Au cœur de l’identité canadienne depuis des générations, le hockey sur glace rythme la vie de millions de passionnés à travers le pays. Si officiellement la crosse est reconnue comme sport national d’été, c’est bien le hockey qui occupe une place privilégiée dans l’imaginaire collectif. Quand on me demande quel est le sport national emblématique du Canada, je réponds sans hésiter : le hockey sur glace !

Image d'une partie de hockey sur glace au Canada
Les origines du hockey sur glace au Canada
L’histoire du hockey sur glace au Canada remonte au 19e siècle. Je trouve intriguant de constater comment ce jeu, initialement pratiqué sur les lacs gelés par quelques téméraires, s’est progressivement institutionnalisé pour devenir le sport-roi. Le hockey sur glace se pratique sur une patinoire entourée de panneaux vitrés protégeant les spectateurs.
Le hockey au Québec: Une dimension particulière
Au Québec, l’attachement au hockey revêt une dimension particulière. J’ai pu observer lors de mes voyages comment ce sport transcende les barrières linguistiques et culturelles, unissant francophones et anglophones dans une même passion. Ce qui m’impressionne toujours, c’est de voir comment le hockey influence le quotidien des Canadiens.
Dans les rues de Montréal ou Toronto, je croise régulièrement des passants arborant fièrement les couleurs de leur équipe favorite. Les grandes vedettes du hockey canadien sont célébrées comme de véritables héros nationaux. À Montréal, je me suis souvent arrêté devant la statue de Maurice Richard, légende des Canadiens, ou j’ai emprunté le boulevard Guy-Lafleur.
Le hockey, création canadienne et sport national, est à Montréal ce que le basket-ball est à New York : un loisir si populaire qu’il transcende les générations et envahit l’espace urbain, à commencer par les parcs et les lacs de la métropole, où s’entrechoquent chaque hiver les bâtons et rondelles du quartier. Mais le vrai visage du hockey montréalais réside dans son équipe des Canadiens, pour laquelle vibrent les habitants.
Un culte parfois difficile à comprendre pour les nouveaux arrivants, si l’on considère les résultats en demi-teinte du club ces dernières années. C’est qu’au-delà du sport, l’histoire cette équipe est si intimement liée à l’histoire de sa ville qu’elle en devient un véritable miroir social et sociétal.
L'évolution du hockey à Montréal
Apparu vers la fin du XIXe siècle, le hockey n’a pas toujours été aussi populaire qu’aujourd’hui, particulièrement au Québec, où il était un sport et un loisir réservé aux plus riches, c’est-à-dire aux anglophones. À cette époque à Montréal, c’est l’équipe des Wanderers qui représente la ville dans les compétitions professionnelles.
Au début du XXe siècle, les rivalités entre les anglophones et les francophones de la ville prennent de l’ampleur. Afin d’en tirer parti, John Ambrose O’Brien finance la création d’un club francophone. En 1911, il est spécifié dans les statuts du club que celui-ci doit être exclusivement composé de joueurs francophones.
En 1925, le club acquiert même un droit de recrutement sur tous les Canadiens français du territoire. Le nom du club emprunte le patronyme du « Club Athlétique Canadien » jusqu’en 1916. Le nom « Canadiens » perdurera avec d’autres appellations, comme celle des « Habitants », dont est dérivé le fameux « Habs ».
Même si les débuts sont difficiles, le club remporte en 1916 sa première Coupe Stanley, qui couronne le championnat nord-américain, la Ligue nationale de hockey (LNH/NHL en anglais). Pendant les premières années de Ligue nationale, beaucoup de joueurs se distinguent, comme George Vezina, le gardien et leader de l’équipe, qui donnera son nom au trophée récompensant le meilleur gardien de la saison.
Au cours des années suivantes, l’équipe s’ouvre. Elle est composée de joueurs venus d’Ontario, à l’image d’Howie Moretz, qui amène sa vitesse et sa technique sur le glaçon. En 1924, Montréal accueille une autre équipe en LNH, mais à destination des anglophones : les Maroons, bâties sur la base des Wanderers. Cela aura pour conséquence de raviver les rivalités, sur la glace autant que dans les travées.
