Le rugby féminin est un sport en pleine expansion, mais il reste encore des défis à relever pour assurer la sécurité et le bien-être des joueuses. Cet article explore l'anatomie d'une joueuse de rugby, les défis auxquels elle est confrontée, les épreuves qu'elle traverse, et l'importance des équipements de protection pour garantir sa sécurité sur le terrain.

Le rugby féminin : un sport en évolution
Depuis quelques temps, il y a vraiment une évolution constante et rapide du rugby féminin. Le développement du rugby féminin nécessite également d’inciter les petites filles à jouer au rugby.
Le problème, c’est que les structures ne sont pas encore adaptées. Aujourd’hui, les clubs n’ont pas forcément tout anticipé. On reste sur des schémas où ce sont des hommes qui s’occupent du rugby féminin parce que nous n’avons pas assez de femmes en capacité de le diriger.
Attention, je ne dis pas qu’il ne faut que des femmes pour diriger le rugby féminin, je dis simplement que ce sont des hommes qui s’investissent dans son développement. En rugby, pour moi, il n’y a pas de genre. Ceci étant, une femme ne perçoit pas forcément les choses comme un homme, ne les analyse pas forcément de la même façon.
Automatiquement, l’investissement de l’un ou de l’autre sera imprégné de choses différentes. C’est pour ça aussi que Bernard Laporte m’a confié le volet féminisation de nos instances. On doit faire en sorte que les femmes s’investissent afin de continuer à faire évoluer, non seulement le rugby féminin, mais aussi le rugby en général.
Bernard Laporte, le président de la FFR, s’est donné pour objectif d’atteindre le chiffre de 50 000 licenciées d’ici 2024, c’est-à-dire, de multiplier par deux le nombre actuel de pratiquantes. Oui. C’est un challenge que je dois relever, mais ça me va bien parce que je suis convaincue que l’on va réussir.
Nous avons fait nos évaluations de licences au mois d’octobre et il s’avère que, chez les filles, la Covid ne nous a pas fait perdre de licenciées. Nous sommes en progression et il y a de plus en plus de jeunes filles dans les écoles de rugby. Les résultats de nos équipes de France participent peut-être à cet engouement avec, par exemple, la récente tournée d’automne du XV.
Nous avons rencontré des nations prestigieuses et nous avons fait carton plein dans des stades archi remplis avec une ambiance extraordinaire. Et il y a de belles perspectives pour la suite. Nous allons, notamment, avoir un tournoi des VI Nations très relevé et une Coupe du monde.
Sur cette saison, 2021-2022, nous avons un potentiel de visibilité médiatique important, d’autant plus important d’ailleurs que pour le tournoi, filles et garçons auront une fenêtre différenciée : les garçons vont jouer en février/mars et nous, en mars/avril. Nous aurons la télévision avec des clubs investis et des supporters investis au même titre que les garçons.
Ce n’est plus vrai maintenant. Les filles sont casse-cous et elles osent, comme les garçons. De plus, les jeunes générations de parents ne sont plus marquées par le : « Tu ne peux pas faire ça parce que tu es une fille ».
Pourtant, il arrive fréquemment que l’on entende formuler des réticences à l’idée de laisser les filles pratiquer un sport jugé brutal, un sport qui les « déféminiserait ». Oui, mais le problème c’est que les gens comparent le rugby qu’ils voient à la télé, c’est-à-dire les rencontres de Top14 ou les matches internationaux, à ce que pourrait faire un petit garçon ou une petite fille à l’école de rugby, mais il faut arrêter avec ça.
Il faut aussi arrêter de dire que le rugby est un sport violent. Non. Nous, nous avons mis en place de vraies valeurs, une vraie communication, de vrais échanges en ce qui concerne notre sport et sa pratique.
