Le volleyball, ce sport dynamique et passionnant, captive des millions de joueurs et de spectateurs autour du globe. Originaire des États-Unis, le volleyball a été inventé en 1895 par William G. Morgan, un directeur de YMCA à Holyoke, Massachusetts.
Le volley-ball est le cinquième sport le plus pratiqué dans le monde et il compte en France plus de 130 000 licenciés. Il se joue par équipes de 6, 4 ou 2 joueurs, séparées par un filet. Il se pratique en intérieur ou en extérieur, et dans ce dernier cas, souvent sur sable - mais aussi dans l'eau... ou sur neige !
Les bienfaits du volleyball sont multiples. Sur le plan physique, il améliore la coordination, la flexibilité et le tonus musculaire, tout en boostant l'endurance cardiovasculaire. C'est également un excellent moyen de brûler des calories et de renforcer le corps, impliquant un large éventail de mouvements dynamiques.
Pour ceux qui cherchent à s'impliquer, le volleyball offre une communauté inclusive et supportrice, avec des opportunités abondantes pour apprendre, jouer et compétitionner, rendant ce sport accessible à tous, indépendamment de l'âge ou de la compétence.
Dans les années 60, le volley-ball est un sport indissociable de la confection textile au Japon. L’industrie textile a en effet développé la pratique de ce sport chez ses ouvrier.e.s et employé.e.s, majoritairement des femmes.
The Witches of the Orient / Les Sorcières de l'Orient (2021) - Trailer (English subs)
Figures Emblématiques du Volleyball
Parmi les figures emblématiques du volleyball, Karch Kiraly est sans doute l'une des plus célèbres. Connu pour ses performances exceptionnelles tant en salle qu'en beach volleyball, Kiraly a remporté de nombreux titres olympiques et mondiaux, faisant de lui une légende incontestée du sport.
Incontournable. Charismatique. Prodigieuse. La joueuse italienne de Volley, Paola Egonu, nous fait tourner la tête... Portrait d'une grande tige qui aime faire voler les ballons comme les préjugés. Elle claque, Paola Egonu ! Sur les terrains de volleyball, ses smashes frôlent les 100 km/h. Dans la vie, elle s’impose et en impose.
Présentée en Italie comme « une star du volleyball, de la libre pensée et de la société moderne », Paola Egonu, 1m95 de puissance et de grâce, est bien plus qu’une athlète : elle est un symbole, une voix, une révolution. Née à Cittadella, dans le nord de l’Italie, elle découvre le volleyball très tôt et, très vite, le volley découvre Paola. À 12 ans, elle écrase déjà les ballons avec une rage douce, une précision chirurgicale. À 15 ans, elle est naturalisée italienne. À 17, elle est championne du monde U18. Le ton est donné.
Son parcours est une ascension fulgurante : Club Italia, Novare, Conegliano, Vakıfbank en Turquie, et aujourd’hui Vero Volley Milan. Mais Paola Egonu ne se contente pas de jouer. Elle dérange, interroge, inspire. Noire dans un sport majoritairement blanc, femme dans un monde encore trop masculin, elle parle, elle revendique, elle refuse les insultes racistes, quitte temporairement la sélection italienne, puis revient, plus forte, plus libre.
Paola Egonu est aussi une femme qui aime, qui vit, qui assume. Ouvertement bisexuelle, elle parle de ses relations avec une sincérité rare dans le sport de haut niveau.

Le Volleyball Féminin Professionnel aux États-Unis
Au départ de Houston, au Texas, il faut rouler une quarantaine de minutes en direction du sud-ouest pour arriver jusqu'au Fort Bend County Epicenter, salle flambant neuve de 8 600 places située dans la ville de Rosenberg. En ce vendredi soir de mi-mars, seules 500 à 600 personnes ont fait le déplacement pour ce match de volley féminin entre les équipes de Houston et d'Austin. D'autres ont préféré un t-shirt blanc avec l'inscription en lettres noires capitales : « VOLLEYBALL IS THE NEXT MAJOR LEAGUE » (« LE VOLLEYBALL EST LE PROCHAIN CHAMPIONNAT DE SPORT MAJEUR »).
