Mary Patrux, une figure phare de beIN Sports, est sans aucun doute l'une des journalistes sportives les plus complètes du paysage audiovisuel français (PAF). Présente depuis les débuts de la chaîne en 2012, cette grande blonde élancée au visage toujours illuminé est aujourd'hui l'une des figures phares de la chaîne.
"C’était la première tête à l’image lors du lancement de beIN le 1er juin 2012, avec Darren Tulett", se souvient Florent Houzot, Directeur des programmes, des antennes et des rédactions de la chaîne qatarie. "Lorsque nous l’avons recrutée, elle avait déjà de l’expérience, elle était bien implantée dans le monde du sport, avec une culture omnisports riche. Très vite, avec l’achat de droits TV, Mary s’est retrouvée sur la NBA, le tennis, le handball, la natation."
Le football mis à part, Mary Patrux officie donc aujourd'hui comme meneuse de jeu omnisports de beIN Sports. En direct d'un événement ou en plateau à Boulogne-Billancourt, elle distille, informe, ventile, dirige, avec toujours cette gouaille joyeuse qui déteint sur son équipe.
« Avec les garçons de ‘NBA Extra’, on se vanne en permanence dès 9h, on cherche des blagues pour l’émission, nous confie-t-elle attablée dans le grand jardin jouxtant la Fondation Louis Vuitton. C’est une manière d’être. Je travaille avec sérieux et rigueur mais en restant toujours décontractée. Les gens en plateau doivent l’être aussi. Mon équipe s’y connait parfaitement dans ses domaines donc 'cool, on va s’amuser, on peut blaguer' ».
Les bons mots déclenchent souvent le fameux rire de Mary Patrux, reconnaissable entre 1000. "Parfois je ne le supporte plus et j’aimerais me dire 'tais-toi'", avoue-t-elle lorsqu’on lui demande de pointer ce qu’elle aimerait changer chez elle, à l’antenne.
Loin d’être blasée par quinze années de journalisme sportif, Mary Patrux s’éclate dans son travail. Qu’elle a failli ne jamais exercer. Très jeune, ses aptitudes techniques et physiques lui permettent d’avoir un niveau très correct en basket-ball.
"J’ai fait des détections à partir de l’âge de 8 ans avec des gens qui viennent te regarder jouer et te disent ‘cet été tu viens en stage avec nous à Temple-sur-Lot dans le sud’, une base où beaucoup d’équipes de fédérations se retrouvaient (aviron, kayak…). À 8-10 ans je faisais partie des meilleures de la zone Nord, la moitié de la France. Cela s’est répété les années suivantes avec les sélections départementales, régionales, puis nationales, à l’INSEP. Là, c’était hyper sérieux, on te fait faire des tests de ouf… À un moment donné, deux choix s’offrent à toi : tu vas au centre de formation ou tu restes au collège/lycée." Ses parents prennent la décision pour elle, ce sera l’école.
Même si son père était un ancien professionnel de basket, elle ne lui en veut pas de l’avoir cantonnée à un niveau équivalent Nationale 3 ou Nationale 2. "Je ne ressens aucune frustration car je n’aurais jamais vécu tout ce que j’ai vécu, nous explique-t-elle. Aller aux JO, voir en vrai une finale de grand chelem en tennis, c’est exceptionnel. J’adore le haut niveau, j’aurais aimé le vivre un ou deux ans pleinement peut-être. Mais si cela impliquait que je ne vive pas ce que je vis aujourd’hui, c’est non. Je préfère être là où je suis. Et puis je n’aurais pas rencontré mon mari !" Une petite pirouette conclue d’un… rire, évidemment. Un mari, qui est également le père de ses deux enfants, journaliste rugby rencontré à Eurosport, là où sa carrière commencera en 2004.
Toujours son sac de sport à portée de baskets, elle a gommé les doutes d’une possible carrière avortée grâce, notamment, à ses copines du club de basket de Franconville. Alors que la plupart d’entre elles optent pour le cursus de professeur de sport, elles poussent Mary Patrux vers les médias.
"Je ne voulais absolument pas être professeur d’EPS, tonne-t-elle. Mes copines disaient que j’étais toujours fourrée devant un match de foot ou une discipline des Jeux Olympiques, je devais donc faire journaliste. C’est rentré dans ma tête et n’est jamais reparti. Je me suis programmée pour essayer de réussir."
