Place forte du volley féminin en France, le club des Neptunes de Nantes va se retirer du monde professionnel, selon nos informations. C’est un véritable coup de théâtre. Les Neptunes de Nantes ne repartiront pas l’an prochain parmi l’élite du volley-ball français. Ce vendredi 6 juin, en début de soirée, Monique Bernard, la présidente du club, a annoncé aux principaux partenaires son choix de ne pas réengager l’équipe fanion en Ligue féminine. Un coup de tonnerre pressenti depuis plusieurs semaines. Le club ne peut plus faire face à son lourd passif depuis le départ du groupe Réalités l’été dernier.
Le club vient de se voir refuser son engagement par la DNACG, le gendarme financier du volley français, en raison d’un déficit d’environ 350 000 €. Après le retrait, en août dernier, de son principal partenaire financier, le groupe Réalités, les Neptunes de Nantes avaient tenté de garder la tête hors de l'eau.
Les Neptunes de Nantes Volley-ball (anciennement Volley-Ball Nantes) sont un club français de volley-ball féminin basé à Nantes en Loire-Atlantique. Le club est présidé par Monique Bernard depuis 2006 et entraîné par César Hernández depuis 2023.
La section volley-ball de l'Association sportive Saint-Joseph Nantes est créée en 1968 dans le quartier de Saint-Joseph de Porterie. En 1982, l'AS Saint-Joseph accède à la Nationale 1 (1er division de l'époque).
Les débuts et l'ascension du club
Créé en 1968 sous le nom d'Association Sportive de Saint-Joseph (nom du quartier nantais où le club prend racine), le Volley-Ball Nantes effectue ses débuts professionnels lors de la saison 2010-2011, année où le club, alors appelé Nantes Volley Féminin, accède pour la première fois à la Ligue A Féminine. Prônant des valeurs de formation, convivialité, engagement, esprit d'équipe et performance, le VBN est constitué d'une section professionnelle et amateur, ainsi que d'un centre de formation.
En juin 2009, les équipes premières féminine de Volley-Ball Nantes Atlantique et du CS Léo Lagrange Nantes Volley-Ball se regroupent pour créer l'Union de Groupements Sportifs Élite Nantes Volley Féminin, ces deux équipes ayant terminé respectivement 4e et 13e de la poule de Nationale 1. L'année suivante, le Nantes Volley Féminin termine vice-championne de France de Nationale 1F et accède à la Ligue AF.
En mai 2013, le groupement prend fin et le Nantes Volley Féminin intègre le VBNA. La décision est alors prise de créer une entité regroupant le pro et l’amateur, le tout sous une même identité : le Volley-Ball Nantes.
Tous les membres du club, de la joueuse professionnelle, à celle évoluant en Départementale, de l’entraineur, au bénévole, rassemblés autour de couleurs et d’un logo communs. Une même culture club, une même famille. Ces changements ne bouleversent en rien la gestion du club puisque chaque section (professionnelle et amateur) dispose de son comité d’administration. Seul ajout notable, la création d’un comité directeur en charge de la structure.
La première saison du VBN dépasse de loin toutes les attentes. Vêtues de jaune et bleu, les nantaises terminent la saison régulière à la 3ème place. Mécontentes d’avoir déjoué les pronostics, les joueuses de Sylvain Quinquis se permettent même d’écarter Mulhouse et Béziers en play-offs, avant de tomber face au RC Cannes en finale. Scénario identique en Coupe de France, où le VBN atteint la finale, mais est battu en finale par les cannoises.
Devenue une place forte du volley-ball féminin français, la section professionnelle du club a pris ses quartiers au Complexe-Sportif Mangin-Beaulieu à l’été 2018. Suivi par un public fidèle, le VBN, reconnu pour ses qualités organisationnelles, possède le record d’affluence pour un match de championnat de volley-ball féminin, établi face à Saint-Raphaël dans la salle de la Trocardière en janvier 2017 (4356 spectateurs). Autre record, lors du match face au Khimik Yuzhny en CEV Cup le 27 octobre 2015, où 5400 spectateurs étaient présents au Palais des Sports de Beaulieu.
Lors de la saison 2023-2024, le club parvient à se hisser jusqu'en finale de la Challenge Cup (C3). Les Nantaises s'inclinent par deux fois face à la formation italienne d'AGIL Novare (0-3 ; 1-3). Le match retour se dispute dans la salle de la Trocardière à Rezé devant 4 726 spectateurs.
