Définition des Filons Hockey : Une Aventure Irlandaise en Eriba

Notre aventure a commencé le 5 juillet, en attendant « Oscar » à Roscoff. Nous étions deux adultes (Delphine et Frédéric) et deux enfants (Rafaël, 4 ans, et Alice, 7 ans, une petite troisième nous a rejoint depuis, Valentine). Nous avons découvert l'Eriba par les récits de Distran et sa petite famille en Grèce, au moment où nous nous dirigions vers l'achat d'un VW California.

La traversée en ferry fut mouvementée, mais confortable à bord de l'« Oscar Wilde ». À l'arrivée, le premier rond-point surprend, mais les doutes quant à ma capacité à rouler à gauche avec l'Eriba derrière se sont vite dissipés. La route est belle et il suffit de suivre les Irlandais à la conduite cool. Cela nous a menés vers Cork, puis Kinsale et Ballinspittle par des routes nettement plus étroites. Arrivée au Garrettstown House Holiday Park, avec une belle vue sur la campagne environnante. Le camping est situé en hauteur autour d'une vieille bâtisse.

L'installation est rapide (maintenant il nous faut à peine 10 minutes, les enfants abaissent les vérins pendant que les parents installent l'eau et l’électricité, etc.). Ensuite, une ballade très agréable à Kinsale, qui ressemble un peu à la Trinité avec ses beaux voiliers et ses boutiques un peu chic. Premiers fish and chips d'une longue lignée, car la cuisine irlandaise est... comment dire... euh...

Le 6 juillet, ballade à Cork sous une pluie battante (qui sera notre meilleure amie du séjour, nous y reviendrons...). Carillon d'une église, on peut y jouer ce qu'on veut parmi de nombreuses partitions et en faire profiter la population de Cork ! Nous avons choisi « The final count down » de Europe (de toute façon il pleuvait déjà et ça peut pas être pire que la version initiale !).

Le 7 juillet, nous reprenons la route sublime mais étroite (R600) qui longe la côte vers Clonakilty, puis poursuivons vers Bantry. Nous nous installons au Eagle Point Camping Park à Ballylickey. Ce camping est incroyable, puis sur les hauteurs du Glunmore Lake. La route traverse la presqu'île de Beara et au niveau du col, le site est sublime. Au retour au camping, panique à bord, Alice a disparu. C'est alors que nous la voyons revenir serviette autour de la tête, elle était allée prendre sa douche dans un sanitaire plus éloigné sans rien nous dire...

Le 8 juillet, de la pluie intense est annoncée pour les jours à venir. Nous passons Glengarriff puis attaquons l'ascension vers Caha pass. Surprise au sommet, un tunnel de quelques centaines de mètres nous attend, pas bien large. Nous traçons vers le nord de la presqu'île de Dingle et nous posons au Anchor Caravan Park à CastleGregory. L'accueil est toujours très attentionné et chaleureux, et les installations soignées (jeux d'enfant, table de ping pong etc …), cependant les emplacements sont un peu plus exigus que dans les campings précédents. Petit tour à Brandon Bay, spot mondialement connu pour les sports de glisse.

Le 9 Juillet, toujours sous la pluie, traversée de la presqu'île de Dingle par la Connor pass qui est une route impressionnante à flanc de montagne (la vue est superbe). Puis descente vers Dingle (désolé pas de photos) vieux port de pêche très agréable dont la présence touristique marquée n'a pas gâché le charme. Nous mangeons les probables meilleurs fish and ships du voyage au Danno's Restaurant Beer Garden dans la rue principale.

Le samedi 10 juillet est une journée poisse. De belles vagues m'attendaient à Brandon Bay où l'ambiance bon enfant, familiale, du week-end s'installait. Un prof de kite avec son vieux bus aménagé s'installe sur la plage. Je pars à l'eau avec mon stand up paddle board pour surfer, quand au passage de la première vague ma pagaie se rompt et l'alu vient m'entailler profondément la paume de la main sur 10 cm... Retour au camping tout penaud où je soigne tout ça et range ma planche sur le toit.

Le 11 juillet, long trajet vers le Connemara. Nous nous installons au très agréable Shanaheever Caravan & Camping Park à Clifden tenu par une Française qui est tombée amoureuse de la région. Puis ballade à pied en partant du camping dans la campagne. Les enfants font un sublime bouquet de trèfles, bruyère et....

