Le hockey sur glace, généralement appelé hockey, est un sport collectif qui se joue sur une patinoire spécialement dédiée. Sur la glace, deux équipes de six joueurs s’affrontent et tentent de marquer des buts. L’équipe qui marque le plus de buts remporte la rencontre. Une rencontre est constituée de trois périodes de vingt minutes. Les joueurs sont équipés de plusieurs protections de corps et d’un casque. Ils se déplacent sur la patinoire avec des patins adaptés. Ils tiennent une crosse en main qui leur sert à diriger le palet (aussi appelé la rondelle) qui est un disque en caoutchouc.
Le hockey sur glace est un sport collectif très complet, typiquement canadien, avec son vocabulaire spécifique et ses règles principales. Ce guide non exhaustif est prévu pour les néophytes, ceux qui souhaiteraient découvrir ce sport.
Soixante-six ans après, Paris a accueilli en co-organisation avec la ville allemande de Cologne les Mondiaux de hockey sur glace. Les spectateurs français ont eu l’occasion de voir les matchs du groupe B, celui de l’équipe de France qui était notamment opposée à de grandes nations de ce sport comme le Canada, la Finlande ou encore la République tchèque. Quart de finalistes surprise en 2014 en Biélorussie, grâce notamment à des victoires contre le Canada ou la Slovaquie, les hockeyeurs français ont tenté de rééditer cet exploit à domicile. Mais leur véritable objectif était le maintien dans le groupe élite : pour cela, il fallait éviter la dernière place synonyme de relégation.
REGLEMENT HOCKEY SUR GLACE (VERSION LHC)
Origines et Histoire du Hockey sur Glace
Le hockey sur glace a été inventé au Canada au milieu des années 1870 à Montréal. Michel Vigneault, historien de la discipline, en rappelle la paternité : « C’est un homme originaire d’Halifax en Nouvelle-Écosse, James George Aylwin Creighton, qui a organisé le premier match en 1875. Deux ans plus tard, le premier règlement écrit est apparu pour unifier la pratique.
La Ligue nationale de hockey, plus connue sous le nom de « NHL » (championnat professionnel nord-américain), a été créée en 1917 par les Canadiens qui ont été, jusque dans les années 1980, les joueurs les plus massivement représentés dans les franchises (environ 90 %). Ils sont d’ailleurs toujours majoritaires malgré l’arrivée des joueurs européens.
Le seul point qui faisait un peu consensus (et qui a été reconnu par la fédération internationale), c'est que la véritable naissance du hockey "organisé" date de Montréal, avec le premier match de hockey "organisé" à la Victoria Skating Rink en 1875. Ce jour-là, au lieu d'une balle en caoutchouc, on utilisa un morceau plat de bois, afin qu'il reste sur la glace et ne risque pas de s'envoler au milieu des spectateurs. C'était aussi une mesure de protection des gardiens, qui ne portaient pas d'équipement spécial.
Une Définition Canadienne du Hockey
Pour autant, la fièvre du débat des origines n'était pas éteinte, et la SIHR (Society for International Hockey Research, qui a depuis 2013 une abréviation française reconnue, SIRH) a fondé en 2001 un "Comité des origines" qui, pour examiner scrupuleusement les arguments des uns et des autres, a d'abord dû définir ce qu'était le hockey sur glace. Il a fixé six critères : deux équipes, de la glace, des patins, des crosses incurvées, un petit projectile (balle ou palet), un objectif de marquer dans des buts adverses.
On comprend tout de suite que ces critères s'appliquent à deux sports qui existent encore aujourd'hui avec des règles et des compétitions bien distinctes : le hockey sur glace - joué avec un palet à 6 contre 6 sur une surface d'environ 60 mètres sur 30 - et le bandy - joué avec une balle à 11 contre 11 sur la surface d'un terrain de football.
