Club clivant par excellence, le Paris Saint-Germain a pris une nouvelle dimension avec l’arrivée de QSI en 2011. Auparavant, le club de la capitale avait connu ses heures de gloire dans les années 90. La récente victoire en Ligue des Champions a évidemment été synonyme de libération pour les supporters parisiens.
Mais, quel est votre onze de légende PSG ?
Les figures emblématiques du PSG
Plusieurs joueurs ont marqué l'histoire du PSG, chacun à sa manière. Retour sur quelques-uns des plus grands noms qui ont foulé la pelouse du Parc des Princes :

- Bernard Lama: Considéré comme l’un des meilleurs gardiens du monde durant son premier passage au PSG, Bernard Lama a marqué son époque par son agilité hors du commun et ses sorties aériennes. Surnommé le Chat, le Guyanais avait le don pour capter les ballons les plus périlleux. Il avait aussi l’habitude de briller lors des grandes soirées européennes.
- Marquinhos: Arrivé au PSG en 2013, Marquinhos incarne plus que quiconque l’ère QSI : du talent, de grandes ambitions, une palanquée de titres nationaux, des faillites mentales, des désillusions cauchemardesques et finalement la libération. Tous les supporters parisiens ont certainement ressenti la même émotion que leur capitaine après la victoire magistrale en Ligue des Champions. Le Brésilien va évidemment laisser une trace indélébile à Paris.
- Thiago Silva: Surnommé O Monstro, Thiago Silva a impressionné dès son arrivée au PSG. Jamais le public du Parc n’avait vu un défenseur avec une telle qualité de relance et un sens inné de l’anticipation. Les supporters parisiens lui ont rapidement pardonné ses déclarations maladroites où il regrettait à demi-mots son départ de l’AC Milan. Parfois raillé pour sa fragilité mentale dans les grands moments, le Brésilien reste tout de même le héros de Stamford Bridge.
- Maxwell: Ayant évolué dans les plus grands clubs européens (Ajax Amsterdam, Inter Milan, FC Barcelone) mais souvent en retrait, Maxwell reçoit enfin toute l’affection qu’il mérite lors de son passage au Paris Saint-Germain. Après des débuts poussifs, il finit par faire l’unanimité sur son côté gauche au bout de quelques mois. Joueur très élégant et auteur de plusieurs buts somptueux, le Brésilien se caractérisait également par sa grande humilité.
- Luis Fernandez: Formé au Paris Saint-Germain, Luis Fernandez a joué un rôle majeur dans les premiers trophées de l’histoire du club. Doté d’une condition physique exceptionnelle, le milieu de terrain se montrait omniprésent à la récupération et se distinguait par ses relances précises. Il est resté l’un des chouchous du Parc malgré son départ controversé au Matra Racing en 1986.
- Raí: La première saison de Raí au PSG a été assez compliquée. Les suivantes lui ont permis de devenir le meilleur joueur de l’histoire du club. Tout le monde se souvient encore de sa vision du jeu hors pair, de sa classe naturelle, de son lien unique avec les supporters ou encore de son impact dans les grands matchs. Son triplé lors du match retour historique contre le Steaua Bucarest (5-0) a permis au PSG de se qualifier pour la Ligue des Champions 1997-1998, après avoir perdu le match aller sur tapis vert (0-3) suite à l’affaire Fournier.
- Safet Susic: Encore aujourd’hui, Safet Susic reste considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Paris Saint-Germain. Surnommé Magic Susic en raison de sa technique inégalable, le Bosnien a longtemps régalé le public parisien par ses dribbles chaloupés et ses passes magiques. Il se montrait également redoutable face au but, y compris après de longues chevauchées.
- Ousmane Dembélé: Une trajectoire inattendue. Recruté en provenance du Barça en 2023, Ousmane Dembélé avait l’étiquette d’un joueur inconstant, maladroit face au but et trop souvent blessé. Luis Enrique l’a complètement transformé. Après une première saison satisfaisante malgré un manque de réalisme criant, le champion du monde 2018 a changé de dimension en endossant le rôle de faux 9. Il s’est alors mué en buteur implacable, en meneur d’hommes et en dépositaire du jeu.
- Pedro Miguel Pauleta: Malheureusement pour lui, Pedro Miguel Pauleta a joué au PSG dans la pire époque de l’histoire du club. L’Aigle des Açores a néanmoins gagné l’amour éternel des supporters parisiens pour sa fidélité, ses buts extraordinaires, son humilité, sa célébration iconique et bien plus encore. Le Portugais avait aussi le don pour briller dans les grands moments, que ce soit en finale de coupe (2004, 2008) ou face à l’Olympique de Marseille (6 buts).
