Les uniformes City Edition pour la saison 2020/2021 ont désormais tous été dévoilés. Instaurés par Nike et la NBA, les City Jersey sont l’occasion pour les franchises de déclarer leur flamme à leur ville ou leur État. Comme chaque année, il y a des réussites et des ratés. Explorons ensemble l'histoire et la signification de ces maillots, en particulier l'évolution du maillot rose et les hommages rendus par les équipes à travers les City Editions.

Le Maillot Rose : Une Couleur Qui Fait Parler
Le maillot rose en NBA a souvent suscité des réactions variées. Certains apprécient son originalité et son audace, tandis que d'autres le trouvent moins adapté à l'image virile du sport. Cependant, il est indéniable que cette couleur attire l'attention et peut être utilisée pour des causes importantes.
« Je les aime bien. On va ressembler à des cheerleaders », commente Bam Adebayo. « On va briller », poursuit Josh Richardson. « Si on était en octobre, j’aurais apprécié la couleur, car c’est le symbole de la lutte contre le cancer du sein », rappelle Rodney McGruder. « Je n’ai aucun souci avec la couleur, mais je souhaite que ce soit pour une meilleure cause. « Ils sont colorés. Ça a été une surprise pour nous. Ils sont vraiment différents. Je veux voir ce que ça va donner sur le parquet car là, on a uniquement des photos.
Prenons l'exemple de Miami Heat. Après le bleu, le blanc et le noir, les floridiens innovent avec un très clivant uniforme bi-colore, reprenant l’ensemble des coloris utilisés. Tantôt bleu, tantôt rose, ce jersey ne laissera personne indifférent. On aime ou on n’aime pas.
Les Miami Heat ont déjà utilisé la couleur Vice City de noir, rose et bleu bébé. L’uniforme du Miami Heat reprend celui de l’année dernière en passant du noir au blanc comme couleur de base.

City Editions 2020/2021 : Quand les Équipes Rendent Hommage à Leur Ville
Les City Editions sont l'occasion pour les équipes de la NBA de célébrer leur ville, leur histoire et leur culture. Chaque maillot raconte une histoire unique, souvent en lien avec des figures emblématiques, des événements marquants ou des particularités architecturales.
- Atlanta Hawks : La franchise de Georgie a choisi d’honorer la mémoire et l’œuvre de Martin Luther King, qui est né et a grandi à Atlanta. Cet uniforme est une nouvelle version de l’uniforme Peachtree des Hawks lancé il y a trois saisons. Le terme Peachtree est un clin d’œil aux racines de la ville et fait référence à la rue principale d’Atlanta, Peachtree Street, autour de laquelle la ville est construite.
- Brooklyn Nets : Les Nets aiment rendre hommage aux artistes originaires de Brooklyn. Figure de proue de la culture Underground, Basquiat a fait ses gammes dans les rues new-yorkaises.
- Charlotte Hornets : Peut-être l’un des uniformes les plus funs de la cuvée 2020/2021. Cette couleur vert menthe est électrisante. Si l’inscription “Buzz City” est entrée dans les moeurs depuis quelques années, le choix des couleurs mérite qu’on s’y attarde quelque peu.
- Chicago Bulls : Les Bulls ont choisi d’honorer l’architecture Art Nouveau de la ville. Détruite en grande partie par un grand incendie en 1871, Windy City s’est mutée en un laboratoire architectural.
- Cleveland Cavaliers : Cette année, la franchise de Kevin Love a choisi d’honorer la ville de Cleveland, berceau du Rock & Roll, où Alan Freed, célèbre animateur/DJ popularisa le terme. On la retrouve également à l’entrée du Rock & Roll Hall of Fame. L’inscription “Cleveland” présente sur le recto reprend certaines typographies de logos de grands groupes ou chanteurs de Rock. Les Cleveland Cavaliers ont été l'une des équipes qui ont été contre le statu quo et ont plutôt balancé pour les clôtures.
- Detroit Pistons : Cette année encore les Detroit Pistons ont choisi d’honorer leur ville sous l’angle de Motor City. On va finir par savoir que la ville était un haut lieu de l’industrie automobile. Côté design, rien de bien nouveau. L’uniforme des Pistons a été conçu en collaboration avec le rappeur Big Sean, dont l’enfance à Détroit a inspiré une grande partie de sa musique. L’uniforme rend hommage au gymnase de Saint Cecilia, surnommé « The Saint », où de nombreuses légendes ont joué. Véritable institution à Detroit, « The Saint » a été une lueur d’espoir pour de nombreux habitants de Détroit et a créé un endroit sûr pour jouer au basket.
- Golden State Warriors : Les mauvaises langues diront que les Warriors n’ont jamais autant célébré la ville d’Oakland que depuis qu’ils l’ont quittée. C’était déjà le cas l’année dernière et rebelote cette fois encore. Conçu par l’artiste Allison Hueman, basée à Oakland, l’uniforme des Warriors intègre plusieurs éléments de design originaux. Les rayons de soleil qui émanent de la poitrine, symbolisent le pouvoir d’émancipation des femmes et le dégradé de couleurs représente la diversité de la Bay Area. Le résultat, un peu déroutant, débouche sur un uniforme unique qui témoigne des racines profondes des Warriors dans la communauté.
