Maillot NBA Lakers Black Mamba: Histoire et Signification d'un Hommage à Kobe Bryant

Le maillot NBA Lakers Black Mamba est plus qu'un simple uniforme; c'est un symbole d'hommage à l'une des plus grandes légendes du basketball, Kobe Bryant. Ce maillot spécial, porté par les Lakers, incarne l'esprit de compétition, la détermination et l'héritage indélébile de Bryant.

L'Héritage de Kobe Bryant et les Lakers

En remportant le 17è titre de l’histoire de la franchise, les Lakers sont remontés sur le toit de la NBA, dix ans après la bague remportée par la bande à Kobe Bryant. Forcément, l’ombre de Kobe planait au-dessus des Lakers version 2020 dans leur quête de titre. La tragédie du début d’année avait véritablement secoué la planète sport, avec comme épicentre Los Angeles et la mythique franchise californienne.

Après les larmes et les hommages, la perte de Bryant était devenue une source de motivation supplémentaire pour les hommes de Frank Vogel. Mais ils savaient que le meilleur moyen de lui rendre hommage, c’était de remporter un titre NBA une décennie après la cinquième et dernière bague de Kobe. Après avoir laissé passer une première occasion de conclure vendredi, les Angelinos n’ont laissé aucune chance au Heat dans le Game 6, remporté aisément grâce notamment à une défense suffocante.

Après la rencontre, au milieu des confettis et des trophées, Anthony Davis a été interrogé par Rachel Nichols d’ESPN sur la signification de ce titre par rapport à Kobe, qui avait pris AD sous son aile lors des Jeux Olympiques 2012. « Depuis la tragédie, on ne voulait qu’une seule chose, gagner pour lui. On ne l’a pas laissé tomber. Je sais qu’il nous regarde de tout là-haut, et qu’il est fier. Je sais que Vanessa est fière de nous, tout comme la franchise. Cela compte beaucoup pour nous. C’est un moment difficile.

Aux abords du Staples Center, les célébrations n’ont pas tardé après la victoire de LAL. Les Lakers fans ont scandé des « Kobe, Kobe ! », comme si le Black Mamba venait de remporter le titre de MVP des Finales. La fin de l’histoire est belle, et on se souviendra clairement de cette année 2020 du côté de la Cité des Anges, pour le meilleur comme pour le pire.

Ce titre, c’est également un soulagement après des années de galère post-Kobe. Suite au back-to-back de 2009 et 2010, les Lakers ont connu une descente aux enfers. Dans un premier temps, ils n’ont pas réussi à retrouver les Finales, et on se souvient de la débâcle Chris Paul avec le transfert avorté par David Stern. Un tournant. Et puis il y a eu la rupture du tendon d’Achille de Bryant en 2013, qui a précipité la chute de la franchise de La La Land.

Six saisons consécutives sans Playoffs, la plupart dans les bas-fonds de l’Ouest avec en plus la pire campagne de l’histoire des Lakers en 2015-16 (17 victoires), qui était d’ailleurs la toute dernière de Kobe. Dur dur. Mais tout ça, c’est désormais du passé. En janvier dernier, la Lakers Nation pleurait la perte de l’une de ses plus grandes légendes. Aujourd’hui, elle peut fêter le retour au sommet de sa franchise fétiche, en ayant évidemment une grosse pensée pour Kobe, Gigi, et tous les autres qui ont quitté la vie dans ce terrible accident d’hélico.

Los Angeles avait décidé de caler un Kobe Bryant Day hier, afin de rendre de multiples hommages à l’icône de la ville. Le choix de la date ne laissait rien au hasard puisqu’ il s’agissait du 24/8, soit les deux numéros qu’il a arborés durant sa carrière.

Les Numéros 8 et 24 : Deux Étapes d'une Carrière Dense

« Je pense que le 24 a mûri et a eu plus de perspective sur les choses. Le 8 était comme un cheval de course : vous avez les œillères, vous voyez une chose et vous foncez. Au final, ces deux numéros retracent la trajectoire globale de l'un des meilleurs joueurs de l'histoire, deux étapes d'une carrière dense, riche. Ce serait plus simple et plus logique de retirer les deux numéros, non ? Sont quand même pas trop mauvais en com, ces ricains.

