L'amélioration des pelouses de football : Un enjeu majeur pour les clubs français

La qualité des pelouses est devenue un enjeu majeur pour les clubs de football professionnels. La Ligue de Football Professionnel (LFP) a mis en place un classement des pelouses afin d'améliorer leur qualité en introduisant une notion de compétition. Ce classement évalue les pelouses à l'issue de chaque rencontre de Ligue 1, excluant le seul terrain synthétique du championnat, celui de Lorient.

En pratique, les capitaines, entraîneurs, arbitres et le réalisateur évaluent la pelouse à l’issue de chaque rencontre de Ligue 1, ce qui donne lieu à une note pour chaque match et à un classement général. L'objectif est d'améliorer la qualité des pelouses en introduisant une notion de compétition.

La nouvelle pelouse hybride du Vélodrome a connu quelques problèmes cette saison (L'Equipe)

Le PSG, un modèle à part

En matière de gazon, le PSG est dans une division à part. En recrutant Jonathan Calderwood, meilleur jardinier de Premier League, les dirigeants qatariens ont envoyé un message fort : si Paris veut se hisser parmi les meilleurs clubs du monde, sa pelouse doit aussi faire partie des meilleures surfaces de jeu de la planète.

Pelouse parfaite : le jardinier du PSG explique son secret

L'avènement des pelouses hybrides

Les situations dans les autres clubs de Ligue 1 sont aujourd’hui variées, mais un constat s’impose : la qualité moyenne des gazons progresse. Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’augmentation des pelouses dites «hybrides» ou à «substrat renforcé fibré», ces gazons 100% naturels renforcés par un ancrage sur un substrat de fibres synthétiques utilisés par la quasi-totalité des clubs de Premier League.

La saison dernière, seul Nantes était équipé de ce type de terrain. Cette saison, ils sont quatre de plus (Paris, Marseille, Saint-Etienne et Metz) à avoir adopté cette technologie. Le nouveau stade de Bordeaux sera également équipé de cette technologie.

Le synthétique ne semble pas représenter une solution adéquate pour les clubs. Nancy, qui en avait installé un en 2010, va l’abandonner au profit d’une pelouse hybride.

Les efforts de la LFP

La Ligue a mis du temps à se réveiller, mais redouble d’efforts depuis deux ans avec la création d’un référent pelouse dans chaque club, l’organisation d’un premier séminaire d'information et d’échange en mai 2014, la participation aux travaux de l’Association européenne pour la gestion des stades et de la sécurité (ESSMA) et la création d’une commission spécialisée «surface de jeu» composée d’experts «à l’écoute et très interactive avec les clubs» selon la LFP.

Depuis la saison dernière, la LFP a décidé de renforcer le poids de la qualité du terrain dans les critères d’attribution de la «licence club», sésame destiné à inciter les investissements de la part des clubs et qui permet à ses bénéficiaires de se partager une enveloppe de 20% des droits TV. Sur les 10.000 points distribués selon un barème détaillé portant sur les infrastructures, la sécurité ou encore la formation, la pelouse en représente désormais 450 (soit 4,5% du total), une part non-négligeable pour atteindre les 6.500 points requis.

L'obstacle des stades loués

Même avec la meilleure volonté du monde, les clubs se heurtent à une spécificité française qui ne favorise pas toujours les investissements et la vision à long terme. Dans l’hexagone, la grande majorité des clubs loue le stade où évolue leur équipe et dépendent donc de la collectivité locale, souvent la mairie, ou d’une entreprise extérieure pour l’entretien de la pelouse.

Le championnat des pelouses a eu son importance dans les discussions. «C'est l’outil de travail principal de l’équipe, donc le club y a toujours attaché une grande importance, assure le stadium manager. Tout le monde voit que la pelouse n’est pas bonne, mais du point de vue de la collectivité, le classement a permis de s’affranchir de la position et du discours du club parce qu’il est représentatif et neutre.»

L'exemple de Metz

Résultat, les Grenats évoluent sur un billard depuis l’installation cet été d’une pelouse hybride, et occupent la troisième place du classement des herbes de Ligue 1. Une réussite qui prouve aussi que l’argent ne fait pas tout. Malgré son budget de 28 millions d’euros, le 17e de Ligue 1, Metz n’a pas hésité à investir 1,3 million pour la reconstruction du terrain, et possède sept places d’avance sur le LOSC, qui dispose d’un budget deux fois supérieur.

A Metz, la douzième place obtenue la saison dernière dans le classement de Ligue 2 n’est pas passée inaperçue. «On savait que notre pelouse était en bout de course, les joueurs s’en plaignaient, le drainage ne fonctionnait plus de manière efficace, explique Jean-François Girard, le directeur du stade de Saint Symphorien. Le championnat des pelouses nous a permis d’en avoir la confirmation. Le fait d’avoir été très mal classés la saison dernière, en plus des nouveaux critères de la Licence Club, a pesé dans la balance.»

L'arrosage automatique : un élément clé

Pour que le gazon pousse correctement, il est essentiel d'installer un système d'arrosage automatique. Le jardinier d'un club de football décide de semer à nouveau du gazon sur l'aire de jeu. Pour que celui-ci pousse correctement, il installe un système d'arrosage automatique qui se déclenche le matin et le soir, à chaque fois, pendant 15 minutes. Le système d'arrosage est constitué de 12 circuits indépendants. Chaque circuit est composé de 4 arroseurs. Chaque arroseur a un débit de 0,4 m3 d'eau par heure.

Calcul du volume d'eau consommé en juillet :

  • Nombre de jours en juillet : 31
  • Nombre d'arrosages par jour : 2
  • Durée de chaque arrosage : 15 minutes
  • Nombre de circuits : 12
  • Nombre d'arroseurs par circuit : 4
  • Débit d'un arroseur : 0,4 m³/heure

Calcul :

  • Débit d'un arroseur en 15 minutes : \( 0,4 \, m^3/h \times \frac{15}{60} = 0,1 \, m^3 \)
  • Débit d'un circuit en 15 minutes : \( 4 \times 0,1 \, m^3 = 0,4 \, m^3 \)
  • Débit total en 15 minutes : \( 12 \times 0,4 \, m^3 = 4,8 \, m^3 \)
  • Consommation quotidienne : \( 4,8 \, m^3 \times 2 = 9,6 \, m^3 \)
  • Consommation totale en juillet : \( 9,6 \, m^3 \times 31 = 297,6 \, m^3 \)

Conclusion :

L'ensemble des arroseurs débitera 297,6 m³, soit 297 600 litres d'eau sur le mois de juillet.

Élément Valeur
Nombre de jours en juillet 31
Nombre d'arrosages par jour 2
Durée de chaque arrosage 15 minutes
Nombre de circuits 12
Nombre d'arroseurs par circuit 4
Débit d'un arroseur 0,4 m³/heure
Consommation totale en juillet 297,6 m³ (297 600 litres)

Les métiers du foot - Jardinier responsable de la pelouse du stade

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