Argentine vs Espagne : Une Défaite Historique et la Dépendance à Messi

L'Argentine, finaliste de la Coupe du Monde il y a quelques années, se trouve face à des défis majeurs, notamment en l'absence de son joueur vedette, Lionel Messi. Une lourde défaite face à l'Espagne a mis en lumière la dépendance de l'équipe envers son capitaine.

Lionel Messi, figure clé de l'équipe argentine.

Une Défaite Historique

Dépassée de toutes parts, l’Albiceleste est repartie d’Espagne avec la plus grosse défaite de son histoire (6-1). Humiliée par une Roja impitoyable (6-1), l'Argentine a subi un revers majeur à quelques mois d'une compétition importante. Lionel Messi, absent en raison de douleurs persistantes à la jambe, n’a pas pu supporter jusqu’à son terme le triste spectacle livré par son équipe et a quitté le stade avant la fin du match.

Mercredi, la presse argentine n’a pas épargné sa sélection. «Sans Messi, pas de paradis ni d’ambitions», titrait La Nacion, tandis que El Diaparle parlait d’une «prestation honteuse».

La Dépendance à Messi

Encore une fois, Lionel Messi a cruellement manqué à sa formation. Comme face à l’Italie, le quintuple ballon d’or était forfait à Madrid. Mais alors qu’elle restait sur un succès encourageant face à l’Italie (2-0), la sélection argentine n’a pas pu confirmer son allant retrouvé quelques jours plus tôt. Au contraire, la voici replongée en plein doute après une campagne de qualification très compliquée.

Les hommes de Jorge Sampaoli n’avaient en effet décroché leur ticket pour une compétition internationale qu’à l’ultime journée grâce à un succès sur l’Équateur. Menés 1-0 dès les premières minutes de jeu, les Argentins avaient été sauvés par un triplé salvateur de leur capitaine Lionel Messi qui a permis aux doubles champions du monde d’éviter l’humiliation suprême.

Cette «Messi dépendance» se confirme dans les chiffres: Sur les 10 derniers matchs joués par la Pulga en sélection, l’Argentine n’a perdu qu’une seule fois. Messi absent, l’Albiceleste s’est inclinée à 4 reprises sur ses 5 dernières rencontres.

LA PASSE MASQUEE DE LIONEL MESSI - ANALYSE TACTIQUE

Réaction de Jorge Sampaoli

Malgré la déroute, Jorge Sampaoli n’a pas souhaité dramatiser une soirée déjà bien compliquée : «Il faut analyser à froid. J'assume tout, car mes joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Nous avons pris des buts à chaque moment fort de notre part. Ce score atypique doit être oublié par les joueurs. Nous verrons comment mieux gérer nos moments faibles. La première période de mes joueurs a été superbe. Mais un match, c'est 90 minutes, pas 60. Le résultat est un peu sévère par rapport à la physionomie du match» a-t-il déclaré à l’issue du coup de sifflet final.

S’il ne fuit pas ses responsabilités, l’ancien entraineur du FC Séville ne devrait pas non plus voir sa cote de popularité remonter en Argentine. Alignant tantôt un 3-5-2 ou 3-4-2-1 lors des phases de qualification, il a testé un 4-3-3 face à l’Italie puis un 4-2-3-1. En poste depuis juin dernier, le vainqueur de la Copa America en 2015 avec le Chili semble avancer à tâtons, peinant à trouver un schéma tactique clair. On lui reproche également la non sélection des chouchous du public, Paulo Dybala et Mauro Icardi, tous deux bons dans leur club respectifs mais laissés sur la touche lors de ce rassemblement.

Jorge Sampaoli, sélectionneur de l'Argentine.

Finalissima 2025 et Lamine Yamal

Cette Finalissima 2025 prolonge le succès de la dernière édition, remporté en 2022 par l’Albiceleste face à l’Italie (3-0). En plus d’avoir glané un Euro de football, la jeune pépite espagnole Lamine Yamal (17 ans) a aussi gagné le droit d’affronter Lionel Messi. La presse espagnole se pâme d'admiration, mercredi, pour sa sélection, qui a corrigé une Argentine privée de Messi (6-1) mardi en match amical.