- Zlatan Ibrahimovic: Que l’on aime ou pas Zlatan Ibrahimovic, force est de constater que le Suédois au style inimitable a permis au club de la capitale de basculer dans une tout autre dimension. Dès son premier match, il confirme son statut de superstar en marquant un doublé contre Lorient. Son talent hors norme, ses gestes spectaculaires et sa personnalité singulière ont marqué l’histoire du club. Rarement un joueur aura autant écrasé le championnat de France.
Achraf Hakimi : un latéral droit de classe mondiale
Buteur en quart, en demi et en finale, Achraf Hakimi a été un artisan majeur de la victoire en Ligue des Champions. Le Marocain a d’ailleurs été étincelant tout au long de la saison 2024-2025 historique du club. C’est simple, le PSG n’a jamais eu un latéral droit d’un tel niveau. Après deux premières saisons à être souvent oublié par Messi ou Di Maria, Hakimi a pris une nouvelle dimension à l’arrivée de Luis Enrique. Capable d’enchaîner les sprints, il occupe un rôle très offensif sur le terrain.
Au terme d'une saison 2024-2025 absolument remarquable avec le Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, à seulement 26 ans, a consolidé sa position comme l'un des meilleurs défenseurs au monde. Ses performances exceptionnelles, tant défensives qu'offensives, attestent de son statut.

Malgré quelques sceptiques qui douteraient encore de sa place parmi les meilleurs latéraux droits de l'histoire, Jeremie Frimpong, la nouvelle recrue de Liverpool, a récemment exprimé une opinion audacieuse. Lors d'une session de questions-réponses avec un influenceur, le latéral droit néerlandais a classé le Marocain comme le deuxième meilleur latéral droit de tous les temps, juste derrière le légendaire brésilien Cafu. Dans son classement, Frimpong a placé Hakimi au-dessus de noms illustres tels que Denzel Dumfries, Daniel Carvajal, Gary Neville, Maicon, Javier Zanetti et Philipp Lahm, soulignant ainsi l'admiration qu'il porte au joueur marocain.
Quand Achraf Hakimi a posé ses valises à Paris à l’été 2021, son profil de latéral moderne était déjà reconnu. Quelques semaines plus tard, Nuno Mendes rejoignait le club, d’abord en prêt, puis définitivement. Sur le terrain, la complémentarité est évidente.
Pourquoi Achraf Hakimi est le SAUVEUR du PSG
Hakimi, côté droit, apporte sa vitesse de projection, sa qualité technique, son utilisation dans le cœur du jeu et sa capacité à frapper fort dans les grands matchs. Mendes, côté gauche, impose sa puissance, sa lecture du jeu, qualité de dribble, sûreté défensive et une activité incessante dans les deux sens. Ensemble, ils offrent au PSG des ailes capables de transformer un match en quelques accélérations. La saison 2024-2025 a été le point culminant de leur domination. En Ligue des champions, ils ont multiplié les performances XXL, jusqu’à la finale remportée 5-0, où leurs déboulés ont étouffé l’adversaire. À Paris, ce succès a instantanément inscrit Hakimi et Mendes dans l’histoire du club.
Les statistiques d'Achraf Hakimi comparées à ses prédécesseurs
Pour essayer de situer Achraf Hakimi dans la hiérarchie des latéraux droits parisiens, comparons les stats de ses 46 matches de Ligue 1 avec le PSG avec celles des joueurs qui l’ont précédé à ce poste depuis 2011. Les données avant 2011 sont non accessibles et, de toutes façons, difficilement comparables avec celles du PSG version qatarie.
| Statistique | Hakimi | Moyenne des latéraux |
|---|---|---|
| Buts par 90 minutes | 0.18 | 0.07 |
| Tirs toutes les 90 minutes | 0.7 | - |
| Centres réussis | 30% | 23% |
| Centres tentés toutes les 90 minutes | 1.7 | 3 |
Hakimi est simplement devancé par Meunier et ses 8 buts en 84 matches de Ligue 1. Le Marocain avec 0.18 buts par 90 minutes devance nettement Meunier et Florenzi (0.12). La moyenne des latéraux sur la période est de 0.07. Il en est à 3 buts après 15 journées (soit le meilleur total de l’équipe derrière la MNM) et pourrait donc battre le record pour un latéral sous QSI qui est de 4 sur une saison entière de Ligue 1 (Meunier en 2017-2018 et Hakimi la saison dernière). Avec une seule offrande, il est cette saison en revanche en retard en termes de passes décisives par rapport à la saison dernière.
