Julien Pasquier a débuté le volley-ball à l'âge de 9 ans, grâce à sa mère, une ancienne joueuse régionale. Son parcours l'a mené d'Angers à Nantes, en passant par le centre de formation, avant de rejoindre Royan. Ici, son plus beau souvenir reste la demi-finale de 2024.

Après une carrière professionnelle bien remplie, le passeur Martin Repak a choisi de revenir sur la région nantaise. En ce début de saison 2009-2010, on s’aperçoit rapidement que le passeur slovaque sera un élément déterminant dans une équipe rapidement construite durant l’été. Une saison plus tard, le titre de champion de France permettait à cette équipe du NRM, d’atteindre le sommet du volley français en Ligue AM. Martin Repak, lui, se voyait désigné meilleur passeur et meilleur joueur de Ligue B.
Retour aux sources et nouveau départ
Après une carrière bien remplie, Martin Repak, à 40 ans, a décidé d'y mettre un terme. « Avec ma femme, nous avions décidé en mars dernier, de terminer à Chaumont et revenir sur Nantes. Un choix que nous avions fait depuis déjà longtemps car nous nous y sentions bien. Cependant, j’avais prévu de revenir, mais sans jouer au volley. C’est Paul Cooper, l’entraîneur de Rezé, qui m’a téléphoné pour me demander si je ne voulais jouer en N2. »
Un renfort de choix pour l’ASBR, qui voit arriver un joueur d’expérience, et dont le talent est encore bien présent. « C’est sûr que d’avoir un joueur comme Martin dans l’équipe est un vrai plaisir, confie de son côté Paul Cooper. Et va apporter énormément aux jeunes joueurs de l’équipe. » Pour Shano, « c’est bien sûr un autre niveau. Et le rythme d’entraînement n’est pas le même. Mais je vais découvrir progressivement l’équipe et le championnat. Tout en me permettant de continuer à jouer sans arrêter d’un coup.
Une carrière de joueur professionnel qui s’achève. Et un nouveau métier qui s’annonce pour lui. « Depuis deux ans, je suis une formation en logistique. Pour l’instant, j’attends la rentrée pour trouver un poste. Sachant que ma femme vient de commencer dans un nouvel emploi hier (mardi). C’est donc moi qui gère les enfants avant que l’école ne reprenne. On essaie de faire les choses au fur et à mesure. » Nul doute que le passeur saura trouver ses marques.
Notre-Dame de Royan, une audacieuse aventure
La période à Royan et l'ascension des Pirates
En quatre saisons à peine, le club de volley de Royan Atlantique est passé de l’anonymat des divisions inférieures à la lumière du championnat professionnel. Porté par un président joueur passionné, David Guelle, une équipe soudée et une ferveur populaire grandissante, le projet des Pirates de Royan ne cesse d’étonner. « Le vrai projet pro a démarré en 2020, quand j’ai arrêté ma carrière à Athènes, au moment du Covid », raconte David Guelle. De retour à Royan, il reprend le club local qui jouait alors en 4e division.
Très vite, le projet prend forme. Il convainc quelques amis de le rejoindre… puis l’envie de gagner et de monter s’impose. Chaque année, le club gravit un échelon. En 2023, Les Pirates - c’est le nom qu’ils se sont donnés - accèdent enfin à la Ligue B, l’antichambre de l’élite. Nouveau nom, nouveau logo, nouvelle charte graphique : l’identité “pirate” fait mouche, autant dans la salle que sur les réseaux. Résultat : Royan décroche le prix du plus gros public de la ligue dès sa première saison pro.
Ironie du sort, la montée en Ligue B ne devait pas se faire si vite. « Deux clubs sont tombés, la Ligue cherchait à compléter. Moi, j’avais anticipé. On avait préparé un dossier solide avec un modèle économique original » explique David. Résultat : Royan intègre la division professionnelle un peu plus tôt que prévu. Une précipitation ? Peut-être. Après deux années euphoriques, la saison 2024-2025 fut bien plus difficile. Royan finit dernier du championnat.
