L'Épopée des Barjots : Histoire d'une Génération Emblématique du Handball Français

L’équipe de France de handball a marqué l'histoire en remportant plusieurs titres mondiaux, et l'épopée des Barjots reste gravée dans les mémoires. En remportant la finale face au Qatar, la France deviendrait la première nation dans l'histoire du handball à détenir cinq médailles d'or mondiales (après 1995, 2001, 2009 et 2011). Vingt ans après leurs premiers exploits, retour sur cette équipe emblématique et son héritage.

L'Héritage des Barjots : Une Influence Durable

Les "Barjots", nom donné à l'équipe de France de handball dans les années 90 en raison du caractère de ses joueurs aussi imprévisible sur le terrain qu'en dehors, ont fêté les vingt ans de leur médaille de bronze décrochée aux JO de Barcelone. La phrase est signée Grégory Anquetil, international de 1993 à 2005. Elle résume à elle seule l'influence qu'ont eue les "Barjots" sur le handball et sur les sports collectifs français en général.

En 1992, la France se présente aux Jeux Olympiques de Barcelone comme nation mineure du handball. Lors de son premier mondial à Berlin deux ans plus tôt, elle avait terminé à une anonyme 9e place. "On est arrivé aux Jeux comme des enfants à Eurodisney" confesse Denis Lathoud, arrière gauche de l'époque. "Il y avait le village olympique, plein de stars qui se promènent, le bord de mer…".

"On avait regardé notre poule et lors d'un stage en Hongrie, on s'était dit : si on fait septième on se rase la tête, on se teint les cheveux en blond" ajoute-t-il. D'emblée, les Bleus s'imposent face à l'Espagne (18-16) et ne s'inclinent que d'un petit but contre la Communauté des états indépendants (23-22) future championne olympique.

En battant pour la première fois l'Allemagne (23-20) puis la Roumanie et l'Egypte, les futurs "Barjots" accèdent aux demi-finales. Chose promise, chose due, la plupart d'entre eux apparaissent face à la Suède cheveux peroxydés mais cela n'empêche pas leur défaite.

Néanmoins, en venant à bout de l'Islande dans le match pour la 3e place, ils décrochent une médaille de bronze historique, propulsant le handball en pleine lumière sur le sol national. Ils tireront de cette distinction leur surnom de "Bronzés" avant de devenir "Barjots" pour leurs grandes gueules, leurs coupes de cheveux farfelues mais aussi leurs soirées mémorables d'après-match.

"Cette équipe a d'abord fait rire, elle a ensuite fait peur" souligne Greg Anquetil, avant de nous rafraîchir la mémoire. "Il y avait quand même les meilleurs joueurs du monde à leurs postes avec Stéphane Stoecklin, Jackson Richardson, Lathoud, Volle, Munier, Quintin, Gardent, Péreux…". Cette incontrôlable bande de potes "qui n'avait aucune conscience de la rigueur du professionnalisme " dixit Lathoud a confirmé tout son potentiel après Barcelone avec une deuxième place au Mondial 93 avant un sacre historique en 1995.

Pour la première fois de l'histoire, une équipe française de sport collectif s'installait sur le toit du Monde. Les secrets de cette réussite sont multiples. "On s'est forgé tout seul et même arrivés en haut de l'affiche, on n'avait pas cette rigueur, on était juste content d'avoir des résultats ensemble". Pour l'ailier Greg Anquetil "dans cette équipe tout coulait de source" et "l'amitié vache" qui unissait le groupe l'a surpris à son arrivée.

L'ex-international confesse même que "cette équipe marchait sur un fil et ça a parfois vacillé". L'exemple du Mondial 95 gagné à Reykjavik est à ce titre évocateur. Au bord de l'implosion après les matches de poule, le groupe improvise une réunion dans un café de la capitale islandaise pour tout remettre à plat et aller au bout.

A l'inverse, lorsque l'entraîneur Daniel Constantini injecte du sang neuf en 1996, la greffe a du mal à prendre même si les Français décrochent tout de même le Bronze. Depuis, le handball français vit une époque dorée, trustant de nombreux podiums internationaux sous la houlette des "Costauds" puis des "Experts".

