Le PSG Accroché par Monaco, une Qualification pour les Huitièmes de Finale au Goût Amer

Le Paris Saint-Germain a obtenu son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, mais c’est une qualification au goût amer. Tenu en échec par l'AS Monaco (2-2), le contenu du match a été médiocre et n'a pas rassuré les supporters.

S’ils ont assuré l’essentiel en validant leur billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, les Parisiens ne se sont pas rassurés dans le contenu. Accrochés par l'AS Monaco (2-2), ils ont été bousculés par séquences, sans véritablement maîtriser leur sujet, et n’ont pas dégagé la même impression de domination que lors de la saison dernière.

Comme la saison dernière, le Paris Saint-Germain a été obligé de passer par la case des barrages pour espérer voir les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais cette fois, les Rouge et Bleu n’étaient pas sereins. Bien plus fragiles défensivement et à nouveau inefficaces en attaque, les Parisiens ont bien cru vivre un barrage aller cauchemardesque à Monaco.

Menés 2-0, les hommes de Luis Enrique ont toutefois eu le mérite d’avoir réagi pour s’imposer 3-2. Autant dire que le match retour au Parc des Princes ne s’annonçait pas comme une formalité pour les tenants du titre. Car en face, l’ASM comptait se rattraper et voir enfin les huitièmes après son élimination face à Benfica l’an passé, toujours en barrages.

Dans ce match retour plus qu’indécis, Luis Enrique avait décidé d’aligner quasiment son équipe type en 4-3-3 : Safonov, Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes, Zaïre-Emery, Neves, Vitinha, Kvaratskhelia, Doué et Barcola. Blessé à l’aller, Dembélé était incapable de tenir sa place ce soir.

En Face, Sébastien Pocognoli nous avait réservé un 3-4-3 avec Köhn aux cages, Zakaria repositionné en défense aux côtés de Faes et du revenant Kehrer. Vanderson et Henrique évoluaient en piston, Camara et Bamba au milieu, tandis que le duo Coulibaly-Akliouche soutenait Balogun.

Cette fois, Monaco n’a pas mené 2-0 après quelques minutes, mais les partenaires d’Akliouche ont paradoxalement livré une bien meilleure première période qu’à l’aller à Louis II. D’entrée de jeu, les joueurs asémistes se sont montrés agressifs et excellents dans leur pressing. Très vite, ils ont logiquement été les premiers à se mettre en évidence devant le but de Safonov et il a fallu un miracle pour que Coulibaly ne punisse pas le PSG dès la 9e minute sur un caviar d’Akliouche.

Bousculé en C1 depuis plusieurs mois, le PSG a encore démontré qu’il était très loin du niveau affiché à la même époque la saison passée. Avec son marquage en individuel, Monaco a en effet éteint les Rouge et Bleu. Les attaquants parisiens ne pouvaient pas être trouvés en profondeur, obligeant les joueurs parisiens à un exploit individuel pour passer. Et les éclairs de génie, il n’y en a pas vraiment eu côté parisien.

Hormis le une-deux entre Neves et Barcola conclu par une frappe sur la transversale de l’ancien Lyonnais (41e), Paris n’a rien eu à se mettre sous la dent en termes d’actions dangereuses. Pire, les Rouge et Bleu n’ont réalisé aucune frappe cadrée durant ces 45 premières minutes. Un constat terrible, tout comme la copie rendue par les milieux franciliens.

Chef d’orchestre habituel, Vitinha a été parfaitement muselé, tandis que Zaïre-Emery et Neves n’ont rien apporté de spécial. Le message envoyé à tous ceux qui attendaient le réveil du PSG durant le money time de la Ligue des Champions était mauvais.

Plus forts dans les duels et parfaitement organisés pour empêcher les Parisiens de mettre de la vitesse dans leur jeu, les Asémistes ont fini par être récompensés avant de rentrer au vestiaire. Sur un énième marquage très laxiste de la défense parisienne, Mendes a laissé tout le temps et l’espace à Akliouche pour reprendre un centre de Coulibaly et tromper Safonov d’une frappe croisée (0-1, 45e). À la mi-temps, Monaco avait refait son retard et pouvait toujours rêver d’éliminer le champion d’Europe en titre.

