Le maillot de soccer, bien plus qu'un simple vêtement, est devenu un symbole puissant d'identité et de passion. Dans les sports collectifs, et particulièrement au football, la tunique portée par les joueurs est la métonymie de l’équipe, du club, de la ville, voire de la nation. Ainsi, les bianconeri désignent la Juventus de Turin en Italie, les Reds de Liverpool en Angleterre, et les Bleus célèbrent les exploits de l'équipe nationale en France.
La consultation de la presse et de la littérature secondaire permet de retracer les principales évolutions de cet objet historique singulier, tant en termes de forme, de matière que de couleurs.
Les Origines du Maillot de Football
Au tournant du XXe siècle, on parlait encore de "chemise" (shirt), portée par les premiers footballeurs issus de la bourgeoisie et de l'aristocratie. La langue espagnole a gardé la trace de ces temps anciens avec le syntagme "camiseta de fútbol".
Dans ce processus d’éloignement vis-à-vis du vêtement primitif, parallèle à la démocratisation du football, l’élément qui résiste le plus longtemps sont les manches longues. Celles-ci conviennent évidemment à un sport pratiqué en plein air, y compris pendant les mois d’hiver, mais ces nécessités thermiques ne valent plus avec le retour des beaux jours ou en arrière-saison. Il faut en réalité voir dans ce phénomène la persistance de considérations liées à la bienséance et à l’affirmation d’un statut social où la nudité et le manque de pudeur corporelle renvoient à la vulgarité de classes populaires qu’il s’agit de contrôler. En retour, ces dernières se plient aux codes vestimentaires régissant les pratiques culturelles qu’elles s’approprient, affirmant ainsi la légitimité de ce qui devient caractéristique de leurs milieux sociaux.
La tunique du footballeur est faite de coton jersey, qui s’est substitué à la laine initiale - toutefois encore de rigueur en hiver. La force de l’industrie textile anglaise au début du XXe siècle est illustrée par la situation parisienne, où deux maisons dominent le marché des articles de sport : Tummer et Williams & C°.
Les industriels du textile de Troyes se sont lancés depuis le début des années 1920 dans la mécanisation de leur production, notamment du tissage et du filage, et ont acquis une excellente maîtrise de la transformation de la matière première. Deux personnes acceptent de se lancer dans l’aventure du « jersey petit piqué » : le tennisman René Lacoste et Émile Camuset.
Les Italiens Kappa et Fila, qui émergent dans les années 1970, disposent d’une surface financière bien moins importante, mais de structures industrielles ayant fait leurs preuves dans le prêt-à-porter, à savoir un réseau de petites entreprises familiales sous-traitantes, véritables virtuoses dans l’art du tricot.
Un processus de concentration verticale qu’entreprend en revanche Intersport, créé en 1959, qui ouvre ses premiers magasins dans des centres commerciaux de périphérie en 1972 - imité quatre ans plus tard par un nouveau venu, Décathlon.

Couleurs et Identité
On peut néanmoins dégager deux traits caractéristiques principaux : le noir et le blanc sont les deux couleurs les plus employées et les rayures, majoritairement verticales, sont fréquentes. Selon l’historien Michel Pastoureau, à la fin du XIXe siècle, « seuls le noir et le blanc étaient considérés non seulement comme des couleurs “morales”, mais aussi comme des couleurs salubres. Nous retrouvons là un vieil héritage transmis par la Réforme protestante et, à sa suite, par celles de la société industrielle : ce qui touche le corps doit être pur, c’est-à-dire blanc ; ce qui est montré au-dehors doit être digne, c’est-à-dire sombre. »
Un violet si intense et si original que le surnom « la Viola » suffit pour désigner l’équipe florentine. Deux exceptions sont à signaler : l’équipe des Pays-Bas tout d’abord, qui joue en orange depuis son premier match en 1906, en hommage à Guillaume d’Orange-Nassau, le héros de la guerre d’indépendance des Provinces-Unies contre l’Espagne de Philippe II ; l’équipe d’Italie ensuite, la Squadra Azzurra, qui disputa une de ses premières rencontres en 1911 lors des festivités organisées pour le cinquantenaire de l’unité du pays et se vêtit par conséquent de bleu, l’une des couleurs de la Maison de Savoie, alors sur le trône, qui ne figure pourtant pas sur le drapeau national tricolore.