Les Origines Anglaises du Hockey sur Glace
Le coup de grâce a été porté en 2014 par la publication d'un livre intitulé On the Origin of Hockey, écrit par le président (québécois) de la SIHR, Jean-Patrice Martel, et fondé sur les recherches de deux historiens suédois du hockey, Patrick Houda et Carl Gidén. La thèse déployée est que le hockey sur glace est né en Angleterre, et aussi qu'il avait une étendue qu'on ne soupçonnait peut-être pas.
Les auteurs démontrent de manière implacable que des sources anglaises préexistent à toutes les sources canadiennes. Le caractère le plus démystificateur de la thèse est la remise en cause du fait que le match de 1875 à Montréal - sans en remettre en cause l'importance historique - ait eu une caractéristique fondatrice du hockey moderne qui le distinguerait des précédents.
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, ce patinage "néerlandais" est introduit en Angleterre. Ces sports de crosse sont appelés hurling (ou hurley) en Irlande, shinney (ou shinty) en Écosse, bandy ou hockey en Angleterre, mais ils sont essentiellement synonymes de la même activité. Le terme "hockey" est le plus tardif à apparaître, et est considéré comme venant du français "hocquet" désignant une crosse de berger.
Équipement du Hockeyeur
L’équipement du hockeyeur est l’un des plus imposants et des plus chers :
- Casque: On en trouve avec des visières, des grilles ou rien du tout.
- Crosse: D’une longueur variable de 163 cm maximum, elle est prolongée par une palette incurvée d’une longueur maximum de 32 cm. La hauteur de la palette est comprise entre 5 et 7,5 cm.
Les joueurs de hockey sur glace sont généralement équipés d’un casque (avec une visière ou une grille) obligatoire depuis 1979, d’une crosse, de patins à glace et d’une tenue de protection. La crosse est aussi appelée le « bâton » et peut être recouvert d’une bande adhésive. Un équipement spécifique est dédié aux gardiens qui sont plus exposés et donc mieux protégés (par des protections en mousses) que les joueurs. Leur casque est fermé et superpose un masque de protection. Les protections au corps sont plus complètes et empêchent le palet d’entrer en contact avec la peau.

Les Règles Essentielles du Hockey sur Glace
Les patinoires internationales ont en règle générale les dimensions suivantes : 61 m × 30 m avec des coins ayant un rayon compris entre 3,5 m et 4,25 m. Une équipe de hockey est composée de quatre lignes ou blocs de cinq joueurs de champ. Deux gardiens peuvent se relayer pendant la rencontre. Les deux premiers blocs sont souvent constitués des joueurs les plus techniques, ceux qui sont capables de prendre le jeu à leur compte.
À l’image de ses collègues des autres sports collectifs, le gardien de hockey est le dernier rempart de son équipe afin d’empêcher l’adversaire de marquer dans une cage de 1,83 m de largeur et 1,22 m de hauteur. Un palet peut atteindre la vitesse folle de 180 km/h environ. Le gardien est particulièrement sollicité avec une moyenne de trente tirs par match et la plupart du temps son pourcentage d’arrêts se situe au-dessus des 90 %.
Le centre est le dépositaire du jeu avec ses deux défenseurs. Il est en quelque sorte le meneur, chargé d’exécuter les stratégies d’équipe. C’est en général un joueur très technique. Ils doivent d’abord gêner les joueurs adverses et protéger leur gardien. Mais leur rôle n’est pas seulement défensif et leur participation au jeu est très importante. À l’image des défenseurs modernes de football, ils doivent prendre en main la relance, la première passe s’avère cruciale.
Les ailiers sont en général les joueurs les plus rapides de leur équipe. Ils marquent beaucoup, mais comme les défenseurs qui attaquent, ils ont une importance capitale en défense.

