La saison 2 de Love Murder Basketball s'impose comme un sommet absolu de la série, grâce à son développement harmonieux des personnages, la haute qualité régulière des scénarios, la psychologie des différents patients, l’intéraction maîtrisée de leurs différents rapports sociaux, ainsi que son humour piquant et acerbe n’excluant pas la tragédie la plus sombre. Après un démarrage en fanfare, la saison enchaîne avec une rare régularité les chefs-d’œuvre. Après une très bonne saison 1 mais devant prendre le temps d'assurer son écriture, la série trouve une confortable vitesse de croisière avant le prochain virage qui aura lieu en saison 4.

Une seule intrigue secondaire brille au milieu de cette saison : la cohabitation House-Stacy initiée dans les deux derniers épisodes de la saison 1 et qui se poursuivra jusqu’à l’épisode 11 de la présente saison.
Développement des Personnages Principaux
Le trio de médecins devient plus important : Chase est confronté à la bavure médicale (L’erreur), Cameron à la possibilité du SIDA (Partie de Chasse), Foreman devient lui-même un patient en danger de mort (De l’autre côté/Au suivant). Chacun subit des dilemmes moraux, et s’en sort avec des réactions très différentes.
Épisode 1 : Acceptance (Résignation)
La saison 2 démarre en force avec cet épisode tonique et au rythme enlevé marquant l'entrée en scène d'un fabuleux duo de scénaristes : Russel Friend et Garrett Lerner, qui vont écrire parmi les épisodes les plus originaux et/ou intenses de la série. Grâce à une idée de base géniale (pourquoi soigner un homme condamné à mort ?), l’épisode développe sans temps mort des situations très stimulantes. On note un changement d'esthétique grâce à Roy H. Wagner, le chef opérateur qui opte pour une photographie agréablement plus lumineuse.
Clarence, condamné pour un quadruple meurtre, attend dans le couloir de la mort son exécution. Mais il est soudain pris d’un accès de rage et de délire qui lui cause une crise cardiaque. Grâce aux relations de Stacy, House parvient à le faire sortir pour traiter son cas. Cameron tente de convaincre House de s’occuper du cas de Cindy, une étudiante qui pourrait être en phase terminale de cancer. Mais House, pas intéressé par ce cas « simple », refuse à la grande fureur de Cameron…
Le patient du jour est bourrin, violent, d’une présence massive et inquiétante. Perpetuellement antipathique par son orgueil et son tempéramment sanguin, Clarence révulse et fascine à la fois. Par conséquent, une rencontre avec House ne peut qu’être étincelant ! Et en effet, House parvient à capter son attention en adoptant une attitude « fun », source de plusieurs scènes décalées.
La plus symptomatique est la « beuverie » de House et Clarence... sous un prétexte médical justifié ! Les méthodes Housiennes resteront toujours une valeur sûre de la série. L’ambiguité étant une qualité chérie dans la série, Clarence gagne en épaisseur quand il mentionne sa volonté de vouloir contrôler sa vie et sa part d’humanité sans tomber pour autant dans l’angelisme, Foreman ramenant à la réalité un Clarence qui s’épanchait.
Foreman a une attitude équivoque dans cet épisode : il donne un coup au cliché des noirs « forcément solidaires avec leurs compagnons de ghetto ». Quant à House, s'il accepte de soigner quelqu'un qui mourra de toute façon, c'est uniquement pour traiter un cas à sa hauteur. La vérité et rien d'autre, comme son modèle Holmesien qui pratiquait son métier par amour de l'art.
L'excellent twist final, est - c'est une rareté - positif, la compassion l’emportant finalement sur cet assassin malgré lui. Armé de ce twist final, le scénariste ne tombe pourtant pas dans la facilité : la décision finale, « humaine » de Foreman est moralement pas irréprochable. D'où l'arrière-goût d'une conclusion qui ne rend pas le happy end totalement « happy ». Quelle adresse ! Le méditatif Hallelujah de Leonard Cohen est d’ailleurs un excellent choix pour finir l’épisode.