Tel est le slogan de la League One Volleyball (LOVB), toute nouvelle ligue professionnelle de volley féminin aux États-Unis, qui bouclera sa première saison ce week-end par une phase finale organisée à Louisville dans le Kentucky. Un Championnat national composé pour l'instant de six équipes entre Houston, Austin, Atlanta (Géorgie), Omaha (Nebraska), Madison (Wisconsin) et Salt Lake City (Utah).
« Le volley est en pleine explosion en ce moment, à l'image du sport féminin en général, explique Rosie Spaulding, la patronne de la LOVB (prononcez « LOVE »). Il y a plus de 38 millions de participants aux États-Unis. C'est le sport qui a la plus grosse croissance au lycée, et qui bat tous les records d'audience TV à l'université. Le volley est prêt à passer au niveau professionnel. »
Salaires Alléchants et Niveau de Jeu Élevé
La LOVB a été fondée en 2020 avec l'objectif prioritaire de mettre la main sur le maximum de clubs de jeunes aux États-Unis. De quoi à la fois former des joueuses pour le Championnat professionnel et développer son image dans tout le pays. Ce projet ambitieux a convaincu de nombreux investisseurs du monde du sport, à l'image de l'ancienne joueuse de tennis Billie Jean King et du basketteur Kevin Durant, qui ont aidé la start-up à lever près de 50 millions de dollars entre 2022 et 2023 (44 millions d'euros).
L'année passée, la LOVB a encaissé un nouveau chèque de 100 millions (89 millions d'euros) pour lancer son premier Championnat professionnel, qui a débuté en janvier dernier. « C'est une belle expérience. Il y a beaucoup de très bonnes joueuses ici, et financièrement, c'est plus intéressant que le Championnat français » raconte Christina Bauer, au bord du terrain à la fin de son match avec Houston.
L'ancienne capitaine de l'équipe de France (37 ans), jeune retraitée internationale depuis les Jeux de Paris, a rejoint la LOVB avec un double projet en tête. « Je leur ai proposé de faire mon stage de fin d'études en marketing (ndlr : elle a repris ses études à l'EDHEC, une grande école de commerce française). Ils m'ont répondu favorablement en me proposant également de jouer une dernière saison ».
Comme Christina Bauer, beaucoup de joueuses passées par les meilleurs championnats mondiaux ont décidé de rejoindre la LOVB. C'est notamment le cas de plusieurs athlètes américaines comme Jordan Thompson, 27 ans, passée par les ligues turques et italiennes. « Nos conversations avec elles remontent à 2020. On les a écoutées sur ce qu'elles attendaient en termes d'infrastructures, de rémunération, de calendrier sportif et même d'uniformes », expose Rosie Spaulding.
La LOVB propose à chaque joueuse un salaire minimum fixé à 60 000 dollars par saison (environ 53 000 euros), en plus d'autres avantages comme une couverture santé. « Les grands clubs en Italie et en Turquie proposent de meilleurs salaires. Mais ça reste plus intéressant que d'autres championnats européens de moyenne catégorie. Au niveau sportif, on est sur un haut de tableau italien. Le niveau technique et physique est plus élevé qu'en France », ajoute Christina Bauer.

Christina Bauer avec l'équipe de France
De la Concurrence à Tous les Étages
La LOVB est une ligue fermée qui est propriétaire des six clubs engagés dans le Championnat. Elle vise un développement progressif en accueillant « entre 2 et 4 nouveaux clubs en 2027 grâce à des investisseurs extérieurs » détaille Rosie Spaulding. Si cette nouvelle ligue américaine a les reins solides, portée également par des partenariats avec l'équipementier Adidas et le réseau ESPN pour la diffusion des matches, elle va devoir faire son trou face à une concurrence féroce aux États-Unis.
L'Athletes Unlimited Pro Volleyball a été le premier Championnat féminin professionnel à s'imposer en 2021, suivi par la Pro Volleyball Federation en 2024 (PVF). Ils seront rejoints en 2026 par un quatrième protagoniste, la Major League Volleyball (MLV). « Comme on dit, une marée qui monte soulève tous les bateaux en même temps », illustre Rosie Spaulding, qui estime que cette émulation sera bonne pour le volley. « Et je suis convaincue par le produit qu'on propose. On a cette ambition de devenir la NBA du volley féminin ».
