Le Mexique, une terre d'histoire, de soleil, de joie, vibre d'une passion pour le football qui ne connaît pas de frontières. Pour la troisième fois, les yeux du monde se tourneront vers la terre des piments, des mariachis et des buts criés à pleins poumons. Le Mexique deviendra le seul pays de l'histoire à avoir accueilli trois Coupes du Monde, un exploit remarquable.
En 2026, le monde du football reviendra en Amérique du Nord, où trois nations accueilleront le plus grand tournoi de la planète : le Canada, les États-Unis et le Mexique. Parmi elles, une seule a déjà été l'hôte deux fois par le passé, et s'apprête ainsi à devenir le seul pays à organiser la Coupe du Monde à trois reprises : le Mexique, éternel hôte du beau jeu.
La FIFA, déjà critiquée par le passé pour ses choix géopolitiques, marche sur une ligne étroite. Maintenir les matches au Mexique serait un signal fort de stabilité, mais le moindre incident pendant le tournoi aurait un retentissement mondial. Pour les fans de football, le dilemme est cruel.
Ce Mondial sera différent, avec 48 équipes, 16 groupes et 104 matchs. Mais pour les Mexicains, chaque rencontre jouée à domicile sera un pèlerinage émotionnel. Du monumental Stade Azteca à Mexico, au Stade BBVA de Monterrey, en passant par le Stade Akron de Guadalajara, trois scènes, trois cœurs battant à l'unisson.
La Coupe du Monde 2026 devait être une fête du ballon rond à l’échelle du continent nord-américain, mais elle se retrouve aujourd’hui, à quatre mois du coup d’envoi, au cœur d’un bras de fer contre le narcotrafic.
Mais ces dernières heures, le décor a brutalement changé. Car non loin de l’Estadio Akron, la réalité a rattrapé le rêve. Le Mexique a été secoué par une vague de violences d’une ampleur rare après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG).
À l’Estadio Akron, quatre matches sont programmés, dont Mexique-Corée du Sud et Uruguay-Espagne. Monterrey doit également héberger des barrages décisifs. Les autorités mexicaines assurent travailler depuis des mois avec la FIFA sur des dispositifs de sécurité renforcés, tels que de la vidéosurveillance étendue, des déploiements massifs de la Garde nationale et de l’armée, ou encore des coordinations internationales.
Mais la violence déclenchée par la mort d’El Mencho rappelle brutalement la puissance de nuisance des cartels, capables de bloquer des axes stratégiques, d’attaquer des infrastructures et de semer la panique dans des centres urbains majeurs en seulement quelques heures.
Les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs régions, fermé temporairement des tribunaux et décrété un Code rouge dans l’État de Jalisco. La présidente Claudia Sheinbaum a appelé au calme, tandis que Washington et Ottawa ont émis une alerte de sécurité pour ses ressortissants.
À mesure que les images de véhicules incendiés circulaient sur les réseaux sociaux, une question s’est imposée : la FIFA doit-elle s’inquiéter ? Officiellement, aucune rencontre n’est remise en cause. Mais en coulisses, la situation sécuritaire alimente les discussions.
Le Mexique doit accueillir des matches à Mexico, Guadalajara et Monterrey, dont plusieurs affiches de phase de groupes et potentiellement des rencontres à élimination directe.
Les transports en commun ont été suspendus dans certaines zones, et les rassemblements de masse temporairement interdits. Sur les réseaux sociaux, des rumeurs virales, relayées notamment par The Athletic, évoquent un possible déplacement de matches vers des villes américaines ou canadiennes, comme Toronto ou Vancouver, voire l’ajout de nouvelles enceintes au calendrier.
Maintenir les matches au Mexique serait un signal fort de stabilité, mais le moindre incident pendant le tournoi aurait un retentissement mondial. Pour les fans de football, le dilemme est cruel.
