L'Histoire du Maillot de l'Équipe de France de Hockey sur Glace

L'histoire du hockey sur glace en France est riche en moments marquants, des premiers coups de patin à la fin du XIXe siècle aux compétitions internationales modernes. Cet article explore l'évolution du maillot de l'équipe de France, en parallèle avec les exploits et les figures qui ont façonné ce sport dans le pays.

Équipe de France de hockey sur glace aux Jeux olympiques d'hiver de 2010

Les Débuts du Hockey sur Glace en France

Après une première partie sans lendemain en 1876 à Paris, plus aucune mention du hockey sur glace en France pendant quinze ans. L'hiver 1890/91 marque la deuxième trace attestée du hockey sur glace en France. Un hiver rigoureux qui commence très tôt : le dimanche 30 novembre 1890, on recense déjà plus d'un millier de patineurs sur le Grand Canal du parc du château de Versailles.

Pendant six semaines, le cercle des patineurs ne désemplit pas, un record. Les patineurs sont avides de nouvelles activités, et le 4 janvier 1891, l'hebdomadaire L'Écho de Versailles lève le voile sur le nouveau sport à la mode : "Une partie quotidienne du jeu anglais le huggy est organisée sur le bras du canal qui est au pied du Trianon et où se donnent rendez-vous les plus grands patineurs : MM. Girardet, G. Lacombe, Liébaut, etc. On sait que ce jeu consiste à lancer, à l'aide d'un bâton terminé en crochet, une boule de bois et à la faire pénétrer dans le camp des adversaires. Voici donc les noms de trois des premiers hockeyeurs versaillais dévoilés.

Le New York Herald, dont l'édition européenne est établie à Paris, connaît en revanche très bien le mot hockey. Il indique qu'un match de hockey sur glace à 6 contre 6 a eu lieu chez le Cercle des Patineurs du Bois de Boulogne, le samedi 10 janvier 1891, mais qu'on lui a demandé de ne pas citer les participants !

L'Époque Pionnière : Coubertin et les Premiers Clubs

C'est dans Le Vélo du 9 janvier 1895 que Paul Field écrit rétrospectivement : "Un club [le HCP] vient de se constituer pour pratiquer un sport d'hiver très amusant et encore presqu'inconnu à Paris ; il s'agit du Hockey que je me souviens avoir vu jouer pour la première fois en France pendant l'hiver de 1892-1893, sur la grande pièce d'eau du parc de Versailles, sous la direction du baron P. Un document daterait cette invitation de Coubertin à janvier 1891, et non pas aux deux hivers suivants.

Un article du numéro du 25 janvier 1891, signé d'un mystérieux J.W. En 1892, on apprend ainsi dans que les parties de "Hocky" ont repris, et en 1893, le nom du sport sera retranscris sous sa forme définitive "hockey". Au fil de ces articles, les règles deviennent plus claires.

En 1893, la presse versaillaise commence à émettre le vœu qu'une rencontre puisse avoir lieu entre Versailles et Paris. Une organisation potentielle se crée lorsque le Cercle des patineurs de Versailles est reconstitué en janvier 1894, avec comme président le Baron Adalbert de Sauville et comme trésorier Henri Grossœuvre.

Alors qu'à Versailles la pratique du hockey sur glace est attestée pendant quatre hivers de suite, ce sport semble moins pratiqué dans la capitale. Une seule mention a pu être retrouvée pour l'instant. Le Jour de Noël 1891, Le Matin annonce une "grande partie de hockey" pour le lendemain matin, sur le grand Lac, entre les membres des cercles et associations.

Ce qui permet son implantation, ce n'est pas seulement l'ouverture d'une patinoire artificielle, le Pôle Nord, le 14 octobre 1892 : cette piste de 40 mètres sur 18 est attenante au Casino de Paris - fameuse salle de spectacles - et a son entrée propre sur la rue de Clichy. C'est la première fois que le hockey "canadien" (héritier du bandy qui a retraversé l'Atlantique) fait son entrée en Europe.

Au HCP, on joue au hockey trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, de 17h30 à 18h. 12/12/1894 (Pôle Nord) rouges (HCP) - blancs (HCP) 2-1 Meagher, W... Les abonnés du Pôle Nord viennent exprès assister à ce jeu mondain, et le succès est tel que deux séances supplémentaires de hockey sont ouvertes le mardi et le jeudi à 22h. On finit donc par jouer au hockey tous les jours de la semaine au cours de cet hiver.