Christina Bauer, elle, devrait jouer ses tout derniers matches professionnels ce week-end avec Houston. Avant de tirer un trait sur une carrière longue de 24 ans. « Il est temps de passer peut-être de l'autre côté, en travaillant dans l'organisation du volley. Ça pourrait se faire ici, ou alors en France » réfléchit-elle encore, avant de conclure : « J'encourage en tout cas les joueuses françaises à venir tenter l'aventure en LOVB ».
Les "Sorcières de l'Orient" : Un Symbole de la Renaissance Japonaise
Aujourd'hui septuagénaires, les joueuses de volley-ball japonaises surnommées les "sorcières de l'Orient" reviennent sur leur parcours mythique. Réalisé par un cinéaste inventif qui documente le sport comme personne, Les sorcières de l'Orient raconte à travers l'exploit sportif d'une équipe la renaissance d'une nation tout entière.
Dans les années 1960, le Japon est en pleine reconstruction. Signe du grand retour du pays sur la scène internationale, Tokyo organise les Jeux olympiques de 1964. Surnommées les « sorcières de l’Orient », ces joueuses se sont hissées au sommet du volley mondial au prix d’un entraînement intensif. Avec ce nouveau documentaire sportif, Julien Faraut revient sur le destin hors du commun de ces sportives dont l’incroyable parcours est intimement lié au renouveau japonais.
Bien qu’il découvre ces images pour la première fois, elles lui semblent étrangement familières. Et pour cause, l’équipe composée d’ouvrières a fortement marqué les esprits au Japon au point de servir de modèle pour des animés.
À l’origine, les joueuses ont été qualifiées de « Typhon de l’Orient » mais un journaliste soviétique décide de les renommer les « sorcières de l’Orient » après une énième victoire. La sorcière étant mal vue au Japon, les joueuses ont dans un premier temps rejeté ce nouveau nom.
Julien Faraut est allé à la rencontre des survivantes de cette équipe mythique dont le palmarès affiche le chiffre impressionnant de 258 victoires. De leurs confidences, on retient une étonnante humilité. Dans les années 60, seule comptait la médaille, durement gagnée. Épargnées par la célébrité et la course aux sponsors, ces sportives de haut niveau ont accompli à l’époque leur mission, ni plus ni moins.
Lorsque Nichibo, l’un des grands groupes de textile japonais, met en place son équipe de volley-ball, il sollicite Daimatsu Hirobumi pour entraîner les ouvrières. Après le travail, les joueuses doivent s’entraîner trois fois plus que leurs homologues soviétiques pour rattraper leur retard. En dehors des frontières japonaises, les images de cette préparation intense étonnent voire choquent. Pourtant, les joueuses reconnaissantes défendent aujourd’hui encore leur entraîneur devant la caméra de Julien Faraut. Certaines allant même jusqu’à le considérer comme un père de substitution.
Dans le documentaire, le cinéaste adoucit l’image de tortionnaire du coach, selon lui injuste. En avance sur son temps, la faute de Daimatsu Hirobumi aurait été d’entraîner son équipe « comme des hommes ».
Le parcours historique de ces championnes est indissociable de l’histoire d’un pays en reconstruction. Parfois l’histoire se répète. En 1940, le Japon est privé des JO qu’il devait organiser. Ceux de 1964 sont l’occasion de montrer le retour du Japon sur la scène internationale d’après guerre. Pour le Japon, les JO de 1964 sont l’occasion de montrer au monde son incroyable modernisation en un temps record. Les sorcières symbolisent cet effort collectif national de reconstruction.
La finale qui oppose les attachantes sorcières aux redoutables joueuses soviétiques lors des JO de 1964 est le climax de ce documentaire. Dans un montage saisissant, le cinéaste alterne images d’archives du match et extraits de dessins animés s’inspirant des exploits des sportives.
Avec un sens de la narration renouvelant le genre du documentaire sportif, Les sorcières de l’Orient revient sur un parcours étonnant fait de sacrifices et de dévouement faisant écho à la renaissance d’un pays tout entier.

Le volleyball continue de prospérer et d'évoluer, se pratiquant dans des salles de sport, sur des plages et dans des parcs à travers le monde. Son inclusion dans les programmes scolaires et universitaires, ainsi que dans les compétitions internationales comme les Jeux Olympiques, témoigne de son statut de sport majeur.