Dans cette optique, le bleu ciel, « azzurro » en italien, peut être interprété comme un signe envoyé aux catholiques du royaume, cette couleur étant associée depuis le XIIe siècle au manteau de la Vierge. À l’inverse, en France, pays où l’identification avec le bleu, « couleur politique et militaire », est selon l’historien Michel Pastoureau la mieux enracinée, les supporters ont longtemps désigné les joueurs de l’équipe nationale comme les « Coqs » et non les « Bleus ».
Ce fonctionnement métonymique s’explique aisément lorsque les couleurs du club s’inscrivent dans une logique héraldique, reprenant les teintes du blason de la cité, comme à Rome où les giallorossi (les jaunes et rouges) sont à la fois la Roma (le club) et par extension Rome (la ville), l’autre équipe du lieu (la Lazio) affichant un ancrage régional (le Latium).
Marion Fontaine a par exemple montré comment les couleurs du Racing Club de Lens (RCL), le rouge et le jaune, sont de nos jours souvent présentées par ses supporters comme exprimant une symbolique minière (l’or des compagnies et le sang du sacrifice des mineurs). Le choix des couleurs renvoyait alors au XVIIe siècle et au « temps où Lens était espagnole », rappelant « l’histoire de la ville, une histoire qui a[vait] débuté avant l’exploitation du charbon et ne s’y résum[ait] pas. »
Il faut faire crédit à Soldati de la sincérité : sa relecture politique de la rivalité entre la Juventus et le Torino s’effectue dans le cadre d’un imaginaire culturel structuré par de fortes oppositions politiques. Peu importe au fond que tout ceci soit inventé : ce qui compte est l’influence que l’imaginaire finit par avoir sur la réalité.
Quelques années plus tard, les jeunes composant les groupes d’ultras se font les relais de cette vision des choses, démontrant que la nouvelle culture de masse portée par le football était devenue assez puissante pour être le support de représentations la dépassant, susceptibles d’être acceptées et relayées par une bonne partie de la société.
Que la formation soit située en Amérique du Sud ne doit pas étonner, l’économie du football du continent tout entier étant fortement extravertie et dépendante des exportations de ses meilleurs joueurs pour survivre financièrement.
Sponsors et Publicité
Elles suivent l’exemple du basket-ball, où la chose est possible depuis 1967, et précède d’un an le cyclisme. En 1972, c’est au tour des publicités d’être admises - elles ne doivent à l’origine pas dépasser cinq centimètres de hauteur -, la Bundesliga ouest-allemande franchissant le pas en 1974, l’Angleterre en 1977 et l’Italie en 1978.
Un seul club, le FC Barcelone, résiste longtemps à la tentation, même s’il finit par y céder en 2011, en raison de la gravité de la crise économique qui finit par l’affecter. Sans doute les grandes ligues privées états-uniennes, immensément riches et qui bénéficient de la manne télévisuelle depuis les années 1950, n’éprouvent-elles pas le besoin économique d’en arriver à ces extrémités-là.
Numéros et Noms
Le club londonien d’Arsenal suit en 1928, puis les autres clubs européens dans les années 1930 et enfin les équipes nationales à l’occasion de la Coupe du monde 1954. À partir de 1931, le club de rugby de Leicester utilisa un autre système d’identification, avec des lettres - de A à O -, mais il ne fit pas d’émules et finit par se convertir au système numérique lors du passage au professionnalisme, au milieu des années 1990.
La seconde mutation apportée par le sport américain consista à coudre le nom des joueurs dans le dos, au-dessus ou en dessous du numéro, pratique inaugurée dans les années 1960, mais qui se répandit seulement au cours des années 1990 en Europe.
Nike, la multinationale états-unienne, était alors à la manœuvre : elle était en effet partie à la conquête de nouveaux marchés dans le sillon de la NBA, la ligue de basket-ball, engagée pour sa part depuis le milieu des années 1980 dans une logique de mondialisation.
Chaque année, les supporters guettent avec impatience puis commentent avec passion les nouvelles tenues de leur équipe préférée, généralement au nombre de six (trois tenues pour les matchs à domicile et trois tenues pour les matchs à l’extérieur).
