Les rencontres entre la France et les États-Unis en football ont toujours suscité un grand intérêt, tant pour les supporters que pour les analystes sportifs. Ces matchs sont souvent l'occasion de mesurer les forces et les faiblesses de chaque équipe, et de voir comment elles se positionnent sur la scène internationale. Examinons de plus près l'histoire de ces confrontations, en mettant en lumière les moments clés et les enjeux qui les entourent.

Les Rencontres Mémorables
Le vendredi 28 juin, à 21h, au Parc des Princes, les Bleues se sont mesurées à l’équipe des États-Unis, championne du monde en titre. Cette rencontre a été un moment fort, attirant l'attention de nombreux passionnés de football.
France-USA (1-1) : un match nul qui pose question
Pour son dernier match de préparation, l’équipe de France a concédé le nul et éprouvé beaucoup de difficultés face à de modestes Américains. Même s'il ne faut pas faire dire davantage à un match amical qu'il ne peut en raconter, ce nul poussif face aux Etats-Unis (1-1), dans un Groupama Stadium tout de bleu pavoisé, résonne comme un avertissement. Une leçon à méditer par tous. Et déjà le doute s'insinue. On n'attend jamais grand-chose de ces galops d'essai si souvent semblables à des trots fatigués. Et on a parfois tort.
Le 4 e France-Etats-Unis de l'histoire a au moins scellé une évidence. Le niveau international ne peut pas toujours s'offrir aussi simplement que dans un France-Jamaïque (8-0), ou un France-Ecosse deux ans plus tard (3-0). Les deux dernières répétitions avant le Mondial 2014, puis l'Euro 2016 avaient tourné à la démonstration.
Une préparation est fatalement traversée par des degrés de forme et de réussite sinusoïdals qui obligent une sélection à arracher à ses ressources intimes des vertus qui n'étaient pas nécessaires face à des rivaux dénués d'envergure. En effaçant l'ardoise, Mbappé a seulement sauvé les apparences. Pas plus. Joueuse sans rigueur, l'Italie avait été plus conciliante que ces Américains organisés autour d'un bloc compact. C'est une attitude que la France peut croiser au premier tour, au Mondial, et face à laquelle il faudra trouver d'autres parades. Si le dernier match de préparation des Bleus avait été aussi aisé que les deux premiers, il n'aurait pas préparé à grand-chose. Celui-là, donc, l'a préparée au grand combat entre la patience et la frustration.
Un Secteur Défensif Préoccupant
Très longtemps inefficaces, les tricolores ne se sont donc pas contentés de beaucoup gâcher face au but américain, ils ont étendu leur attitude dispendieuse jusque devant leur propre surface, quand il ne le fallait pas. On a le droit de considérer que le but de Green, imputable à une double erreur de Sidibé puis Loris, est anecdotique. Il est loisible, aussi, d'estimer le contraire. Etre alors mené au score par une équipe qui n'avait rien proposé avant la pause est peu défendable.
Une Coupe du monde moderne ne se gagne pour ainsi dire jamais sur ses seuls talents offensifs aussi nombreux et ébouriffants soient-ils. Mieux gérer ces circonstances fera toute la différence entre les grands destins et les retours rapides. Il y avait une action, où les Bleus devaient montrer une agressivité et une dureté à la hauteur de la situation. Ils n'ont pas su le faire. Ce n'est pas grave ?
Alors que Koscielny et Mathieu étaient titulaires à l'arrière, Laurent Blanc avait préféré Alou Diarra à Martin en milieu de terrain. Face au jeu physique des Américains, à l'image de Shea, l'un des seuls joueurs de l'équipe de Klinsmann à ne pas évoluer en Europe, ce choix pouvait paraître judicieux. Mais il privait aussi les Bleus de la vivacité qui aurait pu leur permettre de prendre en défaut une défense agressive et rigoureuse. Car les Américains, souvent bien regroupés autour de l'ancien Rennais Bocanegra, étaient venus pour ne pas prendre de but, ne procédant que par de rares contres. C'est bien simple, en première période, Lloris n'eut pas un seul arrêt délicat à effectuer... Le seul danger sur le but français étant à l'actif du puissant Altidore, l'attaquant d'Alkmaar (Pays-Bas), contré de façon suspecte par Koscielny dans la surface. Mais l'arbitre grec, M. Koukoulakis ne siffla pas (21e).