Ces aspirantes rugbywomen, vous avez dit vouloir faire en sorte que chacune d’entre elles, si elle le souhaite, ait la possibilité de devenir internationale. Concrètement, ça implique quoi ? C’est déjà mis en place depuis 2-3 ans. Au sortir de l’école de rugby, les filles peuvent jouer dans un club - ou dans un département parce qu’il n’y en a pas assez -, et, de là on va procéder, régulièrement, à des détections.
On les laisse dans un cadre familial pour leurs études mais, au fur-et-à-mesure de l’évolution de leur parcours sportif, on adapte. Elles ont la possibilité de rentrer dans des académies qui, depuis trois ans, sont mixtes. C’est une pré-filière de sélection. Ensuite, il y a l’entrée dans des clubs comme Toulouse, Bordeaux (…), le pôle de développement jeune et puis l’équipe de France.
Je suis issue d’une famille sportive. Très jeune, j’ai fait beaucoup de sport, du cross, de l’athlétisme… avant de basculer sur le hand après qu’une prof m’ait orientée sur la discipline. J’ai fait une très belle carrière handballistique et, par la suite, j’ai été dirigeante d’un club sur Pauillac durant de nombreuses années.
À un moment, on m’a fait comprendre que l’on avait besoin de mettre d’autres dirigeants et je me suis écartée. J’ai alors pris un peu de temps libre pour moi. Là où j’habitais, il y avait une forêt. J’y allais pour courir et il y avait aussi un stade de rugby. Pas mal de copines du hand pratiquaient. Elles m’ont tannée, c’est vraiment le mot, pour que je vienne jouer, mais j’avais dit « non » jusqu’au jour où elles ont fait un dégagement et j’ai touché un ballon.
Après le succès dans le hand, vous rencontrez le succès dans le rugby. Vous êtes championne de France avec la Teste en 1997 et l’équipe de France va vous faire de l’œil. Je suis prise en sélection pour jouer un match du tournoi et, lors du dernier entraînement, une copine me plaque sur le côté. Je me fais une très vilaine entorse du genou et je n’y suis malheureusement pas allée.
Dès que j’ai annoncé que j’allais jouer au rugby, ma famille et mes amis m’ont dit que j’étais folle mais, comme ils me connaissaient, ils savaient que tout ce qu’ils pourraient dire ne changerait rien. On me demandait pourquoi ce sport et pas un autre, je répondais que ça aurait pu être une autre discipline mais que c’était celle-là et que j’avais envie de la découvrir.
Certains évoquaient un sport brutal, alors je leur expliquais que le hand, au niveau où je l’avais pratiqué, était un sport violent. Ça, on n’en parlait pas, mais il faut aussi savoir le dire. Le hand est un sport très dur et, pour ma part, j’ai plus souvent été blessée au hand qu’au rugby.
Il faut tout relativiser. Reste cette image que renvoie le rugby, ça fait peur et les gens l’assimilent toujours au masculin, mais non. Quand on va voir du rugby féminin, à quelque niveau que ce soit, c’est juste joli. C’est un sport de contacts donc, obligatoirement, il y a des chocs mais on ne se crêpe pas le chignon, on ne se plaque pas dangereusement, on est appliquées, on fait les choses bien.
Nous, au départ, on s’est lancées parce qu’on était des casse-cous, que l’on nous l’interdisait et que l’on s’est dit que, pour cette raison, on allait le faire. Nous étions une bande de copines, on avait envie de montrer de quoi on était capables et de se faire plaisir. Ça a évolué parce que nous étions motivées.
C’est d’abord la Coupe du monde de 2007 qui nous a fait basculer. Après cela, nous avons eu une augmentation de 40 % des licenciées. Qu’est-ce qu’il faut pour que cet engouement perdure ? Au sein de la fédération, il y a la CREF - Commission rugby Élite féminin - une commission qui gère l’évolution de l’élite et des équipes de France et nous avançons sur des projets ensemble.
Nous avons également mis en place un cahier des charges pour permettre à des clubs en retard par rapport à d’autres de se construire afin d’avoir une homogénéité. Le rugby féminin est aussi pratiqué, dans son immense majorité, par des amateurs, c’est-à-dire des femmes qui doivent jongler entre activités pro et sport de haut niveau ?
