Les Joueurs de Rugby Australiens Célèbres: Au-delà des Légendes

Le rugby est un sport profondément ancré dans la culture australienne, et le pays a produit de nombreux joueurs exceptionnels qui ont marqué l'histoire de ce sport. Cet article explore certains des joueurs de rugby australiens les plus célèbres, en mettant en lumière leurs réalisations et leur impact sur le monde du rugby.

Harry Potter: Plus qu'un Nom, une Histoire

Fabien Galthié n'aura malheureusement pas de roi Arthur à opposer dans son équipe de départ. Mais ce n'est pas le même, car celui du ballon ovale est bien réel, au contraire de l'icône fantastique au balai et bien sûr à la baguette magique, d'abord personnage central des romans de J.K. Rowling et dont la renommée est devenue sans commune mesure au moment de l'adaptation au cinéma.

L'homonyme du héros sociétaire de Poudlard est un ailier australien de 27 ans, qui s'apprête à défier les Bleus au Stade de France. Même avec un tee-shirt de l'Australie sur son dos, Harry Potter se fond dans le flux des clients d'un hôtel de l'est parisien au petit matin. Sa silhouette est massive, son visage souriant, tandis que son nez porte encore quelques traces de la lourde défaite subie face à l'Irlande (46-19) quelques jours auparavant. À première vue donc, rien à voir avec le célèbre magicien.

« Potts », comme il est parfois surnommé, a pourtant grandi en même temps que lui. Il est aussi né en banlieue de Londres, en décembre 1997. Six mois seulement après la sortie du premier roman écrit par J.K. Rowling, à l'époque beaucoup moins connu, mais qui a fini par rendre son nom célèbre dans le monde entier. Des coïncidences dont l'ailier de 27 ans veut aujourd'hui s'affranchir.

« Avec le cinéma, c'est devenu quelque chose d'énorme, et je me suis retrouvé à avoir le même nom qu'une saga planétaire ! »La cohabitation se passait pourtant bien entre les deux Harry... jusqu'à la sortie du troisième film (Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban) en 2004. Un vrai point de bascule qui fait passer la franchise dans une autre dimension.

« Mes parents ne voyaient pas ça comme un problème car c'était un prénom commun. Et au début, on pensait que c'était bien d'avoir le même qu'un livre. Mais avec le cinéma, c'est devenu quelque chose d'énorme, et je me suis retrouvé à avoir le même nom qu'une saga planétaire ! » Un succès tel qu'un journal anglais « avait même décidé de réunir tous les Harry Potter qui vivaient au Royaume-Uni pour écrire un article ».

À 10 ans, ses parents saisissent une opportunité professionnelle qui mène la petite famille à Melbourne (Australie). Mais même à l'autre bout du monde, le jeune Harry n'échappe pas aux blagues récurrentes. D'autant plus que dans l'imaginaire collectif, l'acteur Daniel Radcliffe et ses lunettes rondes associent désormais un visage au héros de l'histoire. « J'ai pensé à changer de prénom à un moment, c'est vrai, même si ça n'a jamais été mauvais. Les gens en rigolaient, c'est comme pour tout le monde à nos âges », avoue le futur joueur des NSW Waratahs.

Bien loin d'une quelconque activité ayant un lien avec l'apprenti sorcier, Potter se plaît finalement sur les prés boueux, avec un ballon ovale entre les mains plutôt qu'une baguette magique. « Lorsque j'ai terminé mon cursus scolaire, j'ai décidé de partir en universitaire à Sydney. Il y avait un programme très performant pour accompagner les jeunes et former de futurs joueurs professionnels. On s'entraînait comme eux, tout le temps. »

À mesure que l'ombre de son homonyme s'éloigne, le joueur de rugby s'affirme. Il cherche sa place, au centre d'abord, avant de finalement opter pour l'aile, un poste où il est « probablement meilleur ». En 2020, il décide de retourner jouer en Angleterre, aux Leicester Tigers, pour tenter de nouvelles choses. « J'ai vraiment apprécié jouer quelques années au Royaume-Uni, explique-t-il. Mais après trois ans, j'avais envie de revenir en Australie, un pays qui me semblait être ma maison. Je suis un passionné, c'était logique. » Ce choix guidera sa carrière internationale en le rendant inéligible pour le XV de la Rose.

