Le Goff, Le Roux et les Dimensions de l'Équipe de France de Volley-Ball

Après avoir dominé l’Allemagne 3-0 lors du Championnat du Monde en Pologne, l’équipe de France de Volley-ball nourrissait de grands espoirs. Les Bleus pouvaient même être qualifiés dès ce mercredi soir si l’Iran s’imposait face aux Allemands, mais quel que soit le résultat, ils ont rencontré la sélection perse jeudi soir à Katowice.

Jusque-là, les Bleus ont réalisé un parcours presque sans faute, avec un seul match perdu contre l’Italie (2-3). Depuis, les joueurs de Laurent Tillie ont redoublé d’intensité dans leur jeu, ramenant une victoire à chaque fois. Ils n'ont pas eu peur de l’Argentine (3-1), de l’Australie (3-1) et de l’Allemagne (3-0). Ils espéraient décrocher une place pour les demi-finales.

C’est grâce à leur sens du travail en équipe et à leur amour du jeu que la jeune sélection française est arrivée à se hisser dans le top 6 du Mondial. « Ensemble on a trouvé une identité qui marche super bien, confiait Earvin N’Gapeh à nos confrères de l’Equipe, Laurent Tillie fait partie de la fondation de la Team Yavbou. » (Yavbou, du verlan bouillav’ qui signifie littéralement tout casser, c’est ainsi que les joueurs ont rebaptisé l’équipe).

Les équipes de France masculines de Volley, Handball et Basket se sont brillamment illustrées aux JO de Tokyo en ramenant deux médailles d’or et une magnifique médaille de bronze ! L’équipe de France de volley a vaincu le comité olympique russe dans une finale haletante et déjoué de fait tous les pronostics. Les hommes du sélectionneur Laurent Tillie se sont qualifiés pour les quarts de finale des JO de Tokyo. Pour ce faire, ils ont dû cravacher dur en poule et réaliser deux exploits contre la Russie et le Brésil après avoir perdu contre les USA et l’Argentine auparavant.

Malgré une défaite contre la Norvège, l’équipe de France de handball a terminé première de son groupe. Elle a battu en finale le Danemark et poursuit son incroyable série de médailles aux JO. Les coéquipiers de l’inexorable Nikola Karabatic ont encore fait parler la poudre en phase de poule et joueront l’or dans ces olympiades.

Les hommes de Vincent Collet ont fièrement annoncé vouloir jouer l’or olympique. Ils ont entamé de la meilleure des manières ce tournoi en battant l’ogre américain avec classe. C’était également les Français qui avaient battu les Américains lors des derniers championnats du monde en quart de finale, mettant ainsi deux fois fin à une longue série d’invincibilité des joueurs d’outre atlantique en championnat du monde et JO. L’équipe de France de basket emmenée par Fournier, Gobert, De Colo et Batum s’est inclinée de peu en finale contre l’ogre américain et un brillant Kevin Durant.

Sans surprise, l’équipe de France de basket à la taille moyenne la plus élevée parmi ces trois sélections avec 2m01.

L’équipe de France féminine de basket 5×5 nourrit de belles promesses après sa préparation sans faute. Chez les hommes la préparation fut belle avec des matches emplis d’émotions. Pour les Français et malgré l’armada en place, c’est beaucoup plus compliqué avec deux défaites et un nul. Le début de JO se fait sans faute mais rien n’est très rassurant pour la suite. Chez les hommes la préparation des hommes de Vincent Collet fut plus chaotique mais l’adversité était très forte.

Le CENTRAL (avec Simon ROEHRIG) - Les Postes Du Volleyball #4

Examinons de plus près certains des joueurs clés de l'équipe :

Antonin Rouzier

À 28 ans, Antonin Rouzier est le doyen de l’équipe. Avec ses 182 sélections, il est le plus capé pour ce Mondial et a retrouvé sa forme après une saison difficile à Cuneo en Italie. Mais c’est aussi l’un des meilleurs marqueurs. Rouzier a mûri, il est plus stable dans son jeu, se contrôle, répète ses performances. Conscient du potentiel de la nouvelle équipe, il a confiance en ses coéquipiers : « Cette génération va être la plus grande de l’histoire du volley français » confiait-il à l’Equipe.

Earvin N’Gapeth

Du haut de son mètre quatre-vingt-dix-huit, le jeune homme de 23 ans n’a pas froid aux yeux. Fils d’Eric N’Gapeth, lui-même entraîneur de volley-ball, Earvin a le volley dans le sang. Il est d’abord sélectionné chez les moins de 19 ans puis chez les moins de 21 ans, avec lesquels il remporte plusieurs compétitions de 2007 à 2009. Avec ses 116 sélections en équipe de France, Earvin N’Gapeh, réceptionneur-attaquant, figure parmi les joueurs les plus prometteurs. Il ne pouvait plus continuer avec l’équipe de 2010. Finalement recontacté en 2011 par le même Philippe Blain, N’Gapeth rejoint de nouveau les Bleus pour de nouveaux championnats. Aujourd’hui c’est un joueur motivé et passionné qui aime « jouer avec ses potes ». Lors de ce Mondial, il a fait ses preuves en partageant le titre de meilleur marqueur avec Antonin Rouzier. Son rêve ? Que la France devienne une nation phare du volley.

