Histoire du Rugby à Langon et Périgueux

Le rugby, sport de passion et de tradition, a une histoire riche et profondément enracinée dans les villes de Langon et Périgueux. Cet article explore les moments clés, les figures emblématiques et les succès marquants qui ont façonné l'identité de ces deux clubs.

Les Débuts du Rugby à Périgueux

L’arrivée du rugby à Périgueux commence vers 1892 avec le jeu de la « barrette », initié par le docteur Tissié de Bordeaux. Ce sport, pratiqué lors des lendits (foire de juin) consistait à porter une barrette (vessie ovale) entre ses mains au-delà de la ligne adverse ou bien de la faire passer au-dessus d’une corde tendue à 3 m du sol. L’équipe sportive du Lycée de Garçons (Bertrand de Born), appelée « les Bleuets », lance la pratique de ce sport dans le département.

Roger Dantou, né à Tourtoirac en 1880, est une figure incontournable du rugby à Périgueux et au-delà. C'est à lui que l'on doit l'introduction et le développement de ce sport dans la région.

En 1901, Roger Dantou, avec Roger Magnanou, fonde le Club Athlétique Périgueux Dordogne (CAPD). Cette création marque une étape importante dans l'implantation du rugby en Périgord. Le CAPD deviendra un club phare de la région.

L'engagement de Dantou ne s'arrête pas à la fondation d'un club. En 1910, il est l'un des créateurs et le premier président du Comité Périgord Agenais de rugby. Cette instance régionale joue un rôle crucial dans l'organisation et la structuration du rugby dans le Sud-Ouest.

Roger Dantou est l'un des pères fondateurs de la Fédération Française de Rugby (FFR). En 1919, aux côtés de figures emblématiques comme Octave Lery et Charles Brennus, il participe activement à la création de cette instance nationale. Il en devient le premier vice-président, Octave Léry occupant le poste de président.

Le 14 avril de la même année le CAP joue son premier match face à Bordeaux et devient le premier club de rugby en Dordogne. En 1910, Roger Dantou crée le comité du Périgord Agenais et devient l’un des deux membres fondateurs de la FFR en 1919, dont il sera le 2ème Président (1928-1939).


Roger Dantou, figure emblématique du rugby à Périgueux.

L'Âge d'Or et les Défis du CA Périgueux

Le CA Périgueux a perdu l’un de ses internationaux. Il faisait partie, lors des années 1950-1960, de l’âge d’or du CA Périgueux, avec notamment trois quarts de finale du championnat de France. Gérard Mauduy, champion d’Aquitaine du 100 mètres, brille sur la pelouse du stade Roger-Dantou et se fait un nom au niveau national. Il inscrit deux essais. En 1957, il signe trois sélections. L’année suivante, il fait partie de l’équipe qui dispute le Tournoi des V Nations. Il termine l’année avec deux nouvelles capes. L’apogée est atteint en 1961. Les Bleus remportent le Tournoi. Cette année-là, le Périgourdin est sélectionné à deux reprises.

Relégués en Fédérale 1 en 2005, les Périgourdins ont accumulé depuis les déceptions les plus cruelles, butant systématiquement sur les dernières marches. 2007: défaite en demi-finale contre Aurillac, montée en jeu. 2008: défaite en demi face à Colomiers pour trois petits points. 2009: défaite en quart contre Aix-en-Provence sur une pénalité dont on parle encore dans les travées du stade Rongiéras. Et enfin 2010: défaite en quart de finale à Carcassonne après avoir remporté le match aller de onze points...

Saison 2021-2022 : Ambitions et Réussites en Fédérale 1

Le CA Périgueux a attaqué de la meilleure des façons le championnat de Fédérale 1 en allant s’imposer à Rennes (20-34), dimanche 5 septembre. Les Périgourdins ont su faire preuve de ressources pour aller terrasser un club rennais ambitieux, dimanche 5 septembre. Pourtant, les ciel et blanc ne s’étaient pas mis dans les meilleures dispositions en encaissant un essai dès la première minute.

En s’appuyant sur une mêlée dominatrice, menée par le surpuissant Fidjien Kalivati Tawake, une touche au contre efficace qui ruinait plusieurs lancements bretilliens et une maîtrise globale impressionnante, incarnée par les 20 points de Yann Caillat, l’ouvreur arrivé de Chambéry, Périgueux revient de Bretagne fort d’une belle victoire mais surtout avec des certitudes.

