Coup de théâtre en vue dans le tennis tricolore? Loïs Boisson, qui s’était imposée ces derniers mois comme la nouvelle tête d’affiche du tennis féminin français, voit son statut de numéro 1 nationale menacé.

Un talent brut révélé à Roland-Garros
On la cherchait depuis de longues années. À travers des débats sans fin pour comprendre pourquoi nos meilleurs éléments n’étaient pas élevés sur l'ocre, avec un objectif: briller à Roland-Garros. Si le centre de terre battue dans le sud de la France est en bonne voie, elle ne l’a pas attendu.
Depuis le début du tournoi et pour son premier Roland-Garros, Loïs Boisson crève l’écran. Ce lundi encore, la joueuse de 22 ans, 361e mondiale au début de la quinzaine parisienne, a fait sensation en s'offrant la numéro 3 planétaire, Jessica Pegula (3-6, 6-4, 6-4), et une place en quart de finale. Un exploit immense pour la Française, qui présente un profil spécialiste de la terre, au potentiel immense.
Dernière Française en lice à Roland-Garros, Loïs Boisson (22 ans) crève l'écran sur terre battue, la surface de prédilection de son idole Rafael Nadal. Pour son premier match sur le court Philippe-Chatrier ce lundi, elle a battu la numéro 3 mondiale Jessica Pegula et arraché sa qualification pour les quarts de finale. Monumental.
Une terrienne pur sang
Un coup droit lifté impressionnant, la maîtrise du slice de revers, de la glissade et un service "kické" dont le rebond peut arriver au-dessus de l’épaule de l’adversaire. Ajoutez à cela une capacité à tourner autour de son revers pour frapper en coup droit façon Rafael Nadal. Très peu de joueuses du circuit maîtrisent à ce point les spécificités de la terre battue.
Peu connue du grand public, Loïs Boisson crève l’écran et, par son jeu, a vite obtenu l’adhésion des spectateurs Porte d’Auteuil. "C’est la joueuse ultime de terre battue sur le circuit", confie son agent Jonathan Dasnières de Veigy. "On peut citer Swiatek qui maîtrise la surface à la perfection. Elle fait partie de ce peu de joueuses avec la capacité d’envoyer beaucoup d’effet dans son coup droit, au service, pouvoir slicer, faire des variations en coup droit et revers. Ce n’est pas donné à tout le monde, Coco Gauff évidemment peut le faire. Même si on n’a pas la prétention de faire partie de ce cercle de joueuses."
Mais pour exister sur terre battue, la maîtrise technique ne fait pas tout. Plus qu’ailleurs cette surface impose à l’athlète un combat physique. C’est l’autre particularité de Loïs Boisson, ce corps musculeux façonné depuis de nombreux mois, à force de travail. "J’ai eu la chance de travailler avec des filles Top 10, des vainqueurs de Grand Chelem, des garçons, des filles (Caroline Wozniacki, Bianca Andreescu, NDLR). Je l’affirme: je n’ai jamais travaillé avec quelqu’un d’aussi professionnel, qui fait attention à tous les détails, qui a un degré d’exigence envers elle-même et envers les gens autour d’elle qui est assez incroyable. Loïs est l’athlète ultime, la joueuse de tennis professionnelle irréprochable", poursuit Jonathan Dasnières de Veigy.
"S’il faut faire 10 séries, elle va faire 11, si c’est 11, elle va en faire 12. Il n’y a pas de secret, quand on fait attention à tout, on est prêt physiquement, on est prêt au combat. Sur terre battue, ces qualités physiques ça aide."
Évidemment, son classement actuel peut surprendre comparativement à son niveau de jeu, si Loïs Boisson est 361e joueuse mondiale c’est à cause d’une longue indisponibilité suite à une blessure au genou gauche l’an dernier juste avant le Grand Chelem parisien. Elle sera au minimum après 120e après le tournoi. "Elle joue juste son premier Roland-Garros", indique l’agent. "Elle est très contente, mais elle ne s’emballe pas comme toute l’équipe d’ailleurs. Elle a envie de faire une très longue carrière, elle reste les pieds sur terre et toute l’équipe aussi." Cela tombe bien, l’ocre est son royaume qu’elle souhaite étendre.
Roland-Garros - Loïs Boisson peut-elle porter le tennis féminin français ?
Progression et blessure à Pékin
La Dijonnaise, demi-finaliste du dernier Roland-Garros, poursuit sa progression au classement des meilleures joueuses mondiales. Loïs Boisson, qui a joué pour la première fois le WTA 1000 de Pékin où elle a abandonné au troisième tour, a encore gagné trois places au classement WTA publié lundi pour atteindre le 38e rang, son nouveau meilleur classement.
Parvenue la semaine dernière au troisième tour du tournoi de Pékin, où elle avait dû ensuite abandonner contre Emma Navarro, Loïs Boisson occupe le meilleur classement de sa carrière ce lundi, avec un gain de trois places qui lui permet de se hisser en 38e position.
Sur les courts de Pékin, lundi 29 septembre dernier, Loïs Boisson a quitté la scène la tête haute. Au troisième tour du tournoi chinois, la Française de 22 ans a dû abandonner face à Emma Navarro, la cuisse gauche solidement bandée. Mais malgré ce coup d’arrêt, Loïs Boisson continue de grimper.