- Indiana Pacers : Les Pacers ont eux décidé de ressortir les rayures, comme pour rappeler le bon vieux temps. Indiana avait adopté un style similaire pour la saison 1997-98 et jusqu’à la campagne 2005-06, la toute dernière de la légende locale Reggie Miller. Sous cette tunique, l’équipe menée à l’époque par le redoutable Reggie Miller, a même fait une apparition en Finales NBA.
- Los Angeles Clippers : Cette année encore, la Street Culture de LA est à l’honneur du côté des Clippers. Même typo GTA, mêmes liserets rouge et bleu. “Back to the roots !
- Memphis Grizzlies : Les Grizzlies de Memphis sont l'une des équipes qui coïncident constamment avec le concept City Edition. La franchise du Tennessee a choisi d’honorer ici la mémoire du chanteur de soul Isaac Hayes. Les couleurs or et turquoise font quant à elles référence à la Cadillac Eldorado 1972 de Hayes.
- Minnesota Timberwolves : Le Minnesota est connu pour être l’État américain situé le plus au Nord. North Stars était aussi le nom de l’ancienne équipe de NHL domiciliée à Minneapolis jusqu’en 1993.
- New Orleans Pelicans : Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Pelicans ont parfaitement compris le concept de rendre hommage à leur ville. “Inspiré” est un euphémisme. L’uniforme des Pelicans a littéralement été cousu à partir du drapeau.
- Oklahoma City Thunder : Le Thunder célèbre cette année l’État d’Oklahoma. La police utilisée reprend celle du drapeau de l’État. Les Oklahoma City Thunder sont les champions en défense, et ils ont semblé presque imbattables jusqu'à présent pendant la saison 2025-26.
- Phoenix Suns : Cette saison, les Suns ont choisi d’honorer la ville de Phoenix et son aire urbaine, que l’on surnomme “The Valley of the Sun.” Il faut aimer les couleurs, mais l’ensemble est hyper réussi. Le tout dans un dégradé pixelisé tirant du jaune orangé au violet. L’inscription “The Valley” en blanc complète le design. L’uniforme des Suns célèbre les cultures amérindiennes et les 22 tribus indigènes qui vivent dans cette région depuis des milliers d’années. La couleur turquoise représente la pierre de protection, ou pierre vivante, qui a une signification particulière dans la communauté indigène locale. Un ruban noir accueille de multiples inscriptions signifiant « soleil » dans toutes les langues tribales de l’Arizona.
- Portland Trail Blazers : Les Trail Blazers célèbrent ici l’esprit pionnier de l’État, ses paysages ainsi que les tribus qui ont fait de ces terres leur maison. Le design plutôt épuré raconte donc beaucoup de choses avec peu d’éléments. Le flocage “Oregon” orne le recto du jersey dont le graphisme est inspiré du célèbre panneau lumineux qui trône fièrement dans le vieux Portland.
- San Antonio Spurs : Alléluia ! Nos prières ont enfin été entendues. Après des années à honorer l’armée avec des uniformes aux motifs camo divers et variés, les Spurs ont décidé de tourner la page. Et quelle réussite ! Les plus observateurs noteront également les petits motifs “fiesta” très en vogue sous l’ère Robinson. Mais tout doucement. Le noir, prédominant, lui apporte une touche de sobriété qui manquait à la précédente version. La coloration de la fête des Spurs de San Antonio est classique.
Certaines équipes ont parfois moins de succès dans leurs choix, comme les Knicks qui s’illustrent de la mauvaise manière. No offense aux fans de l’institution New-Yorkaise. Mais là, ils tendent le bâton pour se faire battre.
D'autres rendent hommage à des époques spécifiques de leur histoire. L’uniforme est inspiré des tenues à fines rayures que portaient les joueurs d’Orlando dans les 90’s. Pas moche, mais pas réussi non plus. Les fans des Sixers de la fin des années 90 attendaient ça depuis longtemps. De là à dire que leur vœu a été exaucé, il ne faut pas pousser. Mais ne soyons pas trop dur, il n’est pas si mal. En plus, une anecdote sympa se cache derrière. Ce à quoi la franchise avait répondu que s’il gagnait le trophée de Rookie de l’année, son souhait deviendrait réalité. Simmons a dû se montrer patient, mais les Sixers ont tenu promesse.
Enfin, certaines équipes comme les Raptors aiment rendre hommage à la ville de Toronto par le biais du célèbre rappeur Drake. Oui, Drake est un enfant du pays. Mais, comme Détroit et Motor City, il faudrait maintenant passer à autre chose. Ils nous ont pondu une copie de celui de l’année dernière, passant du blanc au … gris clair. Youhou ! Même inscription “DC”, même graphisme, mêmes étoiles et mêmes bandes. RAS ! Et oui, 10 ans déjà. Ça ne nous rajeunit pas. Une référence à cet animal mythologique qui veille sur la ville de Dallas. Ah oui, les Mavs célèbrent également leur 40ème anniversaire cette année. Et 40 ans, ça se fête !