Engagements et Hors-Jeu
Ce sont les engagements qui ont lieu après un coup de sifflet de l’arbitre. Ils sont organisés comme un entre-deux où le plus rapide doit tenter de s’emparer du palet lorsqu’il touche le sol. Au hockey, le palet doit toujours entrer avant tous les joueurs d’attaque en zone offensive, symbolisée par une ligne bleue. On s’aligne sur le joueur qui détient le palet et ses coéquipiers peuvent donc entrer en même temps que lui dans cette fameuse zone. Si un joueur entre avant le possesseur du palet, il y a donc hors-jeu.
Dégagement Interdit
Lorsqu’un joueur, situé derrière la ligne rouge centrale, dégage directement le palet derrière le but adverse, que personne ne touche le palet ou n’ait été en situation de le faire, le dégagement interdit est sifflé par l’arbitre.
Pénalités et Power Play
Le penalty se joue en face-à-face entre un joueur et le gardien. Le tireur part du milieu de la patinoire et vient défier le gardien qui a les faveurs des statistiques dans ces duels. D’une durée de deux minutes : le joueur sanctionné laisse son équipe à quatre pour deux minutes. Elle s’interrompt si l’équipe adverse marque un but. Le joueur fautif n’est pas remplacé sur la glace et est expulsé cinq minutes. Elles sanctionnent les fautes plus violentes.
Les pénalités sont primordiales au hockey et la différence se fait souvent lorsqu’une équipe évolue en infériorité numérique. Une équipe ne peut jamais évoluer à moins de trois joueurs sur la glace, sans compter le gardien. La discipline est donc très importante. Comme son nom anglais l’indique, il s’agit de « tuer les pénalités » adverses, c’est-à-dire d’empêcher l’équipe qui bénéficie de la supériorité numérique d’en profiter.
Lorsqu’une équipe est sanctionnée d’une pénalité, elle peut se retrouver à 4 ou à 3 joueurs sur la glace en plus du gardien. Son adversaire se trouve donc en situation de power play. L’idée n’est alors pas de se précipiter pour marquer vite mais plutôt de contrôler le jeu, de mettre hors de position l’adversaire afin de se trouver en situation favorable pour marquer.
Vocabulaire Spécifique du Hockey sur Glace
Le hockey a été inventé au Canada à la fin du XIXe siècle à Montréal. Il y a donc un vocabulaire anglophone mais aussi québécois de ce sport. Luc Tardiff Junior, ancien international français et fils du président de la FFHG, qui nous a aidés à concocter ce petit lexique, livre quelques anecdotes : « Durant ma carrière, dans tous mes clubs, j’ai à chaque fois côtoyé des Québécois.
- Bâton: C’est l’instrument principal du hockeyeur. Lorsque les Québécois viennent jouer en France et qu’ils demandent au chef matériel français : « Est-ce que tu t’es occupé de mes bâtons ?
- Tir du poignet (wrist shot): ( ou tir du poignet ) : on peut utiliser les deux versions.
- Power play: (jeu en supériorité) : on n’utilise que le mot power play, qui est même abrégé en PP.
- Shutout: (ou clean sheet) : quand un gardien ne prend aucun but.
- Zebra: Mot qui sert à désigner les arbitres en raison de leur tenue rayée noire et blanche.
- Box: (ou penalty box) : on dit plus souvent la box au niveau professionnel mais les deux s’utilisent.
- Lignes: Hors gardien, ce sont les lignes de 5 joueurs qui se relaient durant une rencontre, en moyenne toutes les 30 secondes au haut niveau.
- Slap shot: C’est un tir frappé, le plus puissant au hockey.
- Penalty Killing (PK): (jeu en infériorité) : on utilise là aussi la version anglaise, abrégée aussi en PK.
- Snap shot: C’est un tir sans contrôle, idéal pour surprendre les gardiens.
- Bully: Correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football.
- Icing: Ou dégagement interdit.
- Penalty: Le tir de pénalité.
- Overtime: Prolongations.
