Les Corsaires de Dunkerque : Une Histoire de Hockey sur Glace et d'Ambition

Le club de hockey sur glace de Dunkerque, "HGD les Corsaires", a été créé en 1970. Depuis, il a connu des moments de gloire et des défis, mais reste un acteur important du hockey français.

Un Parcours Remarquable

Il y a quelques années, les Corsaires de Dunkerque évoluaient en troisième division, dans une patinoire d’un autre temps. Aujourd’hui, les joueurs de hockey-sur-glace Dunkerquois disposent d’un outil flambant neuf. Les Corsaires de Dunkerque ne cessent de grimper les cols ces dernières saisons, depuis l'arrivée de Jonathan Lafrance à la tête de l'équipe. Bien structuré, le HGD semble avoir les armes pour remonter dans l'élite du hockey français.

Ascension et Qualifications

Quatrième de saison régulière en 2024, deuxième l'an passé, sans oublier évidemment l'incroyable parcours en finale de la Coupe de France. En voilà une bonne nouvelle, qui prouve que les Hauts-de-France sont une région qui performe. Ils vont affronter ce mercredi donc Chambéry, une autre équipe de D1, la deuxième division Française. Staff et joueurs en sont conscients.

Le club s'est développé très rapidement et a décroché de nombreux titres : trophée du critérium national sénior en 1983. En 1986, les benjamins dunkerquois obtiennent le titre historique de champions de France. Les Corsaires connaissent de belles heures de gloire en Division 1, en ligue super 16, puis en ligue Magnus entre 1994 et 2006 ! Dunkerque a formé plusieurs grands noms du hockey français. Maurice Rozenthal est le plus connu.

Coupe de France : Un Parcours Historique

Les Corsaires de Dunkerque (D1) se sont qualifiés, le mercredi 20 décembre 2023, pour la finale de la Coupe de France après leur victoire (2-1) contre les Éléphants de Chambéry (D1). Le genre de match qui vous permet de rentrer dans l’Histoire d’un club, d’un sport. Les Corsaires de Dunkerque (D1) se sont qualifiés pour la finale de la Coupe de France après leur victoire (2-1) contre les Éléphants de Chambéry (D1).

Cette rencontre face aux Brûleurs de Loups grenoblois, qui aura lieu ce dimanche 21 janvier 2024, est déjà historique pour le club des Hauts-de-France. En effet, pour la première fois depuis 2004, une équipe de D1 accède à la finale de la Coupe de France. "Ils [les joueurs] savent que c'est un match exceptionnel qui les attend.

Dunkerque a fait son maximum pour permettre aux supporters de se rendre à l’Accor Arena, la mythique salle de Paris-Bercy. "C'est le match d'une vie, devant 14 000 spectateurs potentiels, avec 2 000 supporters dunkerquois, indique le manager. Et il va y avoir du sport ! La stratégie est en place, l'équipe est forte, elle a du caractère et surtout se sont des amis et sur la glace ça se ressent. C'est ce qui lui a permis d'arriver jusque-là.

Les supporters sont invités à s'y rendre dès 14h. L'entrée est gratuite dans la limite des places disponibles. L’équipe vit bien. On ne connaît pas trop ce genre d’évènement, c’est la première fois pour nous. On sent que les gars sont excités, motivés. C’est la première fois qu’un club de D1 jouera à l’Accor Arena. C’est une fierté d’avoir réussi ça, avec beaucoup de jeunes de club !

Il nous reste le plus dur, mais on est quand même fiers d’être arrivé jusque-là (en finale). On ne doutait pas de notre capacité à pouvoir y aller. Cela fait plusieurs années qu’on créait des surprises en Coupe de France. De là à aller jusqu’à la finale, on ne pouvait pas rêver mieux. Si on me l’avait vendu comme ça en début de saison, je n’y aurais pas cru. L’atmosphère va être impressionnante mais une fois que tu es sur la glace, tu es focus sur ce que tu fais. On va profiter à l’échauffement mais il faudra vite s’enlever l’évènement de la tête.