Un mois plus tard, Nantes remporte sa première Coupe de France après un net succès en 3 sets (25-19, 25-18, 25-20) lors de la finale - disputée à la halle Carpentier à Paris - face à Mulhouse, représentant le premier trophée dans l'histoire du club.
Samedi, en fin de matinée, les deux clubs de volley nantais de l’élite - les Neptunes volley chez les filles et le Nantes Rezé Métropole volley chez les garçons - ont été reçus après leur victoire le week-end du 30 au 31 mars à Paris en finale de la Coupe de France. Un premier trophée pour ces deux clubs.
Monique Bernard, la présidente historique des Neptunes volley, s’y est engouffrée cette fois-ci pour être félicitée et honorée par Johanna Rolland, la maire de la Cité des ducs. Elle a emprunté « ce petit trajet » de la mairie de Nantes pendant des décennies « pour réclamer des subventions ».
« C’est dommage, mais la crise économique on ne l’a pas choisi non plus. », a déclaré Monique Bernard.
Le groupe Réalités, propriétaire des Neptunes, vient de se séparer de 150 salariés. On sait depuis le mois de septembre que Réalités va moins bien et que le financement apporté au niveau du sport va diminuer*. Ce n’est pas une surprise, on a travaillé toute cette année sur un budget à la baisse. Après, comment on prend cette annonce ? Une entreprise quand elle licencie, c’est qu’il y a une raison. On ne peut pas faire n’importe quoi. Ce sont des choses qu’on entend complètement. On vient de très bas nous, on a monté les marches petit à petit. On a toujours su compter au niveau de notre budget donc on est prêts à entendre ça. Il faut faire le dos rond le temps que ça aille mieux. C’est dommage, mais la crise économique on ne l’a pas choisi non plus.
*Le budget des Neptunes de Nantes (hand/volley féminin) est de 7 millions d’€ : 1,5 M€ de recettes publiques, 1 M€ de recettes commerciales et 4,5 M€ provenant de Réalités.
Après le désengagement de votre principal actionnaire, le promoteur immobilier Réalités, comment le club des Neptunes est-il parvenu à se réinventer ? « Réalités devait nous accompagner jusqu’à juin 2025. En juin 2024, lors d’une vision conférence, le groupe nous annonce qu’il nous abandonne dès le mois suivant. Un cauchemar. Avec toute mon équipe, nous n’acceptions pas de laisser s’effacer 50 ans d’histoire de volley-ball féminin nantais. Nous avons examiné tous les moyens de faire des économies. Notre recrutement prévoyait déjà une baisse significative de la masse salariale. Et nous avons dû sacrifier énormément de postes administratifs. Nous avons consenti à des efforts partout où nous pouvions en faire.
Deux soutiens m’ont convaincue qu’il était possible de poursuivre l’aventure. Ali Rebouh (l’adjoint délégué aux sports de Nantes et vice-président de Nantes Métropole) nous a assurés de l’appui des collectivités. Un autre interlocuteur m’a proposé de travailler pendant la saison sur une nouvelle piste de mécénat. Nous sommes partis avec ces deux engagements.
« Si l’on compare les Neptunes de la finale de la saison dernière à celles de cette année, les équipes sont totalement différentes. L’année dernière, l’équipe était stable. Nous connaissions son niveau de jeu et son potentiel. Les joueuses ne nous ont pas déçus de la saison, à l’exception de la défaite en finale. Elles avaient pâti de la fatigue consécutive à la répétition des matches.
Cette année, en raison des économies réalisées sur la masse salariale, nous disposons d’une équipe plus jeune. Les joueuses ne bénéficient pas de la même expérience. Mais elles ont du talent. Nous avons fait de très bons matches. Tandis que, lors d’autres rencontres, nous sommes passés à côté. Malgré tout, nous finissons à la troisième place de la saison régulière. D’ailleurs, sans les quatre points de pénalité retirés au club au motif de sa gestion financière (consécutive au retrait de Réalités, NDLR), le club serait premier. Le « magicien » César Hernandez Gonzalez, notre entraîneur principal, a réalisé un important travail. Et le groupe a affiché une grande volonté de progrès. Lors de la phase finale (les play-offs), l’effectif est déterminé à aller jusqu’au bout. D’autant que nous avons perdu la Coupe de France. Une volonté de revanche anime notre groupe actuellement.