Le Mexique est une terre de foot, passionnée et vibrante. L’Estadio Azteca, temple historique, doit accueillir le match d’ouverture et écrire une nouvelle page de sa légende. Guadalajara et Monterrey promettaient une ambiance unique, entre ferveur locale et afflux international.
Aujourd’hui, la question n’est pas seulement sportive, elle est également sécuritaire et politique. La Coupe du Monde 2026 devait être une fête du ballon rond à l’échelle du continent nord-américain, mais elle se retrouve aujourd’hui, à quatre mois du coup d’envoi, au cœur d’un bras de fer contre le narcotrafic.
Les Mexicains vont disputer leur dix-septième Coupe du monde. Ils ont atteint les quarts de finale en 1970 et en 1986. Depuis la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis, le Mexique est toujours sorti des phases de poules mais il s’est incliné en huitièmes de finale.
En 2026, le Mexique retrouve son destin : accueillir le football comme personne ne sait le faire.
Chaque ville mexicaine accueillant la Coupe du Monde apportera non seulement des stades, mais une façon distincte de ressentir le jeu.
Du monumental Stade Azteca à Mexico, au Stade BBVA de Monterrey, en passant par le Stade Akron de Guadalajara, trois scènes, trois cœurs battant à l'unisson.

Estadio Azteca à Mexico
À Mexico, le football frôle le mythe. C'est le pouls d'une métropole qui ne s'arrête jamais. Des stands de tamales qui réveillent le matin aux klaxons marquant le rythme de la vie, tout dans la capitale semble battre au tempo du ballon. Ici, les matchs ne sont pas de simples rencontres ; ils sont le reflet de la nation elle-même.
Le Stade de Mexico occupera le devant de la scène, mais tout autour, chaque quartier, chaque écran de café, chaque fonda modeste deviendra une extension de ce rugissement collectif.
À Guadalajara, le football se mêle à l'art et à la tradition. La « Perle de l'Ouest » respire le jeu depuis les jours de gloire de Chava Reyes et des Chivas dorées. Sérénades de mariachis et promenades sur Chapultepec planteront le décor pour les fans du monde entier. Là, le Stade Akron présentera un Mexique moderne et vibrant, tourné vers l'avenir sans perdre de vue ses racines.
Et Monterrey, « la Sultane du Nord », une ville qui incarne le travail acharné, l'ambition et la foi dans le progrès. Dans les tribunes du Stade BBVA, avec le Cerro de la Silla se dressant derrière, les chants résonneront comme le tonnerre entre l'acier et le ciel. La foule de Monterrey ne fait pas qu'encourager ; elle pousse, elle étreint, elle exige, elle s'approprie l'équipe.
Ce sera l'occasion de montrer un Mexique plus global, plus technologique, plus ouvert, pour attirer visiteurs, investissements et culture, pour inspirer une nouvelle génération qui n'a jamais vécu ces tournois légendaires, mais qui grandira en regardant celui-ci avec des yeux écarquillés.
Et surtout, pour prouver que le football reste un outil d'unité. Car le football ne se joue pas seulement sur le terrain ; il se joue dans l'esprit de ceux qui rêvent.
Et qui sait ? Peut-être que parmi ces enfants se trouve la prochaine grande idole mexicaine, le joueur qui fera trembler une nation sur un but, portera ses espoirs et l'élèvera vers de nouveaux sommets. Le Mondial 2026 ne sera pas seulement une célébration du passé, ce sera une promesse d'avenir.
Pour la toute première fois, trois pays partageront l'organisation en 2026. Le Canada, les États-Unis et le Mexique ; trois cultures, trois visions du jeu. Au Mexique, le football est une langue que tout le monde parle avant même de savoir marcher.
Cette combinaison sera fascinante : la précision froide du nord, la mise en scène grandiose des États-Unis et le chaos chaleureux et passionné du sud, tous ensemble, créant une Coupe du Monde qui sera plus grande, plus diverse et plus humaine que jamais. Et bien que les matchs soient répartis sur tout un continent, il y a quelque chose que seul le Mexique peut offrir : une âme.