Évidemment, il faudra parfois développer plus de jeu, tenter quelques lancements supplémentaires, mais le CAP est encore en rodage. Et il a su imposer son rythme à ces Bretons joueurs pour les faire déjouer. « L’objectif numéro 1 était que leurs trois-quarts n’aient pas le ballon, le second était de bien défendre. Les deux ont été atteints », confie Richard Hill, dont l’expérience a joué dans l’élaboration du plan de jeu.

Périgueux n’a jamais faibli physiquement, ne souffrant pas de la chaleur, comme en témoigne ce coaching tardif. Et l’opération est d’autant plus belle que Périgueux prive les Rennais du point de bonus défensif. Pourtant, quand, aux alentours de la 60e minute, cette équipe bretonne a réussi à remettre un peu la main sur le ballon et servir le centre fidjien Hickes, on a cru à un possible retour (20-28). Mais le REC gâchait deux munitions cruciales sur des pénaltouches très bien défendues par le CAP. Et ce sont même Caillat et Tallet qui alourdissaient la note.

De quoi préparer sereinement la réception de Beauvais samedi 11 septembre, un autre ambitieux de ces nouvelles contrées de l’Ovalie. « C’était ma première à la tête de cette équipe en championnat, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Ce que j’aime avec ce groupe, c’est son mental. Il a de la confiance. Il n’a pas paniqué après cet essai bête à la première minute. On est revenu dans le match. Le pack a fait un super boulot, on a fait mal à la mêlée de Rennes, on a déstabilisé sa touche.

Ce premier match, à domicile, au Stade Francis Rongièras, se conclue par une victoire bonifiée dans un derby qui aura connu un beau succès populaire avec près de 3000 spectateurs. Le public a répondu présent pour cette deuxième journée de Championnat de Fédérale Une de rugby, ce samedi soir, au Stade Francis Rongiéras, il y avait de l'ambiance et des visages heureux de retrouver leur club et leur sport favori après quasiment 7 mois de privation.

Le CAP retrouvait ce niveau de la Fédérale Une, 5 ans après l'avoir quitté et ne souhaitait pas que le SAT vienne gâcher la fête pour son premier match de la saison ( le premier, dimanche dernier, prévu à Marmande, ayant été reporté au 20 décembre). Le derby fut une histoire de coups de pied de pénalités dans la première demi heure de jeu, Périgueux menant 12 à 6 à cet instant de la rencontre. Deux essais pour Périgueux seront inscrits dans le courant de cette deuxième mi-temps et la victoire sera ainsi bonifiée.

Belle performance du CAP sur la pelouse du stade Roger Dantou de Périgueux. Les hommes de Richard Hill ont vaincu Beauvais 57 à 22 pour le premier match à domicile du club ciel et blanc. Le Club Athlétique Périgueux a remporté son match face à Floirac ce dimanche 19 septembre. C'est sa troisième victoire de la saison de Fédérale 1. En Fédérale une de rugby Périgueux a largement dominé Langon 49 à 6.

Avant le match des Seniors en Fédérale 1, à Périgueux, les Espoirs du CAP rugby ont également affronté les jeunes de Beauvais. Le score est sans appel : le CAP a infligé une déculottée à Beauvais 162 à 0 !

Perspectives d'Avenir et Défis Financiers

Avec 1,5 millionsd'€ cette saison le club de rugby va devoir doubler son budget pour monter. «On a déjà présenté un prévisionnel de 3M d'€ à la fédération», assure Stéphane Turban qui sait pouvoir compter sur plus d'un million d'aides de la FFR et de droits télé. «Après, si on ne monte pas, on repartira conformément à notre plan initial de trois ans», dédramatise-t-il, toutefois convaincu «que la Pro D2 est vitale pour le rugby en Périgord». Et ses dix clubs de Fédérale (1) . «Si on monte, on pourra garder les meilleurs jeunes du département.

RUGBY XV Fédérale 1 1/4 de Finale Aller CASTANET - R.C.MASSY

Moins d'un mois avant la reprise du Pro D2, notre site vous propose un tour d'horizon des seize équipes qui se disputeront les deux tickets d'accession pour le Top 14. Ce lundi, zoom sur le CA Périgueux, promu, et qui cherchera à éviter de redescendre à l'étage fédéral en fin de saison. L'objectif : le maintien.