Alors que Meagher reprend son bâton de pèlerin et part vers la Grande-Bretagne, les activités liées au hockey sur glace semblent s'interrompre en France pendant les deux hivers suivants.

La Relance et les Premiers Matchs Internationaux

Au début de la saison 1897/98, après deux saisons sans hockey, Paul Wasse recrée le Hockey Club de Paris avec quelques habitués du Pôle Nord. Un mois après avoir recommencé à s'entraîner à ce nouveau sport, deux fois par semaine, les joueurs français reçoivent le Prince's Club de Londres, qui a déjà une saison entière de pratique.

La presse française ne donne pas le détail des nombreux buts anglais, mais indique qu'ils ont presque tous été marqués par Davidson - décrit comme un grand dribbleur - et Nother. Enchantés de l'accueil, les Anglais quittent la glace en criant "Vive la France !". Le public répond en criant "Vive l'Angleterre !" C'est l'Entente cordiale avec six ans et demi d'avance !

George Meagher, après son passage par Londres et Glasgow, est en effet revenu à Paris, avant de partir ensuite à Davos où il jouera un match de bandy Davos - Saint-Moritz (5-6) le 16 janvier 1898. Meagher est professeur de patinage dans l'autre patinoire artificielle de la ville, le Palais de Glace : encouragé par le succès commercial fulgurant du Pôle Nord, il a ouvert ses portes le 24 décembre 1893 dans un lieu très prestigieux et excellemment situé, le Rond-Point des Champs-Élysées.

Entre le 24 et le 30 décembre 1897, des démonstrations de hockey sont organisées tous les jours du 24 au 30 décembre. En ce week-end de Noël 1897, le hockey sur glace devient vraiment l'évènement sportif du moment.

Le Triomphe aux Championnats d'Europe de 1924

En 1924, l’équipe de France a réussi l’exploit de remporter l’unique titre international qui fut considéré à l’époque comme l’un des plus prestigieux dans le hockey sur glace international. Les Championnats d'Europe de hockey sur glace de 1924 étaient la huitième édition de cette compétition organisée par l’ancienne « Ligue internationale de hockey sur glace » qui deviendra un peu plus tard l’IIHF.

Six nations seulement se sont disputé à l’époque le titre très convoité de champion d'Europe, un mois seulement après le déroulement des premiers Jeux olympiques organisés dans la station française de Chamonix. Ce fut à cette occasion la première participation de l'Espagne ainsi que celle de l'Italie qui organisa le tournoi.

Pour l’anecdote, l’équipe de France était formée à l’époque par seulement neuf joueurs avec comme gardien de but le légendaire Robert George du club des Sports d'hiver de Paris. Comme joueurs de champs, il y avait cinq joueurs du Chamonix Hockey Club : André Charlet, Raoul Couvert, Albert Hassler, Léon Quaglia et Joseph Monnard.

Lors de ce fameux tournoi, les Espagnols arrivèrent au premier match avec seulement cinq joueurs car ils comptaient deux blessés dans leurs rangs. Très fair-play la Suisse consentit à jouer avec seulement cinq joueurs pour équilibrer les forces en présence et la Suède se déclara prête à faire de même !

L’historien Marc Branchu raconte : « Craignant de prendre un carton, les Madrilènes préfèrent déclarer forfait pour ce second match. En effet, notre gardien de but, qui avait une imagination débordante, disputa ce tournoi avec des nouvelles protections élargies qu’il avait lui-même confectionné en copiant ce qui se faisait déjà au Canada.

Le Français utilisa deux jambières complètement plates qui n’avaient pas encore traversé l’Atlantique. Prétendre que la victoire retentissante de la France à Milan ne fut obtenue que grâce à un équipement encore trop avantageux de son gardien serait cependant très injuste. Car la sélection tricolore prouva sur la glace qu’elle possédait à l’époque dans ses rangs des hockeyeurs très talentueux à l’image de son capitaine, Alfred de Rauch, surnommé familièrement « Didi », puisque ce dernier fut le meilleur buteur de ces Championnats d’Europe avec un total de 7 buts.

Né en Russie, puisque Varsovie, sa ville natale, était alors en territoire soviétique, « Didi » a été une force motrice du Club des Patineurs de Paris et leur capitaine pendant près de vingt ans. C’était un joueur très intelligent qui était en avance sur son temps.

Les Français ayant éliminé dans un premier temps dans la poule B les Belges (3-0) puis les Italiens (12-0), c’est le capitaine Alfred de Rauch qui ouvrit le score pour l’équipe de France en finale du tournoi européen contre la Suède grâce à une belle passe d’Albert Hassler.