Dans cet intervalle de vingt ans, les Français ont disputé huit finales internationales pour sept titres gagnés. Et si les descendants des "Barjots" ne sont plus aussi déjantés, il n'en reste pas moins tout autant carnassiers.

Les Barjots remportent le premier titre mondial de sport collectif de l'histoire du sport français

Le 21 mai 1995 à Reykjavik (Islande), les célèbres Barjots ouvraient la voie du succès, aux dépens de la Croatie (23-19). Lathoud se remémore: «On avait commencé le soir à 21h après le repas et on a fini à deux heures du matin. Au petit déjeuner, les adversaires ont halluciné. Ils ont dû se dire qu’on était ravagés, que le seul truc auquel on pensait avant une finale mondiale c’était de déconner !»

Cette attitude démontrait surtout l’absolue confiance qui transpirait de cette équipe, quitte à, parfois, passer pour de l’irrespect voire de l’arrogance. «Il y en a qui n’aimaient pas du tout, notamment les pays de l’Est ou les Suédois, et d’autres qui étaient très fans». «Comme on était plus sur du design à valeur ajoutée (sic), j’ai vu surtout des rigolades autour de nous», sourit Eric Quintin. En 1995, le handball n’en était qu’au début de son processus de professionnalisation.

«On a vécu comme nos anciens, en essayant d’en jouir le plus possible», analyse Eric Quintin, devenu entraîneur de l’équipe de France jeunes, pour qui c’était «quasi incompréhensible» la première fois qu’on lui a proposé de l’argent pour jouer au hand. À l’entraînement, les joueurs se chauffent, se chambrent constamment et sont parfois à deux doigts d’en venir aux mains. «On était sanguins», admet Perreux.

L’échec des JO d’Atlanta en 1996, où la nouvelle génération n’a pas su s’intégrer aux anciens, a marqué la fin des Barjots. «Il y avait une telle envie de vivre dans cette équipe qu’à un moment donné, ça débordait dans tous les sens, estime Anquetil. Tout était démesuré chez les Barjots. Dans les soirées, c’était hors du commun. Dans l’amitié entre les joueurs, c’était extrême. Et quand il a fallu que ça explose, c’était extrême aussi.» Restent alors les liens tissés, qui eux sont éternels.

Les Barjots ne sont pas nés au pied du mont Esja, ni dans les sources d’eau chaude. Mais c’est bien là, à Reykjavik, qu’ils ont atteint, le 21 mai 1995, le sommet d’une trajectoire pas comme les autres. Les Barjots remportent le premier titre mondial de sport collectif de l'histoire du sport français. «Quelque part, la première fois où on est champion du monde, c’est un peu comme avec la première femme, on ne l’oublie jamais», se souvient Grégory Anquetil, également titré en 2001 à Bercy.

Les Barjots : Une Génération Emblématique

Le surnom de « Barjots » est dû à l'état d'esprit général des joueurs qui abordaient les compétitions dans des conditions toujours particulières, perdant face à des équipes abordables pour ensuite enchaîner des matches nettement meilleurs face à de grosses équipes. Les joueurs avaient aussi l'habitude de fêter des titres ou des médailles avec des coupes de cheveux très particulières à une époque où cela n'était pas courant.

L'origine du sobriquet est né d'une simple interview entre Philippe Gardent, le capitaine et François Brassamin, journaliste de L'équipe, la veille de la finale de 1993, durant laquelle le journaliste demande à Gardent de donner un trait de personnalité qui illustre parfaitement chaque joueur de l'équipe de France. Au beau milieu de l'interview, le capitaine déclare : « on est tous des barjots ».

En 1992, les «Bronzés» empochent le bronze olympique. En 1993, ils sont vice-champions du monde. Et en 1995, les désormais «Barjots» remportent le titre mondial. L’enthousiasme des «Barjots» fait des émules et suscite des vocations.