Comme il le montrera dans NCIS Los Angeles, LL Cool J n'a aucune subtilité dans son jeu (cas classique du rappeur qui veut jouer l'acteur, on aura toutefois une exception en saison 6), mais son personnage ne l'étant pas, la pilule est moins dure à gober. Le cas de Cindy Kramer permet à Cameron de s’imposer. Elle fait preuve comme d’habitude de son angélisme indéfectible. Défendant bec et ongles la figure tire-larmes de la belle jeune étudiante seule et malade (un classique depuis Love Story), elle se brise à chaque fois devant la froideur de House qui semble devenu plus odieux depuis l’arrivée de Stacy.
Cameron s’attache presque viscéralement à cette condamnée et réagit comme une enfant en espérant de tout cœur une erreur de diagnostic, niant l'évidence. Sa conversation avec Wilson est bouleversante où elle explique que la mort de toute bonne personne est une tragédie et qu’il doit exister au moins une personne qui doit souffrir de sa disparition pour ne pas que cette vie soit inutile (raison pour laquelle elle se maria avec un cancéreux incurable). Le personnage de Jennifer Morrison, digne parfois des pires soaps, flirte avec le pathos, mais parvient à ne pas y sombrer grâce à la prudente retenue des auteurs.Après avoir retardé l’échéance, Cameron parvient enfin à délivrer la terrible nouvelle à Cindy (un progrès donc depuis Panique à la maternité). En même temps, elle se révolte contre le cynisme de House. Le personnage amorce ainsi sa transition mais doit encore perdre ses illusions. Jennifer Morrison surprend en variant son jeu de la colère exacerbée à la sensibilité à fleur de peau.
House, ne se réfrénant aucunement en matière d'antipathie vigoureuse, empoisonne la vie de tout le monde, en gâchant l’après-midi de Chase, ou bien disputant un concours de piques avec Stacy. Leurs scènes tournent toutes au duel verbal dès le début, quand House lâche un mensonge énorme à son ex : l'énorme débarquement de policiers dans l’hôpital est à la hauteur du personnage. Cuddy n’est pas en reste et tente de maintenir son employé qui franchit lignes jaunes sur lignes jaunes. Ce trio est vraiment explosif ! Stacy continue de se comporter de manière trouble avec House, instaurant comme une sorte de relation Steed-Cathy. A retenir, sa mise en garde à Cuddy : Il est craquant, faites attention ! Hugh Laurie repousse les limites de la méchanceté de son personnage avec un entrain délicieux.
Un épisode qui fait réfléchir enfin sur quelques thèmes : tout homme a-t-il droit aux mêmes soins, qu’il soit saint homme ou bourreau de la pire espèce ? (Quand House invente une « hiérarchie » volontairement stupide de criminels). Pouquoi sommes-nous jugés sur notre part d’ombre et non notre part lumineuse ? Est-ce la faute à la société paranoïaque dans laquelle nous vivons ?
Le titre de l’épisode original Acceptance (Résignation) désigne en fait le stade final qui précède l’appréhension de la mort, et plus généralement un événement traumatique, comme le mentionne House. Il désigne ici la résignation de Cameron à annoncer la nouvelle fatale à Cindy. Le titre français est plus axé sur Clarence…
House n’aime pas quand on écrit sur SON tableau blanc ! Il déjeune régulièrement dans la chambre d’un comateux pour être tranquille et regarder la télé. D’après Stacy, il tient mal l’alcool. Il continue de regarder le soap opera Hospital central. Par un curieux hasard, Christie Lynn Smith jouera par la suite dans 8 épisodes de cette série.
Nous apprenons que Cuddy est juive, House mentionnant à son sujet le site de rencontres J-date, site de rencontres juif (traduit assez fidèlement par chercheunmecjuif.com). Son mot de passe pour accéder à sa base de données est partypants (porte-jarretelles). Le sous-titre français (mais pas la VF heureusement) édulcore par trouble-fête.