En 1927, un trophée est même remis à celle des deux équipes qui aura le meilleur bilan lors des confrontations de la saison, histoire d’ajouter du sel dans les duels. Cependant, la crise économique de 1929 vient perturber l’équilibre des forces. Une seule des deux équipes pourra continuer à exister. Ce sera celle des Canadiens, qui reprennent ainsi le flambeau montréalais à partir de 1938.
Les Canadiens de Montréal: Un symbole
Évoluant dans le championnat nord-américain, les Canadiens de Montréal sont traditionnellement la seule équipe francophone de la Ligue - exception faite des Nordiques de Québec (1972-1995). Elle est ainsi bien plus qu’une simple équipe sportive : elle est le symbole de l’existence, de la résistance des Canadiens français non seulement au Québec, mais aussi sur le continent et, plus encore, de leur excellence face à l’hégémonie anglophone.
Le hockey sur glace: Un sport qui enfièvre le pays
Popularisé à la fin du XIXe siècle, le hockey sur glace demeure associé à l'identité du pays. C'est à Montréal, le 3 mars 1875, que se déroule le premier match officiel en intérieur. Aujourd'hui, de septembre à juin, les rencontres de la LNH (Ligue nationale nord-américaine de hockey) enfièvrent les Canadiens et monopolisent l'information sportive. La saison s'achève avec les séries éliminatoires de la célèbre Coupe Stanley qui récompense la meilleure formation de l'année.
L'équipe des Canadiens de Montréal est la plus titrée de l'histoire de la NHL (24 victoires), mais sa dernière coupe remonte à 1993.
Le hockey: Sport national d'hiver
Sport national d'hiver depuis 1994, le hockey sur glace est une véritable institution au Canada. Michel Vigneault est un historien des sports canadien, spécialisé dans le hockey. Il évoque la place essentielle de ce sport dans la culture de son pays. Depuis une loi votée par le Parlement fédéral en 1994, le Canada possède deux sports nationaux officiellement reconnus : la crosse pour l'été et donc le hockey pour l'hiver.
Le hockey participe à l'unité canadienne et il incarne aussi en quelque sorte le Canada que l'on vend aux francophones et aux immigrés.
Les 3 sports préférés des Canadiens
- Le hockey: Sport officiel d'hiver selon la Loi sur les sports nationaux du Canada, il fait partie de l'identité canadienne et reste le plus populaire dans les médias et les esprits.
- Le soccer: Avec près d'un million de licenciés, le foot arrive en tête, devançant le hockey de 400 000 adeptes.
- Le basket-ball: La culture basket grignote du terrain et les pratiquants ne cessent d'augmenter. Un engouement renforcé en 2019 par le titre de champion de la NBA des Raptors de Toronto, la seule équipe canadienne de la ligue nord-américaine et la première à l'extérieur des États-Unis à remporter ce trophée.
Origines controversées du hockey
Si les experts situent l'origine du hockey sur glace en Suède au début du 19ème siècle, trois villes canadiennes se disputent la paternité de ce sport hissé au rang de Sport National par le Parlement canadien en 1994 : Kingston en Ontario où se serait déroulé un match entre soldats britanniques du régiment de la Royal Canadian Rifle le jour de Noël 1855 et les deux villes néo-écossaises d'Halifax et Windsor.
Dans ces trois cas, les historiens s'accordent à dire que ce sont les immigrants venus des iles britanniques qui ont amené ces pratiques dans leurs bagages. C'est faire fi des récits des missionnaires de Nouvelle France qui décrivent par le menu les jeux de "crosse" pratiqués sur la glace par les Amérindiens que les premiers colons français imitent en poussant des pierres sur les étangs gelés dans des joutes fraternelles. Les livres d'histoire ne rendent pas toujours à César ce qui lui appartient...
Historiquement S'il est avéré qu'une distraction, rappelant le golf moderne mais se déroulant sur la glace, nommée kolf, était populaire aux Pays-Bas au xviie siècle, le jeu de bandy, qui, dans la Grande-Bretagne du début du xixe siècle, opposait sur des étendues gelées deux équipes frappant une balle en bois ou en liège avec des crosses taillées dans du bois de saule, est considéré comme l'ancêtre du hockey sur glace.
