Chaque année, l'intérêt des Français pour les sports américains comme le basket-ball ne cesse de croître, notamment grâce à une médiatisation grandissante. Les maillots des équipes NBA, en particulier ceux des Portland Trail Blazers, suscitent une curiosité pour leur design et l'histoire qu'ils racontent.

Un hommage à l'Oregon
Le maillot des Portland Trail Blazers met en avant deux éléments clés de l'Oregon : la beauté de ses paysages et l'histoire des tribus indiennes. L'hommage est clair, et le changement est radical par rapport aux designs précédents.
Au lieu du logo habituel, on retrouve des triangles bleus au niveau de l’étiquette du short. Il s’agit vraisemblablement d’une référence aux tribus indiennes de l’Oregon - d’ailleurs, ces formes sont intégrées dans un ensemble qui reprend les formes de l’état d’Oregon. En analysant l’ensemble, on constate que les bandes latérales de couleurs se prolongent le long du short, formant un ensemble cohérent et visuellement assez original. Quoqu’il en soit, on apprécie les références géographiques et historiques sur l’Oregon.
JAIL BLAZERS, QUAND PORTLAND FAISAIT LA LOI – LE RÉTRO #42

Mitchell and Ness : Une marque historique
Pour comprendre l'histoire des maillots NBA, il est essentiel de connaître Mitchell and Ness. Fondée en 1904 à Philadelphie par Frank P. Mitchell, un ancien champion de tennis, et Charles M. Ness, un passionné de golf, l'entreprise a commencé par concevoir et revendre des raquettes de tennis et des clubs de golf.
Par la suite, ils se sont diversifiés en équipant les équipes locales de baseball et de football avec des uniformes. À partir de 1933 et pendant de nombreuses années, M&N fut l’équipementier des Eagles de Philadelphie, équipe de la ligue nationale de football (NFL). À la fin des années 1970, la marque américaine décide de se concentrer sur la vente au détail, principalement le matériel de ski et les équipements de hockey sur gazon.
Au début des années 80, le ralentissement de l’activité met en danger la société, et en 1983, Mitchell and Ness est au bord du gouffre, prêt à mettre la clef sous la porte. Elle ferme tous ses entrepôts et licencie tous ses salariés et en est réduit à une seule boutique à Philadelphie. Cette découverte lui a inspiré la fabrication de jersey vintage.
Le 6 Juillet 1987, c’est un peu la consécration, avec un article dans Sports Illustrated, avec en titre, « Baseball Flannels are hot ». Dans cet article on retrouve notamment une popularité grandissante de la mode « sportswear », ainsi que de la nouvelle méthode de fabrication de Mitchell and Ness.
En 2007, la marque se diversifie, en produisant des casquettes et bonnets des plus grandes franchises de NBA, NFL, NHL ou encore de NCAA.
Quand un numéro devient une affaire
L'anecdote de Jamal Crawford illustre l'importance que peuvent avoir les numéros de maillot pour les joueurs. Nouveau venu chez les Blazers de Portland, Jamal Crawford était prêt à tout pour conserver son numéro 11 fétiche. Depuis qu'il a rejoint les parquets de NBA en 2000 avec les Chicago Bulls, Jamal Crawford n'a quitté son n°11 que le temps de quelques matchs.
Comme l'a détaillé un journaliste de l'Oregon Live, Crawford a demandé au capitaine de l'équipe, LaMarcus Aldridge, de plaider sa cause auprès de Babbitt. La négociation a duré plusieurs jours par textos interposés, le titulaire du n°11 faisant tout pour augmenter les enchères. Je n'accorde pas beaucoup d'importance au numéro que je porte, ça ne compte pas tant que ça pour moi". Et d'ajouter, un brin moqueur : "Je suis un homme heureux. Jamal est un homme heureux.
Tableau récapitulatif des éléments clés
| Élément | Description |
|---|---|
| Motifs du maillot | Beauté des paysages de l'Oregon et histoire des tribus indiennes |
| Triangles bleus | Référence aux tribus indiennes de l'Oregon |
| Mitchell and Ness | Marque historique spécialisée dans les équipements sportifs vintage |
| Jamal Crawford | A négocié pour conserver son numéro 11 chez les Blazers |