LES 20 PLUS BEAUX MAILLOTS DE L'HISTOIRE DU FOOTBALL
Les Maillots de Football les Plus Marquants de l'Histoire
Les maillots de football ne sont pas seulement des vêtements, ils sont des symboles d'une époque, d'une équipe et de moments inoubliables. Voici une sélection de maillots qui ont marqué l'histoire :
| Club / Équipe | Année | Particularités |
|---|---|---|
| Manchester United | Avant 1902 | Vert et jaune (Newton Heath Lancashire & Yorkshire Railway) |
| Liverpool | 1896 | Première tenue rouge |
| Pays-Bas | Depuis 1906 | Orange en hommage à Guillaume d’Orange-Nassau |
| Italie | 1911 | Bleu en référence à la Maison de Savoie |
| Santos FC | Diverses | Blanc éclatant symbolisant la créativité et la joie de jouer |
Parmi les premières évolutions notables, on recense l’ajout des sponsors, d’éléments graphiques modernes et l’ajustement des tissus selon les innovations techniques. Le départ de Neymar vers l’Europe n’a en rien diminué la fascination autour de son passage à Santos. Depuis ses premières collaborations, le Santos FC a bénéficié d’un appui considérable via des équipementiers réputés tels que Nike, Umbro et Penalty.
Penalty, marque brésilienne historique, a aussi été un acteur clé dans certaines périodes, en proposant des solutions adaptées au marché local. Son blanc éclatant symbolise la fraîcheur, la créativité et la joie de jouer, caractéristiques du style samba tant réputé. Ce lien est perceptible dans son jeu : un mélange de dribbles imprévisibles, de passes précises et d’une créativité débordante.
Ces innovations sont le fruit du travail conjoint entre le club, ses sponsors et des chercheurs en matériaux textiles, visant à optimiser les conditions des joueurs comme Neymar Jr et leurs performances globales. Comment expliquer cet engouement ? Tout d’abord par l’attachement émotionnel lié à la carrière du prodige brésilien. Ensuite, par la qualité accrue que les éditions spéciales offrent, mêlant design vintage et innovation moderne.

L'Évolution des Matériaux et des Technologies
La croissance exponentielle des moyens investis dans le football depuis sa création explique les changements dans ce sport. Cela implique également une modification des tenues des joueurs. On veut que le joueur se remarque, se distingue et cela passe souvent par son apparence sur le terrain.
Un nouveau modèle doit être visible, un contrat de sponsoring doit s’afficher et une opération de communication doit être remarquée. Il est indéniable que parce qu’il est populaire, le football est un reflet de la société à laquelle il appartient.
La destinée de l’équipe de France fut ensuite confiée au CFI, qui supprima les anneaux (et même toute forme d’emblèmes) et imposa d’improbables paletots à rayures verticales. Nous entrons au lendemain de la première guerre dans l’ère moderne de l’équipe de France. S’il y a peu d’évolution notables jusqu’aux années 1970, on voit apparaître ensuite un coq redessiné et modernisé, ainsi que des liserés bleu-blanc-rouge sur le col, sur les poignets puis le long des manches.
Au début des années 1980, elle dessine de fines et élégantes lignes verticales déjà adoptées par les nombreuses équipes que la marque habille. Celles-ci font ensuite place à trois lignes horizontales blanches surmontées d’une large bande rouge au niveau de la poitrine. Par la suite, seule la bande rouge sera conservée notamment pour l’Euro 2000 victorieux.
Il y a alors longtemps que la révolution est en marche. On le trouve en vente dans les boutiques et dans les pages Footcenter des magazines sportifs. Il doit répondre à l’air du temps alors que la concurrence s’intensifie chez les équipementiers. L’arrivée d’un nouvel équipementier en 2011 semblait avoir freiné cette course à l’outrance. L’ouvrage de Matthieu Delahais et Bruno Colombari a le mérite de rapiécer une histoire un peu décousue.
Cette dernière constitue le matériau le plus respirant qu'Adidas n'ait jamais conçu - des fils d'aluminium sont incorporés dans le tissage, produisant une sensation de fraicheur sur le corps de l'athlète et assurant un confort optimal. Le polyester est une matière technique très intéressante pour le sport, il est à l'épreuve de l'eau et du vent, sa flexibilité le rend extrêmement résistant et il évacue très bien la transpiration.
