L'histoire des maillots de champions NBA est riche et complexe, marquée par l'évolution des équipementiers, le design des tenues et les numéros portés par les joueurs légendaires. Des premiers équipementiers exclusifs aux contrats actuels avec Nike, en passant par les numéros retirés en hommage aux plus grands, plongeons au cœur de cette histoire passionnante.

Les équipementiers de la NBA : Une histoire de contrats et d'exclusivité
Nike est aujourd’hui l’équipementier officiel de la NBA, et il est difficile de passer à côté lorsqu’on regarde un match. Mais qui se souvient des équipementiers de la Ligue dans les années 1980 ou 2000 ?
MacGregor Sand-Knit : Le premier équipementier exclusif
L’entreprise MacGregor Sand-Knit est considérée comme le premier équipementier exclusif de la NBA. Cet accord exclusif fut une véritable aubaine pour la firme qui était en pleine expansion. Cependant, MacGregor Sand-Knit montra rapidement des signes de faiblesse. La NBA entrait dans l’ère du marketing et avait absolument besoin d’un partenaire avec les reins solides.
Alors que le contrat prévoyait une durée initiale de 5 ans, celui-ci pris fin à l’issue de la saison 1989-90. Suite à la rupture de son contrat avec MacGregor Sand-Knit, la NBA s’empressa de trouver un équipementier capable de répondre à cette forte demande.
La fin de l'exclusivité et l'arrivée de nouveaux acteurs
L’année 1997 fut un tournant dans l’histoire des équipementiers, puisque la NBA abandonna le concept d’exclusivité. Fini le temps où une seule firme raflait la mise. Cependant la société de Caroline du Nord conserva l’exclusivité sur le merchandising jusqu’en 2002.
- Starter gèrait 9 équipes : Charlotte Hornets, Cleveland Cavaliers, Denver Nuggets, Golden State Warriors, Houston Rockets, Milwaukee Bucks, Minnesota Timberwolves, New York Knicks et Sacramento Kings.
- En 1999, Stater, alors en difficultés financières dut laisser sa place à un nouveau venu. Puma hérita alors des droits sur toutes les franchises de Starter.
- En 2001, Reebok devint le nouveau membre de ce trio commercial. Ce changement s’accompagna également d’une redistribution des cartes. De son côté, Nike conserva les droits sur ses 10 franchises.
Le début des années 2000 fut définitivement une période instable chez les équipementiers NBA. En 2002, Champion qui était déjà en perte de vitesse, se retira de la danse.
Le retour à l'exclusivité : Reebok et Adidas
La NBA changea à nouveau son fusille d’épaule et remit la notion d’exclusivité sur le devant la scène. Comme le stipule le contrat paraphé en août 2001, Reebok devint en 2004, l’équipementier exclusif de toutes les franchises NBA. La société anglaise poursuivit ainsi son ascension.
Reebok ne sera pas resté longtemps au sommet. Deux ans après son exclusivité effective, devenue une filiale d’Adidas, la société dut cesser son activité d’équipementier. Suite à l’acquisition, la célèbre marque aux trois bandes « récupéra » le juteux contrat et devint l’équipementier officiel pour les 11 prochaines années. Un deal conclu pour 400 millions de $.
Le retour de Nike : Un contrat record
En 2015, Nike revint aux affaires par la grande porte. L’entreprise à la virgule signa un contrat avec la NBA lui conférant le statut d’équipementier exclusif pour 8 ans à partir de la saison 2017/18. Un accord XXL, puisque Nike dut poser 1 milliard de $ sur la table.
En plus du montant record, ce contrat marqua une nouvelle étape dans l’histoire de la Ligue. Logo également présent sur le short, les chaussettes et tout autre équipement porté par les joueurs.
L'évolution du design des maillots NBA
Les maillots NBA ont connu une évolution significative au fil des décennies, tant au niveau du design que des matériaux utilisés. Des shorts courts en satin aux modèles plus longs en polyester, en passant par les couleurs et les logos, chaque détail a contribué à façonner l'identité visuelle de la ligue.
Les premiers maillots : Simplicité et fonctionnalité
Au début, la couleur est unie avec le nom de l'équipe et le numéro du joueur à l'avant, le nom et le numéro du joueur à l'arrière. Très vite, au début des années 1950, la ceinture solide disparait et laisse la place à une ceinture élastique qui maintient les shorts en satin qui restent très courts. Le design restera très simple et uni jusqu'à la fin des années 1960, quand les Philadelphia Warriors de Wilt Chamberlain ajoutent une bande horizontale.
L'ère des expérimentations : Couleurs vives et logos audacieux
L'occasion est trop belle pour les franchises qui se mettent à tester de nouvelles combinaisons toujours plus osées. En 1988, ce sont les Hornets qui frappent un grand coup. Les bretelles ont certes un peu grossi et le polyester a remplacé le satin mais les shorts sont toujours aussi courts.
Le boom culturel des années 90 « Il y a tout de même eu d'énormes changements dans les années 90, rappelle Bastien Fontanieu. Le boom culturel de l'époque a poussé les franchises, et surtout les nouvelles, à se lâcher au niveau du design, et ça a cartonné avec le frelon bleu des Hornets ou le dinosaure des Raptors. Les identités visuelles se sont créées à cette époque, et c'est là que le basket est devenu cool. Avant ça, pour caricaturer, il n'y avait que le jaune des Lakers et le vert des Celtics.