C’est mythique, c’est la première fois que ça arrive. L’affluence et la salle vont être incroyables. C’est la fête du hockey français avec beaucoup de petits jeunes qui viennent patiner au Festival des Petites Crosses que de nombreux Dunkerquois présents dans l’équipe ont déjà fait. C’est un évènement spécial. Vous serez poussés par beaucoup de supporters qui vont faire le déplacement. C’est un levier incroyable. On adore jouer avec eux !

Dans notre patinoire, c’est notre chaudron et même à l’extérieur, ils sont présents. Dès le début, ce sont des musiques de Carnaval, qui nous poussent dans ces traditions. Ce sont des musiques qu’on aime entendre et qui nous donnent des frissons. Notre public est le septième homme ! On ne s’attend pas à ce que ça soit calme, on sait très bien comment ça va être (rires). Ils vont mettre une véritable ambiance dans l’Accor Arena, qui n’aura jamais connu ça.

L’ambiance à Michel Raffoux est une des meilleures ambiances du sport dunkerquois. C’est la fête, tout le public s’y prend ! On sait que Dunkerque sera outsider de cette finale, mais tout est possible sur 60 minutes. Je pense qu’il faudra beaucoup d’envie, de détermination, de cœur à l’ouvrage car on sait que la victoire reste possible. On a réussi à sortir Angers chez nous, une sacrée équipe de Synerglace Ligue Magnus, qui caracole en tête avec Rouen. On a un noyau dur présent depuis 6-7 ans, et des jeunes dunkerquois qui sont là depuis 3-4 ans aussi, que j’ai vu grandir et que j’allais chercher au collège. Notre jeu est basé sur la contre-attaque avec une défense où on se bat bec et ongles.

Dans un duel entre deux pensionnaires de D1, Dunkerque a pris ce mercredi 20 décembre le meilleur sur Chambéry (1-2), en Savoie. Les Dunkerquois affronteront Grenoble en finale. Une victoire historique. Un succès in extremis mais tellement précieux. Une qualification en finale de la Coupe de France qu’on n’attendait pas en début de saison. Un moment de partage avec une centaine de Dunkerquois partis en Savoie. Un exploit de plus au compteur.Finalement, la prestation du HGD à Chambéry, ce mercredi 20 décembre, pourrait se résumer de bien des manières différentes.

Peu importe le qualificatif, c’est un moment historique qu’ont vécu les joueurs de Jonathan Lafrance en Savoie. Quelques jours après leur victoire d’un petit but en championnat (5-6), les Dunkerquois ont donc récidivé et fait respecter la logique face à Chambéry, relégable en D1. « C’était un match à haute intensité, face à une équipe qui a beaucoup mis la pression. Ce n’est pas pour rien qu’ils étaient aussi là en demi-finale. Le match aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, admet Jonathan Lafrance coach du HGD. Sur la glace, Joseph Broutin avait ouvert le score lors du premier tiers (8e) avant que les locaux n’égalisent lors du deuxième (23e). Mais Brad Stonnell (29e) offrait la victoire au HGD. Le club s’offre ainsi un match de gala le 21 janvier prochain, où il jouera Grenoble, sa troisième Magnus de la compétition après avoir déjà éliminé Cergy et Angers à Raffoux.

« La pression ne sera pas sur nous. Grenoble est le tenant du titre, ils ont le plus gros budget de France. Nous, on a déjà écrit l’histoire, ajoute Jonathan Lafrance, non sans conserver une part d’espoir, même si la tâche sera évidemment difficile. Le but sera de prendre du plaisir et de profiter de chaque instant, en se disant que tout est possible. »En attendant, le coach s’est immédiatement replongé sur la réception de Strasbourg en championnat, ce samedi 23 décembre. « Je souhaite qu’il n’y ait pas de relâchement. C’est un match pour la première place (ndlr, Strasbourg est actuel leader).

Ambitions et Défis

Seul club de la Division 1 candidat à la montée dans l’élite du hockey sur glace français, Dunkerque doit encore attendre son heure mais rêve en grand. Malheureusement pour l’équipe de Dunkerque, elle a été éliminée dès les quarts de finale par « L’Etoile noire » de Strasbourg qui a réussi un renversement de situation très inattendu. Les Corsaires, qui manquaient visiblement de fraicheur dans ce quart de finale, peuvent pester contre la malchance puisqu’ils ont souvent manqué des occasions en or pour pouvoir conclure en leur faveur lors de ces trois derniers matchs.

