L'Histoire des Bleuets de France Rugby

L'histoire des Bleuets de France Rugby est marquée par des performances exceptionnelles, des victoires mémorables et des valeurs fortes. Des joueurs talentueux, un esprit d'équipe indéfectible et un soutien passionné du public ont contribué à forger l'identité de cette équipe.

Déjà titré à trois reprises dans l'histoire de la compétition, le XV de France U20 rêve de monter sur le toit du monde pour la quatrième fois de son histoire. L'occasion lui en sera donnée à partir du 29 juin, lors de la prochaine édition du mondial de la catégorie, qui se disputera en Italie après que l'Afrique du Sud a accueilli le rendez-vous deux années de suite.

Battus en finale en 2024 par l'Angleterre, les Bleuets, dont le dernier titre remonte à l'année précédente (aux dépens de l'Irlande), feront le voyage avec leurs meilleurs éléments.

Lundi, Cédric Laborde a ainsi dévoilé une liste de trente joueurs ressemblant beaucoup à celle qui avait conduit les Français à la victoire lors du dernier Tournoi des 6 Nations après sept ans de disette.

Le sélectionneur français, qui sent chez ses joueurs "une vraie excitation" mais aussi une ambition plus large encore, à l'entendre, pour "aller chercher quelque chose de grand" après le sacre dans le Tournoi, s'appuiera notamment sur quatre représentants de l'UBB (Lenny Alifanety, Bobby Bissu, Elyjah Ibsaiene et Jon Echegaray) comme de Bayonne (Noa Traversier, Tom Levêque, Xan Mousques et Baptiste Tilloles) pour tenter de décrocher cette quatrième étoile.

A noter que sur les trente joueurs retenus (ils étaient 47 en mai dernier), douze ont déjà goûté aux joutes du Top 14.

Les trente joueurs retenus pour disputer le championnat du monde U20 :

  • Avants : Lyam Akrab (Montpellier), Quentin Algay (Brive), Lenny Alifanety (Bordeaux-Bègles), Mathis Baret (Grenoble), Bobby Bissu (Bordeaux-Bègles), Lorencio Boyer Gallardo (Perpignan), Baptiste Britz (Clermont), Antoine Deliance (Lyon), Gabin Garault (La Rochelle), Elyjah Ibsaiene (Bordeaux-Bègles), Edouard-Junior Jabea Njocke (Racing 92), Samuel Jean-Christophe (Toulon), Charles Kanté Samba (La Rochelle), Rémy Lanen (Clermont), Mohamed Megherbi (Toulouse), Corentin Mézou (Toulon), Bartholomé Sanson (Lyon), Noa Traversier (Bayonne)
  • Arrières : Fabien Brau-Boirie (Pau), Simon Daroque (Toulouse), Simeli Daunivucu (La Rochelle), Nolann Donguy (Racing 92), Jon Echegaray (Bordeaux-Bègles), Diego Jurd (La Rochelle), Luka Keletaona (Brive), Tom Levêque (Bayonne), Xan Mousques (Bayonne), Robin Taccola (Vannes), Baptiste Tilloles (Bayonne), Lucas Vignères (Toulouse)

Chaque don est précieux pour soutenir les bénéficiaires du Bleuet de France, organisation reconnue d’intérêt général, et les aider à se reconstruire. (66 % de chaque don est déductible des impôts, dans la limite de 20 % des revenus imposables).

Historique ! Nos Bleuets viennent de réaliser une performance exceptionnelle en battant à deux reprises la formation anglaise des Lions chez eux. Après les avoir vaincu brillamment lors du match 1 samedi dernier (14 à 26), les hommes de Patrick LIMONGI ont récidivé sur le score de 36 à 20 lors du second affrontement.

LIONS : 1 Jacob Rushford, 15 Henry Parkin, 2 Rueben Ruane, 4 Adam Robinson, 5 Lewis Topping, 9 Josh Hopkins, 7 Josh Langley, 13 Miller Dalton, 14 Fletcher Holgate, 10 Charlie Harrison, 11 Harry Baker, 12 Marcus Geener, 8 Joe Lewis.

FRANCE : 1 Loris Zammut, 2 Nolan Sosse, 3 Lenny Marc, 4 Felix Gautier, 5 Yann Doutres Pedragosa, 6 Mathis Frayssinous, 7 Mathis Dumont, 8 Mikael Lettat, 9 Joris Fernandez, 10 Giovanni Descalzi-Ganthier, 11 Lucas Neveu, 12 Anthony Munico, 13 Tom Poncelet.