Fait surprenant, on voit Stacy en blouse. Elle a rencontré son mari à un gala de charité ; House, dans un bar à strip-tease dont l’entrée était à 2$ (qu’elle regrette depuis avoir dépensés). Dans Des maux d’amour (saison 1), House disait que le café Spoleto était un ancien bar à strip-tease, est-ce là qu’il l’a rencontrée ? Elle dit qu’elle aime le faire souffrir quand elle lui parle. Selon House, elle a une voix stridente.
Jennifer Morrison s’est teint les cheveux en blond. Sa couleur changera cependant au fil des épisodes. Reflexion de Clarence, le condamné, sur la jeune femme : That's the finest piece I seen in ten years (Le plus beau cul que j’ai vu en dix ans).
Foreman a un tatouage amérindien au poignet droit, son symbole a pour sens « Force de vie ». Il dealait de l’origan quand il était en prison.
Chase sait faire de la voile. Il est contre la peine de mort par principe, mais préfère « voir un meurtrier subir cette peine que d’avoir des ennuis avec son patron ».
House, pour se moquer du moyen mnémotechnique de Chase, mentionne le Yahtzee. C’est un jeu où l’on jette cinq dès. On garde un ou plusieurs des dés et on jette les autres, on refait la même recette une troisième fois. Le but est d’obtenir à la fin (ou avant) une combinaison gagnante. La plus haute combinaison est celle où l'on a cinq fois la même valeur aux dès, ce qu'on appelle le Yahtzee, et qui donne son titre au jeu.
Quand Wilson examine la radiographie de Cindy que Cameron lui remet, il la tient à l’envers ! Un clin d'oeil à Scrubs ? Quand House examine Clarence au dispensaire, il tient mal son stéthoscope : il le pointe vers l’arrière de sa tête, au lieu de l’avant.
House mentionne le chef-d’œuvre de John Boorman Délivrance quand il envoie Chase interroger les détenus car il a « une belle gueule » (prettier mouth). Quand House appelle Cindy Cindy Lou Who, il fait référence à un fameux dessin animé américain de Noël : Comment le Grinch a volé Noël ! (How the Grinch Stole Christmas!).
LL Cool J (1968), abréviation de "ladies love cool James" est un acteur et rappeur américain. Après avoir vécu une enfance chaotique (voyant son père tuer sous ses yeux sa mère et sa grand-mère), il sort son premier album de rap à 17 ans qui est un succès. Il sort régulièrement plusieurs albums tout en menant une carrière d’acteur au cinéma (Halloween, 20 ans après, Peur bleue, Charlie et ses Drôles de Dames, Le Deal, SWAT…). Il écrit parfois la musique de certains films. Après avoir été Marion Hill dans 76 épisodes de la série In the House, "Uncle L" est revenu aux séries 10 ans plus tard avec 30 Rock, Hawaï 5-0 et surtout NCIS Los Angeles où il joue un rôle principal : Sam Hanna (140 épisodes en 2015).
Christie Lynn Smith a commencé par tourner quelques publicités. Marquée par le film Grease, elle s’oriente vers la comédie. Une pièce de théâtre en 2001 lui permet d’attirer l’attention sur ses capacités à jouer des rôles demandant beaucoup d‘émotion. Cette superbe blonde a joué dans beaucoup de séries comme Les dessous de Palm Beach, Beverly Hills, 7 à la Maison, Charmed, Alerte à Malibu, JAG, Les Experts, Malcolm, Des jours et des vies (2 épisodes), Las Vegas, Monk, Bones, Dexter, Urgences, FBI : portés disparus, Hôpital Central (8 épisodes), Beverly Hills, 90210 nouvelle génération, Castle, Justified, Weeds, NCIS, Esprits criminels...