Il faut la faire évoluer doucement car tout cela demande des moyens considérables. Une joueuse pro à 100 % est prise en charge à 100 % par la fédé, ce qui représente quand même un budget mais ça évolue. Il faut néanmoins savoir que les besoins des filles ne sont pas ceux des garçons. Aujourd’hui, une fille ne sacrifiera pas sa carrière pro uniquement pour le rugby.
Elle veut faire du rugby mais sa carrière pro compte, il y a aussi le besoin d’être maman. Pour finir, vous qui êtes membre du Conseil World Rugby depuis 2018, diriez vous que la France est en avance ou en retard par rapport à cette question de la féminisation du rugby ? Je suis pour m’intéresser à ce que font les autres mais pas forcement pour les copier.
Agathe Gérin : une joueuse de rugby face aux défis
À 30 ans, Agathe Gérin dispute sa deuxième Coupe du monde avec le XV de France en tant que talonneuse. Le sourire dans la voix, la limougeaude d'origine revient sur sa blessure au genou qui a failli compromettre sa participation, sa course contre la montre pour revenir, et la conciliation entre sa carrière et sa vie familiale.
“La vie nous réserve parfois des défis beaucoup plus grands que tout ce que nous avions pu imaginer,” a partagé Agathe Gérin sur son compte Instagram, le 20 août. La perte d’un de ses jumeaux et la naissance prématurée de son fils, hospitalisé, sont autant d’épreuves personnelles qu’elle vit en même temps que sa carrière sportive.

Attachée à partager son expérience sur les réseaux sociaux, elle veut montrer qu’une athlète est une femme forte de ses joies et de ses contraintes. Elle insiste sur l’importance d’oser se lancer dans le sport, de prendre du plaisir avant la performance, et contribue à faire évoluer le regard sur le rugby féminin et sur les athlètes qui le pratiquent.
Femme Actuelle : Comment allez-vous ?
Agathe Gérin : Ça va. Les dernières semaines ont été chargées émotionnellement, aussi bien en positif qu’en négatif. Je suis pleinement dans la compétition, assez concentrée sur les échéances sportives et puis voilà, on avance !
Comment se passe cette Coupe du monde ?
C'est une vraie fierté de représenter la France pour une Coupe du monde. C'est ma deuxième Coupe du monde, ça a toujours autant de saveur que la première fois. L’idée, c'est d'aborder les matchs les uns après les autres, et d'aller le plus loin possible comme ça.
Pouvez-vous nous raconter comment votre blessure, une fissure du ménisque, a failli mettre en péril votre qualification pour le XV de France ?
C’était une blessure très soudaine. Je me suis fissuré le ménisque en jouant avec Bordeaux contre le Stade Toulousain, le petit derby de la Garonne, juste avant le Tournoi des Six Nations. Sur un plaquage, j’ai senti un gros craquement dans mon genou.
J’ai malgré tout continué le match. Ma jambe était gonflée, inutilisable, et je suis partie aux Six Nations en sachant que j’étais blessée. J’avais déjà consulté le chirurgien et nous avions décidé d’opérer après la Coupe du monde, compte tenu du calendrier et des échéances importantes de la saison.
On a vite compris que mon genou ne tiendrait pas jusqu’à l’opération prévue. Il a donc fallu que je sois opérée plus tôt. Ce n’était pas une urgence médicale, mais une urgence par rapport à ma course contre la montre pour pouvoir jouer la Coupe du monde.
Ressentiez-vous de la pression à ce moment-là ?
Oui, j’en ressentais beaucoup. Je me disais : “J’espère que mon genou tiendra pour aller jusqu’à la Coupe du monde tout en restant performante”, car l’objectif n’était pas seulement d’y être, mais d’y être à mon meilleur niveau. J’avais cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, en me disant que, peut-être, dans les dernières semaines, voire même pendant la Coupe du monde, ça ne suffirait plus. Et ça, je ne le maîtrisais pas.
