Les Vegas Golden Knights ont marqué l'histoire du hockey sur glace en remportant la première Coupe Stanley de leur jeune histoire. Cet exploit a été réalisé en battant les Florida Panthers, quatre victoires à une, lors de la finale du championnat nord-américain de hockey sur glace (NHL) le mardi 13 juin.
Devant son public, la franchise du Nevada a été sacrée grâce à son succès écrasant, 9 à 3, dans le cinquième match décisif de la série. Il s'agit d'un moment historique pour une équipe créée en 2017, qui devient ainsi la plus rapide des franchises d’expansion à atteindre ce Graal.
Le record de précocité appartenait jusque-là aux Flyers de Philadelphie, après seulement sept saisons en NHL. Après avoir fait le break (3-2) lors de la rencontre précédente à Sunrise en Floride, les Golden Knights n’ont pas manqué l’occasion de finir le travail devant leurs supporteurs, en leur offrant un feu d’artifice, grâce notamment à un triplé de Mark Stone et à trois passes décisives de Jack Eichel, deux de leurs hommes forts durant ces playoffs.
Ils ont démarré de la meilleure des façons dans le premier tiers-temps, avec deux buts en moins de deux minutes, inscrits par Stone d’abord, parti seul en contre-attaque, puis Nicolas Hague, en conclusion d’un gros cafouillage devant les cages adverses. Les Panthers n’ont fait illusion qu’au début de la deuxième période, quand Aaron Ekblad a placé dans la lucarne une superbe frappe réduisant l’écart.
Mais Vegas a remis le pied sur l’accélérateur en marquant quatre fois dans les dix dernières minutes. D’abord par le biais d’Alec Martinez, qui a lui aussi nettoyé l’équerre droite des buts floridiens au bout d’une relance partie de son propre camp, puis de Reilly Smith et de Mark Stone, avant que Michael Amadio ne parachève cette séquence à sens unique.
Au dernier tiers-temps, Ivan Barbashev a inscrit le septième but de son équipe, après une passe décisive de Jack Eichel, sa vingtième en 22 matchs de playoffs. En les ajoutant à ses 6 buts inscrits, l’Américain s’est hissé au sommet du classement des meilleurs pointeurs avec 26 unités.

Pour l’honneur, les Panthers ont marqué à deux reprises à travers leurs deux Sam, Reinhart et Bennett, mais Stone a réussi son hat-trick pour les Golden Knights en envoyant le palet dans le but délaissé par le gardien floridien, avant que dans les derniers instants Nicolas Roy n’alourdisse un peu plus l’addition.
Pour Las Vegas, cette deuxième opportunité de sacre, après avoir échoué en 2018 face à Washington dès sa première saison en NHL, aura été la bonne. Les Florida Panthers en revanche échouent une deuxième fois sur la dernière marche, après être tombés contre l’Avalanche du Colorado en 1996.
Golden Knights vs Canadiens - Faits saillants - 24 juin 2021
Un Parcours Exceptionnel
Six ans à peine après leur intégration dans le Championnat nord-américain de hockey sur glace (NHL), les Golden Knights ont décroché le jackpot, en remportant leur première Coupe Stanley, mardi, aux dépens des Florida Panthers, battus 4-1 en finale. L’équipe du Nevada a été sacrée grâce à sa victoire écrasante 9 à 3 dans le cinquième match décisif d’une série qu’elle aura dominée assez largement.
Créée en 2017, elle est la plus rapide des franchises d’expansion à atteindre ce Graal. Le record de précocité appartenait jusque-là aux Flyers de Philadelphie, après seulement sept saisons en NHL.
Pour Vegas, cette deuxième opportunité de sacre, après avoir échoué en 2018 face à Washington, dès sa première saison en NHL, aura été la bonne.
Hommage aux Victimes de la Fusillade de Las Vegas
L'équipe de hockey sur glace de Las Vegas, les Golden Knights, a décidé de rendre hommage aux 58 victimes de la fusillade qui a endeuillé la ville en octobre dernier.
