Critères de Sélection pour l'Équipe de France de Rugby

Le règlement concernant les joueurs sélectionnables en équipe nationale est tellement flou dans le rugby que même les clubs n’arrivent plus à s’y retrouver. Le champ des possibles vient sensiblement de s'agrandir pour Fabien Galthié. Même sans passeport français, un joueur pourra désormais être retenu en équipe de France tant qu'il respecte les règles d'éligibilité de World Rugby. Une très bonne nouvelle pour Posolo Tuilagi mais pas seulement...

Après l’imbroglio Posolo Tuilagi, la FFR a indiqué que l’absence de passeport français ne sera pas un obstacle à la sélection d’un joueur d’origine étrangère pour le XV de France. Les conditions de sélection pour le XV de France ont connu un changement : la FFR a mentionné ce vendredi 12 janvier 2024 que l’absence de passeport français ne sera pas un obstacle à la sélection d’un joueur d’origine étrangère pour les Bleus.

Dans la matinée, il était révélé par nos confrères de L’Indépendant que le colosse de Perpignan, champion du monde U20 et d’origine samoane, n’était pas sélectionnable pour le Tournoi des 6 Nations 2024 en raison de l’absence de passeport français. C’est donc une petite révolution qui voit le jour pour ceux qui rêvent de jouer chez les Bleus. « Rien n'empêche Fabien de sélectionner Tuilagi mais ça peut concerner d'autres joueurs », souligne Lhermet. Dès le prochain Tournoi des Six Nations et la tournée d'été en Argentine, de nouveaux visages pourraient ainsi être appelés.

Prenons l’Usap par exemple. Vendredi après-midi, le club de Perpignan assurait que son petit prodige Posolo Tuilagi, champion du monde avec l’équipe de France des moins de 20 ans l’été dernier mais né aux Samoa, ne pouvait pas être sélectionné avec le XV de France parce qu’il ne possédait pas encore de passeport français. Il s’avère que si, finalement. Dans la soirée, le vice-président de la FFR, Jean-Marc Lhermet, a démenti les informations du club catalan.

« Lorsque Bernard Laporte a décidé dans son coin de ne pas sélectionner des joueurs étrangers et qu'il fallait un passeport pour jouer en équipe de France, il n'y a jamais eu de décision en comité directeur (de la Fédération), nous a indiqué en début de soirée Jean-Marc Lhermet, vice-président en charge du haut niveau, après avoir contacté les services juridiques de la Fédération dans la journée. Ils m'ont confirmé qu'en l'état ce sont les règles de World Rugby qui s'imposent désormais. C'est à dire la règle des cinq ans de résidence dans le pays et le fait de ne pas avoir joué pour une autre sélection. Il n'est plus obligatoire d'avoir un passeport français pour être sélectionnable en équipe de France. »

Les Règles d'Éligibilité de World Rugby

Depuis le changement de gouvernance et l’arrivée de Florian Grill à la présidence, la FFR s’en tient aux seuls critères d’éligibilité de World Rugby. Seules les règles de World Rugby s'appliquent. Vers 19 heures, la FFR a même publié un communiqué pour clarifier cet étonnant retournement de situation.

Un joueur est donc éligible pour représenter une équipe nationale « si lui-même, ses parents ou grands-parents sont nés dans le pays concerné, ou s’il a résidé dans ce pays pendant 60 mois [soit cinq ans] consécutifs », indique la Fédération, conformément au règlement 8 de World Rugby.

« Bien que sous la présidence de Bernard Laporte une orientation ait été adoptée pour limiter la sélection de joueurs étrangers, sauf détenteurs d'un passeport français, cette politique n'a jamais été formalisée dans les règles de la FFR, peut-on y lire. Par conséquent, aucune disposition actuelle ne compromet la sélection de M. Tuilagi ou d'autres joueurs dans des situations similaires. Notre le processus de sélection d'un joueur reste exclusivement dicté par les adhère strictement aux règles de World Rugby. »

C’est le cas de Posolo Tuilagi, arrivé en France en 2007, lorsque son père Henry a signé à Perpignan. « Si le sélectionneur estime que M. Tuilagi possède les compétences nécessaires pour représenter la France, l’absence de passeport français ne sera pas un obstacle à sa sélection », a conclu la fédération.

