Tout savoir sur les arbitres de football

Souvent peu populaire, l'arbitre a pourtant un rôle essentiel au bon déroulement d'une épreuve sportive. Quand on parle d'arbitre, on pense tout de suite à un arbitre de football. Généralement peu populaire, il s’agit pourtant du premier exemple qui nous vient à l’esprit. En réalité, il y a des arbitres ou des juges, dans toutes les disciplines sportives en compétition : rugby, judo, tennis, athlétisme, boxe, équitation...

L'arbitre est essentiel pour tout match ou compétition sportive. Il veille au respect des règles, compte les points, inflige les pénalités et gère les joueurs blessés. Il contrôle également le temps de jeu et vérifie l'équipement avant le match.

Découvre le travail de l’arbitre, en vidéo !

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Quel est le rôle de l'arbitre ?

Le rôle de l’arbitre est de veiller au bon déroulement d’une épreuve, décider si les règles du jeu sont respectées ou non et d’appliquer les sanctions (cartons, exclusions, penalties...) éventuelles. Sans arbitre, même si on est d'accord sur les règles, on n'est pas forcément d'accord sur l'écart par rapport à ces règles établies. L'arbitre est celui qui tranche et son rôle fait l'objet d'un accord tacite : on respecte ses décisions.

Il est censé être impartial dans son jugement, ses décisions et sanctions. Voilà pourquoi son rôle est si controversé puisque les spectateurs ou joueurs remettent souvent en cause cette impartialité et contestent ses décisions, sous prétexte qu'il prend parti pour l'une ou l'autre des équipes sportives.

L'arbitre analyse le jeu de manière impartiale, surveille les comportements excessifs des joueurs ou des spectateurs et peut arrêter le match si nécessaire. Il doit être capable de prendre des décisions rapides sans se laisser submerger par le stress ou la pression.

Dans son rôle d'arbitre, la personne est seule ou fait partie d'une petite équipe selon le sport pratiqué (avec des juges de lignes au tennis ou des arbitres assistants en football, par exemple). Elle peut utiliser un sifflet, un drapeau, etc. pour faire respecter les règles et porte une tenue spécifique afin d'être facilement repérée.

Garant du bon déroulement des rencontres, il doit faire preuve d'exemplarité en traitant tout le monde de manière équitable et respectueuse. L'arbitre doit être calme et impartial, et véhiculer les valeurs du sport telles que l'honnêteté, le partage et le respect. Il ou elle doit être un modèle exemplaire et veiller à ce que ces valeurs soient respectées par tous, même dès le plus jeune âge.

Les missions d’un arbitre :

Les missions d’un arbitre sont nombreuses, en voici quelques exemples :

  • veiller à l’application des règles du jeu,
  • s’assurer que l’équipement des joueurs est conforme,
  • rédiger un rapport sur le match,
  • arrêter ou suspendre un match en cas d’infraction,
  • arrêter temporairement un match en cas de blessures,
  • prendre des mesures disciplinaires si nécessaire,
  • s’assurer qu’aucune personne non désirée entre en jeu, etc.

Comment devenir arbitre de foot ou d'autre sport ?

Être arbitre est plus complexe que ça en a l’air. Cela démarre avec une formation, pouvant aller jusqu’à de longues années de mise en pratique et de contrôles, pour devenir arbitre ou juge de haut niveau. Pour devenir arbitre bénévole dans un petit club ou dans une association, aucun diplôme n’est requis, juste une maîtrise des règles du jeu et une bonne condition physique afin de pouvoir se déplacer aisément sur le terrain.

En revanche, pour devenir arbitre de haut niveau, une formation diplômante est nécessaire. Il existe notamment un DU « Sport de Haut Niveau et Arbitrage ». En cas de certification, les arbitres sont jugés sur le terrain durant les premières rencontres qu’ils encadrent et sont souvent épaulés par un parrain ou une marraine. Ils peuvent également suivre des formations visant à s’améliorer et à faire évoluer leur statut hiérarchique.

Après la 3e, pour devenir professionnel, il est souvent nécessaire de passer avec succès un examen théorique, technique et pratique dans son domaine. Les candidats sont habituellement recommandés par leur club après avoir effectué du bénévolat pendant un certain temps pour démontrer leurs compétences.

On peut devenir arbitre de football à partir de 15 ans et jusqu’à 40 ans. Une formation théorique et pratique est obligatoire. Pour s’y inscrire, il est nécessaire de passer par le club de foot où l’on est affilié afin d’obtenir une signature du président lui-même et constituer un dossier. La formation est courte, quelques semaines et s’achève par un examen. La réussite à cet examen permet d’être officiellement arbitre de foot et de porter la tenue.