Au bout de ses efforts, la récompense : l’IPJ (Institut Pratique du Journalisme), à Paris, en 2002. Deux ans d’école à ne penser qu’au sport avec l'objectif journaliste en tête. Si elle compte dans sa promo un étudiant dont le nom a été associé à la ligue du LOL à partir de 2011, elle file sans trop de souci vers son destin : "Je n’ai jamais subi comme d’autres, mais certains ont eu des réflexions pas très agréables. Je réagissais aussitôt quand cela arrivait : ‘Qu’est-ce qui te prends ? Pourquoi tu parles comme ça, je ne comprends pas ?’ Et ça redescendait. Je pense que ça se passe aussi dans d’autres secteurs, pas uniquement dans le journalisme. La ligue du LOL nous a causé du tort. Pourquoi faire ça en fait ? Je crois aux talents des gens, qu’ils soient des hommes ou des femmes. J’ai toujours travaillé car j’étais journaliste, pas parce que j’étais une fille. Chacun a sa place dans le métier." Elle trouve la sienne en mars 2005 à Eurosport, donc, après y avoir effectué son stage de fin d’études en 2004.
Quinze ans plus tard, Mary Patrux a conservé cette faculté à se mettre les gens dans la poche. "Elle a de bons rapports avec tout le monde", confirme Charles Biétry, qui l’avait fait venir chez beIN Sports lorsqu’il était directeur délégué de la chaîne télévisée (juin 2012 à novembre 2014). L’ancien directeur des Sports de Canal + dans les années 90 l’avait déjà engagée en septembre 2009 lorsqu’il occupait le poste de Directeur Éditorial de L’Équipe TV. "Je ne la connaissais pas du tout avant de la prendre à L’Équipe, indique-t-il à GQ. Une simple vidéo m’a suffi, son image télé était excellente. Puis nous avons travaillé ensemble sur une émission hebdomadaire, je lui ai découvert des qualités que je n’avais pas vues, elle avait du fond. C’est pour cela qu’elle a rejoint l’aventure beIN avant même le début de diffusion de la chaîne. Son rôle a été capital, dans la construction de l’entité."
Pour Jacques Monclar, consultant basket-ball pour beIN Sports, c’est un savant dosage qui permet à Mary Patrux de réaliser une performance rare : réussir sans se faire d’ennemis. "Mary est un bon compromis entre bonne humeur et professionnalisme, assure le consultant à la voix la plus grave du sport français. Elle s’est glissée de manière admirable dans cette émission initiée par Charles Biétry au début de beIN Sports, ‘NBA EXTRA’ (diffusée tous les jours à 12h45, ndlr). Elle a beaucoup travaillé pour être à la page. Elle connaissait le basket, évidemment, mais la NBA, c’est autre chose que le basket français ou européen. Mary considère, à juste titre, que parler de sport est quelque chose de ludique. Son peps va parfaitement à cette émission sur l’actualité de la nuit. Elle fait super bien son travail, avec une image positive qui fait du bien aux gens qui sont en train de manger, un côté pétillant. Ma femme, Sophie Kamoun, est consultante natation pour beIN. Elle a été épatée par la manière qu’elle a eu de se fondre dans cette discipline qu’elle ne connaissait pas vraiment. C’est une multisports Mary." C’est avec la même rigueur matinée d’une certaine folie douce qu’elle squatte depuis 2016, pendant deux semaines, une grande maison à quelques mètres de Wimbledon pour faire vivre aux abonnés de beIN le plus prestigieux tournoi du grand chelem de tennis.
"Wimbledon, c’est une colocation avec une vingtaine de personnes, raconte Mary Patrux. On commence tôt, on finit tard. Nous ne sommes pas potes à la base, mais on fait en sorte que cela se passe bien. De toutes façons, tant que l’on fait le conduc’, tout va bien." Le "conduc’", c’est le conducteur, document qui décrit le déroulement d’une émission. Très à cheval sur son rôle de meneuse de jeu, Mary se laisse rarement faire. "Je déteste qu’on le fasse sans moi. Sur le tennis, cela arrive parfois. Frédéric Viard (journaliste tennis, ndlr) déteste d’ailleurs mes ‘petites réunions’. On rentre toujours tard des courts, ils me disent ‘on mange et on fait le conduc’ ensuite’. Puis des gens passent, ça devient festif. Là, je me dis ‘c’est pas bon.’ Je vais les chercher et on s’y met, sur le coin d’une table avec des bouts de papier. Je ne peux pas me coucher sinon !" Une exigence et une fermeté - "Je ne travaille pas sur le conducteur, mais j’ai entendu parler des messages qu’elle passe fermement, oui" confirme Jacques Monclar - qu’elle s’applique d’abord à elle-même. Parfois de manière exagérée, elle en convient. "Je manque un peu de confiance en moi. Il faut que j’arrête de vouloir tout maitriser : la régie, les questions à poser, le truc, le machin… J’ai tellement envie que ce soit de qualité..." Son patron, Florent Houzot, corrobore et se félicite lui de cette exigence quotidienne : "Elle travaille beaucoup, prépare beaucoup. Il n’y a pas de secrets pour réussir. Elle veut être au top. Elle agit comme un coach, elle anticipe, psychologiquement elle est prête, elle peut dérouler. Un animateur donne le ton, son plateau lui ressemble. Elle a le rôle de chef d’orchestre."