La FFR a également souligné que désormais, » l’absence de passeport français ne sera pas un obstacle à la sélection » d’un joueur d’origine étrangère. « La FFR reste engagée à promouvoir les joueurs issus des filières de formation en respectant la diversité et en soutenant l'inclusion dans le rugby, a par ailleurs précisé le communiqué fédéral. Les décisions de sélection sont du ressort exclusif du sélectionneur du XV de France. Si le sélectionneur estime que M.Tuilagi possède les compétences nécessaires pour représenter la France, l'absence de passeport français ne sera pas un obstacle à sa sélection. »

Dans le monde du ballon ovale, les joueurs ne sont pas obligés de jouer sous les couleurs du pays où ils sont nés et peuvent décider de jouer pour une autre sélection sous certaines conditions mises en place par le World Rugby (la Fédération internationale de rugby). Il y a 3 possibilités proposées : un des parents ou grands-parents doit être né dans le pays en question ou le joueur concerné doit avoir résidé pendant les soixante mois consécutifs précédant immédiatement la date du match, ou enfin que le joueur ait résidé pendant une période cumulée de dix années précédant la date du match

Depuis le mercredi 24 novembre 2021, l'article 8 sur l'éligibilité des joueurs internationaux a connu une modification. Désormais, un joueur peut changer de sélection en respectant 2 conditions : ne pas avoir été sélectionné dans son équipe d'origine depuis 36 mois et être né dans le pays désiré ou avoir un parent/grand-parent natif de ce pays. Chaque joueur ne peut effectuer ce changement qu'une seule fois, avec l'approbation de la Commission des règlements de World Rugby.

Ces nouvelles règles contribuent ainsi au développement des nations émergentes, en particulier les îles du Pacifique qui ont souvent perdu leurs meilleurs joueurs à cause de transferts vers d'autres équipes nationales.

Attention aux mauvaises lectures du règlement. L'Espagne est l'exemple le plus récent : la sélection a été exclue de ce Mondial pour avoir aligné un joueur non éligible lors des qualifications. Le joueur incriminé était d'origine sud-africaine et n'avait pas respecté la période de résidence nécessaire en Espagne pour être éligible. Une amende et une déduction de points ont été infligées à la fédération espagnole.

David Smith, L’ailier néo-zélandais de Castres, aura fait un très bref passage en équipe de France. Trois heures, exactement. Le temps qu’il aura fallu à la Fédération française de rugby pour se rendre compte de l’inéligibilité de l’explosif ailier de poche (1,72 m, 91 kg). En cause, une sélection avec l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à 7 en 2008. Pourtant, les articles du World Rugby en la matière sont édictées clairement dans le règlement 8 de l’organisme international.

La Fédération française a été bien inspirée de faire machine arrière : contrevenir à cette règle aurait été sanctionné d’une amende de 100 000 livres sterling au minimum (soit près de 130 000 euros). « Le règlement 8 vise à assurer que les joueurs sélectionnés possèdent un lien de nationalité authentique, étroit, crédible et établi avec le pays de la Fédération pour laquelle ils ont été sélectionnés. » Pourquoi l’encadrement s’est-il trompé sur le cas David Smith ? Il semblerait que la bourde française ne soit due à rien d’autre qu’une inattention du staff.

« Selon un document en possession du Service international de la Fédération française de rugby datant d’août 2014, relatif au statut du joueur David Smith, celui-ci apparaissait éligible pour la sélection nationale », a expliqué la FFR dans un communiqué. Statut qui omettait visiblement de prendre en compte la cape pour l’équipe à 7 All Blacks du joueur. « A son arrivée [à Marcoussis] David nous a révélé avoir participé en 2008 à Edimbourg au Tournoi international de rugby à sept avec la sélection de Nouvelle-Zélande. De ce fait, David Smith n’est pas éligible pour la sélection avec le XV de France selon les règlements internationaux et sera libéré dès lundi matin », conclut le communiqué. Une information pourtant plus qu’accessible sur Internet, entraînant les railleries des utilisateurs.