C'est une tradition dans le sport américain : pour rendre hommage à un joueur qui a marqué une équipe par son palmarès, ses années de service, les franchises décident de retirer son numéro. Voilà ce qu'ont fait les Golden Knights, l'équipe de hockey de Las Vegas. Une équipe qui vit sa toute première saison et qui vient donc de retirer ce numéro 58 :
58, c'est tout simplement le nombre de victimes de la tuerie de Las Vegas le 1er octobre dernier. Personne ne portera plus jamais à Vegas ce numéro maudit. Élevé tout en haut de la salle des Golden Knights avec le nom de chacune des victimes. 58 étoiles brodées sur une bannière et ce slogan tristement célèbre : "Vegas Strong", traduction "Vegas tiens bon".
Le Match Inaugural et l'Esprit d'Équipe
James Neal a donc inscrit son nom dans l'histoire des Vegas Golden Knights. Et plutôt deux fois qu'une. L'ancien joueur des Nashville Predators est devenu le premier marqueur de la franchise du Nevada, à la 51e minute du match chez les Dallas Stars. Puis il a marqué le premier «but vainqueur» des Golden Knights, sept minutes plus tard (2-1) permettant à Vegas de devenir la première «expansion team» à remporter son match inaugural depuis les Ottawa Senators en 1992.
L'ironie du sort, c'est que Dallas a été battu par deux anciens de la maison. «J'ai été drafté par Dallas et j'avais marqué le premier but de ma carrière dans cette même salle donc c'est incroyable comme scénario», a souri Neal, qui a été servi par Cody Eakin, qui évoluait à Dallas l'an dernier, sur son second but. Le gardien Marc-André Fleury a également joué un rôle décisif avec ses 45 arrêts.
Ce match marquait aussi un duel de Frenchies avec Pierre-Edouard Bellemare, côté vainqueur, et Antoine Roussel, chez les vaincus. La victoire a eu une signification particulière pour Las Vegas cinq jours après l'attaque à l'arme automatique qui a coûté la vie à 59 personnes, en blessant plus de cinq cents, lors d'un festival de musique country. Un hommage a d'ailleurs été rendu aux victimes et les Dallas Stars sont venus se placer juste derrière leurs adversaires en signe de solidarité avant l'hymne américain.
Les Facteurs Clés du Succès
Acteur majeur de la réussite de Vegas dans ces play-offs, le gardien Marc-André Fleury a représenté la décision la plus facile à prendre pour la direction de la franchise au moment de sa création à l'orée de cette saison et de «l'expansion draft» , cette règle qui lui permettait de piocher un joueur dans chaque équipe de NHL à l'exception de certains hockeyeurs protégés.
D'ailleurs Pittsburgh a même accepté d'ajouter un deuxième tour de draft (en 2019) pour s'assurer que Vegas prendrait bien le gardien québécois. Les Golden Knights se sont rués sur cette magnifique affaire. Et Fleury, malgré une absence de deux mois (commotion) en début de saison, a été époustouflant. Il a apporté son expérience de champion (trois titres avec les Penguins dont lors des deux dernières saisons). Et, depuis le début des play-offs, il est entré dans une autre dimension avec 94,7 % d'arrêts avec seulement 1,68 but encaissé par match et 4 blanchissages. Exceptionnel.
La direction de Vegas a eu du flair avec plusieurs attaquants qui végétaient dans un rôle secondaire ailleurs et sont devenus les fers de lance des Golden Knights. Jonathan Marchessault est passé de 38 points avec les Florida Panthers la saison passée à 75 avec Vegas. Son total d'assistance a explosé (21 contre 48). Le bon en avant de William Karlsson, surnommé «Wild Bill» au Nevada, est du même ordre. Avec les Columbus Blue Jackets, il avait inscrit quinze buts en deux saisons. Il a est monté à 43 en 82 matches avec Vegas. Quant à David Perron (pris aux Anaheim Ducks), il a accumulé 66 points alors qu'il n'avait plus passé la barre des 50 depuis 2013-2014.