Les différentes catégories d'arbitres :

  • Arbitres et assistant(e)s internationaux(ales) : Ils (elles) sont sélectionné(e)s par la FIFA sur proposition de la FFF pour diriger les rencontres internationales, Futsal ou Beach Soccer.
  • Arbitres et assistant(e)s Fédéraux(ales) : Ils (elles) dirigent les rencontres des championnats fédéraux (N1, N2, N3, Arkema Première Ligue, Seconde Ligue) et professionnels (Ligue 1, Ligue 2).
  • Arbitres et assistant(e)s de Ligue : Ils (elles) arbitrent des rencontres masculines et féminines de niveau régional.
  • Arbitres et assistant(e)s de District : Ils (elles) officient sur des rencontres de niveau District, dans les championnats masculins et féminins.
  • Arbitres de Futsal : Ils (elles) dirigent les rencontres de futsal de niveau District, Ligue et Fédéral.
  • Arbitres de Beach Soccer : Ils (elles) arbitrent les rencontres de Beach soccer organisées par la FFF, les Ligues régionales et les Districts.
  • Jeunes arbitres fédéraux : Âgé(e)s de 17 à 23 ans, ils (elles) officient en National U17 et U19. Au sein de leur Ligue, ils (elles) arbitrent des rencontres Senior.
  • Jeunes arbitres : Âgé(e)s de 15 à 23 ans, ils (elles) arbitrent des rencontres de compétitions jeunes au niveau régional.
  • Très jeunes arbitres : Âgé(e)s de 13 et 14 ans au 1er janvier de la saison, ils (elles) arbitrent des rencontres de compétitions jeunes.

Quelles qualités sont requises pour devenir arbitre ?

Outre les diplômes, plusieurs qualités sont requises afin d’être arbitre. Savez-vous lesquelles ? Pour être un bon juge ou un bon arbitre, une parfaite connaissance des règles du jeu du sport est primordiale car les décisions d’un arbitre sont sans appel.

Un autre aspect tout aussi important est la faculté à rester objectif et impartial afin de prendre des décisions les plus équitables possible. Il n’est en effet pas possible de favoriser une équipe ou un athlète que l’on supporte.

Pour finir, une très bonne condition physique est nécessaire. Parce que, selon les sports, être arbitre, c'est du sport justement ! Prenons l'exemple du foot : un arbitre court en moyenne 10 à 13 km pendant un match, soit autant que les joueurs !

La première qualité d’un arbitre de foot est sa passion envers ce sport. Il adore le football et prend à cœur de voir des matchs se dérouler dans les meilleures conditions. Mais pour assurer parfaitement sa mission, l’arbitre doit avoir une excellente condition physique. En effet, pour suivre le ballon et rester au plus près des joueurs, il doit marcher, courir voire sprinter pendant 90 minutes ! C’est donc un sportif accompli.

Le moral a également un rôle à jouer dans ce métier. Il n’est pas rare de voir un joueur, un entraîneur, un public contester la décision arbitrale. Il faut pourtant rester serein, ne pas se laisser influencer. Arbitrer un match de foot, c’est aussi subir une énorme pression de l’entourage. À lui, donc, de gérer son stress, de garder le contrôle et de rester concentré.

Spécialiste d'un sport, parfois joueur ou entraîneur, l'arbitre doit rester concentré pour ne rien manquer. Arbitrer implique une excellente condition physique, du sang-froid et une neutralité absolue. Face à des joueurs mécontents, l'arbitre doit assumer ses décisions avec assurance.

Combien y a-t-il d'arbitres au foot ?

Dans certains sports, plusieurs arbitres sont nécessaires, c’est par exemple le cas au football. Le match y est encadré par un arbitre central, deux arbitres assistants, un assistant vidéo et un dernier appelé le “4e arbitre” qui gère les changements de joueurs, les temps additionnels, les joueurs blessés et le respect des consignes sur le bord du terrain.

Chaque semaine, plus de 26 000 arbitres font vivre le football sur les terrains amateurs et professionnels. Figures phares et indispensables, les arbitres sont, à l’instar des joueurs(ses), des sportifs(ves) passionné(e)s du ballon rond. Grâce à une Formation initiale en arbitrage (FIA), ils font respecter les Lois du jeu établies par l'IFAB, garantissent la sécurité ainsi que la santé des joueurs(ses) et assurent le bon déroulement des rencontres avec équité, calme et engagement.

L'arbitre central(e) est accompagné(e) dans sa mission, selon le niveau de compétition, par des arbitres assistant(e)s, un(e) quatrième arbitre et par des arbitres vidéo.