À partir de 1855, des soldats britanniques en garnison à Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada) organisèrent des rencontres de hockey sur les lacs gelés et, durant les années 1870, les étudiants de l'université McGill de Montréal s'adonnèrent à leur tour à ce sport. La première ligue de hockey sur glace vit le jour en 1885 à Kingston (Ontario). Ce sport devint rapidement populaire au Canada, des rencontres régulières étant organisées entre les clubs de Montréal, Ottawa et Toronto.
En 1892, lord Stanley of Preston, gouverneur général du Canada, décida qu'une coupe en argent serait offerte chaque année à la meilleure formation. La Coupe Stanley était née.
L'internationalisation du hockey sur glace
Le hockey sur glace commençait également à se développer en Europe - Pierre de Coubertin en encouragea la pratique dès 1891. Professionnels et amateurs allaient dès lors créer séparément leurs propres structures. C'est ainsi qu'en 1904 la première ligue professionnelle (Pro Hockey League) voit le jour aux États-Unis, avant d'être remplacée en 1907 par la National Hockey Association (N.H.A.). Une ligue concurrente, la Pacific Coast League (P.C.L.), naît peu après.
En 1914, un championnat réunissant les deux ligues est organisé, le vainqueur se voyant attribuer la coupe offerte par lord Stanley. La N.H.A. va être supplantée par la National Hockey League (N.H.L.), qui organisa son premier match le 19 décembre 1917. Les Toronto Arenas remportèrent en 1918 le premier Championnat de la N.H.L. et enlevèrent la Coupe Stanley, en dominant les Vancouver Millionaires, lauréats de la compétition de la P.C.L. La P.C.L. disparut en 1926.
Dès lors, la N.H.L. allait régner sans partage sur le hockey sur glace en Amérique du Nord. Entre-temps, du côté des amateurs, la Ligue internationale de hockey sur glace avait été créée, le 16 mai 1908 à Paris, par la France, la Belgique, la Suisse et la Grande-Bretagne, avec pour président le Français Louis Magnus - champion de patinage artistique et journaliste.
Un Championnat d'Europe fut organisé en 1910, tandis que le Championnat du monde allait voir le jour en 1930. Dès 1914, le Comité international olympique accepte qu'un tournoi de hockey sur glace soit organisé à l'occasion des Jeux prévus à Berlin en 1916. Si ces Jeux sont annulés, le hockey sur glace fait bien partie du programme des VIes jeux Olympiques (d'été) qui se déroulent à Anvers en 1920.
La Ligue Canadienne de Hockey (LCH)
La Ligue Canadienne de Hockey ou Canadian Hockey League est la ligue de hockey sur glace junior pour les joueurs de 16 à 20 ans, regroupant des équipes du Canada et des Etats-Unis, réparties en trois ligues régionales.
La CCHL: Ligue junior canadienne
Après vous avoir présenté le CIS il y a quelques semaines, avec à la clé une interview de Réal Paiement, nous vous proposons cette semaine de mettre en lumière la CCHL, Central Canada Hockey League, une ligue junior canadienne. Suite à de récents changements de nom, vous avez peut-être entendu parler de cette ligue sous les acronymes CHL, Central Hockey League (à ne pas confondre avec la ligue professionnelle homonyme aux Etats-Unis), ou encore CJHL, Central Junior Hockey League.
La CCHL est une ligue de calibre junior A, c’est-à-dire le calibre inférieur aux trois ligues junior majeur (LHJMQ, OHL, WHL). Les joueurs évoluant dans cette catégorie d’âge ont entre seize et vingt ans. Le nombre de joueurs de vingt ans est généralement limité mais le quota est variable d’une ligue à l’autre.
Les douze équipes qui s’alignent dans la CCHL sont issues de la région d’Ottawa, la capitale nationale, à l’est de l’Ontario. Elles sont réparties en deux divisions de six équipes. La division Yzerman regroupe les équipes d’Ottawa et de sa proche banlieue tandis que la division Robinson est composée d’équipes en dehors de l’agglomération outaouaise. Les déplacements sont courts dans cette ligue.
