Le maillot de football vert est une couleur distinctive qui a marqué l'histoire de plusieurs clubs, dont l'AS Saint-Étienne et le Celtic FC. Cet article explore l'histoire et la conception de ces maillots emblématiques.
L'AS Saint-Étienne : "Les Verts"
LA GRANDE EPOPEE DES VERTS DE 1976 !💚 Le fabuleux parcours de l'ASSE en coupe d'Europe
L’AS Saint-Étienne a longtemps été le plus grand club du football français. Durant leur période de gloire, qui s’étend des années 1960 au début des années 1980, les joueurs stéphanois sont célébrés sous le surnom de « Les Verts« . Le club a en effet opté pour une couleur un peu moins courante que le blanc, le rouge ou le bleu, ce qui le distingue de bon nombre de ses adversaires.

Origines de la couleur verte
Le vert avait été choisi dès la création du club en 1919, par Geoffroy Guichard, le patron d’une épicerie prospère dont l’enseigne était en vert. L’homme qui donnera son nom au stade qu’il fera construire au début des années trente, avait ouvert son épicerie en 1892 à l’emplacement même d’un ancien casino et lui avait donc donné le nom de… Casino.
Sponsors emblématiques
En 1973 apparait ainsi le premier sponsor des Verts, Manufrance. Il s’agit d’une société stéphanoise créée en 1885 sous le nom de Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne. Elle vend essentiellement des fusils de chasse et des vélos. Il s’agit de la première société française de vente par correspondance. Son célèbre catalogue inspirera des marques fameuses comme La Redoute et Les Trois Suisses.
Manufrance est tellement emblématique de la cité stéphanoise que depuis 1944, la municipalité en détient la moitié des parts. Il était donc logique que deux symboles de la cité du Forez s’unissent pour le meilleur et pour le pire. Manufrance accompagne l’ASSE durant six ans, entre 1973 et 1979, c’est-à-dire les années les plus fastes du club.
Comme l’ASSE collectionne les titres nationaux, les couleurs bleu-blanc-rouge apparaissent sur son col et sur ses manches. La marque connait également une grande popularité dans les années 1970, étant devenu l’équipementier le plus en vue du marché. Ses ventes connaissent un sérieux déclin à partir de 1975 et la manufacture est mise en liquidation judiciaire en 1979. Elle déposera le bilan en 1980.
Plus tard apparaitront les Cakes Rocher, hommage involontaire à l’historique président déchu. Puis les magasins Casino, comme un juste retour de l’histoire.
Renaissance et modernité
Au milieu des années 1980 donc, on ne parle plus de l’AS Saint-Etienne, ni de Manufrance, ni du Coq Sportif. Soit coulées par des malversations financières, soit dépassées par la concurrence, les trois institutions restent en sommeil avant de renaître discrètement. Son site internet a remplacé le bon vieux catalogue. Elle vend des articles de chasse, de pêche, de randonnée, de coutellerie.
Trait d’union entre patrimoine industriel et création contemporaine, la Cité du design est au cœur de l’ADN stéphanois et sera ainsi fièrement représentée sur les épaules des Verts, des Vertes et de tous leurs supporters cette saison. Composée d’une grande diversité d’acteurs, la Cité du design est en pleine transformation sous l’impulsion de Saint-Étienne Métropole, pour devenir le premier quartier design de France, au cœur de la seule ville française créative design UNESCO.
« Nous sommes fiers de ce partenariat avec les Verts qui met en lumière la nouvelle identité visuelle créée pour la Cité du design à l’échelle du quartier. Elle se compose d’une typographie et de pictogrammes ludiques et joyeux, qui illustrent la créativité et la diversité de ce quartier unique en France », souligne Marc Chassaubéné, vice-président de Saint-Étienne Métropole en charge du design, de la culture et du numérique, président de l’EPCC Cité du design-Ésad Saint-Étienne.
Fidèle à sa démarche RSE « Vert l’Avenir », le club est heureux de compter sur hummel, son équipementier qui partage ses engagements en faveur de l’environnement.
Le Celtic FC : Les Bhoys
Lorsque ce ne sont pas des étudiants qui sont derrière la création d’un club de football, on peut être à peu près sûrs que ce sont des religieux. Ce sont en tout cas des ecclésiastiques qui ont décidé de créer le Celtic Football Club, le 6 novembre 1887. À cette époque, l’Écosse accueille sur ses terres 250 000 personnes d’origines irlandaises.

Origines irlandaises et couleurs
Après le succès du premier club catholique du pays, le Hibernians (du latin Hibernia, qui signifie Irlande), beaucoup de communautés catholiques se dotent dans les années 1880 de leurs propres clubs de football. C’est ce que font les membres de St Mary’s Church, dans l’Est de Glasgow.
Le frère Walfrid refuse de nommer le club Glasgow Hibernians et choisit le nom Celtic FC. D’abord surnommés les bold boys, les joueurs de la nouvelle équipe de Glasgow deviennent rapidement les Bhoys (le h est ici ajouté pour donner un aperçu de la prononciation des Irlandais). Pour rendre hommage à leurs origines irlandaises, les joueurs adoptent le vert et le blanc ainsi que la croix celtique dès 1888.
Certes, Celtic se prononçait normalement Keltik, mais les Gaéliques irlandais prononçaient Celtic, d’où le nom du club. Lors de sa fondation, les buts du Celtic FC sont clairs. Les ecclésiastiques qui composent son conseil d’administration veulent lever des fonds pour venir en aide à la population pauvre de l’east end de Glasgow.
Évolution du maillot
Saison après saison, les Bhoys promènent leurs rayures vertes et blanches dans toute l’Écosse et garnissent leur armoire à trophées : une coupe d’Écosse en 1892, 1899 et 1900 et des titres de champions en 1893, 1894, 1896 et 1898. Les rayures, qui étaient jusqu’alors verticales, deviennent horizontales le 15 août 1903 lors d’un match face à Partick Thistle.
Le tout premier était blanc, le second blanc et vert à rayures verticales et le dernier, celui que les joueurs portent encore aujourd’hui, est donc blanc et vert à rayures horizontales. Avec ces nouvelles rayures, les Bhoys raflent six titres de champions entre 1905 et 1910, ainsi que la modique somme de quatre coupes d’Écosse.
Triomphe européen
S’il est aujourd’hui difficile d’imaginer le club de Glasgow dépasser la phase de poules d’une Ligue des champions, il fait pourtant partie du club très fermé de ceux qui ont soulevé le trophée le plus prestigieux d’Europe. C’était le 25 mai 1967, après une finale remportée à Lisbonne face à l’Inter Milan (2-1).
Ce soir-là, les Bhoys ne l’avait pas volé : 49 tirs, deux sur la barre transversale, 17 déviés, etc. Dans leur tenue simple (des rayures horizontales blanches et vertes, un short blanc floqué d’un numéro vert et des chaussettes blanches), les joueurs de Glasgow réussissent, en plus de gagner la C1, une année parfaite.
Ils remportent tous les titres possibles : la Coupe d’Écosse, la Coupe de la Ligue écossaise, le championnat d’Écosse, et la Coupe de Glasgow. Largement de quoi faire de cette année la plus belle du club.