Mais, hélas, les offensives françaises ne furent pas beaucoup plus brillantes : manque de percussion, de précision dans le dernier geste, tendance à ronronner en milieu de terrain... Bref, pas grand-chose pour se réjouir, juste quelques jolis gestes techniques de Benzema ou Ribéry, le seul à se mettre (un peu) en valeur. Mais rien d'efficace. Tout juste peut-on retenir un centre de Debuchy, lui aussi un peu plus éveillé que ses partenaires, en direction de Ribéry au premier poteau. Mais la fine talonnade de l'attaquant de Munich passa à côté des buts d'Howard (26e). Ou encore une action du même Ribéry côté gauche dont le centre en retrait fut repris en force par Menez au dessus des buts (36e). A part ça, circulez, y'avait pas grand chose à voir.
La seconde période débutait sur les bases identiques, mais les Bleus, peu à peu, arrivaient à troubler l'arrière garde américaine. C'est ainsi que, coup sur coup, Benzema faillit faire la différence. D'abord de la tête, suite à un corner tiré par Ribéry et dévié par Rami. Mais le ballon finit sur la transversale (54e). Puis sur coup franc où il vit sa frappe puissante détournée avec classe par Howard (55e). Les changements de joueurs s'enchaînèrent alors, Giroud, Gonalons, Remy et Martin remplaçant côté français Gameiro, M'Vila, Ribéry et Benzema. Un bon choix, car Rémy se mit immédiatement en valeur, sa frappe étant difficilement repoussée par Howard dans les pieds de Giroud, ce dernier ne pouvant que reprendre au dessus le ballon (68e). Mais, quatre minutes plus tard, Rémy ne rata pas sa seconde occasion. Bien lancé plein axe par Martin, il résista à la charge d'un défenseur, avant de tromper Howard d'un tir croisé (72e).
Le 5 juin 1999 : France - Russie, 2-3Après 27 matches sans défaite en compétition, les Bleus sont battus par la Russie, lors des qualifications pour l’Euro 2000. Cela faisait depuis le 17 novembre 1993 et la défaite contre la Bulgarie que l’équipe de France n’avait pas perdu dans un match de compétition. Ce 5 juin 1999, c’est également la première défaite au Stade de France. Contre la Sbornaya, les Bleus sont menés à la pause à la suite d’un but de Panov sur un contre. C’est Emmanuel Petit qui égalise sur coup franc dévié avant que Sylvain Wiltord ne donne l’avantage aux Français, privés de Lizarazu et de Zidane, forfaits.
12 février 2003 : France - République tchèque, 0-2Les hommes de Jacques Santini entament 2003 avec l’intention d’oublier l’année 2002 et l’échec cuisant de la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon, avec une élimination au premier tour sans marquer le moindre but, et ce alors que les Bleus étaient tenants du titre. Dans cette rencontre, les Bleus se font surprendre d’entrée, avec une frappe puissante de Grygera qui, dès la septième minute, vient ouvrir le score, profitant d’une erreur d’Ulrich Ramé, titulaire pour cette rencontre dans les buts. Baros double la mise peu après l’heure de jeu avec un face-à-face gagnant contre le portier des Girondins de Bordeaux.
1er mars 2006 : France - Slovaquie, 1-2Pour son premier match d’une année 2006 marquée par la Coupe du monde en Allemagne, l’équipe de France tombe à domicile contre la Slovaquie. Contre la Slovaquie, l’équipe de France se retrouve menée peu après l’heure de jeu après que Nemeth ne trompe Barthez d’une demi-volée du gauche. À l’entame du dernier quart d’heure, Sylvain Wiltord remet les deux équipes à égalité en transformant un penalty obtenu par Florent Malouda. Mais six minutes plus tard, Valachovic redonne l’avantage aux siens sur un superbe coup franc.
3 septembre 2007 : France - Biélorussie, 0-1Après un match amical perdu en Norvège moins d’un mois auparavant, les Bleus entament leur campagne de qualification pour l’Euro 2012. Pour le deuxième match de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France, c’est un adversaire inédit qui se présente. Les Tricolores sont en opération rachat, après la Coupe du monde 2010 marquée par la grève à Knysna. Dans un match sans relief, les Bleus se font surprendre en fin de partie, avec un but de Kislyak qui, servi en retrait dans la surface, place une frappe qui file dans la lucarne d’Hugo Lloris.