Chaque jour, à La Factory, les locaux de beIN Sports situés à Boulogne-Billancourt, juste au-dessus des bureaux du Paris Saint-Germain, elle motive les six chefs d’édition de "NBA Extra" (Florent Aubert, Peter Anderson, Matthias Duchez, Amadou Keita, Adio Lala, Florian Michel) avec qui elle cogite toute la matinée pour préparer la meilleure émission possible sur ce qu’il s’est passé pendant la nuit sur les parquets de la NBA. "Parfois, et c’est normal, ils leur arrivent d'avoir moins envie, indique Mary Patrux. Mais moi, il faut que j’ai toujours envie. Comment porter les gens sinon ? Je veux que l’on se soit donné tous les moyens pour faire un bon truc. Je hais le 'vite fait'. Il faut aller au bout : le titre, le liner, on réfléchit, on va chercher plus loin. Pas de trucs genre 'Ça passe pour les Warriors'. C’est un exercice fatiguant à la longue mais primordial. Je sais que mon exigence peut user les gens qui travaillent avec moi (ires) Mais tout le monde est tellement content quand c’est bien fait. Sans eux, rien ne serait possible." Rarement solitaire, la jeune femme aime évoluer en équipe. Si elle fait ce métier de journaliste/présentatrice, c’est précisément afin de retrouver les valeurs du collectif qu’elle avait tant appréciées lorsqu’elle pratiquait le basket-ball à haut niveau.
Catherine Steenkeste/PanoramicOutre le 🏀, le 🎾 et la 🏊, Mary Patrux couvre également le handball."En étant journaliste sportif, je garde le côté collectif et émotionnel du groupe, admet-elle. On avance ensemble. J’aime aussi mon métier car il me permet d’aller sur place. La télévision ne montre pas tout. Nous, présentateurs, devons retranscrire la réalité de la difficulté des sportifs pour atteindre le haut niveau. On a l’impression que c’est comme un film : on branche et ça roule. Mais il y a tellement de paramètres qui rentrent en jeu pour gagner. Le mental en tennis, programmer une équipe pour qu’elle soit en forme pour les ½ finales et la finale dans les sports collectifs… Je peux le voir et le transmettre uniquement car je suis sur le terrain, aux conférences de presse, en interviews avec les joueurs…" Le ton monte, sa diction s’emballe. Passionnée, Mary Patrux semble quasi habitée. Elle ne commente jamais en direct les rencontres de basket, de tennis, de handball ou les compétitions de natation ("Le journaliste le plus important, c’est le commentateur, c’est lui qui va te transmettre les émotions pendant le direct, que tu regardes. Il faut trouver le mot juste au moment donné, parler fort, doucement… C’est un tel travail…"), mais elle parvient à transmettre en plateau une énergie communicative qui embarque même les moins enthousiastes.
Marie Portolano, aujourd’hui présentatrice de "Canal Sport Club" sur Canal +, confirme : "Elle hurle devant la télé lors de toutes compétitions ! Mary est la plus passionnée de toutes les journalistes que je connaisse." Depuis leur duo composé en 2013 pour l’émission "Le Grand Stade" (une émission sur le football (Ligue 1, Série A, Liga…), ndlr), Marie adore Mary. "Ce fut une vraie rencontre avec Mary, personnelle et professionnelle, nous confie-t-elle. J’avais 25 ans, je commençais dans le métier, je la regardais avec admiration. Elle a un leadership naturel, c’est une vraie chef d’entreprise, elle sait ce qu’elle veut et elle y arrive sans se prendre la tête. Je la regardais bosser, comme si je prenais des notes, elle m’a beaucoup inspirée." Flatteuse. Mais sincère. Lors de ses débuts à Canal + en 2014, Marie Portolano raconte même qu’elle se mettait dans la peau de Mary Patrux lorsqu’elle avait des doutes, imaginant ce que cette dernière aurait fait dans telles ou telles situations délicates. Qu’elle semble loin la jeune joueuse de basket-ball que l’on surnommait Nellie Oleso...
