Après avoir décroché un bon match nul (1-1) lors du huitième de finale aller, le LOSC s’est incliné à domicile (1-2), mercredi, échouant à se qualifier pour les quarts de finale de la compétition européenne.

Le match s'est déroulé au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve-d’Ascq.
Un espoir de courte durée
Après la qualification du PSG, mardi 11 mars, au bout du bout de la soirée face à Liverpool, on espérait que les Dogues, deuxième club français en lice dans cette coupe d’Europe, rallient aussi les quarts de finale. Hélas, la réalité est tout autre et malgré une entame de match réussi et un but d’avance devant ses supporters, les Lillois ont craqué face à un BVB qui a élevé son niveau au fil de la rencontre (1-2).
Bien aidé par Kobel qui laisse le ballon filer entre ses jambes, le LOSC ouvre le score. Les locaux démarrent idéalement, mais Dortmund en a sous les crampons et va mettre à contribution Lucas Chevalier. Sur une même action du BVB, le portier signe deux parades décisives avant d'être sauvé sur sa ligne par Benjamin André qui repousse une troisième tentative. Lille laisse passer l'orage, Lille souffre.
Composition des équipes :
- Entraîneur de Lille : Bruno Genesio.
- Borussia Dortmund : Kobel - Gross, Anton, Schlotterbeck, Ryerson - Sabitzer, Can (cap.) - Adeyemi, Brandt, Beier - Guirassy. Entraîneur : Niko Kovac.
Le tournant du match
En seconde période, les Lillois disparaissent peu à peu, dominés physiquement et les erreurs s'accumulent. Trouvé dans la surface d'une belle talonnade de Brandt, Guirassy profite d'un manque de communication des Dogues pour se présenter en face-à-face avec Chevalier. Meunier revient à hauteur du Guinéen et le déséquilibre légèrement. L'attaquant du BVB ne manque pas d'en rajouter et se jette au sol. L'arbitre désigne le point de penalty.
Une faute fantomatique, mais qui offre l'égalisation à Dortmund par Can. Le tournant du match.
Onze minutes plus tard, Beier double la mise au terme d'un bon mouvement collectif. Les Lillois accusent le coup athlétiquement et les premiers changements de Bruno Génésio arrivent un peu tard. Les Allemands ont déjà pris l'ascendant et malgré les derniers efforts lillois pour revenir, ce sont les hommes en jaune qui s'imposent.
Le Borussia Dortmund a égalisé sur penalty. Can a égalisé pour Dortmund sur penalty, après une faute très légère de Meunier sur Guirassy dans la surface. C'est Beier qui a fait le break après l'heure de jeu.

Un parcours européen remarquable malgré tout
Le parcours s’arrête cruellement en huitième de finale avec une défaite à domicile face à une équipe du BVB qui semblait pourtant largement prenable lors des deux confrontations. Mais les Dogues n’ont pas à rougir de leurs performances européennes cette saison, avec une victoire contre le Real Madrid ou encore l’Atlético Madrid.
Les joueurs de Niko Kovac ont terminé à la 10ème place lors de la première phase. Ils ont terminé avec 15 points au compteur (5V, 0N, 3D).
Résultats du Borussia Dortmund en phase de groupes :
- FC Bruges (0-3)
- Celtic Glasgow (7-1)
- Real Madrid (5-2)
- Sturm Graz (1-0)
- Dinamo Zagreb (0-3)
- FC Barcelone (2-3)
- Bologne (2-1)
- Shakhtar Donetsk (3-1)
Les joueurs de Bruno Génésio s’étaient qualifiés directement en huitièmes de finale grâce à leur 7e place lors de la phase de ligue, au cours de laquelle ils ont notamment fait chuter le Real Madrid (1-0) et l’Atlético de Madrid (3-1).
Les réactions
La réaction du capitaine Benjamin André au micro de Canal + : Ce qui est décevant, c’est que nous n’avons pas vraiment joué, on n’a pas voulu contrôler le ballon, on a paniqué, on n’a pas fait notre match, eux l’ont fait et ont poussé pour revenir et gagner le match. C’est rageant car on est éliminés parce qu’on n’a pas joué notre jeu. Pourtant, il y avait la place.
Selon le président lillois Olivier Létang, le Borussia Dortmund n'aurait pas dû bénéficier d'un penalty en première période. En revanche, le BvB aurait mérité selon lui de finir la rencontre à 10 contre 11."Il nous a manqué un certain nombre de choses pour pouvoir passer. Après on pourra revenir sur le penalty… Penalty, pas penalty… Carton rouge, pas carton rouge… Je pense qu’il n’y a pas penalty, ça change la physionomie du match. Je pense aussi que si on avait fait ce qui fallait sur les 20 premières minutes de la deuxième mi-temps, on aurait pu éviter cette situation. On fait une bonne première mi-temps, avec une certaine maîtrise. On s’est ensuite mis en danger, il y a de la frustration. Il ne faut pas non plus oublier notre parcours, il y a une vraie fierté, on a donné beaucoup d’émotions à nos supporters. Un club ne se construit pas un claquement de doigts. Le penalty ? Je n’ai pas envie de polémiquer. Pour moi il n’y a pas faute. Quand il y a eu la désignation de l’arbitre, j’ai vu qu’il était suisse-allemand et j’ai trouvé ça assez particulier. A la mi-temps, il parlait exclusivement en allemand aux joueurs de Dortmund. Il y a le penalty, le carton rouge… Kovac a sorti Anton juste après sa faute. Il fait la même faute en première et en deuxième mi-temps. Il reçoit un carton jaune une fois, pas l’autre fois. C’est assez particulier. Mais encore une fois, je n’ai pas envie de faire de polémique. Je veux souligner la qualité de notre parcours. Il faut rebondir dès samedi contre Nantes."
Se relancer en Ligue 1
Cette rencontre retour signe donc la fin du fabuleux parcours du LOSC en Ligue des Champions, débuté en août dernier avec les barrages face au Fenerbahçe et Prague. Les victoires de prestiges face au Real Madrid (1-0) et à l'Atlético (1-3), mais aussi les performances réalisées contre La Juventus (1-1) ou Bologne (0-2), ont marqué ce chemin historique. Si la fin de l'épopée a un goût amer, le coach lillois a tenu à saluer ses joueurs. "Avec du recul, je veux féliciter ce groupe. Certes, nous avons des progrès à faire pour passer le cap de ces rencontres à enjeux, mais nous avons vécu de belles émotions."
Pour les revivre, le LOSC aura besoin de terminer à minima dans une des quatre premières places du championnat. Le sprint final démarre à Nantes dès samedi (17h).