L'histoire des Mascottes de la Coupe du Monde de Football

Les mascottes ont accompagné chaque édition de la Coupe du Monde depuis les années soixante. Elles sont devenues des symboles incontournables de chaque tournoi, incarnant l'esprit et l'identité du pays hôte.

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, les réactions autour des mascottes se multiplient. Après ces repères, le design s’affirme comme signal identitaire pour les supporters et les familles. Selon la FIFA, Maple, Zayu et Clutch incarnent des éléments de paysage et de culture locaux.

Cette section détaille comment les signes graphiques renvoient à l’identité du pays hôte. Les équipes de création privilégient palettes nationales et silhouettes simples pour la reconnaissance. Cette partie relie le design aux réactions observées lors des dévoilements officiels.

Selon BBC Sport, la présentation de Maple, Zayu et Clutch a suscité débats et enthousiasme médiatique. En reliant ces designs au passé, l’histoire des mascottes révèle une évolution des formes et des attentes. Selon The Guardian, les mascottes traduisent les tendances graphiques de chaque époque.

Ce point situe l’apparition des mascottes dans les années soixante et leur adoption progressive. Selon des archives, World Cup Willie figure parmi les premières mascottes officielles. Ce passage examine comment les mascottes deviennent des repères mémoriels pour les supporters.

Selon FIFA, la continuité de cette tradition consolide l’identité visuelle du tournoi. Ce volet illustre le lien étroit entre mascottes et stratégies commerciales autour du sport. Selon le New York Times, les mascottes multiplient les opportunités merchandising et d’engagement.

Cette partie décrit les actions concrètes visant la monétisation et l’engagement des fans. Les organisateurs exploitent licences, produits et animations pour créer un écosystème économique autour de l’événement. Ce segment aborde l’impact à long terme sur les communautés hôtes et les créateurs locaux.

Les collaborations avec artistes renforcent l’acceptation culturelle des mascottes par les populations.

Tout juste présentés au public, un élan, un jaguar et un pygargue (on vous aide, c'est un rapace), baptisés Maple, Zayu et Clutch vont incarner à leur manière la Coupe du monde 2026, une édition historique organisée conjointement au Canada, Etats-Unis et Mexique. Trois lointains descendants poilus et plumés d'un certain Willie, à qui, sans le savoir, ils doivent tout.

Maple, Zayu et Clutch… Ces noms ne vous sont pas familiers, mais ce sont bien ceux des mascottes de la prochaine Coupe du monde de football, en 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. C’est le 2e Mondial de l’histoire qui sera représenté par plusieurs mascottes, puisqu’en 2002 déjà le Japon et la Corée du Sud avaient présenté aussi trois mascottes.

Pour la Coupe du monde 2026, il y aura tout d’abord Maple, l’élan chargé de représenter le Canada. Son nom désigne l’érable, l’arbre dont la feuille est en plein milieu du drapeau canadien, symbole du pays. Zayu, le jaguar, est là pour visualiser le Mexique avec une référence à l’ancienne civilisation ayant peuplé le pays : les Mayas, qui vénéraient cet animal. Enfin Clutch, l’aigle, plus précisément le pygargue à tête blanche, symbolise sans surprise les États-Unis, qui ont fait de cet animal leur symbole officiel sous la présidence de Joe Biden, depuis 2024.

Habillé en rouge, l'élan, "gardien de but émérite" baptisé Maple, représentera le Canada. Son nom désigne l'érable, l’arbre dont la feuille est en plein milieu du drapeau canadien, symbole du pays. Il "sillonne les provinces et territoires du Canada, tissant des liens avec les habitants et embrassant la riche culture du pays" et "brille par son goût de l'aventure et son instinct infaillible", précise la Fifa.

Zayu, le jaguar, est un "redoutable attaquant" qui "incarne le dynamisme et la fascinante histoire" du Mexique. L'ancienne civilisation Maya vénérait d'ailleurs cet animal. Son nom n'a pas non plus été choisi au hasard: il est "synonyme d'unité, de force et de joie". Tout vêtu de vert, "Zayu fait rayonner la culture mexicaine à travers la danse, la cuisine et les traditions, unissant les peuples par-delà les frontières avec passion et fierté", écrit l'instance.

Enfin, Clutch, l’aigle (plus précisément le pygargue à tête blanche), représentera les Etats-Unis. Cet animal est l'emblème du pays depuis 1782 et est devenu l'oiseau national en 2024 sous la présidence de Joe Biden. "Intrépide sur le terrain et souverain en dehors, Clutch montre l’exemple" et "fédère les personnes autour de lui partout où il va, comme tous les grands milieux de terrain", fait valoir le communiqué.

De gauche à droite : Maple l'élan canadien, Zayu le jaguar mexicain et Clutch l'aigle américain.

Ces trois mascottes seront omniprésentes dans les stades et les pays hôtes et apparaîtront sur des produits dérivés.

Willie le Lion: La Première Mascotte de la Coupe du Monde

Nous sommes à l'été 1966 et l'Angleterre a trouvé ses nouvelles coqueluches. Bobby Charlton et ses coéquipiers viennent de remporter la première - et seule - étoile du royaume à Wembley face à la grande RFA (2-2, 4-2 a.p.). Pourtant, ni l'effigie du Mancunien, ni celles de ses acolytes Geoff Hurst ou Gordon Banks ne trônent dans les foyers britanniques.

La star des étagères, c'est Willie, un petit lion aux traits enjoués né un an plus tôt sous les coups de crayon de Reg Hoye, l'illustrateur de la série Oui-Oui, bestseller de la littérature enfantine de l'époque. Dans l'euphorie vécue par les Anglais cet été-là, Willie devient la personnification du triomphe, celui que tout le monde veut câliner pour montrer qu'il a soutenu les champions du monde.