Il y a pas mal de bonnes raisons d'avoir peur de s'asseoir dans une cabine de commentateur, pour raconter en direct, devant des centaines de milliers de téléspectateurs, le match d'une équipe de France de basket. La crainte de ne pas être à la hauteur, l'appréhension du regard de ses pairs, le besoin de se sentir légitime auprès des fans de basket... Suffisamment en tout cas pour mettre la question du genre au second plan.
« Il y a plein de femmes qui commentent : Anne Boyer fait du patinage (sur Eurosport), Anne-Sophie Bernadi fait du biathlon (sur la chaîne L'Équipe), Laurie Delhostal a fait du handball il y a déjà des années (sur beIN Sports)... C'est quelque chose qui s'installe dans la durée. C'est important de rappeler que ce n'est pas neuf », pose Mary Patrux, commentatrice de beIN Sports durant l'Euro féminin de basket, organisé en Slovénie et en Israël jusqu'au 25 juin.
Visage de la chaîne franco-qatarienne depuis son lancement, à l'été 2012, la présentatrice découvre pourtant seulement le poste de commentatrice, à 44 ans, près de vingt ans après ses débuts à la télévision, sur Eurosport (en 2005).
« Je préfère parler des gens sympathiques plutôt que de donner de l'importance à ceux qui nous insultent »La journaliste ne se sent pas particulièrement l'âme d'une pionnière. Mais elle a tout de même pris la peine d'envoyer un message à Inès Lagdiri-Nastasi, qui a commenté la finale de Roland-Garros entre Iga Swiatek et Karolina Muchova samedi dernier. Une première sur France Télévisions. « Je lui ai dit que je m'étais régalée en l'écoutant commenter la finale », confie Mary Patrux. Son geste relevait pourtant plus d'une attention confraternelle que de la solidarité féminine : « Je l'ai fait parce que ça me ferait plaisir qu'on le fasse pour moi. »
Il y a deux ans, Mary Patrux avait témoigné dans un documentaire dévoilant les comportements sexistes auxquels sont confrontées les journalistes sportives (Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste !, de Marie Portolano et Guillaume Priou, diffusé sur Canal+). À son arrivée sur beIN Sports, la journaliste a en effet reçu de nombreux messages misogynes. « Au début, ça m'a minée. Mais aujourd'hui, ça m'arrive vraiment très peu. Je préfère parler des gens sympathiques plutôt que de donner de l'importance à ceux qui nous insultent. » Recrutée par le tournoi de Roland-Garros pour les interviews d'après-match sur le court, la journaliste a d'ailleurs constaté que les chasseurs de selfies de la Porte d'Auteuil étaient aussi souvent des fans de NBA Extra.
« Ce que j'aime chez les commentateurs très expérimentés, c'est leur capacité à trouver les bons mots au bon moment »Malgré son expérience, la journaliste a cependant considéré longtemps que les commentateurs appartenaient à une caste où elle n'avait pas sa place. « J'ai beaucoup d'admiration pour eux. Pour moi, ce sont comme des dieux. » Dans son panthéon du micro, on trouve beaucoup de journalistes passés par Eurosport comme Frédéric Verdier, Frédéric Viard ou Alexandre Pasteur. « Ce que j'aime chez les commentateurs très expérimentés, c'est leur capacité à trouver les bons mots au bon moment. »
Pour sa première au commentaire sur beIN Sports, le match de qualification pour l'Euro féminin Finlande-France (46-82), le 12 février dernier, Mary Patrux recevait régulièrement des textos d'un autre commentateur d'Eurosport : Olivier Canton, son mari. « Tu parles trop », « c'est très bien », « arrête avec tes" euh" ». « C'est mon coach personnel », plaisante la journaliste. En dépit de son expérience de présentatrice de grands événements (Euro de foot, Wimbledon, Championnat du monde de handball...), Mary Patrux avoue qu'elle a été tirée du lit par un stress de bachelière, le matin de l'ouverture de l'Euro de basket : « Je me suis réveillée à 5 heures du matin. » Il y a quelques années, la journaliste aurait peut-être passé son tour plutôt que de s'exposer au vertige de commenter un match de l'équipe de France en direct. Mais l'expérience d'une maladie grave lui a permis de ramener la trouille professionnelle à sa juste place dans l'échelle de la peur. « On ne voit plus les choses de la même manière quand on passe par là. »
« Je me suis retrouvée en plateau, au bord du parquet, à me dire : c'est peut-être la dernière fois que tu fais çaEn janvier 2020, la journaliste avait quitté le Championnat d'Europe masculin de hand avant la fin du tournoi, dans la foulée d'un diagnostic lui annonçant un cancer du sein. « Quand j'ai appris les résultats, je devais faire un plateau, mais c'était impossible d'y aller. » Avant d'être opérée, Mary Patrux a tout de même tenu à revenir à l'antenne pour présenter le match NBA du 24 janvier 2020, à l'Accor Arena à Paris (Milwaukee-Charlotte). « Je voulais le faire parce que je me disais que ça allait peut-être s'arrêter là. Je me suis retrouvée en plateau, au bord du parquet, à me dire : c'est peut-être la dernière fois que tu fais ça. »La joie d'assister, ce mois de juin, à une campagne tricolore n'empêche pas le stress. Mais cette nouvelle expérience au commentaire à un goût de « deuxième vie ».