À partir du moment où il a fallu que je sois opérée, je suis passée en mode : “Bon, il n’y a pas le choix. On se fait opérer, on passe en rééducation et on espère que tout se passe bien.” Et j’ai eu de la chance : c’est exactement ce qui s’est produit.
Récemment, vous avez subi une blessure, ce type d'épreuves ont-elles changé votre manière de voir votre parcours sportif et vos objectifs ?
Aujourd’hui, j’ai vraiment la détermination de continuer le rugby tant que mon corps me le permet. Mon genou a été plutôt clément avec moi, j’ai pu revenir comme je le souhaitais et dans les délais que je m’étais fixés. Ce n’est donc pas pour tout de suite. Mais ce sont des réflexions qu’on mène, et qui remettent aussi le rugby en perspective quand on est très concentré sur son sport.
Bien sûr, il n’y a pas que la blessure, il y a aussi l’âge. J’ai 30 ans, je ne suis pas encore “finie”, mais quand on est sportif, on sait qu’on s’approche doucement de la fin. Certaines choses se remettent alors en perspective : on se demande quand il faut arrêter, si on pourra choisir ce moment ou non. On se dit presque que si ça s’arrête, ou si on n’atteint pas nos objectifs, tout s’arrête. Je pense que c’est en partie vrai, mais finalement il y a aussi de belles choses qui nous attendent après.
Vous partagez de plus en plus votre quotidien, vos joies comme vos épreuves, sur les réseaux sociaux. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
Avant la naissance de ma fille, je ne partageais pas forcément ma vie personnelle sur les réseaux sociaux. Même si ce n’est pas moi qui ai porté ma fille, j’étais extrêmement fière de continuer le haut niveau avec toutes ses contraintes, tout en construisant ma vie familiale.
Nous, les joueuses, sommes très focalisées sur la performance, moi comme les autres. Et en vieillissant, je me suis dit qu’au fond, le grand public ne connaît pas vraiment notre quotidien. La réalité d’une joueuse de l’équipe de France salariée, ce qu’elle vit toute l’année, n’est visible que des gens du milieu, des clubs.
Il y a pourtant tellement de choses à raconter : les joies comme les difficultés. Partager ces aspects, c’est aussi montrer que nous sommes des femmes normales, avec des vies normales. Et en même temps, c’est une façon de rappeler que les choses ont beaucoup évolué, mais qu’elles peuvent encore progresser pour que les conditions soient optimales et que nous puissions performer.
La médiatisation des compétitions sportives féminines, notamment en rugby, progresse. Comment pensez-vous contribuer à cela ?
C’est sûr qu’on est au début d’une vraie médiatisation. Je suis loin d’être la plus douée de mes coéquipières sur ces supports, mais c’est vrai que partager un peu notre quotidien, que ce soit avec l’équipe, à l’entraînement, ou dans nos moments de vie personnelle, permet de montrer que nous ne sommes pas que des athlètes.
Cela nous rapproche de notre public et peut-être que ça attire aussi de nouvelles personnes vers notre sport. Ce n’est pas l’objectif premier, mais si ça y contribue, c’est forcément un petit plus.
Vous êtes ergothérapeuthe de profession. Comment combinez-vous vos différents métiers ?
Depuis mon retour à Bordeaux, en 2021-2022, j’ai arrêté cette activité car je suis salariée de la Fédération Française de Rugby. Ce n’est pas un temps plein mais un trois-quarts temps. Cela reste toutefois très compliqué de cumuler avec un autre emploi, car nous avons une double casquette : nous sommes professionnelles au sein de la Fédération et nous partons deux à trois fois par an pour de longues compétitions de six semaines, auxquelles s’ajoutent les stages de préparation.