César Hernandez Gonzalez, arrivé à l’été 2023 comme entraîneur principal, quitte le club à l’issue de la saison. Comment anticipez-vous l’intersaison ? Quelles sont vos perspectives pour la saison prochaine ?« Nous avons anticipé notre recrutement. L’entraîneur principal de la saison prochaine a déjà été trouvé. Il sera annoncé publiquement prochainement. Sylvain Quinquis, le directeur sportif, se charge de proposer des profils. Nous avons su assez tôt que nous serons européens. Nous bâtissons un effectif performant pour la saison prochaine. Le projet est déjà bien avancé.
En quoi le soutien de Nantes Métropole envers le sport féminin bénéficie aux Neptunes ?« Le partenariat avec la Ville de Nantes et Nantes Métropole remonte à l’époque du Volley-ball Nantes (le VBN, l’entité qui a précédé les Neptunes). Des relations ont été tissées avec Marie-Françoise Clergeau puis Ali Rebouh. Nos échanges ont porté leurs fruits. Nous bénéficions d’un véritable soutien financier de la part de la Métropole en direction du sport féminin. La subvention de Nantes Métropole aux Neptunes Volley s’élève à près de 594 000 € sur un budget total d’environ 2,2 millions d’euros. »
« Nous avons été très discrets à la suite du retrait de Réalités. La décision de continuer a été collégiale. Elle appartient à tous les acteurs avec qui je travaille depuis des années. César Hernandez Gonzalez a eu connaissance dès le mois de juillet dernier que nous n’étions pas certains de perdurer au-delà de décembre 2024. Il a poursuivi l’aventure malgré tout. Arriver à la finale constitue une récompense pour tous ceux qui ont cru au projet et se sont investis toute la saison. Et en particulier les administratifs du club qui ont travaillé presque bénévolement.
Les Nantaises semblent inarrêtables et s’offrent une revanche contre Levallois-Paris, le club sacré en 2024. Qu’est-ce qui fait l’identité de cette équipe ?
En public, tout allait bien pour le club de volley des Neptunes de Nantes cette saison. "Un titre de Supercoupe, une dynamique magnifique, une finale de coupe de France, [...] de championnat [...] un groupe soudé, inspiré, et une saison complète menée au plus haut niveau" du volley féminin français, écrit la direction ce samedi 7 juin dans un communiqué. Mais l'avenir des Neptunes "ne s'est pas joué sur le terrain".
En privé, le club bataille depuis des mois pour éponger des dettes colossales. La présidente des Neptunes Monique Bernard annonce que son club se retire du monde professionnel. "Le choix de la raison", soutient le communiqué tant "la poursuite en Saforelle Power 6 [compétition qui oppose les quatorze meilleures équipes françaises] n’est aujourd’hui plus possible."
"Le coeur lourd, mais la tête haute", le club fait face depuis l'été dernier au retrait "brutal" de son principal actionnaire Réalité. Le groupe immobilier nantais a "non seulement abandonné son soutien financier prévu pour la saison à venir (800.000 €)", poursuivent Les Neptunes, mais laissé aussi "un passif lourd à combler d’environ 300.000 € de dettes."
Ces derniers mois, le club a bataillé pour que personne ne se retrouve au chômage, "nous avons régularisé l'ensemble des dettes laissées par Réalités, à l'exception de la créance de 155.000 euros envers notre propre association." Pour "sortir la tête de l'eau", le club comptait sur un mécène pour régler sa créance : "Il a tout fait pour avancer le versement prévu. Malheureusement, les fonds qu’il attend à l’étranger restent bloqués", écrivent Les Neptunes. "Ce mécène ne peut aujourd’hui nous aider à franchir cette dernière marche dans le calendrier nécessaire au réengagement en Saforelle Power 6."
Pour "préserver notre avenir, nos jeunes, notre structure, notre histoire. Les Neptunes de Nantes poursuivront pas leur chemin en Elite [la deuxième division féminine du volley français]. Un nouveau départ pour mieux reconstruire", assure le club de volley nantais.