L’abandon de la coupe large dans les années 2000 est liée aux réflexions des équipementiers pour éviter que les joueurs ne s’agrippent entre eux”, raconte Eva Rodrigues Gregorio, assistante de recherche sur la mode sportive au musée des Arts décoratifs de Paris.

Le Sportswear et la Mode de Luxe
Très vite, ce sport se généralise partout en Europe au point que les équipes en formation adoptent les couleurs de leur ville, puis de leurs pays, pour être identifiables. Il rend ultravisibles les joueurs par ses couleurs et valorise le corps athlétique du fait de sa coupe près du corps. Pourtant, la valorisation des corps sportifs permise par cette coupe moulante est calquée jusque sur le buste des supporters qui affichent fièrement, dans les rues, les exploits de leur club.
Le sportswear a émergé en France dans les années 1920. Les innovations textiles bénéficiaient aux sportifs professionnels de l’époque tout en rejoignant le vestiaire des amateurs via un marché des loisirs florissant qui inspirait même Gabrielle Chanel. Cependant, il faudra attendre soixante ans pour qu'un premier tournant stylistique opère dans le milieu du football. Le football se penche sérieusement sur la représentation de ses joueurs de plus en plus médiatisés et ne peut plus faire l’impasse sur l’apparence de ces derniers.
L’attrait du grand public pour ce sport l’a transformé en l’un des spectacles les plus lucratifs au monde ! La question n’est alors plus de savoir qui du foot ou de la mode s’est intéressé à l’autre en premier, mais bien dans quel contexte ces deux mastodontes ont décidé de faire alliance.
Du côté des équipementiers, Nike et adidas ont renforcé leur positionnement pour mieux s’opposer. Nike a entrepris un tournant technologique revendiqué comme un véritable style vestimentaire, tandis qu’adidas a opté pour une esthétique rétro, sans pour autant occulter la recherche d’innovations. La recette de l’équipementier allemand, mixant style et nouveauté, ne pouvait que séduire l’industrie de la mode.
L’un des créateurs précurseurs des collaborations sportswear est le Japonais Yohji Yamamoto qui, depuis 2002, fait donc équipe avec adidas au travers de leur ligne Y-3. “Les créatifs des maisons de luxe ont changé. Les nouvelles recrues, arrivées il y a dix ans, ont grandi avec l’esthétique streetwear, la télévision, et la médiatisation des sports.
En effet, les directeurs artistiques actuels ont transformé la culture populaire en culture désirable car ils ont eu le pouvoir d’apposer les griffes du luxe sur leurs objets du quotidien. Ce sont eux qui ont véritablement intégré la culture de masse aux codes du luxe. Si dans l’univers du football la couleur importe pour différencier les équipes, chez Balenciaga les teintes bleu, rouge, et noir soutenaient uniformément la même entreprise.
Le football et la mode s’associent à l’occasion de maximisation du spectacle, et donc des bénéfices. Dès lors, les collaborations win-win se sont multipliées. Koché en 2017, Manish Arora en 2019, Louis-Gabriel Nouchi en 2020. Toutes ces marques, dont deux d’entre elles sont françaises, ont en commun de défiler à la Fashion Week de Paris.
En effet, chaque club de capitales ou équipe de pays y va de sa politique de renforcement des liens entre mode et identité nationale. Précédemment dans l’histoire, l’AC Milan collaborait avec la marque italienne Dolce & Gabbana. Car le luxe, historiquement construit au sein des capitales de mode - dont Paris, Londres, et Milan en Europe - voit d’un œil forcément positif ces collaborations nationales qui gomment les spécificités régionales et maintiennent le prestige acquis par les capitales. La mode de luxe vole au secours de l’identité culturelle nationale du football, tandis que les footballeurs évoluent en véritables porte-parole de valeurs à visée large.
Depuis son apparition, le football a catalysé une conception nationaliste du sport, héritée du théoricien de l’éducation sportive Pierre de Coubertin. Ce sport d’équipe avait pour objectif politique de gommer les différences en renforçant un discours méritocratique, camouflant les inégalités sociales au profit d’une hiérarchie supposée objective car fondée sur des résultats physiques que seule la volonté individuelle permettrait d’atteindre.