COUPE STANLEY DES CANADIENS DE MONTRÉAL EN 1986: L'HISTOIRE D'UN CHAMPIONNAT INATTENDU (RDS 2006).
Ces deux divisions ont été nommées en l’honneur d’anciens joueurs de la ligue qui ont connu la gloire lors de leur carrière professionnelle. Le premier est Larry Robinson, ancien défenseur vedette des Canadiens de Montréal, qui a évolué dans la ligue avec les Braves de Brockville lors de la saison 1969-1970. Le second est Steve Yzerman, ancien capitaine étoile des Red Wings de Detroit, qui passa une saison chez les Raiders de Nepean en 1980-1981 alors qu’il n’avait que quinze ans.
La saison régulière comporte soixante-deux rencontres au total et s’étend de septembre à mars. A l’issue de ces rencontres, les huit meilleures équipes de la ligue sont qualifiées pour les séries éliminatoires. Chaque ronde se dispute au meilleur de sept rencontres. L’équipe vainqueur des séries éliminatoires soulève la Coupe Bogart.
Tandis que les ligues junior majeur ont la Coupe Mémorial, les ligues du junior A ont la Coupe RBC. Cette compétition met aux prises quatre équipes lors d’un tournoi pour déterminer le champion national parmi les champions de l’est, de l’ouest et du centre du pays. La Coupe Fred Page permet de déterminer le champion de l’est du pays. Les équipes sont composées de joueurs de nationalités canadienne ou américaine.
Si quelques joueurs européens ont pu griffer les glaces de la ligue par le passé, comme le gardien franco-danois Niels-Erik Ravn, ce n’est désormais plus possible à moins d’être en possession d’un passeport canadien ou américain, à l’instar du franco-canadien Vincent Llorca. Tandis que certains joueurs sont affiliés à des équipes de l’OHL, d’autres font le choix de cette ligue, et du junior A plus généralement, car elle permet de garder son éligibilité pour jouer dans la NCAA, la prestigieuse ligue universitaire des Etats-Unis.
En effet, en raison d’un règlement très strict, un joueur perd cette éligibilité en s’alignant dans le circuit junior majeur. Plusieurs joueurs évoluant actuellement dans la NHL ont fait leurs armes dans la CCHL. On peut citer Claude Giroux de Philadelphie, Martin Saint-Louis de Tampa Bay ou encore Patrick Sharp de Chicago. On compte actuellement une vingtaine d’anciens joueurs de la CCHL dans le circuit Bettman. La Ligue Magnus a connu également quelques anciens de la ligue.
Rivalités Canada - États-Unis: Plus qu'un simple match
Les historiens sont formels : il faut remonter en 1987 pour trouver trace d'un contexte aussi brûlant. Cette année-là, du 28 août au 15 septembre, le Canada et les États-Unis, mais aussi la Finlande, la Suède, la Tchécoslovaquie et l'Union soviétique s'étaient réunis pour un grand tournoi. Et lors de cette « Canada Cup », le pays hôte était sorti vainqueur, porté par Mario Lemieux et Wayne Gretzky.
C'était du très grand hockey mais c'était déjà plus que ça. Il était question d'honneur, de patriotisme. À l'époque, le Canada et les États-Unis étaient en passe de conclure un accord de libre-échange historique. Et certains Canadiens y voyaient une manière pour les USA de faire main basse sur leur pays, au moins économiquement.
Alors quand, en octobre 2024, Donald Trump a menacé d'imposer des « droits de douane à 25 % » sur les importations canadiennes, l'histoire a donné le sentiment de bégayer. D'autant qu'il ira même, quelques semaines plus tard, jusqu'à désigner son voisin comme un potentiel... 51e État. Une idée maintes fois évoquée depuis.

Chapitre marquant de l'hostilité entre les deux nations, la Canada Cup 1987, avec notamment les légendes Mario Lemieux et Wayne Gretzky (ici face à l'Union soviétique) dans les rangs canadiens.
