Les prix pratiqués par DAZN, qui propose huit des neuf rencontres de chaque journée de Ligue 1 pour un minimum de 30 € par mois, incitent de nombreux consommateurs à se tourner vers des plateformes illégales. Lors du premier match de la saison entre Le Havre et le PSG, des dizaines de milliers de personnes étaient connectées sur des flux Telegram, dont 50 000 sur un seul compte. D'autres ont eu recours à des IPTV.
Pour payer moins cher, beaucoup recourent au streaming illégal via des sites internet qui retransmettent les matchs avec des partages d'écran ou des versions étrangères de la rencontre, ou via les réseaux sociaux. À partir de cette plateforme, il est également possible de trouver des liens Telegram. Les consommateurs peuvent aussi passer par un VPN (ou RPV en français, pour "réseau privé virtuel") qui leur permet de modifier leur localisation et ainsi profiter d'offres internationales plus économiques.
Autre pratique en vogue, l'usage d'un IPTV (Internet Protocol Television), qui consiste à regarder la télévision grâce à sa connexion internet. Ce dispositif permet d'accéder aux plateformes de VOD comme Netflix, Disney +, Prime Vidéo ou encore Canal +.
En ce qui concerne les services d'IPTV, ces derniers sont légaux si le fournisseur de l'IPTV paie une licence lui donnant le droit de diffuser du contenu qui ne lui appartient pas. Dans ce cas, le fournisseur fait souvent payer un abonnement à ses utilisateurs. En revanche, le système devient illégal lorsque les contenus diffusés par l'IPTV sont piratés. Généralement, dans ce contexte, les utilisateurs paient un abonnement à un prix modéré (entre 20€ et 50€ par an) pour avoir un accès à l'ensemble des programmes TV, y compris ceux accessibles normalement grâce à un abonnement à part entière.

Sur le plan légal, un utilisateur regardant du foot via une IPTV diffusant du contenu piraté ou via des plateformes de streaming illégales (sites web, Telegram...) se rend coupable de recel de contrefaçon et risque donc cinq ans d’emprisonnement et 375 000€ d’amende (article 312-1 du Code pénal).
Face à la situation, la Ligue de football professionnel (LFP) s'est félicitée, le 12 août, d'avoir obtenu par le tribunal judiciaire de Paris le blocage de sites de streaming en direct et de services d'IPTV diffusant sans autorisation les championnats de Ligue 1 McDonalds et de Ligue 2 BKT. Tout au long de l'année, la Ligue pourra également saisir l’Arcom afin d'ajouter d'autres noms à la liste des sites et IPTV à interdire.
Lors de la première journée de Ligue 1, 200 000 personnes s’étaient connectées sur des flux illégaux via l’application Telegram. Sur cette messagerie, les internautes s’échangent les bons plans. Par exemple, le seul live du compte Huni a capté 50 000 viewers dès le départ du match entre le HAC et le PSG.

L’application basée à Dubaï a besoin de 12 heures pour modérer les contenus, et donc de couper le live. Sans réactivité de la part de Telegram, il est difficile pour la LFP d’agir contre ces flux illégaux. Un vrai problème également pour le patron de DAZN, comme il le rappelait dans les colonnes de L’Equipe cette semaine : «Le consommateur doit comprendre qu’il ne paye pas DAZN, il paye la Ligue et les clubs. Parce qu’en fin de compte, si cela ne fonctionne pas, qu’est-ce que cela signifiera pour le football français ?»
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Alternatives pour regarder la Ligue 1
- Abonnements légaux : DAZN, beIN Sports
- VPN : Pour profiter d'offres internationales
- IPTV légaux : Fournisseurs avec licences appropriées
Risques légaux
Regarder du foot via une IPTV diffusant du contenu piraté ou via des plateformes de streaming illégales (sites web, Telegram...) expose à des sanctions sévères :
- Recel de contrefaçon : Accusation pénale
- Peines : Jusqu'à cinq ans d’emprisonnement et 375 000€ d’amende