- Play-off / série éliminatoire: Les play-off sont une sorte de compétition ayant lieu à la fin d'une saison régulière permettant de déterminer le vainqueur.
Approches d'Enseignement du Hockey sur Glace
Il est reconnu que l’approche traditionnelle est principalement utilisée par les professeurs ou entraîneurs pour enseigner les habiletés sportives. Elle se fonde essentiellement sur des bases cognitivistes, l’apprentissage et le perfectionnement des gestes sportifs se font donc par la répétition. Plus particulièrement, l’intervenant isole l’action du jeu qu’il souhaite faire apprendre à ses participants et crée un « éducatif » qui place l’élève dans des conditions lui permettant de pratiquer cette action à plusieurs reprises et de manière successive, jusqu’à ce qu’elle soit maîtrisée par l’élève et qu’il puisse la faire avec de moins en moins d’efforts (Nadeau et al., 2014).
En effet, il est évident de constater que les habiletés motrices exécutées dans les sports collectifs ne pourront que très rarement se reproduire exactement deux fois de la même façon en situation de jeu en raison de l’interaction constante d’un joueur avec ses coéquipiers et contre des adversaires, sur un même terrain de jeu (Lemoine, Jullien, & Ahmaidi, 2005). Le hockey sur glace est un des sports qui laisse entrevoir des exigences techniques les plus élevées en comparaison avec les autres sports de même nature.
Dans ces sports, la marche et la course se retrouvent à la base des déplacements et sont, dans le développement moteur des enfants, apprises habituellement dès l’âge d’un an. Au hockey sur glace par contre, la glisse avec les patins et la manipulation de la rondelle avec un bâton sont des mouvements beaucoup moins naturels et qui demandent beaucoup de pratique.
Tableau des Actions Techniques Principalement Enseignées au Hockey sur Glace
| Catégorie | Actions Techniques |
|---|---|
| Patins | Patinage avant, patinage arrière, virages, arrêts, croisements |
| Rondelle | Contrôle de la rondelle, passes, tirs |
| Autres | Mises en échec, jeu de corps |
Si la pratique du hockey sur glace compte de nombreux gestes techniques, certains d’entre eux, faut-il le rappeler, ne sont nécessaires qu’à très peu d’occasions en situation de jeu. La réalisation d’une action technique doit s’insérer dans un processus visant l’efficacité du joueur à répondre avec succès aux exigences de la situation de jeu. Le hockey sur glace est ainsi un sport fondamentalement tactique, où le but du jeu est, individuellement et collectivement, de déjouer des adversaires afin de réussir à marquer des buts, tout en empêchant ces adversaires d’en marquer (Nadeau et al., 2014).
Il est bien évident qu’un joueur qui ne peut se déplacer ou rester en équilibre sur la glace, ni contrôler minimalement la rondelle avec le bâton, ne pourra pas « jouer » au hockey à proprement parler. Cependant, l’approche d’enseignement proposée dans ce texte exige de rappeler qu’au hockey sur glace, comme dans bien d’autres sports collectifs comparables, la vitesse de jeu et l’interaction entre les joueurs offrent des conditions de jeu où le résultat de l’action compte beaucoup plus pour la performance que la qualité d’exécution des actions motrices (Griffin & Butler, 2005).
Conséquemment, plus l’élève apprendra à comprendre son sport et prendra conscience des raisons de l’utilisation de chaque geste technique, plus il réussira généralement à exécuter ces gestes a) de manière plus fluide et non consciente, b) dans des conditions variées et c) en les enchaînant avec d’autres actions motrices liées au sport (Weineck, 1997 ; Gréhaigne & Nadeau, 2014).
L'armée britannique participe grandement à la diffusion du hockey dans les colonies de la couronne, notamment en Inde, où il deviendra le sport national, et en Extrême-Orient. Les premières confrontations internationales datent de 1895. Professionnels et amateurs allaient dès lors créer séparément leurs propres structures.