La saison 2024-2025 restera comme l’une des plus intenses jamais vécues par notre club avec un élan collectif remarquable. Mais nous le savions : cette saison s’est construite sur un héritage lourd. L’été 2024 a été marqué par un abandon brutal et une dette immense. Et malgré l’engagement total des équipes, malgré le soutien d’un mécène déterminé mais bloqué par des délais indépendants de sa volonté, la poursuite en Saforelle Power 6 n’est aujourd’hui plus possible.
Nous avons fait le choix de la responsabilité. Celui de préserver notre avenir, nos jeunes, notre structure, notre histoire. Les Neptunes de Nantes poursuivront leur chemin en Elite. Un nouveau départ pour mieux reconstruire.
Les équipes sont mobilisées. L’énergie est là. Le projet continue, avec lucidité, ambition et fidélité à nos valeurs.
Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire de cette saison un moment exceptionnel. Votre soutien a compté. Il continuera de compter.
Après l’heure des bilans, est venu le temps des choix. Des choix responsables. Des choix douloureux mais mûris, pesés, et portés avec courage.
La saison 2024-2025 restera dans l’histoire du club comme l’une des plus intenses, des plus belles… et des plus éprouvantes. Intenses par les émotions qu’elle a suscitées. Belles par les victoires qu’elle a offertes. Éprouvantes par le contexte dans lequel elle a dû s’écrire.
Sportivement, c’est un véritable exploit collectif : un titre de Supercoupe, une dynamique magnifique, une finale de coupe de France, une place en finale de championnat, 46 matchs joués toutes compétitions confondues, un groupe soudé, inspiré, et une saison complète menée au plus haut niveau, malgré les turbulences.
Administrativement, c’est une bataille de chaque jour, dans l’ombre, pour protéger la performance, pour maintenir les salaires, préserver les emplois, et assainir les fondations.
En juillet 2024, un tremblement de terre frappe notre club : notre actionnaire principal, REALITES, se désengage brutalement, abandonnant non seulement son soutien financier prévu pour la saison à venir (800 000 €), mais en laissant également un passif lourd à combler d’environ 300 000 € de dettes.
Face à cette situation, nous avons pris une décision humaine : ne laisser personne sur la touche. En un claquement de doigts, joueuses, entraîneurs, salariés, staff… tous auraient pu se retrouver au chômage, sans projet, sans perspective, dans une année olympique qui aurait vu leurs efforts et leur valeur balayés par un abandon aussi soudain que cruel. Mais nous avons dit non. Nous avons refusé cette injustice. Nous avons choisi de nous battre, pour eux, avec eux.
Dès les premières heures, l’équipe dirigeante s’est mobilisée, réorganisant en profondeur la structure budgétaire et administrative du club, redressant ce qui pouvait l’être, révélant au passage d’autres dettes, d’autres imprévus… et pourtant, en refusant de licencier, en conservant notre effectif sportif et nos salariés, nous avons tenu bon.
Le club a honoré tous ses engagements. Nous avons régularisé l’ensemble des dettes laissées par REALITES, à l’exception de la créance de 155 000 € envers notre propre association, que nous comptions rembourser grâce à l’arrivée espérée d’un mécène. Ce soutien providentiel, nous y avons cru, et nous y croyons encore. Son intention était claire : nous permettre de sortir la tête de l’eau, de reconstruire, de respirer à nouveau dès l’été 2025. Il a tout fait pour avancer le versement prévu. Malheureusement, les fonds qu’il attend à l’étranger restent bloqués. Il ne peut aujourd’hui nous aider à franchir cette dernière marche dans le calendrier nécessaire au réengagement en Saforelle Power 6.
La DNACG, devant ce manque de garantie immédiate, vient de nous refuser notre engagement pour la saison prochaine. Le déficit d’environ 350 000 €, correspondant à la somme non perçue du mécène, ne peut être couvert à court terme.
Alors, la décision est tombée.
Froide, mais claire : nous ne réengagerons pas l’équipe en Saforelle Power 6.
Ce choix, nous ne le faisons ni par renoncement ni par faiblesse. Nous le faisons pour protéger le socle. Car nous sommes pleinement conscients de ce que nous perdons : la Ligue des Champions, 15 années au plus haut niveau, la continuité d’une équipe magnifique, un duo de coachs et son staff sportif qui ne demandaient qu’à écrire leur histoire avec nous.