Dans le cadre du soixante-quinzième anniversaire de la NBA - et quelques mois après le soixante-seizième d’Udonis Haslem -, la NBA a décidé de photomonter certaines des plus grandes actions de l’histoire en remplaçant leur protagoniste de l’époque par un joueur actuel. Parce que quelque part dans le monde et sans crainte du blasphème, un petit employé en communication s’est foutu devant un ordi pour placer le corps de Zach LaVine par-dessus celui de Michael Jordan.

La transversale entre les différents époques est une superbe idée pour honorer l’histoire d’une Ligue qui continue de s’écrire et faire le lien entre différentes personnalités qui ont marqué, qui marquent et qui marqueront encore la NBA. Dans l’analyse que l’on se fait des photos ci-dessous - aussi brève soit-elle - tout laisse à penser que les choix de substitution ne sont pas laissés au hasard.

Le fadeaway de Luka Doncic sur Chris Bosh n’attire pas réellement l’œil par exemple, tant la comparaison entre Dirk Nowitzki et le Slovène est évidente. Il suffit de se concentrer un peu pour tilter que l’on a remplacé un blondinet européen par un autre, et que peu importe les accomplissements que n’a pas encore topé Luka Magic, l’on retiendra que chacun fut le leader de la franchise texane à son époque respective.

Celui qui est tombé amoureux du basket-ball grâce à Kobe Bryant - devenu son mentor quelques années plus tard - réinterprète l’une de ses actions les plus iconiques, en deux temps. Le 4 décembre 2009, le Black Mamba avait crucifié le Heat en posant un gros fadeaway au buzzer sur la tête de Dwyane Wade.

Votre grand-père ferait sûrement une crise de nerfs en voyant LaMelo Ball incarner Magic Johnson, mais force est d’admettre que les profils des deux meneurs ne sont pas totalement étrangers : des grandes tiges au sens de la création anormal pour les centimètres possédés, même si le plus jeune n’a pas encore 1/50 de la carrière de Buck.

On va tranquillement revoir la définition du mot respect avec Marcel l’arceau, parce que lui se souvient encore du contentieux entre la franchise de Pennsylvanie et l’ancien des Raptors. Plus sérieusement, le choix d’envoyer Fun Guy placer « le lay-up le plus compliqué de tous les temps » à la place de Julius Erving est cohérent.

L’envergure et le body control de Kawhi font qu’il pourrait tranquillement tenter ce genre de move bras tendu, tout en restant une demi-heure dans les airs. On apprécie également la comparaison Rudy Gobert - Bill Russell, même si leurs armoires à trophées restent encore bien distinctes.

Pour ce qui est du Chris Paul façon Bob Cousy en sortie d’écran, c’est marrant de se dire que le montage ait été validé. Le All-Star des Suns semble juste malade et privé de bouffe depuis six mois. Enfin, on termine avec le boss du trashtalking et sa relève : l’incarnation de Reggie Miller par Trae Young ! Incroyable.

À quand ce genre d’opération de communication dans le championnat de France ? Non en vrai, difficile de faire réagir qui que ce soit en posant la figure d’Axel Julien sur le corps de Valéry Demory.

OPÉRATION MAMBA | Comment Kobe Bryant a sauvé le basket américain | Documentaire

Les Débuts de Kobe Bryant

Né le 23 août 1978 à Philadelphie, Kobe Bryant a traversé trois décennies pour devenir l’un des plus grands joueurs de tous les temps, et simplement un géant du sport mondial. Avant même Philadelphie, la première grande étape de la carrière de Kobe Bryant s’inscrit en Europe.