La question de l’éligibilité de joueurs d’origine étrangère avait été particulièrement évoquée lors de l’annonce du groupe français pour la Coupe du monde 2015. Plusieurs étrangers y figuraient, à l’image d’Uini Atonio (Néo-zélandais), Rory Kockott ou encore Scott Spedding (Sud-Africains). Notons que la pratique est répandue : seule l’Argentine ne comptait que des nationaux lors de cette Coupe du monde.

Impact du Top 14 et Préparations Futures

C’est comme si un vieux tube était revenu à la mode. Comme l’ont longtemps fait ses prédécesseurs avant lui, Fabien Galthié n’a eu de cesse de rappeler le poids qu’exerce le Top 14 sur son projet lors de ses interventions médiatiques durant cette tournée. Un refrain que le sélectionneur a commencé à fredonner avant même d’affronter l’Afrique du Sud (17-32), en rappelant qu’il devait préparer ce match avec seulement « cinq entraînements », et qu’il a repris après la victoire poussive face aux Fidji (34-21) : « Nous n’avons que trois rencontres au total pour construire notre dynamique.

Il n’est évidemment pas interdit de voir derrière ces allusions répétées, formulées avec plus ou moins de mauvaise foi par le patron d’une sélection en difficulté, la tentation de faire porter le chapeau au championnat et aux clubs. Mais alors que les représentants de la FFR et ceux de la Ligue négocient depuis de longs mois les termes d’une nouvelle convention, le texte régissant la mise à disposition des joueurs internationaux à compter de juin 2026, ce discours porte d’abord en lui un message infiniment politique.

Le sélectionneur s’agacerait-il de voir ces discussions, qui génèrent certaines tensions ces dernières semaines, s’étirer en longueur ? « Non, ce n’est pas de l’agacement. C’est un constat », assure Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR en charge du haut niveau.

On le sait, Fabien Galthié espère pouvoir disposer de latitudes plus larges que le passé pour disputer, en juillet 2026, les trois premiers matchs de la toute nouvelle Coupe des nations face à la Nouvelle-Zélande, au Japon et à l’Australie. « Il faut que je puisse assumer les bonnes décisions comme les mauvaises et donc que je puisse sélectionner », déclarait-il à « Sud Ouest » avant même la tournée.

Son objectif ? Pouvoir faire appel à tout joueur n’excédant pas les 2 000 minutes de temps de jeu, pour 25 feuilles de match, à l’issue de la saison. Le tout sans être contraint par le type de dispositif qui, en fin de saison dernière, l’a obligé à partir avec seulement cinq finalistes en Nouvelle-Zélande.

Face à ces exigences, la Ligue a rappelé son souci de privilégier la protection de la santé des joueurs et son refus de déstabiliser les clubs dans leur saison.

« Il y a eu beaucoup de compromis faits par la Ligue vers la Fédération sur toutes ces dernières années, et c’est normal. Là, on en a demandé de nouvelles, avec notamment un match de plus en novembre pour la Nations Cup : après négociations, la LNR a dit oui », observe Laurent Marti, membre de la commission de la LNR chargée de discuter avec la FFR : « Désormais, il semblerait que l’équipe de France veuille sélectionner les joueurs sous d’autres critères. Je dis pourquoi pas. Mais il faut bien comprendre que tout cela a des conséquences. »

Si le président de l’UBB formule ce rappel, c’est parce que les revendications de la FFR ont été revues à la hausse ces derniers mois. C’est ce qui explique pourquoi, alors que les relations entre les deux institutions s’étaient apaisées ces dernières années, le climat connaît parfois des pics de tension. « Les négociations sont en train d’aboutir entre gens qui s’agacent par moments parce qu’ils retombent dans leurs intérêts particuliers, puis qui se posent et réfléchissent par moments », nuance Laurent Marti : « Tous ces efforts ne doivent pas pour autant annuler la remise en question de chacun. Initialement, les deux parties ambitionnaient de parvenir à un accord d’ici la fin de l’année.

Dans trois semaines, le Top 14 va prendre fin. Mais la saison ne sera pas encore terminée pour tout le monde. En effet, la tournée estivale du XV de France en Nouvelle-Zélande emboîtera le pas pour prolonger les festivités jusqu’au milieu du mois de juillet. Si la menace d’une réduction du groupe de joueurs sélectionnés à 33 avait été évoquée, Fabien Galthié pourra bien s’appuyer sur 42 hommes.