Le 12 juillet, nous empruntons la fameuse Skyroad qui suis la côte en hauteur et permet de voir les iles et autres baies environnantes parsemées de petits bateaux qui se faufilent entre les rochers. Pour cela nous traversons le nord du Connemara encore plus désolé. Nous roulerons plus d'une heure sans voir une seule voiture alors que nous sommes au mois de juillet sur une route principale. Un peu plus loin changement complet d'ambiance du coté de Killary Harbour qui nous offre un paysage de fjord « norvégien ». Nous poursuivons vers Westport qui semble être un lieu de villégiature assez chic, ambiance yachting et villas discrètes en bord de mer.

Nous garons l'attelage au pied du Croagh Patrick, une montagne dont nous avons prévu l'ascension. Nous repartons vers Achill Island recouverte d'un mélange de brume et d'averses au moment de notre arrivée. Direction le camping sur la plage de Keel qui est vraiment rudimentaire. Il s'agit d'une vaste prairie exposée au vent et à la pluie en bord de mer. Heureusement juste après nous être installés le temps se découvre et nous filons vers The Atlantic Drive. C'est une route sublime qui longe des prairies en pente douce se terminant par des falaises impressionnantes avec au loin Clare Island dans la brume.

Nous sommes sur l'île d'une île....qui plus est dans le pays le moins densément peuplé d'Europe. Peut être est ce pour cela que nous avons du mal à faire du sauvage ici alors que le pays s'y prête particulièrement bien. Dans le nord du Connemara nous avons vu un groupe de caravanes complètement perdu au milieu de l'immensité, il s'agissait de Travelers, des nomades dont les origines sont irlandaises. Ils subissent les mêmes discriminations et a priori que les gens du voyage sur le continent.

La météo pour les jours à venir annonce « very showerly » (pas besoin de traduction). Nous nous rendons au Bayview Caravan Park, tout petit camping très agréable non loin de la ville, pour y déposer l'Eriba puis direction le centre ville de Galway qui est une ville très jeune avec des concerts dans les pubs. On s'y sent bien et passons notre journée de pub en magasin(s) de sport (souvenez vous la pagaie ...les sarcasmes etc...). L'accueil par les commerçants irlandais est vraiment extraordinaire, la Guinness une belle invention et Kennedy Park avec ses vieilles maisons mérite le détour.

Le 14 juillet, dans la journée nous reprenons la route vers la presqu'île de Dingle car de bonnes conditions pour le kitesurf sont attendues. Nous passons par la jolie N67 qui longe la côte et traverse le Burren avec l'ascension extrêmement sinueuse du Corkscrew Hill (belle vue en haut). En chemin nous faisons une petite pause à Lahinch (le Biarritz Irlandais en ce qui concerne le surf). Nous nous installons de nouveau au Anchor Caravan Park à Castlegregory où les proprios nous avaient vraiment laissé un bon souvenir ainsi que les nombreux jeux pour les enfants.

Le 15 juillet, kitesurf sous le soleil pour moi toute la journée ou presque. Les 16 et 17 juillet pluie non stop. Le camping est vraiment très agréable, au bord de l'eau, extrêmement bien tenu et le patron tape le bœuf avec ses copains le soir au coin du feu. C'est étonnamment le premier camping à l'ambiance un peu internationale. Jusqu’à présent la quasi totalité des campeurs étaient irlandais (à part quelques anglais).

Ballade à Waterville, une agréable esplanade le long de la mer. Dans le jardin d'une maison cossue un hélicoptère est posé à son emplacement habituel ??!!! Petit passage par le pub du coin Lobster qui semble être le lieu de rendez vous très sympathique des familles du coin avec les enfants. Sur les écrans disposés dans le pub un match important de hurling (le sport national) se dispute et provoque des réactions de toute l'assemblée. C'est une sorte de hockey sur gazon avec des buts de football surmontés de poteaux de rugby !!!!!

Le 19 juillet, nous empruntons la très étroite et étonnante route de Ballinskeligs à Portmagee. Portmagee est un petit port de pêche adorable où nous nous poserons notamment en déjeunant de notre fish and ships Guinness quotidien. L'établissement est étonnant, des paysans et pécheurs se tiennent au bar (c'est même plutôt le bar qui les tient). Ils semblent tout droit sortis d'un film d'Audiard.