Patrick LIMONGI, Entraîneur du XIII de France U17 : “Tout d”abord je veux souligner le comportement exemplaire sur et hors terrain du groupe. Je suis particulièrement fier des garçons et du rugby que nous avons joué sur ce second test-match. Je suis également très fier du fonctionnement et du travail du staff notamment entre les tests.

Les Bleuets de Pelous, Magne et Bastide ont joué avec les nerfs d’un stade Trélut archi-comble hier soir pour entrer dans l’histoire. La génération 94 des Camara, Cros, Serin et Ruffenach est la première à signer le Grand Chelem dans cette catégorie.

Crispés par l’enjeu (imprécisions en touche, failles dans le rideau), les coqs ont capitalisé sur la puissance de leur pack, sans jamais lâcher de verts Irlandais, malgré l’essai d’un Ruffenach très saignant.

Les Bleuets de France U20 lors d'un match contre l'Irlande.

Revenus à hauteur à dix minutes du terme, les Celtes auront même la gagne au bout du pied du talentueux Byrne. Mais pour de pragmatiques Bleuets, la libération viendra de la botte de Serin et d’un final en apothéose des avants.

«Un match très difficile contre une très belle équipe, résumera Fabien Pelous, insistant sur l’état d’esprit et de camaraderie qui anime ce groupe».

Fierté, larmes et un stade Maurice-Trélut en fusion: vendredi, les Bleuets ont remporté le premier Grand Chelem de leur catégorie face à l'Irlande.

Un stade Maurice-Trélut de Tarbes plein comme un oeuf et 13 000 supporters en totale communion avec leur équipe de France -20.

Vendredi soir, tous les ingrédients étaient là pour faire de ce France-Irlande une grande fête avec à la clé le rêve de remporter le premier Grand Chelem de cette catégorie d'âge.

Les hommes de Fabien Pelous, Olivier Magne et Gérald Bastide ont tremblé avant de finalement aller puiser des ressources au plus profond d'eux-mêmes pour s'offrir un succès logique (23-13), couronnant un Tournoi 2014 parfait avec cinq victoires en autant de rencontres.

L'ouvreur Brandon Fajardo, à l'image de ses coéquipiers, n'arrivait pas à réaliser, même quelques dizaines de minutes après le coup de sifflet final: "On ne se rend pas vraiment compte encore. On sait que l’on a fait quelque chose d’historique car les entraîneurs nous l’ont répété tout au long de la semaine".

Son compère de la charnière, Baptiste Serin, lui parlait "d'immense bonheur" alors que le talonneur Romain Ruffenach avouait: "Je pleurais sur le bord du terrain. Je n’en croyais pas mes yeux. C’était vraiment la folie avec les coéquipiers sur le banc de touche tout juste avant le coup de sifflet final. C’est une belle victoire collective. Il a fallu se battre jusqu’à la dernière minute. Je pleurais sur le bord du terrain. Je n’en croyais pas mes yeux"

Et il faut bien avouer que la tâche n'a pas été aisée face à des Irlandais loin d'être venus en victime expiatoire dans les Hautes-Pyrénées malgré déjà deux défaites au compteur.

Quelques munitions perdues en touche d'entrée de jeu, quatre pénalités concédées lors des sept premières minutes: les Bleuets semblaient alors rattrapés par l'enjeu. Du moins, c'est ce que l'on croyait alors.

"C’était une finale pour nous, il y avait de la crispation au début de match mais on s’y attendait", confiait Fajardo.

Devant à la pause (10-3), les coéquipiers de François Cros ont ensuite eu une baisse de régime et les Irlandais sont revenus à égalité.

"On se sentait un peu moins bien mais on a su quand même se remobiliser. Je n’avais jamais eu l’occasion de jouer devant autant de monde, c’était génial comme sensation, on s’est régalé. Et puis, sur la fin, on a senti que le public nous portait vraiment. Même quand on est dans notre match, j’ai entendu une Marseillaise retentir à un moment du match, j'ai senti que ça poussait derrière nous", avançait le centre François Bouvier.

La force de caractère du groupe français et le soutien du public, en somme voilà les arguments qui ont permis aux Tricolores de prendre le dessus.

"Les Irlandais ont eu un gros sursaut d’orgueil en seconde mi-temps. Ils étaient vraiment hargneux et ils nous ont posé des problèmes, on ne peut pas leur enlever cela. C’est avec la tronche que nous avons su renverser la situation", soufflait Ruffenach.

Et Fajardo d'ajouter: "En première mi-temps, on a trois opportunités de faire le break et en seconde, on loupe un essai tout fait. Si on avait marqué là, le match aurait été plié. On s’est rendu la rencontre un peu plus compliquée. Sur le terrain, on essaye de faire abstraction de l’ambiance mais dans les moments chauds, ça aide de sentir tout de même les gens pousser. Le dernier quart d’heure, on a commencé à avoir des crampes et être dans le rouge mais le public nous a donné des ressources supplémentaires".