Tout d’abord, il faudra composer avec une majorité de joueurs « peu ou pas sollicités durant le Tournoi », ce qui réduit déjà le groupe de sélectionnables. Rugbyrama précise même que ce temps de jeu ne doit pas excéder les 2000 minutes sur l’ensemble de la saison écoulée. Par ailleurs, Fabien Galthié va devoir également s’entendre avec les managers des différents clubs. En effet, il faudra l’accord de ces derniers pour qu’un joueur puisse être rendu disponible. Les discussions vont avoir rapidement lieu dans les prochains jours.

Le calendrier a également été mis en place pour que tout soit clair. Le rassemblement aura donc lieu en trois temps. À partir du lundi 16 juin, 28 joueurs (maximum) seront réunis à Marcoussis afin de préparer un match amical face à l’Angleterre, prévu le 21 juin, à Twickenham. Ensuite, les perdants des demi-finales de Top 14 intègreront le groupe à leur tour le lundi 23 juin. Pour rappel, les trois confrontations face à la Nouvelle-Zélande sont prévues les 5, 12 et 19 juillet.

La FFR et la LNR ont communiqué ce mardi les conditions de participation des Bleus à la tournée du XV de France en Nouvelle-Zélande, à l’été 2025. La tournée 2025 en Nouvelle-Zélande se précise. En effet, ce mardi matin, les deux plus grandes institutions du rugby français ont annoncé s’être mises d’accord sur les conditions qui encadreront cet événement majeur de l’été des Bleus.

La Ligue nationale de Rugby (LNR) ainsi que la Fédération française de rugby (FFR) ont communiqué sur les spécificités de la liste de 42 joueurs que communiquera Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Comme nous vous l’évoquions dès dimanche soir, "les joueurs sollicités ne devront pas avoir eu un temps de jeu trop élevé (2000 minutes selon nos informations) au cours de la saison 2024/2025", indiquent main dans la main les deux entités.

La LNR et la FFR précisent aussi que les sélections des joueurs seront faites en collaboration étroite entre le boss du XV de France et chaque manager des clubs concernés, notifiant même que "leur sélection sera conditionnée à l’accord préalable de leur club". Pour rappel, les Bleus affronteront les All Blacks les 5, 12 et 19 juillet 2025, soit quelques jours seulement après la finale de Top 14 le 28 juin prochain.

Le rassemblement des Bleus s’ouvrira donc le 16 juin avec 28 éléments dans un premier temps. Ce groupe sera composé uniquement de joueurs ne prenant pas part aux demi-finales. Il préparera un match de France A contre l’Angleterre A programmé le samedi 21 juin à Twickenham.

Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR en charge du haut niveau et des officiels de matches, a salué l’entente entre les deux organismes que sont la FFR et la LNR : "Cet accord illustre parfaitement la volonté commune de la FFR et de la LNR de conjuguer performance sportive et protection des joueurs. En préservant l’équilibre entre les exigences des calendriers et la nécessaire gestion du temps de jeu des joueurs, nous donnons à l’Équipe de France les moyens de préparer cette tournée en Nouvelle-Zélande avec ambition et sérénité.

Un message poursuivit par Yann Roubert, président de la LNR depuis mars dernier : "Cet avenant illustre la capacité de la LNR et de la FFR à construire ensemble des solutions équilibrées.

La durée de résidence des joueurs souhaitant honorer une sélection pour un autre pays que celui de leur naissance devait passer de trois à cinq ans au 31 décembre 2020, mais World Rugby a décidé de reporter à décembre 2021 la mise en place de ce nouveau règlement.

Afin de lutter contre la perturbation exceptionnelle provoquée par la pandémie de Covid-19, le comité exécutif de World Rugby a approuvé un ajustement à la règle 8 portant sur l'éligibilité des joueurs pour une sélection autre que celle de leur pays de naissance.

Les critères de résidence définis dans le règlement devaient passer de 36 à 60 mois consécutifs au 31 décembre 2020. Mais compte tenu des circonstances actuelles, le Comité exécutif de l'instance a décidé de reporter ce changement au 31 décembre 2021, après avoir consulté les fédérations et l'association des joueurs internationaux de rugby.