En 2026, quand les caméras du monde entier montreront ces premiers gros plans de l'Azteca, des millions de cœurs battront à l'unisson. Et quand le coup de sifflet retentira, les échos de 1970 et 1986 se feront entendre une fois de plus.
Le monde se souviendra pourquoi le Mexique est spécial, parce qu'ici, le football n'est pas un divertissement, c'est une identité. Parce qu'ici, un but n'est pas juste un cri, c'est une façon d'exister.
Le Mexique n'a rien à prouver ; il a simplement besoin d'être. D'être ce pays qui transforme chaque match en fête. D'être ce peuple qui chante même dans la défaite. D'être cette flamme qui ne s'éteint jamais.
Trois Coupes du Monde. Trois générations. Une seule passion. Le Mexique, l'hôte qui étreint, le pays qui chante, le cœur qui bat au rythme du ballon. Car dans ce coin du monde, le football ne se voit pas, il se vit ; il ne s'explique pas, il se ressent.
Et quand le monde entier regardera vers l'Azteca en 2026, il sera témoin de plus qu'un match de football. Il verra une nation entière tomber à nouveau amoureuse du jeu qui la définit.
L'équipe du Mexique de football, surnommée "El Tri", est une équipe nationale fière d'une histoire riche et de moments mémorables. Des légendes comme Antonio Carbajal et Hugo Sánchez aux stars modernes comme Javier Hernandez, le Mexique a toujours eu des joueurs talentueux et passionnés.
Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection mexicaine est Javier Hernandez, plus connu sous le nom de Chicharito. Il a inscrit 52 buts en 109 sélections depuis 2009. Le joueur le plus capé est le défenseur Claudio Suarez avec 177 sélections entre 1992 et 2006.
Si vous n'êtes pas Mexicain, il y a peu de chances que vous connaissiez la Banda MS. Ce groupe, l'un des leaders du genre le plus populaire du Mexique, la banda, donnait un concert en décembre dernier, à Monterrey. Et André-Pierre Gignac, éminent résident de la ville depuis sept ans et plus de 165 buts, était au premier rang pour écouter cette fanfare urbaine à l'approche romantique. L'idole des Tigres y a même poussé la chanson, avec enthousiasme, quand le micro lui a été tendu.
Oui, André-Pierre Gignac est Mexicain. Ou presque. Entamé en 2021, son processus de naturalisation a certes connu quelques contre-temps, mais son identification avec le pays où il a débuté une seconde vie est totale. Il peut ainsi fredonner des airs de banda, mais aussi du défunt Juan Gabriel, un mythe mexicain, ou se lier d'amitié avec un comique en vogue (Franco Escamilla), tout en fondant pour la gastronomie locale composée de tacos et autres enchiladas.
"A la fin des années 70, quand Jean-Paul II est venu au Mexique, les fidèles lui lançaient 'Jean-Paul, mon ami, tu es déjà Mexicain', et on pourrait dire la même chose à Gignac", considère Joaquín Beltrán, double-champion du Mexique en 2004 avec Pumas et aujourd'hui consultant pour la chaîne MarcaClaro. "En fait, dans son processus d'adaptation, il est tout de suite allé vers les gens, s'est intéressé à notre culture, et a montré que rien ne lui était dû", ajoute l'ex-défenseur aux 17 sélections.
Cette symbiose entre le Français et son pays d'adoption est l'une des clés de sa popularité, mais aussi l'un des moteurs de sa réussite, alors qu'il reste compétitif, à 36 ans. Le "franchute" a d'ailleurs déjà confié à plusieurs reprises qu'il se sentait tellement bien outre-Atlantique qu'il n'envisageait pas de retour en France, même au terme de sa carrière.