Si les Corsaires de Dunkerque, éliminés prématurément, restent malgré ce nouvel échec toujours aussi obstinés et déterminés à préparer un nouvel « accostage » la saison prochaine dans l’élite du hockey sur glace français (qu’ils ont quitté à deux reprises en 1993 puis en 2005), c’est que le hockey sur glace bénéficie désormais d’un environnement beaucoup plus favorable dans la ville du département du Nord. Franck Vanwormhoudt, le président inamovible du club de Dunkerque depuis dix-huit ans, compte bien profiter d’une fenêtre de tir inespérée.

« Notre dossier est très sérieux car c’est un projet qui a été acté sur une durée préliminaire de trois ans, dit-il. Nous travaillons en collaboration très étroite avec la communauté urbaine de Dunkerque qui nous soutien dans notre volonté de revenir dans la Ligue Magnus. C’est donc un désir sportif collectif qui rassemble à la fois le club et tous nos élus locaux. Il ne s’attendait pas à assister à un tel spectacle populaire et il a été frappé par l’enthousiasme incroyable de nos supporters qui avaient fait le déplacement à Paris en très grand nombre. C’est à ce moment-là que notre maire a compris que Dunkerque est devenue désormais une ville de hockey.

Le retour éventuel de Dunkerque dans la Ligue Synerglace Magnus, qui est donc encore repoussé d’un an, doit être considéré à mon avis comme une chance supplémentaire pour notre discipline. Car n’oublions pas que le club du Nord fait partie depuis très longtemps des places fortes du hockey sur glace français pourvoyeurs de plusieurs grands talents. A commencer par l’ancien entraîneur-joueur Harry Perreault qui fit partie de l’équipe de France de 1981 à 1984 et sans qui le club ne serait pas là aujourd’hui. Mais, il y eu également les frères Antoine et Eric Mindjimba, Karl Dewolf, Marc Leroux, les célèbres jumeaux Maurice et François Rozenthal (encouragés par leur aîné Jean-Christophe), Frédéric Nilly, Grégory Dubois et Mathieu Mille.

« Depuis, il a augmenté notre subvention de 50 000 euros pour atteindre désormais les 300 000 euros, confie Franck Vanwormhoudt. De plus, il nous a promis d’accorder une aide financière supplémentaire si on arrive à remporter le championnat de la Division 1 et être ainsi promus dans la Ligue Magnus. Comme Dunkerque est le seul club candidat sérieux à la promotion dans la Division 1, ses dirigeants souhaitent pouvoir enfin remonter mais sportivement dans l’élite nationale.

Un retour dans la cour des grands, qui ne se fera surtout pas à la faveur d’une liquidation judiciaire comme ce fut malheureusement le cas du club de Mulhouse en 2023. En effet, le forfait de Mulhouse a dérouté et décontenancé le grand public puisqu’il a permis aux Spartiates de Marseille, qui étaient classés seulement onzièmes de la Division 1, d’être promus contre toute attente dans la Ligue Magnus. « Nous avons eu l’occasion de rencontrer nos élus pour tenter de mettre en place le projet d’une patinoire encore plus performante que celle qui a été inaugurée au mois de septembre 2019, explique Franck Vanwormhoudt.

C’est donc un projet un peu fou que le club de Dunkerque a maintenant en tête. Franck Vanwormhoudt explique : « Nous allons disposer bientôt à Dunkerque d’une salle de spectacle omnisports qui s’appelle Le Boreal (photo ci-dessous). Elle est en construction à deux cent mètres à peine à vol d’oiseau de notre patinoire. Dans ce nouveau complexe, il faut encore convaincre les futurs responsables de prévoir, comme on l’a demandé, une configuration en glace grâce à une dalle de bêton équipée qui pourrait être utilisée rapidement et devenir une patinoire permanente, grâce à un parquet démontable, du mois de septembre au mois d’avril.