« Je pense que ma force, c'est que j'aime porter le ballon et parcourir des mètres sur le terrain pour faire avancer le collectif, avoue Potter. Mes fondamentaux sont bons, et j'espère être une personne difficile à plaquer, parce que moi, j'aime battre les défenseurs ». Et cet altruisme a visiblement convaincu son sélectionneur Joe Schmidt, qui a décidé de le titulariser pour la onzième fois ce samedi face à la France.

D'ici à 2027, Schmidt ne sera plus à la tête de l'Australie - il sera remplacé par Les Kiss en juin 2026 - mais Harry Potter, lui, peut légitimement croire en ses chances de disputer la Coupe du monde dans son pays. « Je croise les doigts, mais ça serait un rêve. Et même si je ne joue pas, ça doit être incroyable d'avoir un Mondial chez soi... »

Mais il le sait, cet évènement pourrait aussi s'accompagner d'un nouveau coup de projecteur sur son parcours. « Quoi qu'il en soit, mon nom sera toujours plus célèbre pour les livres que pour le rugby. Je ne regrette rien, et je ne suis plus contrarié par rapport à ça aujourd'hui, car il y a une part d'amusement qui est revenue dans cette histoire, avoue-t-il dans un ton plus apaisé.

Ce samedi contre le XV tricolore le futur joueur des NSW Waratahs (Australie) sera titulaire pour la 11e fois de suite avec les Wallabies. Une constance qui fait de lui l’un des cadres de la sélection et devrait lui offrir une place parmi les élus pour disputer la prochaine Coupe du monde, en 2027, dans son pays. Pour son dernier test-match de la tournée d’automne face à l’Australie, le XV de France croisera la route de l’ailier Harry Potter (26 ans), homonyme du sorcier le plus connu du monde avec lequel il partage quelques points communs.

L’annonce de son nom par le speaker suscitera peut-être la curiosité du public du Stade de France. Mais les spectateurs ne verront pas apparaître un jeune homme aux lunettes rondes, une cicatrice sur le front, portant une cape et une baguette magique à la main. Plutôt un colosse de 95kg pour 1,85m. Car, samedi (21h10), Harry Potter (26 ans) sera sur la pelouse comme ailier de l’Australie pour affronter la France lors du dernier test-match de la tournée d’été. Et il n’aura pas grand-chose à voir avec le sorcier le plus célèbre du monde.

Le trois quart de la Western Force (qui jouera pour les Waratahs en 2026) partage tout de même quelques points communs avec le héros imaginaire. Comme lui, il est né en Angleterre (à Londres) en 1997, la même année que la parution du premier des sept livres de la saga écrite par J.K. Rowling. Le jeune personnage n’était pas encore mondialement connu quand les parents du futur rugbyman ont choisi ce prénom - plutôt commun et sans rapport avec le personnage, jurent-ils - six mois après la sortie de l’ouvrage. Puis, le succès a explosé et les blagues sur l’homonymie aussi.

Son déménagement en Australie, à Melbourne, avec ses parents à onze ans ne les a pas atténuées, le phénomène étant devenu mondial. Dans l’ombre de l’oppressant sorcier, Harry Potter a tracé sa trajectoire à l’université de Sydney, avant de signer son premier contrat professionnel avec les Melbourne Rebels. En manque de temps de jeu, celui qui a débuté comme centre a décidé de revenir en Angleterre pour suivre Rob Taylor, son entraîneur à l’université de Sydney, chez les Leicester Tigers (2020-2023).

« Tu es un wallaby, Harry » Mais Potter le rugbyman a donné sa préférence à l’Australie. Il est donc rentré au pays puisque les joueurs australiens ne peuvent pas être sélectionnés s’ils évoluent à l’étranger. Et la récompense est arrivée en novembre 2024 avec une première sélection contre l’Ecosse, à Edimbourg, ville où J.K. Rowling a écrit la plupart des livres Harry Potter.