« Parfois, on réfléchit trop, il faut saisir les opportunités. Je me dis : fais-le, tu verras. Ce n'est pas grave. Le choc de la maladie m'a permis de me retourner sur tout ce que j'avais réalisé. Je me suis dit : ça s'arrête peut-être, mais tu as quand même fait deux trois trucs... T'en auras quand même bien profité. »Jusqu'ici, son métier de présentatrice lui a permis de voir les handballeurs tricolores gagner le Mondial au Qatar, en 2015, et les handballeuses sacrées mondialement en 2017, en Allemagne, puis à l'Euro, en France en 2018. « Voir une équipe de France gagner dans un pays étranger, c'est fantastique », avance celle qui commente les matches des Bleues entraînées par Jean-Aimé Toupane.
Mary Patrux, journaliste pour la chaîne beIN Sports et visage du basket, du tennis et du handball sur la chaîne cryptée, s'est longuement confiée sur la récidive d'un cancer du sein, qu'elle combat. « Il y a des choses qu'on aimerait garder pour soi. Mais aujourd'hui j'ai envie de partager. » Dans un post Instagram partagé ce samedi après-midi, Mary Patrux a dévoilé combattre la récidive d'un cancer du sein. La journaliste et présentatrice de beIN Sports, spécialiste entre autres du basket, du tennis et du handball sur la chaîne cryptée et toujours en poste malgré la maladie, s'est confiée à travers un long message.
« Il y a trois semaines, j'ai terminé 16 chimios. Mon cancer du sein a récidivé. Je l'ai appris juste avant de partir à Wimbledon (en juin). Il est resté local. Mais cette fois, la chimio était obligatoire. Pour en finir une bonne fois pour toutes. » Mary Patrux a remercié Charles Biétry « pour (ses) messages alors que lui aussi se bat », et Florent Houzot, le directeur de la rédaction et des programmes de beIN Sports, « pour ce "tu fais comme tu veux, je serai là " ». Elle a aussi tenu à saluer les bienfaits d'un casque réfrigérant qui lui a permis de conserver ses cheveux.
« Travailler, c'est mon kif. Et je vais très vite retrouver ma routine »« Merci aux copines et aux copains du handball. J'étais si heureuse d'être à vos côtés pendant les compétitions de décembre (Mondial féminin) et janvier (Euro masculin). Travailler, c'est mon kif. Et je vais très vite retrouver ma routine. Les soins ne sont pas terminés, je continue à me soigner sereinement. [...] Mon expérience est la mienne. Je sais que pour beaucoup d'autres femmes, le chemin est plus dur parfois. Je pense profondément à vous. Si certaines ont des questions, je serai ravie d'aider. Vraiment », a-t-elle écrit.

Mary Patrux, au micro de beIN Sports. Mary Patrux, au micro de beIN Sports. « Il y a des choses qu’on aimerait garder pour soi. Mais aujourd’hui j’ai envie de partager. » C’est par ces mots postés sur Instagram, samedi 21 février, que Mary Patrux a dévoilé son combat : la récidive d’un cancer du sein. « Il y a trois semaines, j’ai terminé 16 chimios. Mon cancer du sein a récidivé. Je l’ai appris juste avant de partir à Wimbledon (en juin). Il est resté local. Mais cette fois, la chimio était obligatoire. « Travailler, c’est mon kiff. Et je vais très vite retrouver ma routine. Les soins ne sont pas terminés.
« Mon expérience est la mienne. Je sais que pour beaucoup d’autres femmes, le chemin est plus dur parfois.
FAST TALK EPISODE 4 MARY PATRUX (Part.1)

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