Le Boreal, future salle de spectacle omnisports de Dunkerque

Même s’il y aura aussi dans la future programmation du Boreal du hand-ball et du basket, nous pourrions nous entendre et organiser également un maximum de matchs de hockey à partir du mois de septembre 2028. Quand on sait ce qu’il est advenu des promesses (non tenues) faites à l’époque aux Français Volants de Paris lors de l’inauguration du Palais omnisports de Bercy en 1984, le projet du club de Dunkerque, qui présente des similitudes, peut légitimement susciter également quelques inquiétudes même s’il faut l’encourager.

En attendant l’inauguration de ce fameux « Boreal » qui pourra accueillir des concerts de 7000 personnes et qui aura coûté 54 millions d’euros, le club de Dunkerque devra de toute façon prendre son mal en patience car rien n’est encore décidé et les pourparlers se poursuivent encore concernant l’ajout d’une piste de glace que les architectes n’avaient pas prévu à l’origine. « Nous avons pensé au Boreal pour qu’il puisse devenir une salle de handball ou de basket avec une jauge de 5 000 places et une patinoire avec une jauge de 4 000 places, a déclaré publiquement le maire Patrice Vergriete.

De même, nous serons en mesure d’accueillir des événements sportifs autres que les rencontres de nos clubs dunkerquois. Ce nouvel équipement d’agglomération se signalera par sa forte modularité. La détermination du maire de Dunkerque pour privilégier les sports dans ce nouveau stade semble sincère et très déterminée. Il faut en prendre acte. Dans l’hypothèse d’une montée la saison prochaine dans la Ligue Magnus, les Corsaires devront donc se contenter de jouer, quoi qu’il arrive, au moins pendant encore trois saisons dans la patinoire actuelle « Michel-Raffoux » qui possède 1500 places assises.

« Si Dunkerque arrive à remonter dans l’élite, on sait bien que ce sera dur, mais nous sommes un club qui a un budget quand même assez conséquent de deux millions d’euros, souligne Franck Vanwormhoudt. Il est donc équivalent à celui des clubs qui se trouvent actuellement dans le bas du tableau dans la Ligue Magnus comme Anglet, Nice, Gap ou Briançon. De plus, nous respectons déjà à la lettre le cahier des charges de l’élite en ayant deux entraîneurs, un préparateur physique, un staff médical, un chef du matériel et un responsable de la communication. Nous avons même une secrétaire et une comptable qui s’occupe de nos finances les trois quarts du temps. Bref, nous sommes prêts. La seule chose qui manque encore au club de Dunkerque, c’est le passage en société en séparant le hockey majeur et le hockey mineur.

Selon le règlement fédéral, il a un délai un an pour créer une société sportive qui est obligatoire en Ligue Magnus. La volonté du club de Dunkerque de rejoindre à nouveau l’élite du hockey sur glace français doit être certes encouragée, mais sa projection sportive à long terme ne sera pas garantie sans l’utilisation de nouvelles structures beaucoup plus performantes. C’est pour cette raison que le grand projet du Boreal serait un atout déterminant pour le hockey sur glace local à condition d’être véritablement appliqué comme prévu à l’origine.

Ce que je peux ajouter pour soutenir malgré tout l’ambition du président des Corsaires, c’est que le club nordiste a la particularité de faire évoluer dans son équipe phare pas moins de sept hockeyeurs qui ont été formés à Dunkerque. C’est trop rare pour ne pas le souligner et l’encourager ! Les Corsaires de Dunkerque sont prêts pour un nouveau débarquement dans la Ligue Magnus la saison prochaine en cas de victoire finale. Leurs dirigeants ont en tête un projet d’expansion qui peut sembler certes un peu fou et encore très aléatoire. Mais peut-on leur en vouloir de rêver en grand pour assister peut-être, dans trois ans, à une magnifique aurore « boréale » pour faire référence au nom de ce nouveau stade en construction ?

On saura dans quelques semaines si le projet d’inclure une nouvelle patinoire sera définitivement retenu. En attendant, le hockey sur glace français a tellement besoin pour progresser de bénéficier de nouvelles infrastructures plus grandes et plus modernes que l’on croise les doigts. Mais il a besoin aussi de soutiens financiers plus importants et de volontés locales encore plus énergiques ce qui semble être le cas justement à Dunkerque.