Malgré les arrivées de 13 joueurs, la saison du CA Périgueux s'annonce difficile, comme c'est le cas chaque année pour le promu. Nombreux sont les observateurs qui les voient faire l'ascenseur et redescendre immédiatement en Fédérale 1.

Titulaire avec les îles Fidji contre les All Blacks le 22 juillet, l'arrière de 24 ans est susceptible de disputer la prochaine Coupe du monde. Arrivée en Dordogne en qualité de centre ou ailier, la perle fidjienne a été replacée avec succès à l'arrière en cours de saison. Le joueur n'a pas été étranger à la réussite du club périgourdin l'an dernier, et devrait donner le tournis aux défenses du Pro D2.

Les dirigeants ciel et blanc attendent beaucoup du solide pilier de 33 ans passé par Biarritz et Agen. Son expérience et ses 135 kg ne seront pas de trop pour stabiliser la mêlée périgourdine dans un championnat réputé rugueux.


L'équipe du CA Périgueux.

Un Peu d'Histoire du Stade Langonnais

Le Stade Langonnais, fut créé en 1904, ce qui lui a permis de faire partie du club très prisé des « Centenaires » à la Fédération Française de Rugby. Son palmarès est constitué de 2 titres de Champion de France de 2ème Division (1963 & 1982). À chaque fois, Langon a eu la particularité de ne pas encaisser de points de ses adversaires.

Ainsi, en 1963, il gagne 5 à 0 contre St Junien à Périgueux. Et en 1982, 12 à 0 contre Rieumes à Montauban. À cela il faut ajouter un Challenge de l’ESSOR remporté à et contre Blagnac 17 à 13 en 2001

Concernant, ses passages en 1ère division, celui de 1964 (qui fut le 1er de l’après guerre) fut très court, puisque Langon redescendit aussitôt en se classant 8ème …. (Pour 1 petit point) derrière le TOEC & Chambéry. Cette poule était composée d’Albi, Chalon, Chambéry, du RCF, Valence, du TOEC et de L’ASMontferrand (pour la petite histoire Langon fit chuter l’ASM lors de sa réception).

Il fallut, presque 10 ans pour revoir Langon au plus haut niveau. En effet, en 1976, la Fédération décida que les vainqueurs des 16ème de finale de 2ème Division allaient jouer en 1ère Division Groupe B. Aussi, en battant Vienne, en 16ème (9 à 7), Langon eu le droit de "goûter" à nouveau à ce niveau (malgré sa défaite, en 8ème (12 à 10) contre Nîmes)….. Pendant 3 saisons.

En 1976, le Stade Langonnais se classa 7ème sur 8 dans une poule composée de St Claude, Beaumont, Castelsarrasin, Châteaurenard, Fumel, Coarraze Nay & Gaillac. En 1977, il terminera 3ème, derrière Rodez & Vichy mais devant St Médard, Lou, Fleurance, Coarraze Nay & Bergerac. Hélas, en 1978, en terminant dernier d’une poule composée de Pau, Mauléon, Nîmes, Périgueux, Bergerac, Mimizan et Lannemezan, Langon redescend en 2ème division.

Mais très vite, après un 16ème (1979) et deux 8ème (1980 & 81) le Stade Langonnais retrouve le plus haut niveau, suite à son parcourt, sans faute de 1982 (en éliminant : en 16ème le TOEC (15 à 9), en 8ème Gruissan (22 à 6), en Quart, Hyères (9 à 6) & en Demi Finale, Foix (20 à 6)).

Au sujet de cette « épopée », l’équipe victorieuse est encore très présente dans les mémoires des supporters de Langon (surtout LA première ligne de fer (Guagni, Sauboy & Vinsonneau)). D’ailleurs, la légende dit que ce dernier se préparait en donnant des « coups de tête…..à des boules de pétanques » !!!!!!.

A l'époque, le rugby, dans certaine division, pouvait être un grand champ de bataille où tous les coups interdits.... étaient permis... S'ils n'étaient pas vus (et donc pas pris) !!!!! Aussi, cette équipe est restée, dans l'inconscient de beaucoup de Langonnais, comme une référence. Faite pour le jeu.... Elle était aussi taillée pour la "baston"... D'ailleurs, dans les chaumières, certains parlent encore de la demie finale, gagnée, contre Hyères (composée d'anciens Toulonnais qui n'étaient pas manchots !!!!).