12 octobre 2012 : France - Japon, 0-1Pour son quatrième match à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps dispose d’une rencontre amicale afin de préparer le choc contre l’Espagne à Vincente-Calderon, à Madrid, trois jours plus tard, dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Contre le Japon, que les Bleus affrontent pour la sixième fois de leur histoire, Didier Deschamps subit sa première défaite en tant que sélectionneur de l’équipe de France. Une fois encore, c’est en fin de match que les Bleus cèdent, avec un but de Kagawa qui conclut un contre express et trompe Lloris à deux minutes de la fin du temps réglementaire.
Battue par la Finlande (0-2), l’équipe de France a concédé une défaite surprise, mercredi soir, en match amical. Une défaite 2-0 contre la Finlande pour les Bleus au Stade de France, cela était tout sauf attendu. Une véritable surprise, mais ce n’est pas la première fois que l’équipe de France tombe dans son antre contre toute attente. Inauguré en janvier 1998, le Stade de France a connu quelques déconvenues.
Historique mercredi 2 mai 1979 - Matchs amicaux
Les temps forts
- 5' - 1-0, Michel Platini. Coup franc indirect en diagonale, donné par Bathenay.
- 18' - 2-0, Roland Wagner. Reprise de près au premier poteau d'un centre de la droite de Platini.
- 23' - 3-0, Loïc Amisse. Reprise de volée au centre après une remise de la tête de Lacombe.
La composition des équipes
Titulaires Etats-Unis
- BANDOV Boris
- CANTILLO Ringo
- CRUDO Antonio
- HULCER Larry
- KEOUGH Tyrone
- LAWSON Doc
- LIVERIC Mark
- MAKOWSKI Gregory
- MAUSSER Arnold
- PECHER Steve
- VILLA Gregory
Remplaçants Etats-Unis
- DUBOSE Winston
- NANCHOFF Louis
- PESA Njego
- VAN DER BECK Percival
En bref
Trésor rentre en seconde mi-temps comme libero (et devient capitaine), Lopez passant stoppeur. Forfaits : Rouyer, Rocheteau et Zimako. Réserve : Pécout. Arbitre Principal : M. VAN ETTEKOVEN Hendrik Terrain Parc des Princes - Paris 25000 spectateurs
Les temps forts
- 8' - 0-1, Bernard Lacombe. Reprise d'un centre d'Amisse passant sous le pied de Droege.
- 14' - 0-2, Bernard Lacombe. Reprise à bout portant d'une balle de Petit contrée par Myernick.
- 37' - 0-3, Bernard Lacombe. Reprise d'un centre en retrait de la droite de Platini détourné du bras par Mausser.
- 42' - 0-4, Donald Droege (csc). Déviation d'une reprise par Lacombe d'un centre de Rouyer.
- - 0-5, Loïc Amisse. Tir de la droite, sur passe de Six.
- 73' - 0-6, Didier Six. Reprise de volée après un lob de Crudo, à gauche des 18 m.
La composition des équipes
Titulaires Etats-Unis
- BANDOV Boris
- DAVIS Richard
- DI BERNARDO Angelo
- DROEGE Donald
- FOWLES Colin
- HULCER Larry
- LIVERIC Mark
- MAUSSER Arnold
- MYERNICK Glenn
- POLLIHAN James
- VILLA Gregory
Remplaçants Etats-Unis
- BRCIC David
- CRUDO Antonio
- NANCHOFF Louis
- VAN DER BECK Percival
En bref
Ce match s'est déroulé sur une pelouse artificielle ("astroturf"). En défense, Domenech est déplacé au poste de stoppeur.- Forfaits : Emon et Michel. Arbitre Principal : M. DORANTES Marco Terrain Giants Stadium - East Rutherford 20591 spectateurs
TOURNOI DES 6 NATIONS 2026 | FRANCE - ITALIE
Inégalités de Genre et Économie
Il est intéressant de noter certaines disparités économiques entre les femmes en France et aux États-Unis. Suite à dix ans ininterrompus d’expansion économique pour l’économie des États-Unis, les Américaines ont plus de facilité pour trouver un emploi que leurs homologues françaises. De plus, les Étatsuniennes sont plus présentes que les Françaises sur le marché du travail : 56 % font ainsi partie de la population active outre-Atlantique, contre seulement 50 % dans l’Hexagone.