En Italie, plus précisément. Son père, Joe, y passe huit années - de 1984 à 1991 - sous les couleurs de Rieti, Reggio Calabria, Pistoia et Reggio Emilia. Sportivement, il suit la formation à l’européenne. Sa carrière derrière lui, il avoue avoir été capable de dribbler, shooter main gauche ou d’avoir perfectionné ses appuis grâce à ses années italiennes. Sans la botte, Kobe ne serait pas devenu Bryant.

Juste après le chapitre italien, Kobe Bryant, toujours par le biais de la carrière de son père, ouvre une nouvelle parenthèse de sa jeunesse, à Mulhouse ! Le gamin de douze ans est scolarisé en Suisse - il voulait rejoindre une école française, mais ses parents refuseront - mais le soir, il est bien présent dans l’hexagone pour enchaîner les shoots dans un coin du gymnase du FC Mulhouse.

Les premiers exploits notables de Kobe Byrant arrivent au lycée Lower Merion près de Philadelphie. Certes, il n’est encore que le fils de son père à cet instant, mais son talent est énorme. Les statistiques de sa première année ? 31.1 points, 10.4 rebonds et 5.2 passes. Meilleur lycéen du pays, il imite Kevin Garnett, drafté en 1995 sans avoir été à l’université, et décide de se lancer dans le grand bain dans le NBA.

En effet, citons Roland Lazenby, auteur d’une biographie de référence sur Kobe Bryant : « Il est devenu professionnel à la sortie du lycée, avec le travail de l’ombre d’Adidas. » L’histoire est connue : le jeune lycéen est sélectionné par les Hornets, puis échangé par les Lakers qui l’associeront avec Shaquille O’Neal, signé en juillet 1996.

Roland Lazenby rajoute : « C’était la volonté de la marque aux trois bandes de trouver le prochain Michael Jordan. Sonny Vaccaro, qui travaillait pour Adidas après avoir été viré de chez Nike, a identifié Bryant alors qu’il était inconnu dans le monde du basket. La marque a fait de gros efforts pour que Kobe devienne professionnel et atterrisse aux Lakers. Les gens, quand c’est arrivé en 1996, pensaient que c’était Kobe et sa famille qui avaient fait tout ça, que c’était un adolescent qui se comportait comme le grand Jordan. Cela a donc généré de la colère. Mais c’est Adidas. Joe Bryant avait été basketteur professionnel pendant 16 ans donc on pensait qu’il était à l’abri du besoin. Mais la vraie raison pour laquelle Kobe est devenu professionnel, c’est que sa famille avait besoin d’argent.

Les Premières Années NBA

Huit ans après Michael Jordan et trois ans avant Vince Carter - peut-être les deux plus grands vainqueurs du concours - Kobe Bryant a lui aussi inscrit son nom au palmarès du Slam Dunk Contest. Il est encore plus remarqué dans le Rookie Challenge où il plante 31 points avec 8 rebonds en 26 minutes. Mais l’Ouest s’incline et c’est le numéro un de la Draft qui repart avec le trophée de MVP.

L’ascension du “Golden Boy” n’est pas aussi fulgurante qu’on peut l’imaginer. Surnommé « Showboat » (traduction : fanfaron, frimeur), son talent est certain, ses qualités en un-contre-un indéniables, mais il manque parfois de puissance et surtout de sens collectif. Son coach, Del Harris, l’utilise avec parcimonie. L’odeur des playoffs lui permet d’avoir sa chance. Dans le Game 4 de la demi-finale de conférence, les Lakers et le Jazz ne se lâchent pas dans le money-time, mais Shaquille O’Neal est sorti pour six fautes. Les derniers ballons passent donc par Kobe Bryant.

La dernière possession est un cadeau de son coach, déterminé à profiter du talent individuel de sa perle. Le shoot est un airball. Un gamin de même pas 19 ans aurait pu être détruit pas cet épisode. Il n’a certes pas eu peur, mais s’est manqué dans les grandes largeurs. Seulement, Kobe Bryant n’est pas fait du même bois que les autres. Il va se servir de ces instants comme d’une motivation.