Lors d'un stage d'arbitres, en Ile de france, R.Hourquet nous déclara qu'a son époque la qualité première d'un arbitre était d'avoir des C******s, des C******s et encore des C******s !!!!!!!! Aussi, on peu affirmer, sans se tromper (ou offenser qui que ce soit) que cette équipe de Langon avait, elle aussi, des C******s, ce qui lui permis (en autre) d'aller décrocher un bouclier....

Langon contre Périgueux : Une Victoire Importante

Comme au match aller, Langon a fait déjouer Périgueux. Le soulagement était à la hauteur de l’attente dans les rangs du Stade Langonnais, hier. Au terme d’une série de huit matches sans victoire (sept défaites et un nul), ils ont décroché leur premier succès de la saison à l’extérieur. Les Sud-Girondins, qui se battent pour garder leur place au troisième échelon national, ont réussi le coup parfait pour battre leurs voisins pour la deuxième fois (21-20 à l’aller). Comme la saison dernière, les Capistes ont perdu contre un mal classé (26-30 contre Tarbes à l’époque) et ce revers, mérité, pourrait leur coûter cher à l’heure du décompte final.

Les Langonnais n’ont pas tout bien fait mais ils ont tout mieux fait que les Périgourdins. Ils ont été plus disciplinés, plus pertinents dans leur jeu au pied, plus hermétiques en défense, plus volontaires au sol. La mêlée pourrait être un bémol, mais elle a résisté tant bien que mal. À ce moment-là, Langon menait déjà 12-21, grâce notamment à des entames de périodes impeccables. La première avait commencé par un essai du demi de mêlée Paul Castéra après une belle percée de Nathan Gagnac (0-5, 4e). La seconde a repris avec une mainmise des visiteurs qui obtenaient deux pénaltouches avant que, finalement, l’ouvreur Baptiste Castanier ne trouve l’intervalle (12-21, 46e).

« On s’était dit que Périgueux n’avait pas joué depuis trois semaines, donc l’entame allait être déterminante, expliquait Thomas Mendy, le capitaine langonnais. Il fallait qu’on montre qu’on serait présent tout le match. On a marqué assez vite. Le point commun à ces deux essais, comme à celui d’Aurélien Tamagnan (5-14, 15e) : la défense périgourdine prise en défaut en plein centre du terrain. L’absence de deux centres régulièrement titulaires, Cyril Couturier et Freddie Hickes, n’explique pas tout. Les Langonnais non plus n’étaient pas au complet.

Périgueux a tenté de répliquer par son jeu d’avants mais il n’a pas été aussi impérial que d’habitude en touche (aucune prise sur lancer adverse) et n’a pas pu développer ses mauls comme il le souhaitait. Cela a payé deux fois, par Vincent Fouillade (5-7, 11e) puis Anderson Neisen (12-14, 40e+1). Mais entre les deux, que de ballons tombés… C’est par la mêlée, une valeur sûre, que Périgueux est resté au contact (19-21, 62e). Seulement, il a manqué le coup de reins nécessaire pour passer devant. Des pénalités manquées, des touches non trouvées. Face au cœur langonnais, cela faisait trop de lacunes.

« On n’a pas sous-estimé Langon, qui mérite de gagner, reconnaît Casadéi. Dès l’échauffement, j’ai vu qu’on n’était pas dedans.

Thomas Mendy (capitaine de Langon). « On était sur une série de six défaites, donc la confiance n’était pas à son maximum mais on avait à cœur de faire un grand match à l’extérieur. On veut sauver le club, il reste six matches, six finales. On est très fier de cette victoire parce que Périgueux est une très belle équipe, qui cogne fort. On a fait un match d’hommes, on est restés unis de la 1re à la 80e minute. »

Lucas Marijon (talonneur de Périgueux). « C’est dur de trouver une explication rationnelle. On savait que Langon allait se mobiliser. C’est l’équipe qui a le plus envie qui gagne, aujourd’hui, cela s’est vu. Est-ce qu’on a manqué d’humilité.


Match entre Langon et Périgueux.

Palmarès des clubs

Voici un tableau récapitulatif des principaux titres et distinctions des deux clubs :

Club Titre Année
Stade Langonnais Champion de France de 2ème Division 1963
Stade Langonnais Champion de France de 2ème Division 1982
Stade Langonnais Challenge de l’ESSOR 2001

LE PLUS GROS CARAMEL DU RUGBY!!! LAWES vs PLISSON

tags: #langon #perigueux #rugby