Mais il fallait aussi avoir le courage de regarder plus loin : préserver notre association, permettre à nos 450 licenciés d’évoluer sous les couleurs des Neptunes, maintenir notre école de formation, présente et performante depuis 1968, assurer un avenir durable au volleyball féminin à Nantes. Être responsable, c’est parfois renoncer au sommet pour ne pas sacrifier les fondations.
Dès aujourd’hui, les équipes sont déjà mobilisées pour construire ce nouveau chapitre. Toutes nos équipes administratives sont réengagées. Le projet continue. Il vit. Il respire. Il est debout. Et il portera encore fièrement les valeurs de ce club unique, soutenu par tant de partenaires, d’institutions, d’abonné(e)s, de bénévoles, de supporters fidèles.
Oui, nous devons reculer. Mais c’est pour mieux sauter.
L’histoire continue. Avec passion. Avec courage.

Finale féminine de coupe de France de volley-ball à Paris les Neptunes de Nantes contre Mulhouse en 2024.
Les raisons du retrait et les perspectives d'avenir
La DNACG, devant ce manque de garantie immédiate, vient de nous refuser notre engagement pour la saison prochaine. Le déficit d’environ 350 000 €, correspondant à la somme non perçue du mécène, ne peut être couvert à court terme.
Monique Bernard a précisé avoir "rendez-vous la semaine prochaine avec [son] cabinet d'expertise comptable pour envisager la suite des événements sur le plan juridique pour la société et la suite de [son] aventure pour le volleyball en élite".
"C'est très douloureux, surtout que c'est après une saison qui a été très très dure à vivre en interne pour nous tous, reconnaît Monique Bernard, en 15 ans de travail, on était arrivés à ce qu'on cherchait, parce qu'il faut savoir que les Neptunes de Nantes, l'équipe avec laquelle on travaille, on a toujours voulu faire mieux et toujours aller chercher le plus haut niveau".
"Notre travail avait payé et on était arrivés en tête de championnat de SP6, on a participé à des ligues des champions, on a fait des finales, on a gagné un titre. Nous tous, on travaille pour le volleyball, on ne travaille pas que pour notre chapelle", a poursuivi la présidente des Neptunes.
Ali Rebouh, vice-président de Nantes Métropole au sport de haut niveau et adjoint aux sports de la Ville de Nantes, a déclaré : "C’est une grande déception pour la Métropole et les supporters de ce club".
"Pour le club, c’est un sentiment d’injustice et d’amertume, après tous les efforts qu’il a donné pour se maintenir à flots. J’ai une pensée très émue et admirative pour Monique Bernard, grande présidente de ce club, qui s’est battue pour rester en Ligue A, et dont je salue la pugnacité et l’engagement", a-t-il ajouté.
L'adjoint aux sports appelle de ses vœux "à une mobilisation des partenaires privés et publics pour maintenir leurs engagements financiers. La Métropole souhaite, autant que possible, être présente l’année prochaine aux côtés du club, de ses bénévoles, de ses licenciés, pour l’aider à se relever".
"Les 15 prochains jours vont être déterminants", a estimé Sylvain Quinquis en conférence de presse ce samedi matin.
Monique Bernard a également déploré: "Donc, on ne peut en fait exister en ligue professionnelle que si on a des moyens financiers".
Le club veut continuer à évoluer en élite la saison prochaine en s'appuyant "sur des joueuses performantes", selon Sylvain Quinquis, le directeur technique des Neptunes, également présent au point presse de ce samedi matin.
Il est hors de question de perdre tous nos acquis, a insisté Monique Bernard.
En plus du financement, le club devra également recruter.
"Il nous faudra trois joueuses étrangères. Sur la base, on a déjà la moitié de l'équipe à chercher. Et de huit toutes compétitions confondues !
Les Neptunes de Nantes poursuivront leur chemin en Elite. Un nouveau départ pour mieux reconstruire.

Les Neptunes de Nantes Volley-ball.
Tableau récapitulatif des réalisations récentes
| Saison | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| 2023-2024 | Challenge Cup (C3) | Finaliste |
| 2023-2024 | Coupe de France | Vainqueur |
| 2024-2025 | Supercoupe | Vainqueur |
| 2024-2025 | Championnat de France | Finaliste |
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