Pour Fernandez: «Ce surnom les représentait bien. C'était une génération à part, qui avait tout sacrifié pour l'équipe de France. Ils passaient énormément de jours ensemble en sélection, souvent au détriment de leurs carrières en clubs. Cela a payé et cela a permis de lancer le handball français sur la voie que l'on connait aujourd'hui.»

Un avis rejoint par Michaël Guigou: «Leur surnom a sans doute été le plus facile à trouver, encore plus que les Bronzés. En plus de coupes de cheveux extravagantes, de bizutages complètement fous et d'une hygiène de vie qui n'avait rien de monacale, les Barjots ont donné à la France son premier titre de championne du monde dans un sport collectif.

Aussi, les Barjots font encore rêver. Il est vrai que dans leurs rangs figuraient des personnalités et des hommes allant jusqu'au bout de leurs défis. D'ailleurs, l'entraîneur de l'épopée, Daniel Costantini, avait dû accepter de composer avec ces tempéraments capables de repousser des montagnes. Ainsi, lors du mondial islandais, la solidarité de l'effectif avait pris corps dans cet esprit de lutte et de domination dont le groupe avait fait sa marque de fabrique.

Provocateurs, physiquement forts, moralement invulnérables, ils allaient faire de cette affirmation de supériorité le ciment de leurs victoires. Un brin déjantés, le nom de « barjots » ne pouvait que leur coller à la peau. Aujourd'hui, cette appellation reste forte dans les esprits car elle porte en elle cette notion de fierté qui a donné au sport français sa soif de gagner.

La victoire islandaise de 1995 est l'un des tournants intellectuels des sports collectifs tricolores. Aujourd'hui, cela peut paraître une évidence. Depuis 1995, beaucoup de joueurs ont fait leur petit bonhomme de chemin.

Les Barjots : Un Regard sur les Joueurs Clés

Les principaux joueurs de l'époque racontent leurs lointains successeurs, poste par poste.

Gardien Thierry Omeyer, par Christian Gaudin: "Devant ma télé, je vibre avec lui et je serre le poing à chacune de ses parades. J'ai beaucoup d'affection pour lui. J'étais encore en équipe de France, avec Bruno Martini, quand il a joué son premier Mondial en 2001. Il s'est nourri de notre période commune mais il a mûri si vite qu'il n'a pas eu besoin de nos conseils. Son hygiène de vie depuis vingt ans est un exemple. Il a une superbe génétique qui peut l'emmener aux Jeux de Rio, voire au-delà de 40 ans.

Arrière droit Xavier Barachet, par Stéphane Stoecklin: "C'est un handballeur assez stéréotypé, sage, du style de Cédric Burdet. J'affectionne davantage les joueurs instinctifs, qui tentent des tirs venus d'ailleurs, des roucoulettes, comme Valentin Porte quand il a joué à ce poste à l'Euro 2014. Mais on ne peut pas non plus jouer une grande compétition avec sept gars fantasques comme Luc Abalo [forfait pour le Mondial]. Il faut de tout pour faire une bonne équipe.

Demi-centre Nikola Karabatic, par Jackson Richardson: "Je ne me reconnais pas dans son style car j'étais un gratteur de ballon, lui use davantage du corps-à-corps. N'empêche que je pourrais payer pour voir jouer Niko. Sa réussite est inestimable. Avant sa première sélection, contre la Russie en 2002, je me rappelle lui avoir dit : "Tu n'as rien à prouver. Prends du plaisir, les responsabilités viendront plus tard." En prenant ma retraite, en 2005, je lui ai transmis le flambeau en lui demandant de porter haut nos couleurs. Cette année-là, il m'a demandé mon avis avant de partir en Allemagne [Kiel]. Il hésitait avec l'Espagne. Je m'en souviens bien, nous étions dans un jacuzzi! Comme j'ai accompagné ses débuts, peut-être que Niko passera le relais à mon fils Melvyn [18 ans, grand espoir de Chambéry] dans quelques années. Ce serait un beau clin d'œil!"

