Lescar Promotion Volley-Ball (LPVB): Une Histoire de Succès et d'Ambitions

Le Lescar Promotion Volley-Ball (LPVB) est un club de référence pour les garçons dans le département. Avec son équipe de Nationale 2, le club a connu une saison déjà réussie et se prépare pour de nouveaux défis.

Carte de France des clubs de volley-ball.

Une Saison Déterminante en Nationale 2

Au coup d’envoi de son match face au Vésinet, les Lescariens et leurs supporters sauront si la rencontre sera déterminante pour atteindre l’Élite, la plus haute division nationale semi-pro. Lescar est actuellement deuxième au classement derrière Charenton, mais à égalité de points (44 pts).

Le club de Charenton se déplace ce samedi soir à Niort. Si les banlieusards s’inclinent ou perdent au moins deux sets, Lescar aura sa chance : un succès 3/0 ou 3/1 lui garantira la première place synonyme de montée. Cédric Manaut Billefranque, l’entraîneur de Lescar se dit « confiant pour la victoire dimanche ». Son équipe est pratiquement au complet et l’équipe de Vesinet est dernière au classement. Il sera ce soir avec ses joueurs, pour voir le match de Charenton en espérant un faux pas de leur part.

Dans tous les cas la saison est réussie et sera fêtée dimanche soir. La foule des grands soirs est attendue dans les tribunes de Paul Fort, le club a lancé des invitations aux diverses associations lescariennes et uzinoises et réserve quelques surprises pour cette dernière journée de la saison à domicile.

En effet, si le club termine à la première place, il restera à jouer le titre de champion de France de National 2 les 18 et 19 mai à Beauvais. Un titre qui se jouera entre Vincennes, Beauvais Oise, Grenoble, premiers dans leur poule et déjà assurés de monter en Élite, et donc soit Niort soit Lescar.

L’équipe fanion du LPVB s’est maintenue en N2 et vise cette année plus qu’un maintien. « On espère une place dans le haut de tableau mais pas la montée en N1, nous n’en n’aurions pas les moyens financiers, il faudrait recruter et rémunérer des joueurs…, explique Nadège Castaigns. Sachant que dans pas mal de clubs de N2 déjà, les joueurs sont indemnisés, ce qui n’est pas le cas à Lescar ».

2023 N2 Le Vésinet

Formation des Jeunes Talents

Le club a vu pour la première fois de son histoire des jeunes formés au club intégrer des pôles. Deux d’entre eux rejoignent le pôle espoir de Bordeaux (Talence), le troisième a carrément été retenu dans l’unique pôle France de l’Hexagone, à Montpellier. Le summum.

Mathys Lapierre, 15 ans, pur produit lescarien et déjà appelé en sélection nationale jeunes, a rejoint en septembre le pôle espoir de Bordeaux en classe de seconde, avec le rêve de devenir volleyeur professionnel du haut de ses 1,90 m. Triplement surclassé, il continue à jouer cette saison dans l’équipe de prénationale du LPVB.

Mathéo Rosan, 16 ans, a débuté l’école de volley au Luy de Béarn avant de rejoindre Lescar et la section sportive volley des établissements scolaires Simin Palay (collège) et Jacques Monod (lycée). L’an dernier il a d’ailleurs remporté le titre de champion de France UNSS en juniors. Lucas Germain ne pourra pas revenir de l’Hérault chaque week-end pour disputer les matches avec le LPVB, mais il en garde la licence cette saison.

Reconnaissance Nationale

« Ce n’était jamais arrivé avant d’envoyer des jeunes dans les pôles, c’est le résultat d’un travail de longue haleine, » savoure Gérard Nolibos, cheville ouvrière et trésorier du club lescarien labellisé club formateur argent. « Nous sommes aujourd’hui classés 35e club national au niveau de la formation (encadrement, formation des entraîneurs, nombre de licences jeunes…) », poursuit la présidente Nadège Castaings.

Un travail mené de concert avec le comité départemental de volley et son conseiller technique Lionel Nolibos, fils de Gérard, ainsi qu’avec la section sportive volley créée dans les établissements scolaires voisins depuis 2003. « Avec cette section sportive, les jeunes se voient proposer quasiment un entraînement par jour », assure le trésorier. Sans surprise, les trois jeunes retenus en pôle sont passés par là.

Signe aussi que la formation fonctionne, trois des entraîneurs des équipes seniors garçons sont des enfants du club : Othmane Ouikhlef (salarié du LPVB), Pascal Reignier et Florian Layre.

Ambitions et Défis Financiers

Derrière la N2, Lescar compte bien d’autres équipes. La réserve, en prénationale, l’équipe 3 qui vient de monter du niveau départemental au régional, ainsi que deux équipes de niveau départemental (et du loisir). Chez les jeunes, tout va pour le mieux aussi.

« L’an passé, toutes nos catégories d’âge, M13, M15, M18, ont passé 5 à 6 tours de Coupe et se sont retrouvés dans le top 30 Français. Notre objectif est d’aller plus haut encore cette saison », déclare la présidente.

Des ambitions qui ont un coût. Rien qu’en Nationale 2, la réorganisation des poules (les centres de formation ont été regroupés entre eux) oblige Lescar à voyager dans le grand ouest, jusqu’au Finistère, entraînant un surcoût de 10 000€ de frais de déplacement. Le Sud Ouest n’étant pas terre de volley, les voyages s’annoncent aussi lointains et coûteux pour toutes les équipes qui performeront en Coupe de France.

« Les déplacements, c’est près du tiers de notre budget de 80 000€ », s’accordent les dirigeants.

Répartition du budget du LPVB

Poste de dépense Pourcentage du budget
Déplacements 33%
Autres dépenses 67%

Développement du Volley-Ball Féminin

La saison passée, près des deux tiers des 180 licences s’écrivaient au masculin au LPVB. Les filles, deux fois moins nombreuses, donc, n’ont pas non plus connu le même succès en compétition que les garçons. Les deux équipes seniors sont restées en départementale.

« On commençait à entendre qu’on ne s’occupait pas assez bien des filles, alors on s’est organisé en union de groupement sportif avec le club de Lons », annonce la présidente du LPVB. Toutes les joueuses, de l’école de volley aux seniors, sont concernées par ce regroupement entre deux clubs distants de 5 kilomètres seulement, qui s’entendent bien entre dirigeants et dont les besoins sont complémentaires.

Lescar manquait de créneaux d’entraînements autant pour les filles que pour les garçons, Lons manquait d’entraîneurs, pour les jeunes notamment. Toute nouvelle arrivante au club de Lescar prendra sa licence à Lons. Les effectifs sont regroupés et s’entraînent sur les deux sites, différemment selon les catégories.

« Et il ne s’agit pas d’une concurrence par rapport aux Fleurs de Pau qui restent le club référence dans le département pour la filière féminine, assure Gérard Nolibos. Notre but est d’élever le niveau et de pouvoir aussi apporter aux Fleurs, proposer un vivier plus intéressant ».

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