Le cinéma nous offre parfois des œuvres qui, sous leur apparence légère et humoristique, explorent des thèmes profonds et universels. C'est le cas de Dodgeball, une comédie américaine réalisée par Rawson Marshall Thurber, et du concept du Grand Bain, qui partagent plus de points communs qu'il n'y paraît au premier abord.

Synopsis de Dodgeball
Dodgeball nous parle de la rivalité entre deux clubs de gym. Peter LaFleur est le propriétaire d’un club de gym délabré, l’Average Joe’s, qui a nombre de fidèles assez excentriques, mais qui sont proches de Peter. Mais l’endroit attire les convoitises de White Goodman, propriétaire de l’important Globo Gym et rival de Peter. Un jour, Kate Veach, experte dans une banque, annonce à Peter qu’il doit payer 50000 dollars pour sauver son club de la faillite dans les 30 prochains jours. Désespéré car ne possédant pas une telle somme, il cherche avec l’aide de ses clients une solution pour payer leur dette.
Bref, le seul moyen pour Peter et sa bande d'espérer garder le club et d'avoir 50 000 dollars entre les mains en un mois, ce sera de participer à un tournoi de dodgeball, de balle au prisonnier donc. Et les voilà embarqués dans l’aventure, avec ce que cela comporte d’entraînements, de coups bas, de blagues salaces, de blagues visuelles, de blagues qui font mal, et de matchs qui font mal aussi avec des balles lancées à pleine vitesse là où ça fait mal (dans les boules, dans la tête, où vous voulez).
Alors forcément, quand Average’s Joe va mal et que Globo Gym décide de racheter la boite, la rivalité entre les deux augmente. Encore plus quand Joe n’a que 30 jours pour payer 50 000 dollars, et encore plus quand la jeune femme s’occupant du dossier est une très charmante avocate qui fait craquer les deux.
Les Personnages : Une Force Comique
La première force de Dodgeball, ce sera ses personnages, principaux mais aussi secondaires. On le voit dès l'ouverture qui nous présente nos deux personnages principaux. Ben Stiller joue un accro au sport, qui ne juge que par les apparences, se prend pour le beau gosse ultime auquel personne ne peut résister, et cela se voit dans ses paroles et dans ses actes, le tout avec un second degré constant.
De l’autre côté, Peter paraît finalement être un personnage tout à fait banal, sans rêve, qui vit sa petite vie tranquillement, seul, avec son chien, son petit quotidien banal et sans histoire. Quelqu’un comme vous et moi, qui balance toutes ces factures et papiers administratifs dans une armoire sans rien classer et basta (oui, ça, c’est moi. Le jour où on me demandera un papier en particulier, je vais passer 30 ans à le trouver).
Humour et Dynamisme
Et puis il y a son humour, parfois facile, parfois gras, parfois bon enfant aussi, avec des dialogues plutôt bien trouvés et souvent tordants, et ces gags visuels qui font mal (encore une fois, les clés à molettes). Rajoutez par dessus tout ça une bande son rock qui décoiffe la plupart du temps, et des matchs de Dodgeball finalement assez dynamiques et funs alors qu’il ne s’agît dans le fond que de balle au prisonniers, et vous avez là une comédie qui fait indéniablement passer un bon moment, à condition bien entendu de ne pas être facilement choquable face à la vulgarité de certains moments, ou la facilité d’autres moments.
Car on ne va pas mentir, en étant une comédie pure et dure, Dodgeball est du coup également un film facile et prévisible. On se doute bien entendu de l’issue de tout ça, des quelques rebondissements qui vont arriver. Mais qu’importe tant que l’on passe un bon moment non ? C’est le but d’une comédie après tout.
Dodgeball, ce n’est pas de la comédie subtile, mais c’est de la comédie qui fait du bien, sans temps morts, qui va à 100 à l’heure, qui ne recule devant aucune idée à la con. Le voir comparer la mocheté à une erreur générique ou une faiblesse comme pourrait l’être la… nécrophilie, voilà qui vous donne une bonne idée du personnage, qui s’électrocute les tétons lorsqu’il est tenté par un donut, ou utilise une pizza pour se mastur… vous voyez !
Caméos et Apparitions Spéciales
Et puis, il y a les caméos, intervenant tous tardivement, mais qui font tous plaisir à voir pour les connaisseurs. En effet, dès que le tournoi commence, le film enchaîne les caméos. Lance Armstrong dans son propre rôle, c’est sympa, mais le reste, c’est mieux lorsque l’on voit en entraîneur de l’équipe Allemande un David Hasselhoff qui motive son équipe avec une photo de lui-même, un Chuck Norris dans le jury qui a la classe (et qui grâce à un petit gag, clôt le film sans même être dans cette scène), ou encore en chancelier du jeu remettant la coupe, William Shatner, l’éternel capitaine Kirk de Star Trek !
Ce film m’éclate, me met de bonne humeur. Dodgeball ne va pas surprendre par son traitement ou son dénouement.
Parallèles avec Le Grand Bain
Bien que Dodgeball soit une comédie pure et simple, on peut y déceler des similitudes avec des œuvres plus nuancées comme Le Grand Bain. Les deux mettent en scène des personnages ordinaires, voire marginaux, qui trouvent un moyen de se dépasser et de se redéfinir à travers une activité sportive.
Alors, Le grand bain, nouveau film de Gilles Lellouche, t'as aimé ?

Dans Dodgeball, l'humour est omniprésent, souvent absurde et parfois vulgaire, mais il sert à dédramatiser les enjeux et à souligner la légèreté de l'entreprise. Les gags visuels et les dialogues percutants contribuent à créer une atmosphère décalée et divertissante. De même, Le Grand Bain utilise l'humour pour aborder des thèmes sérieux tels que la dépression, le chômage et les difficultés relationnelles.