Comme à cette époque le poste d’entraîneur national n’existait pas encore, le rôle du tacticien revenait de fait au capitaine de l’équipe de France qui était très respecté par tous ses coéquipiers.

En effet, comme le raconte Marc Branchu « la France menant 2-0 à la mi-temps (les trois périodes n’existaient pas encore), il comprit que la seule tactique pour battre la Suède était de jouer défensif à tout prix.

Cette victoire des hockeyeurs français ne fit malheureusement que quatre lignes à l’époque dans le journal sportif français L’Auto (l’ancêtre de L’Equipe) car le hockey sur glace, qui était pratiqué par une poignée d’adeptes seulement, vivotait plus ou moins dans un anonymat presque total. En revanche en Suède, le succès inattendu des hockeyeurs tricolores fut largement évoqué dans la presse et les commentaires furent souvent très critiques envers nos représentants avec une mauvaise foi évidente.

Ce titre européen remporté à Milan, qui reste un exploit unique dans les annales, fut, on l’imagine, dignement fêté par les neuf hockeyeurs français médaillés d’or qui retournèrent dans la vallée de Chamonix pour faire une « monstre fête ».

En passant devant le stand de la Fédération française des sports d’hiver, le regard du Président Doumergue fut attiré par une très belle coupe qui avait été posée bien en évidence sur une table. Il demanda à André Payer, le président de la Fédération Française des Sports d’Hiver, de lui en expliquer la signification.

Visiblement ravi d’apprendre cette victoire des Français dans un sport si peu connu, Gaston Doumergue répondit : « Ah, c’est très bien ! Félicitations car j’ai suivi avec intérêt les Jeux olympiques à Chamonix. J’espère que vos joueurs conserveront leur titre !

Robert George : Du Hockey au Polo

Pour terminer cette Tribune historique, voici un fait qui est très peu connu du grand public au sujet de l’ancien gardien de but tricolore Robert George. En effet, un an après ces fameux Championnats d’Europe à Milan de 1924, le célèbre tennisman français René Lacoste se promenait dans une rue de Boston aux Etats-Unis en compagnie des trois autres « Mousquetaires » Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon.

En attendant un tournoi de la Coupe Davis prévu le lendemain, René Lacoste tomba en admiration devant la vitrine d’un magasin de maroquinerie où était exposée un sac en peau de crocodile. En 1933, il créa une entreprise de prêt-à-porter avec son associé André Gillier. Ce dernier inventa le polo qui fit la renommée de la marque. En effet, le gardien de l’équipe de France de hockey sur glace dirigeait à cette époque une entreprise de confection de cravates et de foulards place Vendôme à Paris. Comme Robert George était de surcroît un styliste talentueux qui avait un beau coup de crayon, il était le mieux placé pour aider son ami.

Évolution du Maillot et Identité Visuelle

À l’époque, pas de “jersey”. Les joueurs portaient de lourds chandails en laine, rayés, avec un logo en feutre cousu sur la poitrine. Des pulls épais pour des matchs d’une heure. Puis, la National Hockey League et ses équivalents internationaux ont fait évoluer la silhouette.

En 1978, les Vancouver Canucks ont marqué les esprits avec leur mythique “Flying V” : pas de logo, mais un V flamboyant rouge, jaune et orange, pensé pour intimider. Entre 1996 et 2006, les Buffalo Sabres ont, presque malgré eux, signé un classique instantané.

Les jerseys de hockey sont plus rares. Un paradoxe, à l’heure où la série Heated Rivalry a élargi le public du hockey bien au-delà des fans de la première heure de la NHL ?

Les Maillots Modernes et les Jeux Olympiques

Aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, la glace sert autant de podium que d’arène. Le patineur sud-coréen Ye Quan a déroulé tout son programme dans une combi intégrale ultra stretch, ultra chic. Les athlètes de skeleton ont pulvérisé le mur du son (et du style) avec des casques customisés à l’extrême. Même le curling a adopté des Air Force 1. Et les hockeyeurs ne sont pas en reste.

Cette année, le Canada a revisité sa feuille d’érable iconique. Les États-Unis ont livré un kit attendu tout comme la Suède. Raison de plus pour les passer au crible.

Chaque année, on sait à quoi s’attendre avec les États-Unis : rouge, blanc, bleu, et un logo bien lisible sur la poitrine. Et chaque année, ça fonctionne. Pour ces JO, ils ont opté pour un lettrage diagonal “USA” sur le devant, surmonté d’un badge patriotique juste au-dessus du logo Nike. Un combo qui fait des merveilles cette saison.

