marquant un essai puis en transformant ceux de ses coéquipiers. Après avoir atteint la barre des 500 points inscrits en sélection, le 5 février lors de la première rencontre du Tournoi contre l’Irlande, le meilleur réalisateur de l’histoire des Bleus en compte désormais 527.
Le fil du match
- 7-0, 4e : après une récupération haute d’Antoine Dupont, le capitaine prolonge le ballon au pied. Louis Bielle-Biarrey démontre une nouvelle fois ses qualités d’accélération en réceptionnant le ballon à proximité de l’en-but. Le joueur de l’Union Bordeaux-Bègles inscrit son 24e essai en 25 sélections, son quatrième dans ce Tournoi des six nations. Un essai transformé par Thomas Ramos.
- 12-0, 15e : après une série de passes sur le côté droit, Emmanuel Meafou aplatit dans l’en-but. Le puissant deuxième ligne du Stade toulousain inscrit son premier essai en treize sélections.
- 19-0, 29e : après un coup de pied manqué de Louis Bielle-Biarrey, Emilien Gailleton récupère le ballon avec un peu de réussite. Thomas Ramos conclut l’action avec adresse puis se charge de la transformation.
- 19-5, 32e : Ange Capuozzo punit la défense française en récupérant le ballon à proximité de l’en-but après avoir mis Théo Attisogbe sous pression. Paolo Garbisi manque la transformation.
- 19-8, 40e : Paolo Garbisi transforme une pénalité à 40 mètres, face aux perches.
- 33-8, 77e : servi par Théo Attissogbe, son coéquipier de la Section paloise, Émilien Gailleton inscrit le dernier essai des Bleus.
Le chiffre: 12. Après un nouvel essai inscrit face à l’Italie, Louis Bielle-Biarrey devient le joueur ayant marqué dans le plus grand nombre de matchs consécutifs dans le Tournoi. Soit 12 rencontres de suite en inscrivant au moins un essai. Jusque-là, il partageait ce record avec l’Anglais Tommy Freeman.
La note du match: B −. Après une entame maîtrisée, les Bleus ont largement baissé le rythme, offrant une seconde période un peu soporifique. Malgré tout, les hommes de Fabien Galthié ont inscrit cinq essais. Ainsi, cette rencontre obtient un B − sur notre échelle de notation allant de A à E.