Alors qu’il est le latéral droit le plus souvent buteur, il ne frappe pas tant au but que ça : 0.7 tir toutes les 90 minutes, il n’est que 5ème de notre échantillon. Alves, à l’inverse, tirait beaucoup (1.3 tirs/90 minutes) mais cadrait peu (20 %). En termes de passes clés, il y a Alves et les autres… Alors que le Brésilien tournait à 2 passes clés par 90 minutes en Ligue 1, aucun autre latéral droit ne dépasse 1.2. Le Marocain ne réussit en moyenne avec le PSG que 0.5 centre par 90 minutes, soit un centre réussi tous les deux matches de Ligue 1 ! Si Hakimi réussit si peu de centres, c’est surtout qu’il en tente très peu. Il est même le latéral droit du PSG qui tente le moins de centres depuis 2011 : 1.7 toutes les 90 minutes, contre 3 en moyenne pour ses acolytes. C’est dommage qu’il centre si peu car il est plutôt adroit dans l’exercice (30 % de réussite contre 23 % en moyenne pour les latéraux droits du PSG).
C’est avec ce type de stats que l’on voit à quel point il est sous-utilisé dans le PSG actuel, en particulier cette saison où sa moyenne est encore plus basse (1.2 centres tenté). En conclusion de la partie offensive de l’étude comparative des latéraux droits du PSG sous QSI, on peut considérer qu’Hakimi, en dépit de ses stats de buts marqués, a trop de lacunes, dans le centre et le dribble notamment, pour être considéré comme le meilleur de notre échantillon. Le « divin chauve » se distingue aussi en matière de dégagements. Mais, comme évoqué précédemment, ces indicateurs sont très dépendants de la domination de l’équipe. Ce n’est pas un hasard si tous les récents latéraux, qui n’ont connu qu’un PSG avec des forts taux de possession, réalisent le moins de gestes défensifs. La saison n’est pas terminée et Hakimi aura encore du temps, et peut-être plusieurs saisons, pour gonfler ses stats.
Luis Enrique et le rôle d'Hakimi
Après le large succès du PSG sur la pelouse du Bayer Leverkusen (7-2) en Ligue des champions, Luis Enrique a pris la parole ce vendredi avant le déplacement à Brest. L’entraîneur parisien a tenu à démentir toute idée selon laquelle il privilégierait la scène européenne, insistant sur la cohérence et la mentalité de son groupe. Le technicien espagnol a balayé les critiques concernant une supposée différence de niveau entre le championnat et la C1. « Vous faites toujours l'analyse en fonction du résultat, ça ne marche pas comme ça. On a la même équipe en Ligue 1 et en Ligue des champions. On a fait la même chose dans le championnat qu'en Ligue des champions », a assuré Luis Enrique.
Interrogé sur le rôle d’Achraf Hakimi, Luis Enrique n’a pas tari d’éloges à son sujet : « Le statut d'Hakimi n'a pas changé ces deux dernières années. Il est l'un des leaders du vestiaire. Ses coéquipiers l'ont choisi comme 2e capitaine, ça indique son statut et son niveau dans l'équipe… Je suis très content de l'avoir dans l'équipe. » Et lorsqu’on lui demande si l’international marocain mérite le Ballon d’Or africain, l’Espagnol tranche : « Pour être honnête, je dois connaître le niveau des autres joueurs. Mais c'est sans aucun doute le meilleur latéral droit au monde pour moi. »
Au-delà des résultats, Luis Enrique a mis en avant l’état d’esprit collectif qui anime son groupe. « C'est la première chose que tu cherches à transmettre à tes joueurs. J'essaie de parler de cette mentalité tous les jours. Mais ça n'a rien à voir avec moi. C'est plus leur caractère, leur manière d'être ensemble en tant qu'équipe », explique-t-il.
Hakimi et Mendes : une paire déjà historique
Une consécration doublée d’une reconnaissance individuelle rare : jamais deux latéraux d’un même club n’avaient figuré ensemble dans le Top 10 du Ballon d’Or.
Légendaires… mais à confirmer dans le temps
La comparaison avec la paire Andrew Robertson et Trent Alexander-Arnold à Liverpool vient naturellement. Les deux latéraux anglais et écossais ont incarné le système Klopp, révolutionnant le rôle de leurs postes par leurs centres millimétrés et leur influence offensive. Ils sont devenus « légendaires » pour avoir marqué toute une époque et porté leur équipe à la fois en Premier League et en Ligue des champions. Hakimi et Mendes semblent suivre le même chemin. Leur impact dans le jeu parisien est indiscutable, et leur influence dépasse désormais les frontières de la Ligue 1.
Mais pour franchir définitivement le cap, il leur faudra démontrer une constance irréprochable. Être légendaire ne s’improvise pas : cela demande de rester au sommet plusieurs saisons, d’enchaîner les titres majeurs, d’être reconnus par leurs pairs et d’influencer durablement le football mondial. Aujourd’hui, Hakimi et Mendes sont déjà entrés dans l’histoire du PSG. Leur rôle central dans la conquête de la Ligue des champions 2025 et leur double présence dans le Top 10 du Ballon d’Or en font une paire unique dans le football actuel. Mais pour rejoindre définitivement le panthéon des duos de latéraux légendaires, ils devront prolonger cette excellence, écrire d’autres chapitres marquants et marquer durablement l’histoire.