Les Confrontations avec Michael Jordan

Les affrontements entre le jeune Kobe Bryant et Michael Jordan resteront dans l’histoire comme des passages de témoin entre les deux meilleurs arrières de l’histoire. Le symbole est parfait : un jeune talent de 18 ans vient défier le plus grand joueur de l’histoire, avec lequel il partage la même morphologie, les mêmes qualités athlétiques et la même mentalité.

C’est un moment unique, comme si Shaquille O’Neal avait affronté Wilt Chamberlain. Les Bulls sont privés de Scottie Pippen et Michael Jordan assure les affaires courantes avec 36 points et la victoire. En face, le jeune Kobe brille devant le public de Chicago avec 33 points.

Quelques semaines après ce match resté dans les mémoires, les deux joueurs se retrouvent au Madison Square Garden. Kobe Bryant est désormais un All-Star et il est bien décidé à voler la vedette aux meilleurs joueurs du monde. Surtout que Michael Jordan est souffrant et jamais loin de son mouchoir. Mais un Jordan malade - le « Flu Game » l’a prouvé - n’est pas bon à prendre tout de même.

Micahel Jordan terminera avec 23 points, 8 passes, 6 rebonds et le titre de MVP en poche après la victoire de l’Est. Kobe Bryant, lui, rend 18 points et 6 rebonds. Le talent et l’audace étaient avec Kobe, l’expérience et la maîtrise avec Jordan.

Les Premiers Titres NBA

Trois ans après sa mésaventure à Utah, Kobe Bryant est en Finals face aux Pacers, avec Shaquille O’Neal au sommet à ses côtés. Seulement, comme face au Jazz en 1997, Shaq est touché par les fautes dans le Game 4 et doit rejoindre le banc alors que la partie se dirige vers les prolongations. Mais le contexte est trop beau pour laisser passer l’occasion d’être un héros. Devant un Conseco Fieldhouse désabusé, Kobe Bryant, pas encore 22 ans, prend les choses en main et marque trois shoots capitaux dans la victoire des Lakers. Los Angeles mène 3-1 et filera vers le titre dans le Game 6.

Si le triplé des Lakers au début des années 2000 porte logiquement la (grosse) marque de Shaq, Kobe Bryant a souvent tutoyé les sommets. Les playoffs 2001 en sont une preuve éclatante. Au second tour, contre les Kings, il compile 35 points à 47% de réussite, 9 rebonds et 4.3 passes de moyenne. Dans le dernier match de la série, il rend une copie monstrueuse : 48 points et 16 rebonds ! En finale de conférence, face aux Spurs, champions en 1999, la sanction est la même et les moyennes toujours sublimes : 33.3 points à 51% de réussite, 7 rebonds, 7 passes.

Toujours un peu malmené par le public de Philadelphie depuis son arrivée en NBA, Kobe Bryant va vivre une des soirées les plus difficiles de sa carrière pendant le All-Star Game 2002. Nul n’est prophète en son pays, on le sait, ce qui se vérifie aussi avec Allen Iverson.

Alors qu’il n’a pas encore fêté ses 24 ans, Kobe Bryant entre dans l’histoire de la ligue avec un troisième titre consécutif, remporté aisément contre les Nets de Jason Kidd et Kenyon Martin (4-0). C’est encore Shaquille O’Neal qui repart avec le trophée de MVP, mais Kobe a assuré avec une série très propre : 26.8 points, 5.8 rebonds, 5.3 passes, 51% de réussite et 54% à 3-pts.

La Dimension de Kobe Bryant

Surtout que la saison suivante, celle de l’éventuel quadruplé donc, Kobe Bryant prend une nouvelle dimension. Il conclut l’exercice avec 30 points de moyenne, 6.9 rebonds et 5.9 passes, faisant de lui un véritable candidat pour le titre de MVP - il terminera 3e des votes.

La moyenne est donc monstrueuse : 44 points à 49.6% de réussite et 47% à 3-pts ! On ne peut pas oublier également les quatre rencontres à plus de 35 points précédentes à cette série historique. Le futur MVP 2008 va donc inscrire plus de 35 points pendant 13 matches de suite pour 42.4 points par match à 48.7% et 45.5% à 3-pts !