Rappelant les uniformes de la fin des années 2000, une époque pas si glorieuse pour la franchise, les couleurs ont été revues pour lui donner un petit quelque chose de très contemporain. Quand les premières images du jersey ont fuité, l’excitation de l’attente a très vite laissé place à l’incompréhension. Rassurez-vous, même si ce bleu est un choix douteux, il y a une explication rationnelle.
Derrick Rose : Une Légende des Bulls Honorée
Outre les City Editions, la NBA est également le théâtre d'hommages individuels. Derrick Rose, ancien meneur des Chicago Bulls, est un exemple emblématique. Son numéro 1 a été retiré par la franchise, rejoignant ainsi les légendes telles que Jerry Sloan, Bob Love, Michael Jordan et Scottie Pippen.
Derrick Rose lors de son hommage la saison dernière (D. ma liste commenter réagir Son numéro va rejoindre celui d'autres légendes sur le toit du United Center des Chicago Bulls. À côté du 4 de Jerry Sloan, du 10 de Bob Love, du 23 de Michael Jordan et du 33 de Scottie Pippen, flottera désormais aussi le numéro 1 de Derrick Rose. Après un ultime hommage qui aura lieu dans la soirée du 24 janvier 2026 à l'occasion du match entre les Bulls et les Celtics, plus personne n'aura le droit de porter le numéro 1 à Chicago. Drafté en 2008 par la franchise de l'Illinois, le natif de Chicago a fait les beaux jours des Bulls qui peinaient à se relever de l'ère Jordan. Rookie de l'année 2009, il a été trois fois All-Star avec Chicago (de 2010 à 2012) et a remporté le trophée de MVP en 2011, pour sa troisième saison NBA. Aujourd'hui encore, Derrick Rose est toujours le plus jeune joueur (22 ans, 6 mois et 30 jours) de l'histoire de la ligue à avoir remporté ce trophée. Cette année-là, il avait porté les Bulls jusqu'en finale de la Conférence Est (perdue 4-1 contre Miami).
Par la suite, la carrière de Derrick Rose a été marquée par les blessures : en 2012, lors des play-offs, il est victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, lui faisant louper toute la saison 2012-2013. Après cette blessure, il n'a jamais vraiment réussi à retrouver son explosivité. Après des passages à New York, Cleveland, Minnesota, Detroit et Memphis, il avait pris sa retraite en septembre 2024.
Drafté en première position en 2008, Rose a révolutionné le jeu des Bulls pendant sept saisons. Élu Rookie de l’année en 2009, il a décroché le titre de MVP en 2011 à seulement 22 ans, 6 mois et 30 jours, devenant ainsi le plus jeune lauréat de l’histoire de la NBA. Ému par cette annonce, Rose a réagi sur ses réseaux sociaux : « Le jeu m’a donné plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. D’Englewood aux bannières, mon histoire a toujours été de rendre la ville fière. Ce n’est pas pour moi, c’est pour Chicago. Trois fois All-Star (2010-2012), il a qualifié Chicago pour les play-offs à six reprises.
Les Bulls ont également annoncé qu’ils célébreront Rose tout au long de la saison avec des figurines collector distribuées lors de quatre matchs, commémorant ses moments les plus marquants. Après des passages à New York, Cleveland, Minnesota, Detroit et Memphis, Rose avait pris sa retraite en septembre 2024.
Ce serait ma façon de me rapprocher du Top 75, et je dis cela uniquement parce que c’est lié au MVP", a-t-il expliqué à ESPN. "Il n’y a qu’une poignée, un petit groupe qui a obtenu ce trophée. Et le fait de penser que cette façon de jouer, la façon de jouer de Chicago, n’est pas dans les 75 meilleurs joueurs de l’histoire, cela vous fait un peu réfléchir ou remettre les choses en question."Il sera célébré ce samediLe voeux de l'ancien meneur va finalement être exaucer. Ce samedi, la franchise va retirer le numéro 1 de Rose dès la saison prochaine, lui qui est devenu le plus jeune MVP de l'histoire de la NBA en 2011. Il honore les personnes qui ont apporté des contributions extraordinaires à l'organisation et ont forgé des liens profonds et durables avec les fans. Il reconnaît ce lien émotionnel et la grande influence qu'un joueur a eu sur l'équipe et l'identité de l'organisation. Les deux formations s’échaufferont avec un T-shirt en hommage à l’ancien meneur des Bulls. Sur ce T-shirt, les chiffres 1,4,25.

En conclusion, les maillots roses et les City Editions sont des éléments importants de la culture NBA, permettant aux équipes et aux joueurs de rendre hommage à leur histoire, leur ville et leurs légendes.