Kévin Tillie

Fils du sélectionneur Laurent Tillie, Kévin a 23 ans et 44 sélections en équipe de France. Comme la plupart de ses coéquipiers, il évolue dans un club étranger. C’est outre-Atlantique, à Thompson-Rivers au Canada, qu’il a suivi sa formation et ses études. Il rejoint ensuite California-Irvine équipe avec laquelle il remporte le titre universitaire. C’est son père qui l’aiguillera vers le championnat Italien puis, dès la saison prochaine, Turc. Kévin Tillie n’a certes jamais évolué dans un club français mais cette particularité fait de lui un grand joueur, qui met à disposition de l’équipe cette différence. D’ailleurs, ses performances remarquables ont amené son père à le titulariser au détriment de Julien Lyneel.

Le Roux et Le Goff

Seulement 3 centimètres séparent la paire Le Roux (2,09m) et Le Goff (2,06m). Les deux centraux apportent une dimension et un impact physique exceptionnel à la France qui en avait bien besoin. En effet, le centre a souvent posé problème aux Bleus les années précédentes. Aujourd’hui Kévin Le Roux et Nicolas Le Goff représentent une vraie menace pour les adversaires.

Jeudi soir, une semaine après avoir ouvert la saison masculine par une victoire de son équipe en Supercoupe (3-1 face à Chaumont), le palais des sports de Tours va revêtir ses habits de Championnat. Et ce nom : Marmara SpikeLigue (MSL). La nouvelle dénomination du Championnat masculin pour trois ans, résultat du mariage entre TUI, entité mère des clubs de vacances Marmara, et la Ligue nationale de volley, qui entre, entend-on de toute part, dans « la cour des grands », à côté du basket, du handball, du hockey sur glace et du football. Même la traditionnelle Ligue A a cédé à la modernité, devenue SpikeLigue, une ligue à la pointe en franglais, jouant avec le nom du poste du principal attaquant d'une équipe de volley.

Le fruit d'un an et demi de prospection, puis de négociations, confiées par la LNV à l'agence Sport & Co, et portées par le regretté Gurvan Kervadec, directeur général de la Ligue décédé brutalement le 26 avril dernier.

Incluses dans l'objectif des dirigeants du volley professionnel, les Ligues A féminine et B masculine ont été écartées. « La taille du billet a fait que ça s'est concentré sur l'ex- Ligue AM, explique Bruno Soirfeck, président de la commission promotion et de Chaumont. On espère toujours des grosses sommes, mais ce n'est pas ce qui comptait le plus. Bien sûr, si ç'avait été 10 000 euros, on aurait dit non, 1 million on aurait dit oui aussi... Mais on sait que le fait d'avoir un namer va attirer l'oeil. »

Le montant, progressif, servira d'abord à amortir les coûts liés à ce chamboulement, qui a notamment demandé une embauche, en alternance. « Cela fait trois mois que nous travaillons dessus, détaille Pierre Hérault, responsable marketing et communication à la LNV. Changer la panneautique, les sites Internet, vérifier que ce que le partenaire a demandé était bien en place... Désormais, au lieu d'une réunion d'une heure en visio avec 40 clubs, ce sont trois réunions, avec chaque division, car nous ne donnons pas les mêmes informations (Marmara est partenaire des deux autres Championnats pros, sans le naming). C'est une gymnastique et un problème de riche ! »

Les clubs, dans l'ensemble, se sont révélés bons élèves. Le secteur d'activité du nouveau sponsor ne prête pas à polémique, et les emplacements qui lui sont réservés appartenaient déjà à la Ligue, quand les panneaux led entrent dans les obligations listées par la licence-club mise en place sous la présidence actuelle d'Yves Bouget. « La licence-club et le naming sont des étapes pour professionnaliser tous les clubs, et moi je souhaite qu'il y ait au moins quatre ou cinq gros clubs capables de gagner le Championnat, pour qu'il soit plus intéressant », estime François Bruneau, président de Tours, le club le plus titré en France.

S'ajoute le renouvellement du contrat avec BeIN Sports, qui continuera à diffuser l'affiche du vendredi soir pendant au moins deux ans, a annoncé Yves Bouget en marge de la conférence de presse de révélation du naming. Télévision qui peut attirer de nouveaux partenaires pour les clubs.

La grogne s'est finalement concentrée sur l'aspect financier. Car les clubs, dont les droits d'engagement se montent à 27 300 euros cette saison, ne bénéficient d'aucune retombée directe, ni sur les droits télé, ni sur le naming. « On a des obligations, mais pas de retour, confirme l'ex-joueur Julien Lavagne, responsable partenariats et communication de Paris. Mais pour le développement et l'attractivité du volley, c'est hyper intéressant. Et financièrement, ça peut faire du bien à la Ligue, qui dépendra peut-être moins des clubs. »

« On aurait aimé contribuer un maximum, assure Soirfeck. Quand les comptes de la LNV seront plus aisés, ça pourra se traduire par du prize-money, des prises en charge pour les déplacements en Coupe d'Europe... »

Tableau des Joueurs Clés

Joueur Âge Sélections Taille
Antonin Rouzier 28 ans 182 N/A
Earvin N’Gapeth 23 ans 116 1,98m
Kévin Le Roux N/A N/A 2,09m
Nicolas Le Goff N/A N/A 2,06m
Kévin Tillie 23 ans 44 N/A

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