Malheureusement, si “His Airness” était au sommet du temps des Bulls, et Kobe Bryant encore un peu tendre, cette fois-ci, Bryant est en pleine force de l’âge quand Jordan est vieillissant et gêné par ses genoux. Kobe ne fait pas de sentiment et il sort un de ses plus grands matches : 55 points à 9/13 à 3-pts. Michael Jordan (23 points) ne peut que constater que l’élève est devenu, lui aussi, un maître.

Si les Lakers ne remportent pas de quatrième titre de suite, la carrière de Kobe Bryant prend véritablement son envol. Il est le futur de la ligue et la comparaison avec Michael Jordan commence à devenir de plus en plus frappante.

Les Difficultés et le Retour au Sommet

En juillet 2003, sa vie bascule toutefois : il est accusé de viol par une employée de 19 ans de l’hôtel où il séjourne. Outre l’impact personnel sur sa vie, sa carrière est affectée. Toute la saison, il doit ainsi jongler entre les entraînements, les matchs et les auditions devant les juges, dans le Colorado. Finalement, les charges pénales seront abandonnées quand la plaignante refusera de témoigner lors du procès.

Il n’était tout de même pas loin d’accrocher une quatrième bague à ses doigts. La « superteam » des Lakers avec Karl Malone et Gary Payton parvient à rejoindre les Finals pour affronter les Pistons, équipe de cols bleus dirigée par Larry Brown. Mais c’est bien Kobe Bryant, certes héros du Game 2 avec son shoot décisif, qui rate sa série. Peu concerné collectivement, il prend des shoots compliqués et ne parvient pas à se sortir du marquage de Tayshuan Prince. Il termine avec 22.6 points de moyenne à 38% de réussite et 17% à 3-pts ! Los Angeles s’incline 4-1.

La dynastie des Lakers explose durant l’été 2004. Shaquille O’Neal est envoyé à Miami, Phil Jackson quitte le navire. Kobe Bryant, lui, reste et prolonge pour sept saisons et 136.4 millions de dollars. De plus, à ce moment-là, ses problèmes judiciaires ne sont pas encore terminés. Son image est encore floue chez de nombreux observateurs.

Alors que lui galère pour emmener sa troupe vers les playoffs. L’équipe est faible, Kobe Bryant n’est pas encore un leader, il est trop cash, sans filtre et il profite surtout d’avoir les clés du camion pour conduire à la vitesse qu’il désire. Il a même pris du poids (il pèse alors 105 kg) pour affronter ce nouveau défi, ce nouveau chapitre.

C’est une déception collective et individuelle. Le système offensif de Rudy Tomjanovich manque de repères et Kobe Bryant se met à regretter l’attaque en triangle de Phil Jackson. Le All-Star Game de 2005 est, ironie du sort, organisé à Denver, dans le Colorado. L’accueil est glacial, son match sans saveur.

La riche carrière de Kobe Bryant est une accumulation de tournants. Les départs de Shaq et Jackson étaient un virage sévère. Le retour du dernier cité également. Kobe Bryant va donc retrouver l’attaque en triangle et un coach en qui il peut avoir une confiance aveugle, malgré le passif et les polémiques. Kobe Bryant, qui ne semblait pas convaincu par sa venue quelques semaines plus tôt, a appelé Phil le matin de l’annonce.

Si l’attaque en triangle permet aux Lakers de retrouver un équilibre offensif, Phil Jackson se permet des libertés comme il l’avait fait avec Shaq. Kobe Bryant est au sommet de son art individuel. Lire cette saison est toujours compliquée plus de dix ans après : est-ce la plus belle démonstration du talent de Kobe Bryant, véritable génie balle en main et monstre en un-contre-un ? Ou, au contraire, la preuve qu’il n’est qu’un soliste qui préfère shooter à 9 mètres sur deux défenseurs que faire une passe ? La suite apportera des réponses.