Épisode 2
Andie, 9 ans, est atteinte d’un cancer incurable. Alors qu’elle était dans sa salle de bain, elle est prise d’hallucinations. Amenée à l’hôpital, elle surprend House par le courage qu’elle manifeste devant l’imminence de sa mort. House et son équipe tentent de trouver ce qui a causé ses hallucinations. Ils ignorent qu’ils seront contraints d’adopter, pour résoudre ce cas, une technique « extrême »…
Cet épisode, un des plus aimés de la série, atteint une grande intensité dramatique, pas fréquent dans une série médicale. Il le doit beaucoup au patient du jour, furieusement atypique et émouvant. Andie, cancéreuse incurable, fait preuve d’un hallucinant courage : alors que sa vie, dont on sait qu’elle sera tristement brève, risque d’être encore abrégée à cause de sa nouvelle maladie, elle arrive à rester digne, confiante, souriante.
Ses deux scènes avec Chase sont à cet égard tout à fait remarquables : dans la première, elle fait montre d’une bonne humeur plutôt décalée, étonnant Chase par sa connaissance de tous les risques. La deuxième est encore meilleure où elle se montre d’une gravité et d’une maturité rarissimes pour une enfant de son âge, désarçonnant tous les médecins et Chase en premier lieu. Leur scène est remarquable de ton et aboutit au fameux baiser entre les deux personnages. Voir une enfant de 9 ans embrasser un homme de 30 ans sans qu’il y ait le moindre sous-entendu obscène est une preuve que cette série est décidément à part dans l’univers médical ! La grande réussite de ces scènes doit beaucoup à la complicité entre Sasha Pieterse et Jesse Spencer.
Contrairement à sa mère - judicieusement à l'arrière-plan pour éviter tout pathos inutile - Andie a déjà fait ce long et douloureux chemin intérieur d'acceptation. Son courage est la grande affaire de l’épisode : alors que tous les médecins sont admiratifs, House entretient une jalousie féroce à son égard : lui qui n’aime pas ses semblables est devant une jeune enfant pure, sans défaut et sans peur, qu’il ne peut rabaisser ou attaquer. Les tentatives de House de nier son courage - cherchant à prouver qu'il serait dû à un dysfonctionnement du centre de la peur du cerveau donc, qui serait caduc - ou à le briser provoquent un suspense original où House pousse à sa limite son antipathie, ce qui provoque un Go to hell ! dégoûté de Wilson.
Il essaiera même de l’effrayer en lui disant en quoi va consister la terrible intervention désespérée (par sadisme ou par respect pour sa maturité ? Délicieuse ambiguité) que les chirurgiens vont essayer. Si Andie finit enfin par pleurer ce n’est pas pour elle mais pour sa mère qui serait inconsolable après sa mort : House ne peut rien dire face à une telle déclaration d’amour filial. Kaplow est suffisamment habile pour nuancer l'antipathie massive de House, en réalité une désespérée tentative de compensation devant la perte de ses repères misanthropes face à Andie. Ce que Hugh Laurie fait sentir sans peine.
La noirceur de House se voit tempérée par la scène finale : il descend la voir et Andie le serre dans ses bras. House reste d’une froideur innommable mais son regard puissant et troublé montre bien la confusion qui est en lui : il est capable d’émotion mais par peur de paraître humain (donc faible), il tente de le cacher. Andie, décidément enfant parfaite, devine ce qui se passe dans la tête de House et lui donne conseil de profiter d...
Love murder basketball reacts to Shoto as Kim dokja (Joongdok, LMB, bad sorry)
Tableau Récapitulatif des Personnages Clés
| Personnage | Acteur/Actrice | Description |
|---|---|---|
| House | Hugh Laurie | Médecin cynique et brillant |
| Cameron | Jennifer Morrison | Médecin idéaliste et compatissante |
| Chase | Jesse Spencer | Médecin pragmatique et ambitieux |
| Foreman | Omar Epps | Médecin talentueux et réservé |
| Stacy | Sela Ward | Ex-femme de House |
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