Bien que les Françaises soient proportionnellement moins nombreuses en emploi que les Américaines, elles ont au moins la “chance” de percevoir des rémunérations plus proches de leurs homologues masculins. Lorsqu’un homme (français ou étatsunien) reçoit un salaire de 2 000 dollars, une travailleuse française percevra en moyenne 1 760 dollars et 1 580 dollars pour une américaine.
En termes de parité en politique, la France se classe parmi les pays où l’on compte le plus d’élues politiques, arrivant à la 17e place mondiale. Il y a en effet aujourd’hui 39,5 % de députées à l’Assemblée nationale. Enfin, notre match économique pointe une dernière inégalité de genre : la proportion de femmes économistes dans le milieu académique. Si plus d’un économiste sur cinq est américain, seules 16 % d’entre eux sont des femmes.
| Indicateur | France | États-Unis |
|---|---|---|
| Population active féminine | 50 % | 56 % |
| Salaire moyen des femmes (pour un salaire masculin de 2000$) | 1760$ | 1580$ |
| Proportion de députées à l'Assemblée nationale | 39,5 % | N/A |
| Proportion de femmes économistes dans le milieu académique | N/A | 16 % |

Football Américain en France
Matchs d'exhibition, création d'équipes, championnat : depuis 1972, le football américain fait tout ce qu'il peut pour tenter de s'implanter en France. Sans grand succès. Comme s'il n'y avait pas de place pour deux football ou deux rugby dans notre pays.
En 1972, les Parisiens s’apprêtent à découvrir un sport qu’ils ne connaissent pas : le football américain. Certes, le maréchal Foch en visite aux Etats-Unis en 1921, a assisté à un match. Mais l'idée d'importer la discipline en France ne lui est jamais venue. Aux Etats-Unis, c'est un sport très populaire. Quelques heures avant le match d’exhibition, l’éternel Jacques Vendroux tente une explication.
"Aux Etats-Unis, c'est le sport numéro 1 ! On peut d'ailleurs le comparer avec le rugby de chez nous à la différence que les joueurs sont casqués" Une définition qui ne devrait pas plaire aux aficionados qui ont passé une bonne partie de la nuit devant le Super Bowl. Le football américain n'a pas grand chose à voir avec le rugby, sinon la forme du ballon. Cependant, la comparaison a la dent dure. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, déjà, Georges Briquet, le « roi des radioreporters », voix du sport à la radio des années 1930-1950 parlait lui aussi de « rugby américain » pour évoquer ce sport que les Américains appellent simplement « football »
En France, on jouait beaucoup au football américain dans les années 1950-1960. Mais sur les bases de l'OTAN, et uniquement entre Américains. Chaque base avait son équipe, comme par exemple les Paris Pirates, ou les Poitiers Panthers. La fermeture des bases en 1966 sonne le glas de ce sport qu'on tente néanmoins de réintroduire au moyen de matchs d'exhibition. Celui de 1972 n'a guère de succès. Et en 1976, c'est dans le stade de Colombes que le coup est retenté. "Est-ce que ça va marcher ? Est-ce qu'il y aura du monde à Colombes ? " Cela ne marche pas vraiment. Pourtant, la date est symbolique : il s'agit de célébrer le bicentenaire de l'indépendance américaine et l'amitié franco-américaine et Sheila est la marraine de l'évènement. Mais rien y fait, le succès n'est pas au rendez-vous.
Cela n'empêche pas d'irréductibles fans de passer à la vitesse supérieure et au tout début des années 1980, un professeur de sport revenu de ses vacances aux Etats-Unis avec quelques équipements est à l'origine du premier championnat et de la création de la Fédération Française de Football Américain. Un championnat, plusieurs équipes dont les Météores de Nogent-sur-Marne : tous les espoirs semblent permis ! 600 licenciés en 1984, 15.000 aujourd'hui. La progression peut paraître importante, mais le chiffre reste lui relativement modeste. 15.000 licenciés, c'est autant que le Water-Polo, c'est 120 fois mois que le football et 30 fois moins que le rugby. C'est un peu comme si, malgré tous les efforts, il n'y avait pas de place pour deux football ou deux rugby en France, un peu comme si cela traduisait comme pour le base-ball, notre résistance à une américanisation totale.