Le Match à 81 Points

Le chiffre est toujours aussi stupéfiant. Le 22 janvier 2006, face aux Raptors, Kobe Bryant réalise l’impensable : tutoyer les 100 points de Wilt Chamberlain. Sa ligne statistique ? 81 points à 28/46 aux shoots (61 %) 7/13 à 3-pts, 18/20 aux lancers, 6 rebonds et 3 interceptions. Ses 81 points sont gravés dans le marbre des plaques de la NBA.

Il y a des matches qui marquent une époque et installent un souvenir unique dans la tête de tous les fans de basket du monde. Changement de peau. Après dix années à porter le numéro 8, Kobe Bryant décide de prendre le numéro 24, son numéro d’origine au lycée, avant d’avoir pris le 33 en hommage à son père. Il avait choisi le « 8 » plus jeune, dans un camp ABCD d’Adidas, où il s’était fait repérer.

D’ailleurs, écoutons Kobe Bryant qui raconte ce changement : « C’est clair comme de l’eau de roche pour moi parce que ce sont deux personnes différentes dans un certain sens. On a une certaine mentalité quand on arrive dans la ligue, on est littéralement un chasseur de têtes, n’est-ce pas ? Parce que tu veux te faire un nom et dire : ‘J’ai ma place ici’. Et pour ça, tout le monde doit partir. Puis tu atteins un niveau de maturité et ce numéro 24 arrive, il s’agit moins de domination, mais plutôt de se demander : ‘Comment est-ce que je peux aider les autres à grandir, comment emmener un ensemble de gars à former un groupe ?’.

Les Dernières Années et l'Héritage

Les chiffres sont vertigineux. Entre le 16 et 23 mars, Kobe Bryant inscrit 225 points avec 76 shoots inscrits, soit 56 points de moyenne à 54% de réussite ! Un bilan prodigieux pour un arrière qui shoote autant de loin. On ajoute alors 56 lancers-francs à 93%, et on obtient la série offensive la plus impressionnante des 40 dernières années. Le cinquième match, il « échoue » à 43 points contre les Warriors.

Ainsi, il rejoint Wilt Chamberlain sur une planète unique où il demeure le seul joueur extérieur. La performance est immense, historique et monstrueuse. Il suffit de choisir l’adjectif le plus précis : « Kobesque » peut-être. Les éloges se multiplient, le Bryant scoreur pur est à son apogée et jamais depuis Michael Jordan, la ligue n’avait observé pareil phénomène au scoring.

Ce changement de mentalité, symbolisé par le numéro 24, se traduit dans le début de saison 2007-2008. Les Lakers progressent et réalisent de très bons premiers mois. Il manque encore un élément pour qu’ils deviennent un poids lourd mais les bases sont intéressantes. Los Angeles devient alors la meilleure équipe de l’Ouest et Kobe Bryant touche enfin au trophée de MVP, devant le jeune Chris Paul notamment.

La rivalité entre les Celtics et les Lakers ouvre une nouvelle page de son histoire en 2008. Le « Big Three » de Boston (Paul Pierce, Kevin Garnett et Ray Allen) affronte le duo Bryant-Gasol. Meilleure défense du pays, la formation de Doc Rivers fait déjouer Kobe Bryant et le triangle. Les Finals changent de direction quand les Celtics reviennent d’un retard de 24 points dans le Game 4 au Staples Center. Kobe Bryant et sa bande étaient à quelques minutes de revenir à 2-2, ils sont menés 3-1 et seront humiliés dans le Game 6 à Boston : + 39 !

Opéré du genou, le « Mamba » manque les championnats du monde 2006, où Team USA s’incline en demi-finale et il arrive à Pékin en 2008, dans un pays où il est vu comme un Dieu, avec une image redorée et une envie de bien faire, de gagner bien sûr. Voici ce que nous écrivions pour commencer le résumé de cette rencontre, le 2 février 2009 : « C’était le jardin de Michael Jordan. C’est devenu celui de LeBron James.

Une partie de la réconciliation entre Shaq et Kobe intervient en février 2009. Shaq est en fin de carrière, mais il garde toujours un titre d’avance sur Kobe, remporté av...

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