Pour une fois, le Canada s’éloigne de ses tenues classiques. On dirait que la feuille d'érable est en 3D, avec des touches de noir délavé qui ajoutent du relief. Son logo n’est peut-être pas le plus excitant à voir sur la glace, mais le reste du kit compense largement.

La Suède bénéficie d’un atout… qui finit presque par la desservir. Son duo jaune canari/bleu marine fonctionne à tous les coups. Impossible de se tromper avec ça. Efficace, oui.

Comme l’Italie, l’équipe de France avait largement de quoi explorer des pistes plus créatives pour son kit. Les bandes nous renvoient instantanément aux années Thierry Henry et Zinédine Zidane. Sur ce point-là, rien à redire : la référence est belle.

Les Défis Actuels et Futurs

Puisque l’équipe de France masculine dispute actuellement les championnats du monde organisés à Ostrava en République tchèque, avec comme objectif principal de pouvoir se maintenir (une fois de plus) dans l’élite planétaire, il me semble qu’un retour historique s’impose pour essayer de garder un esprit positif.

Dans ce palmarès, on trouve en dixième position le nom de Philippe Bozon premier joueur français à avoir pu évoluer dans la NHL avec les Blues de Saint-Louis en 1992. En neuvième position, c’est la série de trois victoires successives remportée par le club de l’ACBB dans le tournoi international de la Coupe Spengler (1959, 1960, 1961). On trouve ensuite à la huitième place le nom du club de Rouen vainqueur de la « superfinale » de la Coupe Continentale en 2012 organisée à domicile sur la patinoire de l’Île Lacroix.

La victoire de la France face au Canada (4-1) lors du Mondial de Stockholm en 1995 (voir mon article de l’époque ci-dessus) méritait peut-être également d’être évoquée dans ce palmarès.

Aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, la glace sert autant de podium que d’arène. Pour la première fois, les deux sélections françaises prendront part aux Jeux olympiques.

L'attaquant de 26 ans, qui enchaîne les belles performances avec les Canadiens de Montréal, qu'il a rejoints fin novembre, a conscience que le tournoi olympique représente un « gros challenge » pour les Bleus, raconte-t-il à l'AFP. Mais il espère que l'expérience fera « grandir » la sélection.

À quelques jours des Jeux olympiques de Milan Cortina, quel regard portez-vous sur les défis qui attendent l'équipe de France ?« On ne va pas se cacher, on a un gros challenge. On connaît nos adversaires (Suisse, République tchèque et Canada au premier tour, NDLR), on sait que ce sont de grosses nations mais ça reste du hockey: tout peut se passer.

Mais la marche est haute face aux meilleures nations mondiales, donc quel est l'objectif réel des Bleus ?« On ne va pas aller chercher la médaille olympique, mais l'objectif, c'est de tout donner et de grandir. Jouer contre des équipes comme le Canada, c'est du très haut niveau.

En tant que seul Français évoluant en NHL, comment voyez-vous votre rôle au sein de l'équipe?« J'arrive avec beaucoup de confiance car je joue bien en ce moment. Pour les gars qui ont moins de confiance, c'est à nous de leur en transmettre un peu en tant que leader et de montrer la voie, pour que tout le monde puisse prendre le même bateau.

Tim Bozon avec le maillot de l'équipe de France

En mai dernier, après de longs mois d'attente, le Comité international olympique (CIO) avait confirmé l'exclusion de la Russie - championne olympique en 2018 et vice-championne en 2022 - en raison des sanctions liées à l'invasion de l'Ukraine.

Ils feront leur retour aux Jeux pour la première fois depuis 2002, année où ils avaient fini derniers du tournoi avec trois défaites et un nul. L'équipe féminine, elle, s'apprête à vivre une grande première. Les Bleues évolueront dans un groupe composé de l'Allemagne, du Japon, de la Suède et de l'Italie.

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Tableau des exploits de l'équipe de France de hockey sur glace selon L'Équipe (2015) :

Position Exploit
1 Championnats d'Europe de 1924 (Milan)
4 Victoire contre le Canada (3-2) au Mondial de Minsk en 2014
8 Victoire de Rouen à la « superfinale » de la Coupe Continentale en 2012
9 Trois victoires successives de l’ACBB dans le tournoi international de la Coupe Spengler (1959, 1960, 1961)
10 Philippe Bozon, premier joueur français en NHL (1992)

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