Même si, en tant qu’observateur, je persiste à faire une analyse prudente de ce contexte local qui promet « le grand soir » au hockey sur glace, je n’oublie pas la grande incertitude dans laquelle se trouve actuellement le club de Dunkerque avec une nouvelle grande patinoire ou l’agrandissement plus modeste de l’actuelle. Je profite donc de cette Tribune pour leur dire tout simplement : « Allez les gars, vous avez juste reculé à deux reprises pour mieux sauter.

SaisonDivisionClassementNotes
1994-2006Ligue Magnus-Période de présence en Ligue Magnus
2023-2024Division 1-Qualifiés pour la finale de la Coupe de France

L'Équipe 2025-2026

Voici le HGD version 2025-2026. Qui ont déjà passé un tour en Coupe de France, une victoire tranquille 11-1 contre Compiègne. Ce samedi, c'est le championnat, la D1, le deuxième niveau français. Qui débute par un déplacement sur la glace de Morzine-Avoriaz. Ce sera à 20h30.

Le staff a monté une équipe à l'équilibre parfait sur le papier, un groupe rajeunit, ils ne sont pas rares les garçons nés après l'an 2000, une dizaine. Mais également des garçons d'expérience, comme Mikael Kuronen, Marcus Kojo, passés par le prestigieux championnat Finlandais. Ou encore Danick Bouchard, meilleur buteur de l'Histoire de la Ligue Magnus.

De gauche à droite, trois acteurs majeurs des Corsaires : le Tchèque Vit Budinsky meilleur buteur du championnat, le canadien Zackary Daneau et l’attaquant américain Jeremiah Luedtke élu meilleur joueur de la Division 1 la saison passée.

Clément Thomas a presque tout connu avec Dunkerque en vingt au club dont neuf en tant que capitaine. Je dirais que c’est une équipe combattante, travailleuse, qui ne baisse jamais les bras. Ce sont les valeurs qu’on essaye d’inculquer aux jeunes et aux nouveaux arrivants. C’est pour ça qu’on y va, on ne va certainement pas leur donner. Eux ont l’habitude, nous pas, ça ne se représentera peut-être pas pour nous ou alors dans très longtemps. J’ai dû attendre 22-23 ans de carrière pour en faire une (rires). Il y aura beaucoup de combat ! On n’est pas armés comme Grenoble, on va jouer avec nos atouts : ne jamais rien lâcher, avoir un gros cœur et on en a d’autres, mais on ne va pas tous les dévoiler (rires).

Quelle aventure : Sur la piste des pirates et des corsaires (Documentaire)

Saisons Passées

Le HGD a terminé sa première saison en Super 16 avec un bilan globalement positif. L'expérience Sabourin a rempli ses objectifs et les a même surpassés. Avec des moyens certes limités, les Corsaires ont réussi petit à petit à se trouver une âme. les play-downs furent même au-delà des espérances puisque le club finissait à la 11è place et égalait ainsi son meilleur classement au niveau français.

Du coup, l'idée qui avait germée il y a deux ans dans l'esprit des membres dirigeants put voir le jour : faire revenir Karl Dewolf au club. Cette idée n'a pu se concrétiser plus tôt et il semble que l'accord soit intervenu grâce à une prise de poste d'entraîneur-joueur (permettant de mieux conjuguer les attentes financières du défenseur international). Dès lors, l'ère Sabourin cessait, après une seule année de service. Critiqué à son arrivée, Stéphan Sabourin, l'alchimiste, a pourtant réussi sur toute la ligne.

Sans se décourager des premières défaites cinglantes face aux grosses écuries amiénoises et rouennaises, il portait l'équipe avec le plus grand sérieux vers sa première victoire en Super 16 contre Angers (un ex-pensionnaire de l'élite) à domicile. Cette victoire sonnait sans nul doute le réveil des Corsaires et leur permettait d'affronter les play-down sans aucun complexe (remettant même le couvert en battant Angers sur sa propre glace courant janvier). Finissant troisièmes de la poule dite "Nationale", les Corsaires pouvaient exulter.