Arrière gauche Daniel Narcisse, par Denis Lathoud: "S'il n'a plus la même détente à 35 ans qu'à ses débuts, Daniel me fait toujours bondir de mon canapé. Sa palette est si large qu'on ne sait jamais s'il va tirer de loin, faire une passe ou rentrer dans la défense. Ça le rend imprévisible. Je me retrouve dans son jeu créatif. À son poste, la hiérarchie n'est pas claire car il était blessé en début de compétition. Jérôme Fernandez est plus expérimenté, William Accambray plus puissant.

Pivot (offensif) Cédric Sorhaindo, par Guéric Kervadec: "À son arrivée en équipe de France, en 2005, il m'a demandé conseil sur les secteurs où il devait progresser. Aujourd'hui, j'aime tout chez lui : son côté imprévisible, capable de tirer dans le dos, à plat ventre, sa prise de balle à une main. Il est adepte de la roucoulette, ce qui n'est pas fréquent pour un pivot. Il a l'allure d'un gros nounours mais tous ses adversaires savent que c'est une boule de nerfs qui va gâcher leur soirée car il ne rate presque rien devant le but."

Pivot (défensif) Luka Karabatic, par Pascal Mahé: "Sa progression est fulgurante mais j'en attends un peu plus dans le rapport de force. Malgré sa jolie barbe de bûcheron, on peut penser qu'il manque un peu de méchanceté. Moi, j'aimais accrocher le regard de l'adversaire pour lui faire peur tandis que Luka est moins démonstratif. Mais il ne faut pas changer sa nature si ça risque de le faire moins bien jouer. À mon époque, le hand ne passait pas beaucoup à la télé, on pouvait donc envoyer, même du trop lourd! Aujourd'hui, le moindre geste est menacé d'un carton rouge, comme celui qu'il a reçu face à la Suède."

Ailier droit Valentin Porte, par Grégory Anquetil: "Sa po... Dans le handball français, depuis 20 ans, le bonheur et la réussite sont contagieux. C'est une bonne maladie.

En réalité, rien d'autre que des Bronzés un peu plus mûrs. La même folie qu'à Barcelone, mais le vécu en plus. Celui d'un...À tout jamais, une grande première: une équipe de France de sport collectif sur le toit du monde. Historique, donc. Rien de moins.


Surnom Période Événements marquants
Bronzés 1992 Médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Barcelone
Barjots 1993-1996 Championnat du monde 1995 en Islande
Costauds 2001 Championnat du monde 2001 à domicile
Experts 2008-présent Multiples titres mondiaux, européens et olympiques

Les Barjots venaient de naître sur la terre nordique, se créant une légende, qui aujourd'hui encore, représente une marque de fabrique reconnue et appréciée.

Les barjots champion du monde de handball en 1995

Les barjots champion du monde de handball en 1995

Le monde du handball, et plus largement le sport français, est en émoi. Denis Lathoud, un membre emblématique de l’équipe de France de handball connue sous le nom des ‘Barjots’, est décédé à l’âge de 59 ans.

Annoncé par Philippe Bana, président de la Fédération française de handball, cette nouvelle plonge le milieu sportif dans un profond chagrin. Le parcours de Lathoud, tant en tant qu’athlète qu’entraîneur, marque une époque dorée du handball tricolore et laisse un héritage indélébile dans la mémoire collective.

Né le 13 janvier 1966 à Lyon, Denis Lathoud a su tirer parti de sa stature impressionnante de 1,98 m pour briller au poste d’arrière gauche. Sa carrure massive, couplée à une agilité remarquable, lui a permis de devenir l’un des joueurs les plus redoutables sur le terrain.

Le parcours sportif de Lathoud a commencé dans des clubs locaux, notamment Vénissieux et l’USAM Nîmes. Au cours de sa carrière, il a démontré une polyvalence et une ténacité inégalées, passant ensuite par des clubs prestigieux comme PSG-Asnières, Ivry, et Marseille. Son impact sur le handball français a été prodigieux.