En parallèle, quand nous revenons dans nos clubs, nous avons vraiment un statut amateur. Cela rend très difficile de trouver un emploi, surtout dans le domaine de la santé, à seulement 25 % annualisés, qui permette de se libérer à la fois sur les créneaux du midi et sur de longues périodes de compétition. C’est pour cela que je ne l’exerce plus en ce moment. Mais c’est un domaine vers lequel je compte revenir, puisque mon contrat fédéral s’arrête à la fin de la Coupe du monde.
Que signifie pour vous "vivre du rugby" ?
C’est vrai qu’au niveau salarial, on est sur un trois-quarts temps, mais qui nous permet tout de même d’en vivre. Cela reste malgré tout une question de choix : une carrière sportive est courte, et ensuite on retourne vers nos formations initiales. Faire partie de la Fédération et participer à une Coupe du monde, c’est un rêve, surtout deux fois !
J’ai commencé le rugby à l’âge de 4 ans. Je jouais dans le jardin avec mon grand frère et on chantait la Marseillaise… Aujourd’hui, cela fait plus de dix ans que je suis en équipe de France. On a parfois tendance à oublier la magie du début. Je n’ai pas oublié à quel point c’est extraordinaire, mais les émotions ne sont plus forcément les mêmes qu’au premier jour. C’est une vie un peu particulière, mais c’est aussi incroyable de pouvoir vivre de sa passion, de représenter la France et d’en faire son métier.
Quel message souhaiteriez-vous adresser aux jeunes joueuses qui rêvent d’une carrière sportive, notamment en ce qui concerne la manière d’affronter les épreuves physiques ou personnelles ?
Je voudrais dire qu’il faut d’abord oser se lancer. Quand une idée de faire du sport nous traverse l’esprit, on peut hésiter, parce qu’on ne sait pas trop où ça va nous mener. C’est normal : c’est un peu l’inconnu. Mais le sport est, selon moi, un formidable vecteur de réussite, notamment sur le plan social. On peut vraiment s’épanouir en pratiquant une activité sportive.
Il y a les sports individuels, mais aussi les sports collectifs, qui apportent tout un aspect de vie en communauté et d’apprentissage des règles du groupe. C’est extrêmement utile dans la vie de tous les jours, même si on ne vise pas la performance au départ. L’essentiel, c’est d’y prendre du plaisir. C’est d’ailleurs pour cela qu’on dit qu’on “joue” au rugby, au foot ou au tennis : le sport reste avant tout un jeu.
Le but, c’est donc de s’amuser et de se faire plaisir. Ensuite, petit à petit, la notion de performance arrive, et on se prend au jeu : on a envie d’en faire plus, de progresser, et parfois on entre dans la compétition.
Qu’aimeriez-vous transmettre à travers cette Coupe du monde ?
À travers cette Coupe du monde, notre objectif est de transmettre notre amour du jeu. Cette édition est incroyable à tous les niveaux : c’est la plus médiatisée, la plus suivie, avec des stades remplis dès les phases de poules, ce qui n’était encore jamais arrivé dans l’histoire de la Coupe du monde féminine.
Je crois pouvoir parler au nom de toutes les joueuses : nous voulons envoyer un message fort. Les femmes sont des athlètes à part entière. Elles peuvent réaliser de grandes choses, être puissantes ou plus fragiles, mais toujours compétentes et passionnées. Nous voulons avant tout partager le plaisir que nous avons à jouer, montrer notre savoir-faire, et inviter encore plus de monde à s’intéresser et à soutenir le sport féminin.
La protection au rugby féminin : un élément crucial
Le rugby est un sport intense et physique qui nécessite une protection adéquate, que ce soit pour les hommes ou les femmes. Les femmes pratiquant le rugby sont exposées aux mêmes risques de blessures que les hommes, voire à certains risques spécifiques liés à leur physiologie.
En plus des équipements de protection individuels, la sécurité au rugby féminin passe également par le respect des règles du jeu et par une préparation physique adéquate. En conclusion, la protection au rugby féminin est un élément crucial pour garantir la sécurité et le bien-être des joueuses.