Willie, star de l'affiche de la Coupe du monde 1966.

« Il était partout, rembobinait Leo Hoye, le fils du dessinateur, auprès de la BBC en 2012. Sur des torchons, des couvre-lits, des tasses... Ça peut paraître normal aujourd'hui mais à l'époque, c'était très nouveau. » Leo Hoye a vécu l'engouement de l'intérieur, lui dont les traits auraient inspiré les premiers croquis du joyeux lion. En un été, Willie a déferlé sur le royaume et les ondes, accompagné d'une chanson, « World Cup Willie », en son honneur. Et pour la première fois, les produits dérivés ont été une généreuse source de revenus.

« Ce petit lion est devenu le premier socle du sport spectacle, de la marchandisation du sport », confirme Florence Touzé, professeur de marketing et communication au sein de l'école Audencia. Lorsqu'il arrive, au milieu des années 60, le sport est surtout perçu comme un divertissement, bientôt transformé en machine à cash par les Anglo-Saxons. « Le marketing commence à se développer et on habitue les enfants à consommer, reprend l'enseignante. La mascotte est un drôle de personnage et elle permet, par son prix, moins élevé qu'une place, de faire partie de l'événement et d'en garder un souvenir. »

« C'est elle qui a lancé le merchandising. C'était complètement visionnaire pour l'époque, une vraie innovation. Le sport devient un spectacle, une expérience avec plein de produits dérivés autour. Et les autres l'ont repris, forcément. »

En vérité, la Fédération anglaise ne fait que recycler un concept apparu à la fin du XIXe siècle. Bibendum, de Michelin, est ainsi né dès 1898. Le sport ne s'est inscrit dans le mouvement qu'au début des années 1960, quand Mr Met, personnage humain doté d'une mini casquette bleue et d'une énorme tête en forme de balle de baseball, a débarqué à New York pour animer les matches des Mets. Mais à la différence de Willie, ces premières mascottes n'étaient pas pensées pour être vendues.

« Les mascottes américaines étaient des bouledogues, des aigles, des animaux qui faisaient peur, devaient galvaniser les joueurs et le public, retrace Steve Knafou, fondateur de Mascotte+, leader du marché en France. Willie, lui, a été pensé pour les enfants et pour être décliné en masse. » Les Anglais ayant imprimé la gentille créature jusque sur des sous-bocks et des tapis de bain, on ne doute pas que le succès a été total. Aucun chiffre officiel ne peut en témoigner mais tous les dirigeants de l'époque s'accordent à dire que la production ne parvenait même plus à suivre après la finale. Les reliques restantes s'échangent encore contre plusieurs centaines de livres sterling sur la toile.

L'Héritage de Willie et l'Évolution des Mascottes

« Elle a lancé le merchandising », insiste Florian Escoubes, qui voit en Willie le pionnier d'une longue série. « C'était complètement visionnaire pour l'époque. Le sport est devenu un spectacle, une expérience assortie de plein de produits dérivés. Et les autres ont pris la suite, forcément. » La suite, c'est Schuss le skieur, créée par le Comité d'organisation des Jeux d'hiver de Grenoble, en 1968, dont le succès sera tel qu'il convaincra le CIO d'adopter une mascotte officielle aux Jeux suivants. Toutes les grandes compétitions prendront ensuite le pli, jusqu'à la Phryge tricolore de l'été 2024. Parfois pour le meilleur, tel Footix, qui a marqué les esprits lors du Mondial 1998, parfois pour le pire. On se rappelle (ou plutôt, on préfère oublier) Amik, le castor froid et un peu trop conceptuel des Jeux de Montréal en 1976, ou Wenlock et Mandeville, le duo londonien de 2012 fabriqué en Chine et que les Britanniques compareront à des pénis.

« Les objets cristallisent l'identité d'un événement, appuie Florian Escoubes, enseignant chercheur spécialisé dans le marketing et le sponsoring sportif. Ils rappellent le souvenir ou l'émotion et la mascotte s'inscrit dans cette dynamique. C'est pour ça qu'il y en a à chaque compétition, en plus des potentiels revenus. Le défi aujourd'hui est d'imaginer un produit authentique et pas un sandwich qui veut faire de l'argent ».

« Willie a créé la recette avec un animal emblématique, les couleurs de l'équipe, mais aussi cette envie de sourire quand on le regarde, énumère Steve Knafou. Elle coche toutes les cases d'une bonne mascotte, même si les normes du design ont évolué depuis. » Autant de qualités présentes dans la Phryge de Paris 2024, même si le choix du Comité d'organisation s'était porté sur un objet plutôt qu'un animal.

«Plus il y a de mascottes, plus la fête sera belle! À l’image de la Coupe du Monde, Maple, Clutch et Zayu sont synonymes de joie, d’énergie et de convivialité", a déclaré Gianni Infantino, le président de la Fifa. "Ces trois mascottes seront essentielles à l’ambiance festive et chaleureuse que nous souhaitons créer autour de cette édition historique. Elles gagneront le cœur du public et susciteront des scènes de liesse, en Amérique du Nord comme dans le monde entier."

REVEALED: The FIFA World Cup 26 mascots!

Tableau des Mascottes Notables de la Coupe du Monde

Année Pays Hôte Mascotte Description
1966 Angleterre Willie Un lion portant un maillot Union Jack.
1998 France Footix Un coq bleu, symbole de la France.
2002 Corée/Japon Ato, Kaz et Nik Créatures futuristes orange, violet et bleu.
2026 Canada/USA/Mexique Maple, Zayu, Clutch Un élan, un jaguar et un aigle représentant chaque pays hôte.

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