Nouveau coup d’arrêt pour la numéro 1 française. Alors qu’elle était menée contre l’Américaine Emma Navarro (6-2, 1-0), Loïs Boisson (22 ans) a abandonné, ce lundi, au 3e tour du tournoi WTA 1000 de Pékin. Si elle n’a pas semblé être gênée en début de rencontre, elle a décidé de faire appel au kiné après avoir concédé un 2e break (5-2). Ce dernier a renforcé et resserré son bandage tout en lui massant la cuisse.
Mais cela n’a pas suffi. La Tricolore, qui a essuyé quelques larmes au moment de l'intervention du kiné, a disputé deux derniers jeux avant de finalement jeter l’éponge et quitter le court les larmes aux yeux. Et dans ce moment difficile, elle a pu compter sur le soutien de son adversaire.
Loïs Boisson va désormais devoir prendre un peu de repos pour soigner sa blessure. Comme il y a deux mois.
La Française de 22 ans a dû se résoudre à jeter l’éponge contre Emma Navarro alors que l’énorme bandage enserrant sa cuisse gauche ne suffisait plus à la préserver de la douleur.
Classement WTA
Loïs Boisson continue sa progression. Un chiffre symbolique : elle n’est plus qu’à quelques places du Top 32, seuil qui ouvre la porte au prestigieux statut de tête de série en Grand Chelem. Son parcours à Pékin s’est arrêté plus tôt que prévu, mais son jeu, explosif et créatif, continue de séduire.
Pendant ce temps, le haut du classement reste figé. Aryna Sabalenka domine toujours la hiérarchie mondiale, devant Iga Swiatek et Coco Gauff, tandis qu’Amanda Anisimova grappille des points après un nouveau titre à Pékin.
Amanda Anisimova reste 4e mondiale mais s'est rapprochée du podium après avoir enlevé dans la capitale chinoise son deuxième titre en Masters 1000 cette saison (après Doha en février).
| Rang | Joueuse | Pays | Points |
|---|---|---|---|
| 1 | Aryna Sabalenka | BLR | 11.010 |
| 2 | Iga Swiatek | POL | 8.553 |
| 3 | Coco Gauff | USA | 7.263 |
| 4 | Amanda Anisimova | USA | 5.989 |
| 38 | Loïs Boisson | FRA | 1.354 |
| 65 | Elsa Jacquemot | FRA | 1.059 |
| 82 | Varvara Gracheva | FRA | 862 |
Menace sur le leadership français
À 22 ans, la Lyonnaise réalise la plus belle campagne de sa carrière. Longtemps bloquée hors du top 80, Jacquemot profite du tableau très ouvert du tournoi mexicain - déserté par les stars du Top 20 - pour frapper un grand coup. Grâce à ce parcours, Jacquemot pointe déjà virtuellement à la 61e place mondiale, son meilleur classement. Mais l’exploit pourrait être encore plus retentissant.
Tennis : vers un parcours à la Lois Boisson ? La Dijonnaise de 21 ans, révélation de Roland-Garros et victorieuse à Hambourg en juillet, avait pourtant semblé s’installer durablement en tête du clan tricolore. En demi-finale, Elsa Jacquemot affrontera la Colombienne Emiliana Arango (86e). Si elle s’impose, elle retrouvera en finale soit la Tchèque Nikola Bartunkova (228e), soit l’Américaine Iva Jovic (73e).
Loïs Boisson : un petit tour et puis s’en va ! Loïs Boisson est entrée sur le court avec un énorme bandage autour de la cuisse gauche. Opposée à l’Américaine Emma Navarro, la Française Loïs Boisson a été contrainte à l’abandon, ce lundi, au 3e tour du tournoi WTA 1000 de Pékin.
Loïs Boisson toujours plus haut. A l'aube de peut-être devoir tirer un trait sur la fin de la saison, la jeune Dijonnaise de 22 ans n'en finit plus de grimper. Et ce lundi de nouveau, la nouvelle numéro 1 française occupe son meilleur classement. La demi-finaliste héroïque du dernier Roland-Garros le doit à sa belle semaine à Pékin.
En Chine, Boisson s'est hissée plus loin que jamais depuis qu'elle a effectué ses débuts sur dur. Parvenue au troisième tour après avoir notamment écarté de sa route une joueuse du Top 50, en la personne de la Russe Liudmila Samsonova, alors 21e au classement, là aussi pour la première fois de sa vie sur cette surface qui est loin d'être sa préférée, l'ex-protégée de Florian Reynet a malheureusement été contrainte ensuite d'abandonner face à Emma Navarro après s'être blessée à la cuisse gauche. La Bourguignonne n'a pas tout perdu pour autant. Son beau parcours à Pékin lui permet en effet de grimper de trois places supplémentaires ce lundi dans la hiérarchie et d'occuper désormais la 38e place.
Anisimova met la pression. Une bonne nouvelle qui pourrait en précéder de moins bonnes malheureusement pour Boisson, qui souffre d'une déchirure au quadriceps et a dû renoncer à disputer le WTA 1000 de Wuhan, auquel elle devait participer pour la première fois, de la même façon qu'elle avait découvert le tournoi de Pékin la semaine dernière. "Je vais tout faire au mieux pour pouvoir jouer encore des tournois en 2025", a assuré ensuite notre meilleure représentante, qui devance toujours nettement Elsa Jacquemot, toujours 65e, tandis que Varvara Gracheva (82e) et Léolia Jeanjean (94e) reculent au classement.