Il est fortement recommandé aux joueuses de rugby féminin de porter des équipements de protection essentiels pour assurer leur sécurité sur le terrain. Parmi les équipements recommandés figurent les protège-dents pour protéger les dents et la mâchoire, les casques pour réduire les risques de traumatismes crâniens, les épaulettes et protège-épaules pour amortir les chocs au niveau des épaules, ainsi que des protège-poitrine et shorts rembourrés pour offrir une protection supplémentaire lors des contacts physiques.
Bien que les risques de blessures soient similaires, les besoins en termes de protection peuvent varier en fonction des différences physiologiques entre les deux sexes. Les équipements de protection spécifiquement conçus pour les femmes, tels que les protège-poitrine adaptés à l’anatomie féminine, sont essentiels pour assurer une protection optimale tout en garantissant confort et liberté de mouvement sur le terrain.
Lorsqu’il s’agit de choisir la bonne taille d’un casque de rugby pour une femme, il est essentiel de prendre en compte plusieurs facteurs pour garantir un ajustement optimal et une protection efficace. Tout d’abord, il est recommandé de mesurer la circonférence de la tête de la joueuse à l’aide d’un mètre ruban pour déterminer la taille exacte du casque nécessaire.
Il est également important de s’assurer que le casque épouse parfaitement la forme de la tête sans être ni trop serré ni trop lâche, afin d’assurer un bon maintien et une protection adéquate lors des impacts. En général, l’utilisation des protège-poitrine n’est pas obligatoire selon les règles officielles du rugby féminin. Cependant, il est fortement recommandé aux joueuses de porter un protège-poitrine pour se protéger des chocs et réduire le risque de blessures au niveau de la poitrine lors des contacts physiques intenses propres à ce sport.
De nos jours, plusieurs marques renommées proposent des équipements de protection spécialement conçus pour les femmes pratiquant le rugby. Parmi ces marques figurent notamment Gilbert, Canterbury, Optimum et KooGa. Ces fabricants offrent une gamme variée de protections telles que des protège-dents, des casques, des épaulettes et d’autres équipements adaptés à la morphologie et aux besoins spécifiques des joueuses de rugby féminin.
Les shorts rembourrés offrent plusieurs avantages essentiels pour la protection des joueuses de rugby féminin. Tout d’abord, ils sont spécialement conçus pour absorber les chocs et réduire les impacts lors des contacts physiques pendant le jeu, ce qui contribue à prévenir les blessures au niveau des hanches, des cuisses et du coccyx.
De plus, ces shorts rembourrés offrent un confort supplémentaire aux joueuses en leur permettant de se sentir plus en sécurité et confiantes sur le terrain, ce qui peut améliorer leur performance globale. Pour ce faire, il est recommandé de suivre les instructions spécifiques fournies par le fabricant pour chaque équipement.
En général, il est conseillé d’aérer les protections après chaque utilisation, de les nettoyer à la main avec de l’eau tiède et un savon doux, puis de les laisser sécher à l’air libre. Il est également important de vérifier régulièrement l’état des équipements pour détecter toute usure ou dommage éventuel et procéder aux réparations nécessaires.
Tableau des équipements de protection recommandés pour les joueuses de rugby féminin
| Équipement | Objectif | Marques recommandées |
|---|---|---|
| Protège-dents | Protéger les dents et la mâchoire | Gilbert, Canterbury, Optimum, KooGa |
| Casque | Réduire les risques de traumatismes crâniens | Gilbert, Canterbury, Optimum, KooGa |
| Épaulettes et protège-épaules | Amortir les chocs au niveau des épaules | Gilbert, Canterbury, Optimum, KooGa |
| Protège-poitrine | Protéger la poitrine lors des contacts physiques | Gilbert, Canterbury, Optimum, KooGa |
| Shorts rembourrés | Absorber les chocs et réduire les impacts au niveau des hanches, des cuisses et du coccyx | Gilbert, Canterbury, Optimum, KooGa |