Chiffres clés :

  • 26 191 Arbitres, dont 1 445 femmes, dirigent des rencontres sur le territoire
  • 42 Arbitres français officient au niveau international : arbitres centraux(les) et vidéo, arbitres-assistant(e)s, arbitres Futsal et Beach Soccer
  • 323 Arbitres officient au niveau fédéral
  • 99 Assistant(e)s officient au niveau fédéral

Les différents rôles :

  • L’arbitre central(e) : La fonction d'arbitre central(e) est encadrée par la Loi du jeu n°5. Garant(e) de la bonne application des règles, l’arbitre central(e) dispose de l’autorité nécessaire pour assurer la bonne tenue des matchs, garantit la sécurité et la santé des joueurs(ses) sur le terrain et joue le rôle de facilitateur(trice) du jeu.
  • Les arbitres assistant(e)s : La fonction d'arbitre-assistant(e) est encadrée par la Loi du jeu n°6. Les arbitres assistant(e)s accompagnent l'arbitre central(e) dans le bon déroulement de la rencontre, en veillant au respect des Lois du jeu. Au nombre de deux, ils(elles) sont positionné(e)s le long des lignes de touche. Leur rôle consiste notamment à signaler les hors-jeux, à indiquer si le ballon est sorti du terrain et, le cas échéant, à désigner l'équipe bénéficiaire pour les remises en jeu (touche, corner, sortie de but).
  • Le(la) 4ème arbitre : La fonction de quatrième arbitre est encadrée par la Loi du jeu n°6. Il (elle) joue un rôle de relais entre le corps arbitral et les bancs de touche. Il (elle) supervise la surface technique, assure la gestion des remplacements et veille au bon comportement des entraîneur(e)s, remplaçant(e)s et membres des staffs.
  • L’arbitre assistant vidéo : La fonction d'arbitre assistant(e) vidéo (VAR) est encadrée par la Loi du jeu n°6. Il peut aider l'arbitre principal à prendre une décision à l'aide des images du match dans le cas d'une "erreur manifeste" ou d'un "incident grave manqué" en lien avec les éléments suivants : situation de but, situation de penalty, carton rouge direct ou erreur d'identité. L'arbitre central(e) conserve toujours la décision finale, y compris lorsqu'il(elle) fait appel à la VAR de sa propre initiative.

L'arbitrage vidéo (VAR)

L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a été introduite en Ligue 1 lors de la saison 2018-2019. Elle ne peut intervenir que dans quatre situations précises : après un but ; sur une situation de penalty sifflée ou non ; sur une exclusion directe (pas de deuxième carton jaune) ; sur une erreur d’identité.

Seul(e) l’arbitre central(e) peut modifier sa décision initiale dans le cas où les images démontrent une erreur évidente. Pour signaler le recours à l’assistance vidéo, l’arbitre utilise le signal du doigt sur l'oreillette lors d’un contrôle et il procède au signal de l’écran TV s’il est appelé à visionner les images.

Pour accomplir parfaitement sa mission sur le terrain, l’arbitre est aidé par deux arbitres de touche. À noter qu’aujourd’hui le recours à la vidéo avec le dispositif appelé “VAR” permet de garantir un meilleur arbitrage, même si le risque zéro d’erreur humaine n’existe pas. L’arbitrage vidéo et un travail titanesque, ils sont censés être omniscients avec leurs dizaines d’angles sur la même action. Le problème, c’est que tout n’est pas forcément visible.

Quel est le salaire d’un arbitre sportif ?

Au football, il faut savoir que l’arbitre fédéral de Ligue 1 n’est pas salarié de la Fédération Française de Football. Il travaille en indépendant. Selon le syndicat des arbitres, son chiffre d’affaires annuel est d’environ 78 000 euros et celui d'un arbitre assistant d'environ 48 000 euros en Ligue 1 et 26 000 en Ligue 2.

La Fédération française de football a professionnalisé la fonction pour les matchs de ligue 1. Il faut ainsi avoir suivi l’une des filières d’arbitrage menant aux certifications "Arbitre Fédéral 1 Elite" et "Arbitre Assistant Fédéral 1 Elite". La DNA (Direction nationale de l'arbitrage) a en charge l’arbitrage du plus haut niveau amateur et celui du secteur professionnel. Elle organise les formations, le coaching tout au long de l’année.

Dès 14 ans et jusqu'à 54 ans, il est possible de postuler à la fonction d'arbitre. En France, il y a trois niveaux de qualifications possibles pour être arbitre : A1, A2, A3 (club, région et Fédéral). Le niveau minimum est A2 ou A3 pour devenir officiels français. Mais peu vont vivre de leur passion d'arbitrage.

Le salaire d’un arbitre de football amateur peut varier de 50 à 150€ par match.

Le salaire mensuel d’un arbitre de Ligue 1 pour la saison 2023-2024 serait d’environ 7000€ brut (variable en fonction de l’arbitre). En plus de ce salaire, les arbitres peuvent percevoir des primes de match.

Le salaire mensuel d’un arbitre assistant de Ligue 1 pour la saison 2023-2024 est moins important qu’un arbitre central.

Le salaire d’un arbitre de compétitions internationales varie de 5 000 à 10 000 Euros par match.

Conclusion

Oui, nous pouvons dire que le rôle d’un arbitre est une mission difficile. Souvent critiqué et peu populaire, celui-ci se doit de rester impartial et d’appliquer les sanctions les plus appropriées en cas de non-respect des règles. Un rôle mêlant passion et justesse, un bon équipement, un coup de sifflet et hop, le job est à vous !

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