Le mot « chef-d'œuvre » barre la Une du quotidien sportif madrilène Marca, sur une photo où le capitaine Sergio Ramos se penche pour embrasser le pied droit d'Isco, auteur de son premier triplé en équipe nationale. « La meilleure Espagne de ces derniers temps inflige une raclée historique à l'Argentine », commente le journal, qui se réjouit de l'état d'esprit démontré par les joueurs espagnols. « L'équipe dirigée par Julen Lopetegui a montré la faim qui la fit devenir championne du monde il y a huit ans et qu'elle perdit il y a quatre ans au Brésil », estime le quotidien après ce 18e match consécutif sans défaite.

Le concurrent de Marca, AS, se félicite en Une de cette victoire « historique » et s'incline devant « sa majesté Isco ». Grâce à cette démonstration à moins de trois mois du début de la Coupe du monde, le journal se projette avec enthousiasme vers la Russie : « Que le Mondial commence enfin », lance-t-il. Sous la photo d'un Leo Messi affligé et confiné en tribunes en raison de douleurs musculaires persistantes, le journal catalan Sport annonce en Une : « Messi sait maintenant qui est l'équipe favorite ».

Espagne-Argentine (6-1) : le résumé de la rencontre

Les deux équipes ont joué « comme s'il s'agissait d'une finale d'un Mondial » mais l'Argentine a perdu « presque sans présenter de résistance », analyse le quotidien, qui se montre sévère envers l'Albiceleste, « aujourd'hui une sélection dépourvue d'attrait, de capacité de création et de tout plan précis ». « Et s'il arrive que Messi ne puisse pas jouer, comme hier (mardi), alors la sélection s'enfonce dans une médiocrité insupportable », juge le journal.

Sans Sergio Busquets (blessure au pied) et David Silva (raisons personnelles), l'Espagne s'est reposée sur Isco, positionné en meneur de jeu. Le petit Madrilène, auteur de son premier triplé en sélection (27e, 52e, 75e), mais aussi Diego Costa (12e), Thiago Alcantara (52e) et Iago Aspas (74e) ont prouvé qu'avec la Roja, le danger peut venir de partout. Avec ce succès, la sélection espagnole reste invaincue sous la direction de Julen Lopetegui, soit 18 matches d'affilée depuis l'été 2016. Elle a inscrit au moins un but à chacun de ces 18 matches.

Fiche du match

L'Argentine a subi une véritable humiliation ce mardi au Wanda Metropolitano de Madrid. Sans Messi, toujours perturbé par une gêne musculaire, l'équipe dirigée par Jorge Sampaoli a sombré face à une Espagne des grands soirs (6-1). Un score qui reflète parfaitement le niveau des deux équipes. Entre une Roja solide, tout en maitrise et en réalisme, et une Argentine naïve et beaucoup trop fébrile défensivement.

Les hommes de Julen Lopetegui signent ainsi un dix-huitième match sans défaite et n'ont plus perdu depuis leur élimination en huitième de finale de l'Euro 2016 face à l'Italie (2-0). Les Argentins n'ont fait illusion qu'une dizaine de minutes. Le temps que les Espagnols trouvent la parade pour contrer le pressing très haut des Sud-Américains. Diego Costa (1-0, 12e) et Isco (2-0, 27e) ont ainsi converti les deux premières opportunités de la Roja. La réduction du score de la tête sur corner d'Otamendi n'a rien changé à la physionomie de la rencontre (2-1, 39e). Bien au contraire.

La soirée d'Isco

Car toute la deuxième période s'est déroulée à sens unique. Bien aidés par de grossières erreurs argentines (relances hasardeuses ou problèmes de marquage), les Espagnols ont récité leur football à coup de passes précises vers l'avant, à une ou deux touches de balle. Ce qui a permis à Thiago Alcantara (3-1, 55e) et Aspas (4-1, 73e) de marquer à leur tour. Mais le grand bonhomme de la soirée a été Isco. Le Madrilène s'est offert deux nouveaux buts pour un magnifique triplé (6-1, 52e et 75e) avant de sortir sous l'ovation du public. L'Argentine n'avait plus concédé une aussi lourde défaite depuis le 1er avril 2009 en Bolivie (6-1).

Résultats des 5 derniers matchs de l'Argentine sans Messi
Match Résultat
Argentine vs Espagne Défaite
[Match 2] Défaite
[Match 3] Défaite
[Match 4] Défaite
Argentine vs Italie Victoire

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