L'instance qui gouverne le rugby mondial a mis en avant le manque d'opportunités de matches qui pénaliserait des joueurs déjà éligibles après avoir passé 36 mois dans le pays mais qui n'auraient pas encore atteint le seuil des 60 mois consécutifs. Le comité exécutif a également confirmé qu'un joueur doit satisfaire à la fois à l'exigence de résidence de 36 mois et avoir représenté sa fédération avant le 31 décembre 2021, autrement le joueur tombera automatiquement sous la nouvelle règle des 60 mois.

Malgré ces souplesses, tout le monde ne peut pas y prétendre… Emmanuel Meafou, le deuxième ligne du Stade toulousain d'origine australienne, mais né en Nouvelle-Zélande de parents samoans, arrivé en France en novembre 2018, a exprimé à plusieurs reprises son souhait de représenter l'équipe nationale française. Mais actuellement, le joueur n'est pas encore éligible selon les critères mentionnés plus haut. Il ne pourra jouer pour le XV de France qu'en 2024, lorsqu'il aura passé 60 mois en France.

Au Japon, le nombre de licenciés ne dépasse pas les 120 000, bien en deçà des chiffres enregistrés dans des pays comme la France (324 326 selon les chiffres de la Fédération française de rugby dévoilés en mai 2023). Malgré cela, le pays du Soleil-Levant se révèle performant dans le rugby international notamment avec son exploit face aux Springboks (34-32) lors des phases de poule de la Coupe du monde de rugby 2015, considéré comme la plus grande surprise de l'histoire de la compétition et le plus grand exploit du rugby japonais.

Pour ce faire, la sélection japonaise a pu et continue de compter sur une arme secrète : la naturalisation. Pour la Coupe du monde 2023, par exemple, le XV nippon compte 15 joueurs nés en dehors du Japon. L'arrivée de techniciens étrangers et de joueurs naturalisés dans le staff a contribué à une ascension, faisant franchir un cap à l'équipe japonaise. Certains ont rejoint l'équipe récemment, tandis que d'autres ont suivi leur formation au Japon. Parmi eux, des joueurs clés tels que Kotaro Matsushima (né en Afrique du Sud), Michael Leitch (né en Nouvelle-Zélande) et Dylan Reiley (né en Afrique du Sud) ont apporté une diversité précieuse à l'équipe. Huit joueurs étrangers dans l'équipe viennent de nations du Pacifique (Tonga, Samoa et Fidji).

Depuis ce début de Coupe du monde 2023 en France, il y a eu deux surprises, la première c'est qu'après 69 ans de disette, les Fidji ont retrouvé le goût de la victoire face à l'Australie (22-15). La deuxième est peut-être passée inaperçue, mais elle a chamboulé l'histoire du rugby international : cinq joueurs sont rentrés dans les annales en participant à cette Coupe du monde avec une sélection différente de celle qu'ils ont connue précédemment. Charlie Faumuina, ancien All Black, a été sélectionné avec les Samoa. Israel Folau, joueur au parcours controversé - il a été licencié par la fédération australienne en 2019 pour des propos homophobes -, a décidé de jouer pour les Tonga. Adam Coleman, futur joueur de Bordeaux-Bègles, qui a été sélectionné à 38 reprises avec l'Australie, représentera les Tonga dans cette compétition. Titi Lamositele, pilier droit de Montpellier, qui a déjà participé à deux Coupes du monde avec les États-Unis, a choisi de jouer pour les Samoa. Enfin, Jean Kleyn, ancien international irlandais, va jouer avec l'Afrique du Sud.

On pourrait donc bientôt voir le puissant deuxième ligne avec le XV de France, même si la concurrence est rude pour le prochain Tournoi des six nations : Cameron Woki, Romain Taofifenua - qui a renoncé à prendre sa retraite internationale -, Emmanuel Meafou - récemment naturalisé français -, ainsi que Paul Gabrillagues postulent, sans compter le prochain retour de Thibaud Flament.

On analyse la liste du XV de FRANCE pour le Tournoi des SIX NATIONS 2026 !

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