En 1995, il a conquis le titre de champion du monde avec les ‘Barjots’, une équipe qui alliait talent, solidarité et passion. Cet exploit a non seulement marqué l’histoire du handball, mais a également placé la France sur la carte mondiale du sport.

Le palmarès de Denis Lathoud est une véritable vitrine de son talent et de sa détermination. Ces distinctions témoignent d’une carrière consacrée au sport, où chaque performance sur le terrain a été le fruit d’un travail acharné et d’une détermination sans faille. Son amour du jeu et son engagement ont fait de lui une véritable légende.

Si le départ de Denis Lathoud laisse un vide immense, son héritage perdurera dans le cœur des amateurs de handball. Il a ouvert la voie à de nombreux jeunes athlètes, prouvant que le travail et la persévérance peuvent mener à des accomplissements extraordinaires. La mémoire de Lathoud continuera de vivre à travers les récits et les victoires, notamment celles des ‘Barjots’. Ses contributions au sport doivent être célébrées et rappelées aux nouvelles générations, qui pourront s’inspirer de son parcours.

Après avoir raccroché les crampons, Lathoud a poursuivi sa passion du handball en tant qu’entraîneur, marquant une nouvelle étape dans sa carrière. L’entraîneur du Dijon Bourgogne Handball a transmis son expérience aux jeunes talents, jouant un rôle essentiel dans leur développement. La transition vers le coaching n’est pas toujours facile, mais pour Lathoud, elle est née d’une volonté profonde de transmettre son savoir-faire et sa passion. Son parcours professionnel en tant qu’entraîneur a été jalonné d’expériences enrichissantes, lui permettant de perpétuer l’héritage qu’il a contribué à construire en tant que joueur.

Devenir entraîneur comporte de nombreux défis. Denis Lathoud a affronté ces défis avec détermination, montrant qu’il n’était pas seulement un joueur exceptionnel, mais aussi un mentor qui souhaitait voir d’autres briller. L’influence de Lathoud en tant qu’entraîneur se ressent encore aujourd’hui dans les clubs où il a exercé. Des jeunes athlètes témoignent de l’impact positif qu’il a eu sur leur développement en tant que joueurs et en tant que personnes. Son approche humaine du coaching a permis à ses joueurs de se sentir valorisés, leur insufflant la confiance nécessaire pour réaliser leurs ambitions.

A la suite du décès de Denis Lathoud, le monde entier du handball rend hommage à un athlète qui a marqué l’histoire de ce sport. Des messages de condoléances affluent de la part d’anciens coéquipiers, d’entraîneurs et de jeunes athlètes qui ont eu l’honneur de le connaître et de travailler avec lui. Philippe Bana, président de la Fédération française, a exprimé son chagrin en déclarant : « Denis Lathoud est parti cette nuit. Le roc nous quitte. Repose en paix frère. Tout le handball adresse ses condoléances à sa famille. Ces mots résonnent particulièrement car ils traduisent la valeur humaine que Lathoud représentait. Bien au-delà des terrains, il était apprécié pour son charisme, sa joie de vivre et sa passion pour le sport. Des témoignages de coéquipiers sont nombreux et révèlent l’affection et le respect qu’ils avaient pour Denis Lathoud. Ces témoignages soulignent non seulement ses compétences en tant que joueur, mais aussi les relations interpersonnelles qu’il entretenait. De la victoire aux défaites, il demeurait toujours un pilier de soutien pour son équipe.

Denis Lathoud a laissé un héritage qui ne peut être effacé. Son parcours glorieux et son dévouement indéfectible pour le handball en ont fait une légende incontestée de ce sport.

Le 21 mai 1995 à Reykjavik, en Islande, les Barjots du handball entraient en effet dans l’histoire du sport tricolore en devenant la première équipe à décrocher un titre mondial.

Ils resteront à jamais les premiers, les Barjots, à décrocher le premier titre mondial dans un sport collectif pour une équipe de France.

Le 21 mai 1995, trois ans après l’épopée des Bronzé... Leader d’attaque des Barjots au cours des années 1990, Denis Lathoud a connu une belle et riche carrière en club et en équipe de France.

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