L'influence de Michael Jordan : Des shorts plus longs pour plus de confort
Au niveau du bas, avant tout. Habitué à porter son short universitaire de North Carolina en-dessous de celui des Bulls, certainement par superstition, Jordan décide d'aller voir Champion, l'équipementier de la Ligue, pour faire agrandir la seconde couche. Champion accepte et, jusqu'à l'été 1990, il est le seul à avoir des shorts plus grands. “C'est quelque chose qui me semblait naturel et plus confortable”, expliquera-t-il quelques années plus tard.
Il ne restera pas longtemps le seul à avoir des shorts mi-longs. Scottie Pippen en demande vite une paire et tous les joueurs (sauf exception, n'est-ce pas John Stockton ?) suivent le mouvement l'été suivant. En NCAA, le “Fab Five” de Michigan (Chris Webber, Jalen Rose…) agrandit encore, en 1991, les shorts qui s'arrêtent désormais sous les genoux.
Le marcel : Un classique indémodable ?
Si les shorts ont grandi depuis le début de la ligue, le haut a finalement très peu évolué dans sa forme. Au niveau de la forme, celui-ci n'a pas vraiment changé depuis la création de la NBA : le marcel demeure. En 2013, adidas a pourtant tenté d'imposer la tunique à manches courtes, mais les stars de la NBA, LeBron James et Stephen Curry en tête, ont très rapidement protesté contre ce changement, qui n'a donc pas perduré. Est-ce une bonne chose ? L'avenir le dira.

Les pires maillots de l’histoire NBA
Les numéros emblématiques de la NBA : Histoires et significations
Les numéros portés par les joueurs NBA sont bien plus que de simples chiffres. Ils représentent des époques marquantes du basketball et sont devenus des pièces de collection très recherchées. Certains numéros sont même retirés par les équipes en hommage aux joueurs qui les ont portés avec honneur.
Le #23 de Michael Jordan : Une légende immortelle
Impossible, par exemple, de voir un #23 sans penser à Michael Jordan. Ce numéro a transcendé la NBA : Jordan l’a rendu si prestigieux que même le Miami Heat - équipe contre qui il a pourtant joué - a retiré le #23 en son honneur ! De nombreux joueurs ont grandi en rêvant de porter le 23, et la superstar LeBron James a d’ailleurs choisi ce numéro en début de carrière en hommage à MJ.
Jordan voulait repartir sur du neuf et ne pas ressortir directement son emblématique 23. Piqué au vif, Jordan ressort son #23 dès le match suivant. « Le numéro 45 n’explose pas comme le faisait le 23… Le numéro 45 n’est pas le numéro 23.
Autres numéros emblématiques
- Le #6 de Bill Russell : Un symbole de domination
- Le #24 et le #8 de Kobe Bryant : Deux facettes d'une légende
- Le #30 de Stephen Curry : La révolution du tir à trois points
- Le #33 de Larry Bird et le #34 de Shaquille O’Neal et Hakeem Olajuwon
Numéros interdits et retirés
Toutes les équipes (sauf les Clippers jusqu’à très récemment) ont retiré au moins un numéro. Ce genre d’événement montre à quel point un simple numéro peut revêtir une charge symbolique incroyable. Plus aucun autre joueur ne pourra choisir le #6 à l’avenir. Tous les joueurs arrivant en NBA après 2022 ne peuvent plus choisir le 6. Mais officieusement, il existe bien un numéro tabou en NBA : le #69. En effet, personne n’a jamais porté le #69 en match officiel NBA.
Anecdotes insolites
Il arrive même que des joueurs rachètent leur numéro fétiche : en janvier 2024, Bruce Brown a versé 10 000 $ à Jontay Porter pour récupérer le #11 aux Raptors. Thriller à la première place des charts. Vouloir symboliser « rien » ou un nouveau départ ?
Mitchell and Ness : La renaissance du vintage
Il faut revenir en 1904, à Philadelphie, pour voir deux passionnés de sports fondé Mitchell and Ness, Frank P. Mitchell, ancien champion de tennis, et Charles M. Ness, amoureux de golf. A sa création, son activité principale était la conception et la revente de raquette de tennis et club de golf, puis ils se sont diversifiés en équipant les équipes locales de baseball et football avec des uniformes. A partir de 1933 et pendant de nombreuses années, M&N fût l’équipementier des Eagles de Philadelphie, équipe de la ligue nationale de football (NFL).
Par la suite, à la fin des années 1970, la marque américaine, décide de ne plus équiper les équipes sportives et se concentre sur la vente au détail, principalement le matériel de ski et les équipements de hockey sur gazon. Au début des années 80, le ralentissement de l’activité met en danger la société, et en 1983, Mitchell and Ness est au bord du gouffre, prêt à mettre la clef sous la porte. Elle ferme tous ses entrepôts et licencie tous ses salariés et en est réduit à une seule boutique à Philadelphie.
Cette découverte lui a inspiré la fabrication de jersey vintage. Le 6 Juillet 1987, c’est un peu la consécration, avec un article dans Sports Illustrated, avec en titre, « Baseball Flannels are hot ». Dans cet article on retrouve notamment une popularité grandissante de la mode « sportswear », ainsi que de la nouvelle méthode de fabrication de Mitchell and Ness. Nouvelle acquisition pour la marque américaine, qui fait suite à des nombreuses demandes de collectionneurs, la licence des équipes universitaires.
En 2007, la marque se diversifie, en produisant des casquettes et bonnets des plus grandes franchises de NBA, NFL, NHL ou encore de NCAA.
| Numéro | Joueur Notable |
|---|---|
| 29 | Paul Silas (St. Louis Hawks) |
| 5 | Divers joueurs (390) |
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