Mis à des tournois de petits clubs à Parentis ou dans les Landes, je n’ai jamais gagné un Tournoi donc commencer par un Grand Chelem, c’est toujours bien à raconter aux copains

Pour cette génération 1994, place désormais au quotidien de leur club respectif et en ligne de mire le Mondial en Nouvelle-Zélande au mois de juin.

Tournoi des 6 Nations : Les Bleuets triomphent de l'Italie et rêvent toujours du Grand Chelem

A l'image de François Bouvier, les Bleuets entendent bien garder la tête froide malgré leur Grand Chelem: "C’est une fierté mais pas forcément un aboutissement. On a fait un bon Tournoi et désormais on va pouvoir se projeter sur la Coupe du monde avec dans notre poule deux équipes que l’on a affronté dans le Tournoi (Galles et Irlande, ndlr)".

Même son de cloche chez Brandon Fajardo: "Au Mondial, ça va être compliqué avec le pays de Galles et l’Irlande dans la poule, surtout que l’on aura pas le soutien du public comme à Tarbes ce vendredi".

Mais d'ici là, ces joueurs qui sont rentrés dans l'histoire du rugby français auront conservé des souvenirs impérissables de cette aventure hors du commun: "Mis à part des tournois de petits clubs à Parentis ou dans les Landes, je n’ai jamais gagné un Tournoi donc commencer par un Grand Chelem, c’est toujours bien à raconter aux copains".

Ils l'ont fait ! Pour leur première finale depuis l’instauration du Mondial U20 en 2008, les joueurs du XV de France ont décroché le titre en battant l'Angleterre dimanche, à Béziers (33-25). Collectifs et appliqués, les Bleuets ont dominé une équipe d'Angleterre fébrile et qui n'a jamais été en mesure de leur poser de problème. Un dénouement tout simplement fantastique !

Après une bataille face à l'Irlande (26-24) pour leur entrée en lice, puis trois victoires plutôt convaincantes face à la Géorgie (24-12), l'Afrique du Sud (46-29) et la Nouvelle-Zélande (16-7), les Bleuets ont conclu leur épopée par une victoire en finale contre l'Angleterre. Cette Angleterre qui leur avait privé de Grand-Chelem lors du dernier tournoi des Six Nations.

Les Français avaient donc à cœur de prendre leur revanche : Ils l'ont fait ! En s'appuyant sur une mêlée surpuissante qui explosa plusieurs fois sa rivale, les jeunes Bleus ont patiemment et méthodiquement construit leur succès. La preuve ? L'essai de Cameron Woki après une mêlée puis un côté fermé à la 26e minute (11-3).

Auteur de trois tirs de pénalités dans le deuxième acte, Carbonel va justement propulser les Bleuets largement en tête, 23-8, à l'heure de jeu.

Cameron Woki a réalisé un match plein. Auteur du premier essai du match, le joueur qui a pris part à 17 des 21 derniers matches de l’Union Bordeaux-Bègles toute compétition confondues s'est imposé sur le flanc droit du pack français et fait déjà office de cadre dans cette équipe.

"C'est une énorme fierté parce que c’est notre dernier match avec les -20 ans, a-t-il déclaré à la fin du match. Ça fait 5 ans qu’on se côtoie, on est une bonne "team". On aime jouer ensemble. Depuis les -16 ans, on a appris à jouer ensemble. Aujourd’hui on déballe tout, tout ce qu’on a appris depuis 5 ans".

En vous abonnant, vous accédezà la source de référence sur l'actu sportive.En vous abonnant, vous accédez à la source de référence sur l'actu sportive.accepter les cookies et accéder à L'Équipe gratuitementaccepter les cookies et accéder à L'Équipe gratuitement L'Équipe, les sociétés de son groupe et utilisent des cookies ou traceurs pour stocker et/ou accéder à des informations sur votre terminal et traiter des données personnelles vous concernant. Cela nous permet de vous afficher de la publicité personnalisée en fonction de votre navigation, de vos données de profil ou de votre localisation, de personnaliser le contenu éditorial, de mesurer l'audience de notre site et de permettre l'interaction avec les réseaux sociaux. Pour accéder gratuitement au site (hors contenus exclusifs abonnés), vous devez accepter l'utilisation des traceurs de publicité personnalisée, par L'Équipe et des tiers partenaires. En cas de refus, navigation et fonctionnalités seront limitées sur le site. Vos préférences s'appliqueront uniquement à nos sites et pourront être modifiées à tout moment via le menu « ». Plus d'informations : politique de confidentialité.

tags: #les #bleuets #de #france #rugby