L'histoire du Luce Ouest Football Club : De l'ascension régionale aux "Mamies Foot"

Le Luce Ouest Football Club (FC Lucé Ouest) possède une riche histoire, marquée par l'engagement de ses joueurs et son impact sur la communauté locale. Des équipes de jeunes aux équipes de loisirs, le club a su créer un environnement où le plaisir du jeu et la camaraderie priment.

Les débuts et l'ascension régionale

Le stade Philippe-Porcher est un lieu emblématique pour Antoine Gardé, Fabien Guiheneuf, Jean-Baptiste Bernier et Cédric Tilleul, qui appartiennent à la génération 1985-1986. Cette génération a permis au club de Sainte-Luce de découvrir la scène régionale lors de la montée en -18 ans (PH) en 2003, avant la montée en PH (ex-R3) chez les seniors.

Les Lucéens, après avoir fait les belles heures du club, continuent de se retrouver tous les lundis soir, entretenant ainsi le plaisir de jouer ensemble depuis près de 30 ans.

Le plus Grand Exploit de l'Histoire du Football Moderne.

L'équipe loisirs : esprit de camaraderie et bons restes

À l’origine de la création de l’équipe loisirs - il y a près d’une décennie -, certains joueurs font toujours partie de l’aventure. « On cherche à avoir une ossature de joueurs ayant joué au club. D’autant plus que d’autres générations sont venues se greffer au groupe. Des joueurs qui évoluaient encore dans l’équipe première il y a peu. Et, pour certains, comme les frères Piette (Romain et Vincent), la double licence leur permet d’évoluer le dimanche en R3 puis le lundi en loisir. »

La finale perdue (10-1) en 2001 - l’unique du club - contre Saint-André-des-Eaux lors du Challenge Desmars ressemblait au point de départ de l’équipe loisir actuelle. Ce jour-là, David Legendre fut l’unique buteur de la finale. Julien Berthonneau, Franck Emmanuel Brevet et Marcel Saraiva étaient également de l’aventure. De quoi se remémorer une soirée festive sur les bords de Loire lors de laquelle l’ancien joueur du FC Nantes, Patrick Delanöé, avait tenu son rôle de capitaine jusqu’à tard dans la nuit.

La victoire lucéenne en Coupe, en 2023, atteste de bons restes au regard de la montée en niveau de la catégorie loisir.

L’ultime répétition lucéenne avant la finale s’est soldée par un succès (3-2), lundi soir, face à Nantes FOCL.

« Actuellement, et sans être trop gourmand, je pense que l’on ne serait pas ridicule en deuxième division. Sans entraînement, c’est compliqué. Sur le papier, l’équipe loisir de Sainte-Luce a fière allure.

Les "Mamies Foot" : l'inclusion et la passion à tout âge

Depuis un an, Simone Merisio, 79 ans, une ancienne assistante maternelle trois fois grand-mère, shoote pourtant chaque semaine dans un ballon rond au FC Lucé Ouest (Eure-et-Loir) avec son amie Martine, 68 ans, ancienne aide-soignante. En septembre, les deux retraitées doivent rechausser leurs souliers à crampons pour une deuxième saison sur les terrains de foot et elles ont hâte, elles qui se sont entichées de ce sport après une première expérience réussie auprès des Mamies foot.

C'était en 2019, en marge de la Coupe du monde féminine en France. Dix-huit joueuses de 60 à 84 ans avaient été recrutées au sein de résidences pour personnes âgées pour former la première équipe de France féminine senior. Après quelques entraînements, les Mamies foot avaient affronté leurs homologues sud-africaines, les « Grannies soccer », venues soutenir leur sélection lors du Mondial. Les Frenchies s'étaient inclinées lourdement, 11 buts à 0, mais qu'importe, Martine et Simone s'étaient prises au jeu.

Marie-France Gosselet, autre membre des Mamies foot, a alors l'idée de créer l'association Footeuses à tout âge afin de mettre en relation les nouvelles passionnées avec des clubs situés près de chez elles. Comme six retraitées, Martine, fan de Mbappé, et Simone, petit bout de femme d'1,48 m, poursuivent l'aventure en signant au FC Lucé Ouest, à un kilomètre de leur résidence.

En apprenant la nouvelle, le président du club, Pascal Edmont, croit d'abord à une blague. Mais très vite, il est bluffé par la fougue de ces néophytes hors norme. « Elles sont très assidues à l'entraînement, même en plein hiver quand il fait très froid. Et puis elles y vont ! Elles n'ont pas peur des contacts. »

Simone et Martine ont rejoint le groupe des moins de 13 ans. D'abord intriguées, les jeunes ont rapidement adopté ces deux nouvelles qui pourraient être leurs grands-mères. Martine, qui n'a pas d'enfant, endosse ce rôle avec plaisir et s'occupe même du goûter le mercredi. Mais les deux seniors sont avant tout là pour se dépenser.

Elles veulent courir et n'ont pas peur de se blesser, au contraire : « J'avais de l'arthrose dans le genou et puis après avoir touché le ballon, je n'ai plus rien senti », explique l'aînée. « L'âge, je ne m'en occupe pas. Le jour où je ne pourrai plus courir, où j'aurai trop de douleurs, je m'arrêterai. Pour l'instant, tout va bien. »

À Argelès, Patricia Breux, inspirée par un reportage télé sur l'histoire de Simone et Martine, souhaite monter une équipe de femmes de plus de 50 ans. La sexagénaire espère recruter une dizaine de joueuses pour participer au Championnat féminin de foot loisirs à 8. En attendant, elle s'entraînera dès la rentrée avec deux copines au sein de la section jeunes du FC Albères Argèles. Septembre marquera aussi le premier match des Footeuses à tout âge, une association qui compte une dizaine de joueuses, à l'occasion d'un tournoi organisé à Biars-sur-Cère, dans le Lot.

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