Et ça a failli être payant sur une tête de Neves parfaitement stoppée par Köhn (50e). Mais dans ces matches couperet, un détail peut tout changer. Et ça, Coulibaly s’en souviendra pendant un bon bout de temps.

Trois minutes après avoir reçu un carton jaune pour une intervention par derrière sur Mendes, le jeune Monégasque de 21 ans est allé commettre une faute sur Hakimi (58e), récoltant donc un deuxième avertissement synonyme de carton rouge. Une expulsion aux conséquences désastreuses pour l’ASM.

Sur le coup franc provoqué par Coulibaly, Paris a retrouvé le sourire grâce au centre de Doué repris victorieusement par Marquinhos (1-1, 60e). Remis en selle, le PSG a repris son but d’avance et a même fait le break six minutes plus tard sur une frappe lointaine d’Hakimi renvoyée par Köhn, mais reprise par Kvaratskhelia (2-1, 66e).

En supériorité numérique et avec deux buts d’avance, Paris pouvait remercier Coulibaly d’avoir complètement gâché tout le travail collectif de l’ASM. À dix contre onze, Monaco ne pouvait plus proposer le pressing tout terrain qui avait été réalisé jusque-là. Une libération pour des Parisiens enfin libres de pouvoir s’exprimer.

Teze a bien inscrit le but de l’espoir au début du temps additionnel (2-2, 90e+1), encore sur une erreur de marquage parisienne (cette fois Hernandez), mais le PSG n’a pas cédé malgré une dernière frayeur signée Faes (90e+3). Soulagé par la tournure des événements, Paris pouvait souffler avec ce match nul 2-2 (5-4 sur l’ensemble des deux matches).

Malgré ce ressenti, Luis Enrique s'est voulu rassurant à l'issue de la rencontre. "Si une équipe est prête pour les 8èmes, c'est nous", a assuré le technicien espagnol.

Une statistique illustre ce manque d'intensité. Comme le souligne le compte X Paris Stats, les joueurs du PSG n'ont couru que 106,9 kilomètres ce mercredi. Il s'agit du plus faible total parisien depuis l'arrivée de Luis Enrique dans la capitale.

En effet, le Paris Saint-Germain n'a pas enclenché son pressing habituel et n'a pas asphyxié son adversaire. Les Monégasques ont même dominé la rencontre par instants.

Voici un résumé des performances des joueurs clés :

Joueur Note Commentaire
Vitinha 7 Maître à jouer du PSG, a parfaitement dicté le tempo.
Safonov 5 Serein, mais ne pouvait rien sur la reprise d'Akliouche.
Hakimi 5,5 Offre un premier acte mitigé, retrouve de sa superbe en seconde période.
Marquinhos 6 Décisif en égalisant d’une reprise à bout portant.
Köhn 4,5 A vécu une seconde période totalement difficile.

Voici un aperçu des moments clés du match :

  1. 9e minute : Coulibaly rate une occasion en or de marquer pour Monaco.
  2. 41e minute : Barcola frappe la transversale pour le PSG.
  3. 45e minute : Akliouche ouvre le score pour Monaco (0-1).
  4. 58e minute : Coulibaly est expulsé pour Monaco.
  5. 60e minute : Marquinhos égalise pour le PSG (1-1).
  6. 66e minute : Kvaratskhelia donne l'avantage au PSG (2-1).
  7. 90e+1 minute : Teze réduit l'écart pour Monaco (2-2).

Les Parisiens ont eu chaud mais retrouveront au tour suivant Barcelone ou Chelsea !

Le PSG disputera son prochain match en se déplaçant au Havre, le 28 février en Ligue 1. Le champion de France accueillera ensuite Monaco, le 6 mars.

Lors de sa prochaine rencontre, Monaco recevra Angers en Ligue 1, samedi prochain. Puis le club de la Principauté se rendra à... Paris, le 6 mars, pour y défier à nouveau le Paris-SG en championnat.

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