L'hymne américain sifflé
La géopolitique pouvait de nouveau s'inviter sur la glace. Hasard du calendrier, la NHL avait choisi d'organiser un « 4 Nations Face-Off », du 12 au 20 février 2025. Une compétition au cours de laquelle Canadiens et Américains allaient s'affronter deux fois, le Star-Spangled Banner (l'hymne américain) être sifflé à Montréal, des bagarres éclatées... Juste avant la finale Canada - USA (remportée par les premiers en prolongation), Trump passa même un coup de fil à ses troupes !
Connor McDavid a, lui, récemment confié que ce tournoi avait beaucoup compté. « Nous nous sommes tous souvenus ce que c'était d'être un amateur de hockey, écrivait LA star dans The Players Tribune. D'être un fan de la Team Canada. D'être Canadien. » C'est dans cette ambiance que la finale féminine des Jeux Olympiques 2026 s'est disputée jeudi dernier (victoire des États-Unis 2-1 après prolongation), mettant logiquement aux prises les deux géants (5 médailles d'or pour le Canada dans l'histoire, 3, désormais pour les USA). Les hommes s'affrontent, eux aussi, pour l'or ce dimanche (14 h 10, 9 médailles d'or d'un côté, 2 de l'autre). Sous le regard de Trump ?
Complexe d'infériorité
« La politique exacerbe les tensions (autour de ces affiches), confie le préparateur physique d'un international canadien. C'est très tendu. Beaucoup de gens ont le sentiment que nous ne sommes pas pris au sérieux par une grande partie des Américains. » « Les Canadiens ont un peu un complexe d'infériorité, ils voudraient qu'on les respecte, prolonge l'historien Éric Zweig, originaire de Toronto. Et ils savent que c'est en hockey qu'ils ont la meilleure chance de montrer ce dont ils sont capables. »
L'historien glisse au passage que le siège social de la NHL ne se situe plus à Montréal mais à New York et que le commissaire de la ligue est né dans la Grande Pomme... Autrement dit, que les Américains ont pu donner l'impression de « chercher à s'approprier le hockey », sport national du voisin.
Le 29 décembre 2017, l'affiche USA - Canada du Championnat du monde junior avait attiré 45 000 spectateurs dans le froid glacial du New Era Field de New York (victoire 4-3 des Américains).
Mais pour Benjamin Krzywicki, fondateur du site Polish Puck, c'est dans les catégories de jeunes que la rivalité a « véritablement pris son envol ». « Chez les adultes, elle existe depuis 1920 et les premiers Jeux Olympiques (le Canada avait remporté l'or aux dépens des États-Unis) mais l'avance des deux pays (sur les autres) était telle qu'ils ont longtemps envoyé des équipes de clubs affronter les autres sélections, développe ce fin connaisseur du hockey international. Aujourd'hui encore, les Nord-Américains ne s'intéressent pas vraiment au Championnat du monde senior annuel, par exemple. Alors que son équivalent junior attire des foules immenses. » Fin 2017, l'affiche USA - Canada, disputée en plein air, a ainsi conduit 45 000 spectateurs à braver le froid glacial et une tempête de neige (victoire 4-3 des Américains au New Era Field de New York).
Fin des années 90: la bascule
Il faut dire que les Américains ont, eux aussi, appris à prendre cet affrontement très au sérieux. Zweig note qu'à la fin des années 1990, ces derniers ont commencé à rassembler leurs ouailles en amont des compétitions et à développer un esprit d'équipe, là où le rival se contentait de réunir ses meilleurs joueurs à quelques heures du premier match. « Progressivement, ces garçons ont grandi, sont arrivés en NHL, aux Jeux Olympiques... Et cette confrontation est devenue un enjeu majeur », décrypte-t-il.
Dans les compétitions féminines, on raconte que les joueuses ont longtemps évité de se croiser dans les ascenseurs. « C'est ce qu'on m'avait appris à faire, expliquait ainsi récemment Angela Ruggiero, légende du hockey américain, sur The Athletic. On n'interagissait pas (avec les Canadiennes). »
Team USA contre Team Canada, c'était l'affiche fiévreuse de la finale du tournoi féminin des JO de Milan-Cortina, jeudi soir dernier (victoire des USA 2-1 après prolongation). Rebelote ce dimanche après-midi pour leurs homologues masculins.
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