Mais voilà, avec le printemps, on apprend que Sabourin quitte Dunkerque. On le pensait venu pour plusieurs années, afin de développer le club "de A à Z" comme il aimait le rappeler. Suite, semble-t-il, à quelques différents avec le club, l'entraîneur canadien rejoint la Suisse (La Chaux-de-Fonds), emmenant avec lui Cooper, son excellente trouvaille défensive. Il faut dès lors, une fois de plus, tout reconstruire. En trois ans, trois entraîneurs se succèderont donc à Dunkerque : Nilly, Sabourin, Dewolf.

On sait que Karl Dewolf possède les capacités nécessaires à créer un véritable esprit de groupe. On l'avait d'ailleurs senti au sein même de l'équipe de France aux JO de Salt Lake City. Il en sera de même chez lui, à Dunkerque, sans aucun doute. Là aussi, le temps sera son allié. Une nouvelle équipe... Stéphane Sabourin avait appelé quelques joueurs provenant notamment de son passage à Viry. Karl Dewolf connaît lui bien mieux les joueurs qu'il a côtoyé (ou aidé à former) à Amiens.

Le recrutement s'oriente donc naturellement vers des joueurs qu'il connaît bien. L'on sait aussi que le difficile public dunkerquois aime avant tout voir jouer...des Dunkerquois. Le retour de Karl est déjà un superbe atout pour contenter ce public. Mais le nouvel entraîneur-joueur décide de rappeler Greg Dubois, un autre Dunkerquois, de sa "retraite" basque. Il profite aussi du trop-plein amiénois pour faire venir Julian Marcos.

Du côté des gardiens, Julien Peyre n'a pas démérité la saison passée. La confiance lui est donc renouvelée. Mais le départ d'Andreas Asbplad en Suède contraint le club à lui trouver un remplaçant. Ça sera un autre Amiénois (de naissance), Rémi Caillou, gardien connaissant bien le haut niveau (Caen, Épinal). Il manque encore un défenseur, et malgré les recherches tous azimuts, Dewolf ne parvient pas à trouver l'homme de la situation.

Ça ne suffit pas, il faut renforcer l'attaque. Là, on se tourne vers les étrangers, au premier rang desquels Kamil Štastný, le gaucher tchèque qui avait laissé de bons souvenirs à Tours. Puis le Slovaque Erik Bochna, né lui aussi en 1977, et meilleur compteur de la Ligue 1 (deuxième niveau) slovaque avec les Dragons de Prešov (29 buts, 22 assists, 51 points, + 32). Une fine gâchette assurément ! Mais l'attaque n'a pas marqué pendant les matches amicaux contre Amiens, et Štastný n'a finalement pas été retenu au bout se sa période d'essai d'un mois.

Quelques joueurs amenés par Sabourin font les frais de cette nouvelle donne : Blanchard (Briançon), Germak (Viry), Krisak (Épinal), Trabach... De l'ère Sabourin, il ne restera donc que Julien Peyre mais aussi Ghislain Folcke, auteur d'une très bonne saison l'an passé, et qui enflammait le public par sa vivacité et son art de la relance et du contre. Benoît Guillemot, l'ex-Spinalien, a refait sa vie dans la cité de Jean Bart : Dewolf lui fait confiance pour la saison à venir. Le Canadien Daniel Saint-Amant sera toujours de la partie. Ses capacités de passeur seront très utiles aux Corsaires.

Cette équipe se veut donc plus dunkerquoise, plus expérimentée, plus défensive (c'est à noter). Les premiers matchs amicaux sont à considérer dans ce sens : sur deux rencontres face à Amiens, l'équipe encaisse moins de buts (douze l'an passé, neuf cette année) mais l'attaque reste muette. C'est ce compartiment du jeu qu'il faudra améliorer au fil des matchs. Le premier rendez-vous aura lieu à la Barre à Anglet : un lieu bien connu de Greg Dubois.

Arrivées : Dewolf (Amiens, entraîneur-joueur), Dubois (Anglet), Caillou (Épinal), Bochna (Prešov, SVK), J. Marcos (Amiens), P.

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