Le 20 juillet, longue rando de 4h la Beentee Loop sur les hauteurs de Cahersiven et jusqu'en haut de la Beentee Mountain (376m). Le 21 juillet, nous partons pour Cahir, dont nous souhaitons voir le château, par une longue route à travers la campagne Irlandaise et ses bourgs agricoles. Nous nous installons au Ballinacourty House. C'est un camping étonnant, avec beaucoup de charme. Nous sommes dans le jardin d'une vieille demeure, un restaurant chic dans le Glen of Aherlow (une profonde vallée à la végétation généreuse où fut tourné Excalibur).

Le 22 juillet, nous roulons vers Kilkenny et nous installons au paradis des enfants : le camping Nore Valley Park. C'est un camping à la ferme. Pour nos petits schtroumphs urbains les chèvres et les ânes sont déjà exotiques, mais il y a en plus des autruches et plein d'autres animaux parfois non identifiés. Le réveil aux aurores pour que les enfants aillent donner le biberon aux lapins est un moment inoubliable. Puis ballade à Kilkenny (spéciale dédicace aux fans de Southpark!!!!) qui est une très jolie ville où il fait bon passer du temps. Nous vous recommandons la ballade dans le très agréable parc derrière le château en centre ville, avec une super aire de jeu cachée dans la verdure.

Pour voyager en Irlande l'Eriba est un bon choix. Les routes principale (mais pas seulement) sont parfaitement accessibles et une fois dételé on peut accéder aux sublimes routes en bord de mer inaccessibles aux camping cars (certaines rivalisent avec notre mètre étalon la route Calvi-Porto). L'accueil par les Irlandais est vraiment chaleureux et attentionné. Les enfants sont toujours les bienvenus (l'importante natalité en Irlande n'y est certainement pas étrangère). Les grand espaces vierges notamment dans le Connemara sont vraiment propices au sauvage (sous réserve que cela soit autorisé) et aux grandes randos. Pour les glisseurs en tout genre (surf, kite, windsurf) il y a moyen, en plein été, de profiter de bonnes conditions (penser à du matos de rechange !!!). Les campings nous ont pour la plupart bien plu car ils sont souvent en pleine nature avec des infrastructures discrètes mais bien tenues. La culture Irlandaise si particulière rend cette destination Européenne très dépaysante.

Il est important de noter que bien qu’il soit parfois appelé « Nordic Skating », le « Nordic Blading » fait davantage référence au patinage à roulettes. Le terme de « skating » s’applique aussi bien au patinage à roulettes qu’au patinage sur glace. Le Nordic Blading se pratique avec des patins à roues alignées sur des surfaces variées. Ce sport d’endurance emploie des bâtons de ski de fond modifiés pour faciliter la propulsion. En effet, les skieurs de fond pratiquent le nordic skating et/ou le ski à roulette pour s’entraîner en période estivale, en l’absence de neige.

Nous sommes remontés dans les archives de rollerenligne.com pour constater qu’en 2006, il existait déjà des patins de Nordic Skating. En effet, Powerslide proposait notamment des modèles équipés d’une coque de vitesse. Le modèle que nous avons choisi pour découvrir la discipline est le XC Path 2011, que nous testons sur le site. Il est équipé d’une coque souple/dur sur une base de Phuzion 7 Hybrid Open Air. Il faut aussi choisir les bons bâtons ! Pour ce faire, nous avons contacté Olivier de RollX, spécialiste de ski-roues/rollerski. Il nous a fait parvenir des bâtons en carbone avec pointes.

Si vous faites du ski de fond, la prise en main (façon de parler), se fera sans problème. Si comme nous vous n’avez jamais vraiment fait de ski de fond, il vous faudra quelques dizaines de minutes ou quelques heures pour bien comprendre le mouvement et vous coordonner correctement ! Votre but principal dans un premier temps : ne pas pousser en même temps avec les bâtons et les patins nordic ! C’est la gamelle quasi assurée. Le pas du patineur nous a semble être la technique la plus adaptée à la plupart des circonstances mais le pas classique ou alternatif est également efficace.

Si le nordic-skating semble pouvoir se pratiquer sur à peu près toutes les surfaces, nous avons quand même constaté des différences de confort et de rendement en fonction des configurations de terrain. Le mieux reste de rouler sur de la terre dure, comme par exemple le long d’un canal avec du stabilisé. Nous sommes partis du centre-ville de Montpellier pour rejoindre les bords du Lez, la rivière locale. Pendant environ un kilomètre, c’est donc une alternance de trottoirs, de pavés autobloquants, de pistes cyclables que nous traversons.