Côté obscur, elle le vide de sa substance culturelle afin d’ériger la marque en seule institution fédératrice autour d’un consumérisme qui mériterait d’être revendiqué aussi publiquement que l’appartenance à un club. À travers un tee-shirt qui n’est jamais simplement cela, les supporters et collectionneurs protègent l’histoire, récoltent les évolutions sociales, et évoquent des crises identitaires tout en dénonçant les excès du marketing. Ils savent tout ce qu’un vêtement peut accomplir.

Les Maillots comme Témoignages Historiques
Il représente un véritable témoignage de l’évolution du sport, capturant l’essence d’époques révolues et ravivant des souvenirs de moments glorieux. Ces pièces emblématiques racontent l’histoire des athlètes légendaires, des équipes mythiques et des compétitions inoubliables qui ont façonné le paysage sportif mondial. Au fil des décennies, ces tuniques ont connu une transformation remarquable, reflétant les avancées technologiques et les changements stylistiques de chaque époque. Cette évolution nous permet de retracer l’histoire du football à travers ses icônes vestimentaires.
Sa coupe ample et son col boutonné témoignaient d’une ère où le confort primait sur l’aérodynamisme. Le Miracle de Berne a propulsé l’Allemagne au sommet du football mondial, mais c’est aussi lors de cette Coupe du Monde que l’équipe a introduit une innovation majeure : les crampons vissés. La Coupe du Monde 1970 au Mexique a vu l’émergence d’un nouveau matériau révolutionnaire : l’acrylique. Cette innovation a permis aux joueurs de Pelé de briller sous le soleil mexicain, offrant une meilleure performance et un confort accru.
Sa coupe ample, caractéristique des années 90, et le taureau noir emblématique en font un objet de collection très prisé. Les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 ont vu la naissance de la légendaire « Dream Team » américaine.
Ce design épuré mais puissant symbolisait la domination écrasante de cette équipe composée des plus grandes stars de la NBA, redéfinissant les standards du basketball international. Sa couleur, choisie en référence aux pages jaunes du journal L’Auto , organisateur de l’époque, n’a pas changé en plus d’un siècle. Cependant, sa coupe et ses matériaux ont considérablement évolué, passant du lourd coton des débuts aux tissus ultra-légers et aérodynamiques d’aujourd’hui.
Des codes vestimentaires stricts aux innovations techniques modernes, les tenues de tennis racontent l’histoire d’un sport en constante évolution. Le polo blanc, emblématique du tournoi, a néanmoins connu une évolution subtile au fil des ans. Des coupes amples en coton des années 50 aux modèles ultra-techniques d’aujourd’hui, le polo blanc de Wimbledon incarne la rencontre entre tradition séculaire et innovation moderne.
André Agassi a marqué l’histoire du tennis non seulement par son jeu flamboyant, mais aussi par ses tenues révolutionnaires. Son short en jean porté à l’US Open 1988 a scandalisé le monde du tennis tout en captivant le public. Par la suite, ses tenues colorées et audacieuses ont contribué à moderniser l’image du tennis, ouvrant la voie à une plus grande liberté d’expression vestimentaire sur les courts.
Serena Williams, véritable icône du tennis moderne, a constamment repoussé les limites des tenues de tennis, tant en termes de performance que de style. Ses combinaisons moulantes, ses robes asymétriques et ses tenues inspirées de la haute couture ont redéfini ce qu’une athlète pouvait porter sur le court. Chaque apparition de Serena est devenue un événement, fusionnant mode et performance de manière inédite dans le monde du tennis.
Ces pièces d’histoire sportive nécessitent des soins particuliers pour maintenir leur intégrité et leur valeur au fil du temps. L’utilisation de agents de conservation spécifiques peut aider à préserver les couleurs et l’intégrité du tissu. Un environnement à température et humidité contrôlées est idéal. L’exposition prolongée à la lumière directe peut décolorer les tissus, il est donc recommandé de les conserver dans l’obscurité.
La restauration des écussons et des numéros est une tâche délicate qui requiert une expertise spécifique. Ces ventes attirent souvent des collectionneurs du monde entier, prêts à investir des sommes importantes pour des pièces uniques. Les experts recommandent de se concentrer sur des pièces authentiques, en bon état, et liées à des moments ou des personnalités marquantes de l’histoire du sport.