Pourtant, pas de relégation : le nombre d’équipes dans la Ligue reste insuffisant pour un système classique de montées/descentes. Une chance dans le malheur. « L’objectif initial était le top 4. On n’a pas réussi, mais ça fait partie du jeu. Maintenant, on reconstruit. En coulisses, tout s’organise avec rigueur. La préparation d’avant saison débute dès le mois d’août, avec 7 à 10 semaines de travail intensif. « Deux voire trois entraînements par jour, cinq à six jours par semaine », détaille le président joueur.
Renforcement musculaire, spécifique, collectif : la routine des pros. Mais Royan, ce n’est pas que du sport. C’est aussi un spectacle familial qui attire un public large, souvent néophyte. Une réussite largement portée par l’incroyable mobilisation des 50 bénévoles du club, contre à peine 5 ou 6 il y a quelques années. Ce n’est pas juste un match, c’est un événement local.
Ce qui porte le projet ? Le lien avec le territoire. « Le sport, ici, c’est ce qui rassemble le plus. Le sport n’est pas clivant, il parle à tout le monde. Et nous, on donne aux gens une équipe à supporter, un sentiment d’appartenance. » Un sentiment partagé par le public, les bénévoles, les jeunes du club, et les nombreux curieux devenus fidèles. Et même lorsque les résultats déçoivent, les tribunes restent pleines.
Jouer devant du monde, c’est ce qui fait qu’on continue. Au-delà du terrain, Royan construit un modèle à part. « On est en train de monter une société avec des activités économiques annexes qui soutiendront le club. C’est notre force. Si on veut aller en Ligue A, il faudra élargir notre budget, mais surtout, être stables. » Car dans le volley français, beaucoup de projets échouent faute de moyens.
« On ne peut pas accéder au monde pro avec 600 000 € de budget. Il faut des bases solides. Malgré la saison difficile, le cap reste clair : atteindre la Ligue A dans les cinq prochaines années. Et pourquoi pas rêver d’Europe. La flamme est là, la passion intacte. Et Les Pirates ont embarqué tout un territoire dans leur sillage. « On tient vraiment un truc. Le sport ici, c’est un levier énorme. Alors, misons dessus. Continuons à rêver.
Prochaine étape : les grandes manœuvres pour la saison prochaine. Entraînements, recrutements, partenariats. Ici, son plus beau souvenir reste la demi-finale de 2024.
Saison 2024-2025 et perspectives d'avenir
Après un tiers du championnat, voilà les Maritimes plus que jamais dans la course, eux qui peuvent viser la première place, seule à même de fournir le billet d'accession à la Ligue A. La défaite (0-3) face à Grand Nancy à domicile a été vite digérée. Cette saison, tout semble réussir aux joueurs de Grégory Alleix.
Les statistiques sont là. Trois Royannais (Martin Lallemand, Cheik Diop et Julien Pasquier) figurent parmi les individualités les plus en vue depuis le début de la saison. Vainqueurs de Reims au début du mois, les Lorrains étaient exempts la semaine dernière. Ils seront plus frais que les Royannais.
« Nous commençons à connaître une certaine lassitude », confirme Julien Pasquier. Le week-end prochain, les joueurs de David Guelle seront exempts et donc au repos. « Cela va nous faire du bien de faire un petit break », se réjouit le libero royannais.
À Nancy, les Pirates s’attendent à souffrir. « Les Nancéiens sont ambitieux et disposent d’une équipe très physique, mais nous savons ce que nous avons à faire : gagner et espérer un faux pas de Martigues », souligne Pasquier, qui sera en fin de contrat en juin prochain. Si la situation comptable demeure la même, la rencontre à Martigues pourrait bien être une finale…
« Non. Toutes nos rencontres sont des finales », rectifie Julien Pasquier, qui pourrait bien prolonger son aventure en Pays royannais. « Car le club fait tout ce qu’il peut pour que nous ayons les meilleures conditions », apprécie-t-il.
Tableau des performances individuelles (basé sur la saison actuelle)
| Joueur | Points | Efficacité en attaque | Ace | Blocs |
|---|---|---|---|---|
| Martin Lallemand | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] |
| Cheik Diop | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] |
| Julien Pasquier | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] | [Donnée Indisponible] |
Ces données reflètent la contribution significative de Julien Pasquier et de ses coéquipiers aux succès de l'équipe.