Une Équipe Sans Capitaine
Habituellement, les équipes NHL élisent un capitaine et quelques assistants-capitaines (trois ou quatre). Mais les Vegas Golden Knights ont décidé de ne rien faire comme tout le monde. En début de saison, ils ont seulement désigné des assistants. Le seul problème survient lorsqu'il faut désigner celui qui doit aller soulever un trophée. Après la finale de conférence Ouest, c'est Deryk Engelland, considéré comme le joueur du coin à Vegas (il a évolué avec l'équipe de ligue mineure de la ville par le passé et y réside à l'intersaison), qui a été missionné.
Les Débuts Difficiles et les Prédictions Erronées
De plus en plus de commentateurs revisitent la saison des Golden Knights en estimant que les règles de «l'expansion draft» étaient cette année trop favorables à Vegas, ne permettant pas aux autres équipes de protéger assez de joueurs. Pourtant lorsque l'équipe actuelle a été assemblée, aucun média n'avait donné la moindre chance à la franchise de participer aux play-offs.
ESPN jugeait qu'«un joueur de poker a plus de chance toucher sa quinte flush à la river que les Golden Knights de faire les play-offs». Et the Hockey News estimait que «l'équipe n'a pas la profondeur pour espérer sortir de la cave dans la division Pacifique. S'ils visent un choix de draft très haut, en revanche, les Golden Knights sont parfaitement placés». Quand à CBS, «hormis amener le spectacle du hockey à Las Vegas, les Golden Knights ne pèseront pas grand-chose cette saison». Même les bookmakers de la ville n'avaient aucun espoir, certains plaçant la victoire finale de Vegas à 500 contre 1.
Un Entraîneur Atypique
L'entraîneur de Vegas, Gerard Gallant, est un ancien joueur qui compte 615 matches dans la ligue, en grande partie avec les Detroit Red Wings. Il évoluait donc au sein de la division Norris surnommée «Division Chuck Norris» pour le niveau de violence et la fréquence des bagarres. Gallant n'était pas le dernier dans ce domaine puisqu'il a accumulé 1674 minutes de pénalité au cours de sa carrière NHL. Il a la particularité d'avoir réalisé quatre saisons consécutives avec plus de trente buts et plus de 200 minutes de pénalité.
Un Propriétaire Passionné
Natif d'Austin au Texas, Bill Foley, le propriétaire des Vegas Golden Knights, a découvert le hockey dans son enfance lorsque son père membre de l'US Air Force a été envoyé à Ottawa. Avant de prendre en main le projet de Vegas, il avait tenté d'intégrer une autre grande ligue américaine : la NFL de foot US.
Un Nom et bien des Complications
Les choses ont été légèrement complexes au moment de trouver un nom pour la franchise. Le propriétaire, Bill Foley, souhaitait utiliser Black Knights en hommage au nom des équipes de l'académie militaire de West Point où il a fait ses classes. Mais les instances fédérales ont décliné. Knights tout court n'était pas possible car une autre équipe de hockey, à London au Canada, l'utilise dans les ligues mineures. Et même si le choix s'est porté sur Golden Knights, ce dernier a encore causé des soucis puisque l'armée cherche encore à négocier un arrangement car celle-ci utilise ce nom pour ses galas de parachutistes. Enfin, deux universités, Saint Rose et Clarkson ont le même nom et un accord n'a été trouvé qu'avec la seconde.
Entre le Strip et le « Vrai » Vegas
De la T-Mobile Arena au centre d'entraînement, nommé City National Arena, la franchise se partage entre les deux facettes de la ville. D'un côté, une salle à deux pas du Strip, la fameuse avenue qui fait la réputation de « Sin City » (la ville du péché) avec ses casinos, ses lumières et tous ses excès. De l'autre, une patinoire d'entraînement implantée à l'Ouest de la ville, à côté d'un casino, moins kitsch que sur le strip, à deux pas d'un centre commercial comme il en existe des milliers et avec des lotissements résidentiels immenses sous l'oeil bienveillant des montagnes du Red Rock Canyon.
Las Vegas s’est offert son premier sacre en NHL, mardi 13 juin, seulement six ans après sa création. Viva Las Vegas !