Quelques mois plus tôt, il avait pris avec la même légèreté - mais aussi de manière un peu blasée - les blagues de ses nouveaux coéquipiers à la Western Force. "Je ne dirais pas que j'en ai marre", avait-il confié sur le site de la franchise australienne."J'en ai vu pas mal (de blagues) et ça ne me dérange pas vraiment, je trouve ça plutôt drôle moi-même. Un peu de contenu original serait bienvenu, mais je ne vois pas ça arriver de sitôt. Il reste beaucoup de travail à faire sur les jeux de mots sur Harry Potter."

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Michael Hooper: Une Légende Retraitée

Michael Hooper (125 sélections), légende du rugby australien, a décidé de mettre un terme à sa carrière avec effet immédiat. Engagé dans le programme à VII, depuis novembre, il ne participera pas aux Jeux olympiques de Paris. Un séisme pour le rugby en Australie. À 32 ans, Michael Hooper a décidé de mettre fin à sa carrière. L'annonce était pour le moins inattendue, le troisième ligne aile devait participer aux Jeux olympiques avec sa sélection à VII. En 2014, il remporte le Super Rugby avec les Waratahs et devient le plus jeune capitaine de l'histoire de l'Australie, à seulement 23 ans.

Malheureusement, l'inusable Hooper avait des failles. En proie à des difficultés psychologiques, le joueur a dû mettre entre parenthèses sa carrière internationale en 2022. À l'approche des Jeux olympiques, le natif de Sydney avait décidé d'entamer une transition vers le rugby à 7 participant notamment aux tournois de Hong Kong et Singapour (10 matchs, 1 essai).

Lloyd McDermott: Pionnier et Icône

Si McDermott, connu également sous le nom de Mullenjaiwakka, est en quelque sorte une légende, c’est parce qu’il a été le premier joueur aborigène à représenter son pays mais également le premier avocat aborigène d’Australie. Ailier aux principes forts, il a refusé de prendre part à la tournée en Afrique du Sud en 1962, en choisissant de ne pas jouer en tant que « blanc » dans un pays où sévissait l’apartheid. Icône forte pour le mouvement aborigène, il a décidé de créer en 1992, le Lloyd McDermott Rugby Trust dont la devise est « donner à la jeunesse aborigène et originaire des iles du détroit de Torres un futur grâce au rugby ».

Kurtley Beale: Un Talent Précoce

Kurtley Beale, Wendell Sailor, Jim Williams, Mark Ella et son frère Glen ainsi que la fratrie Fainga’a, qui évolue chez les Reds, ont tous eu l’honneur de défendre les couleurs de leurs pays, en l’occurrence l’Australie. Une fierté pour n’importe quel joueur de rugby qui revêt ici une symbolique encore plus grande. En effet, tous ces joueurs sont d’origine aborigène. En Australie, ce terme regroupe les personnes dont les ancêtres étaient présents lors de la colonisation par les Européens, et notamment les indigènes du détroit de Torrès, dont est originaire Sailor.

Autres Figures Notables du Sport Australien

Bien que cet article se concentre principalement sur les joueurs de rugby, il est important de reconnaître d'autres athlètes australiens exceptionnels qui ont brillé dans divers sports :

  • Le pilote australien : 3 fois champion du monde de F1 (1959, 1969 et 1966).
  • Greg Norman : Surnommé le grand requin blanc, il compte deux tournois majeurs à son palmarès, deux British Open de golf remportés en 1986 et 1993.
  • Cathy Freeman : Cette athlète est spécialiste du 400m. Elle est championne olympique (2000) et double championne du monde de la discipline (1997 et 1999).
  • Ian Thorpe : Le nageur australien est, avec cinq titres olympiques, l’Australien ayant remporté le plus de médailles d’or olympiques.
  • Lleyton Hewitt : Numéro 1 mondial, vainqueur de deux tournois du Grand Chelem (Wimbledon et l’US Open), il était le meilleur joueur de tennis entre la période Sampras/Agassi et Federer/Nadal.
  • Cadel Evans : Il est le premier australien vainqueur du Tour de France en 2011.
  • Ken Catchpole : Joueur de rugby à XV et ancien capitaine de l'Australie évoluant au poste de demi de mêlée, international à 27 reprises entre 1961 à 1968, inscrit 9 points, 3 essais, pour cette équipe, dont il occupe le rôle de capitaine à 13 reprises. Considéré comme l'un des meilleurs demi de mêlée à son époque, il est introduit au sein du temple de la renommée IRB.

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