Le voir aujourd'hui encore à Monterrey, ou plus précisément à San Pedro, banlieue cossue de la grande ville du nord mexicain, ne peut donc plus étonner. Mais qu'il reste, en 2022, l'un des meilleurs joueurs, voire le meilleur joueur de la LigaMX, nom du championnat national, n'était pas forcément attendu. Quand il a signé avec Tigres, à 29 ans, certains le voyaient d'ailleurs partir en pré-retraite, et ses antécédents de condition physique fluctuante ne plaidaient pas pour le scénario d'un talent pérenne. Mais dans la foulée d'une saison marseillaise où Marcelo Bielsa lui avait fait franchir un nouveau cap, André-Pierre Gignac s'est comporté d'emblée en leader.
Gignac est tout à la fois l'idole, mais aussi le "cuate", le pote. "On sent sa sincérité dans son rapport aux fans, à notre culture", estime d'ailleurs Erika Murillo, fan des Tigres de 37 ans et abonnée depuis 2009. "Ca crée un rapport de proximité, et dans le reste du pays, quand ils voient qu'il apprécie la musique mexicaine, je crois que ça génère aussi de la sympathie, de la fierté".
Le week-end dernier encore, la presse et les réseaux se sont emballés pour APG, actuel meilleur buteur du tournoi de clôture (janvier-juin), quand il a mangé physiquement un jeune défenseur central de Tijuana pour inscrire le dixième but de sa saison et aidé Tigres à prendre la tête du championnat. Le journal SDP Noticias mettait en avant "le héros du Club Tigres", alors que Cancha titrait sur "La force du leader", avec une immense photo du Français en une.
"Aujourd'hui encore, il est pour moi la star de notre championnat, je ne vois personne à son niveau", considère l'ex- international, Joaquín Beltrán. "Il faut dire que la philosophie du nouvel entraîneur, Miguel Herrera (arrivé en mai 2021, ndlr) lui va comme un gant. Tigres joue plus haut, prend plus de risques, et Gignac reçoit davantage de ballons de but".
Au mois de mai, l'ex-Marseillais pourrait d'ailleurs devenir le plus vieux goleador du championnat du Mexique tout en luttant pour un sixième titre national. Pour mesurer l'impact du Bomboro, son surnom local, il suffit de rappeler que Tigres n'avait remporté que trois titres avant lui.
Mais Gignac a aussi largement contribué au premier sacre du club en Ligue des champions de la Concacaf (2020), et dans la foulée, à la meilleure performance d'un club mexicain au Mondial des clubs, en atteignant la finale, perdue face au Bayern Munich (1-0). L'ex-Marseillais avait marqué en quart et en demi-finale, les trois seuls buts des siens.
"En fait, avant lui, il nous manquait ce joueur qui apparaissait dans les moments importants, dit Erika Murillo, notre histoire était davantage liée à des revers qu'à des succès. Si on se qualifiait pour la Liguilla (play-offs qui couronnent chaque tournoi semestriel, ndlr) et qu'on gagnait le clasico face aux Rayados (l'autre club de Monterrey, ndlr), ça nous allait".
Dans la ville mexicaine où la passion pour le football est la plus palpable, André-Pierre Gignac a des peintures murales à son effigie, un stand de tacos à son nom, et chacune de ses apparitions charrie la mélodie des "Guignac, Guignac, Guignac", la manière dont les Mexicains prononcent son nom.
Il a tout de même ses critiques, qui s'en prennent surtout à son habitude d'apostropher des arbitres qui ne sanctionnent que rarement la star du championnat. Mais même dans le camp d'en face, chez les Rayados, on s'incline devant son talent.
"Mes copines fans des Rayados le trouvent beau gosse et mes copains nous l'envient", résume Erika Murillo. "Dans tout le pays, il y a beaucoup de respect envers lui, on apprécie qu'il ait eu cette démarche de quitter la France pour venir ici, mais ce qui m'étonne le plus, étant donné son niveau, est qu'il soit resté", ajoute Beltrán.