L’endroit où vous évoluez doit quand même être large d’environ 1,5 m à 2 m. Sinon, l’utilisation des bâtons est proscrite. il n’est pas évident de piquer avec les bâtons dans un sol dur et très lisse. Il vaut mieux un revêtement en enrobé un peu grossier où les pointes ont une meilleure accroche. Les patins de Nordic Skating sont longs et donc plus dur à manœuvrer, moins réactifs. N’espérez pas rentrer un freinage en parallèle avec ces engins. Freinez en chasse-neige avant chaque intersection. Et faîtes attention aux trottoirs !

Sur enrobé, les pneus doivent être très gonflés, n’hésitez pas à monter aux environs de 7 bars de pression afin de diminuer cette sensation d’être collé à la route. Nous voici partis pour 500 m d’un chemin à la terre dure très caillouteuse. Les patins ne bronchent pas et absorbent les caprices du relief sans problème. Le roulage reste plutôt bon et les pneumatiques jouent enfin leur rôle. On ne ressent aucune vibration, juste des bosses adoucies par la déformation des pneus.

Nous décidons de sortir un peu des sentiers battus pour aller taquiner la terre un peu plus meuble. Immédiatement, on sent que le rendement baisse. L’endroit est plutôt plat et le sol un peu gras, la vitesse chute. Il faut alors davantage jouer des bras… Et cela a vite fait de vous cramer les pectoraux ou les dorsaux. On ressent moins de plaisir de glisse, même si ça passe encore.

Soyons fous, filons vers les bords du Lez en contrebas. Là, une petite descente d’une trentaine de mètres en terre et en herbe nous fait de l’œil. Ni une, ni deux, nous voici dans le dénivelé. La vitesse s’accroît rapidement malgré un terrain accidenté et l’arrivée approche. Surtout, ne pas paniquer ! Et là, les histoires de coordination reprennent le dessus. Sur un petit raidillon, le pas en canard semble la seule technique valable. Il reste possible de soulager un peu les jambes en poussant sur les bâtons de temps en temps.

On peut passer dans des chemins où le roller ne peut même pas imaginer s’aventurer. Forcément, quand vous êtes harnachés avec ce type d’engin, difficile de passer inaperçu. Les enfants adorent et ne manque pas de signaler votre passage à leurs parents. Les jeunes sont plutôt indifférents voire légèrement moqueurs, les personnes plus âgées font invariablement la comparaison avec le ski de fond… « Ski », le mot est lâché. Personne ne prononce le mot roller tant la comparaison avec le ski de fond est immédiate.

Les bords de canaux nous semblent être le meilleur endroit pour pratiquer le nordic-skating. Une terre damée ou du stabilisé en bon état offre une glisse optimale, on peut alterner les poussées bâtons et patins sans trop réfléchir et atteindre une bonne allure de croisière. Les chemins forestiers en sous-bois peuvent également être agréables. En Allemagne, on compte près de 200 « Nordic Center » labellisés par la Deutscher Skiverband ou DSV (Fédération de Ski allemande). Elles utilisent 1.200 routes et pistes sur une longueur totale de 8.500 km.

On y pratique le ski de fond, le nordic-walking, le nordic-blading ainsi que les raquettes. « Le marché français offre un potentiel important, ne serait-ce qu’au regard du nombre de skieurs de fond en hiver. La France fait partie de l’élite du ski de fond. La discipline peut également séduire les patineurs qui veulent entretenir leur condition physique. Les triathlètes, les coureurs à pied et les cyclistes qui veulent faire de l’endurance sont également des clients potentiels. Les derniers et pas des moindres sont les nouveaux venus qui sont intéressés par les sports nordiques apportant santé et forme. Ils ont peut être déjà essayé le Nordic Walking, un peu trop ennuyeux et pourraient accrocher au Nordic Skating, plus rapide, plus excitant.

Reste le problème épineux de la météo sur lequel nous ne sommes pourtant pas très difficiles (nous habitons en Normandie!!). Nous n'avons vraiment pas eu de chance, cela nous a été confirmé par les locaux. Mais surtout nous ne sommes pas partis au bon moment. Quand on regarde les statistiques il y a vraiment un pic de précipitations en juillet.

Comment bien choisir ses bâtons de ski de fond?

tags: #les #filons #hockey