Gignac a pourtant eu des offres venues d'Europe, de Chine (un contrat bien supérieur aux près de 4 millions d'euros annuels qu'il touche aujourd'hui), ou de grands d'Amérique Latine (Boca, Flamengo). Mais il a tout simplement trouvé son bonheur au Mexique. Où l'ex-international français continue d'écrire sa légende. Dans son autre patrie.
En 1975, il remporte un titre de champion. Durant sept saisons, il vit de grands moments et laisse une trace indélébile malgré un palmarès vierge, terminant à deux reprises au pied du podium de la Primera División Mexicana. Il termine sa carrière sur une saison au CD Irapuato.
Légende du Club América, il remporte avec les Azulcremas une Ligue des champions de la CONCACAF et deux championnats du Mexique. Le numéro 10 au prénom d'Empereur, celui du dernier chef de guerre de Mexico (Tenochtitlan) lors de la lutte face à l'envahisseur espagnol.
Coupe des clubs champions de la CONCACAF :
| Année | Vainqueur |
|---|---|
| 1962 | Chivas de Guadalajara (Mexique) |
| 1963 | RC Haïti (Haïti) |
| 1967 | Alianza FC (Pérou) |
| 1968 | Club Toluca (Mexique) |
| 1969 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 1970 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 1971 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 1972 | CD Olimpia (Paraguay) |
| 1973 | SV Transvaal (Surinam) |
| 1974 | CSD Municipal (Bolivie) |
| 1975 | Atlético Espanol (Mexique) |
| 1976 | CD Águila (Salvador) |
| 1977 | Club América (Mexique) |
| 1978 | finale non jouée |
| 1979 | Municipal Limeno (Salvador) |
| 1980 | Pumas UNAM (Mexique) |
| 1981 | SV Transvaal (Surinam) |
| 1982 | Pumas UNAM (Mexique) |
| 1983 | CF Atlante (Mexique) |
| 1984 | Violette AC (Haïti) |
| 1985 | Defence Force (Trinité-et-Tobago) |
| 1986 | LD Alajuelense (Costa Rica) |
| 1987 | Club América (Mexique) |
| 1988 | CD Olimpia (Honduras) |
| 1989 | Pumas UNAM (Mexique) |
| 1990 | Club América (Mexique) |
| 1991 | CF Puebla (Mexique) |
| 1992 | Club América (Mexique) |
| 1993 | Deportivo Saprissa (Costa Rica) |
| 1994 | CS Cartaginés (Costa Rica) |
| 1995 | Deportivo Saprissa (Costa Rica) |
| 1996 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 1997 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 1998 | DC United (États-Unis) |
| 1999 | Club Necaxa (Mexique) |
| 2001 | Los Angeles Galaxy (États-Unis) |
| 2002 | Pachuca CF (Mexique) |
| 2003 | Deportivo Toluca FC (Mexique) |
| 2004 | LD Alajuelense (Costa Rica) |
| 2005 | Deportivo Saprissa (Costa Rica) |
| 2006 | Club América (Mexique) |
| 2007 | Pachuca CF (Mexique) |
| 2008 | Pachuca CF (Mexique) |
Ligue des Champions de la CONCACAF :
| Année | Vainqueur |
|---|---|
| 2009 | Atlante FC (Mexique) |
| 2010 | Pachuca CF (Mexique) |
| 2011 | CF Monterrey (Mexique) |
| 2012 | CF Monterrey (Mexique) |
| 2013 | CF Monterrey (Mexique) |
| 2014 | CD Cruz Azul (Mexique) |
| 2015 | Club América (Mexique) |
| 2016 | Club América (Mexique) |
| 2017 | Pachuca CF (Mexique) |
| 2018 | CD Guadalajara (Mexique) |
| 2019 | CF Monterrey (Mexique) |
| 2020 | Tigres UANL (Mexique) |
| 2021 | CF Monterrey (Mexique) |
| 2022 | Seattle Sounders FC (États-Unis) |
| 2023 | Club Léon (Mexique) |
| 2024 | CF Pachuca (Mexique) |
| 2025 | CF Cruz Azul (Mexique) |