Les Réunionnais qui ont brillé au Paris Saint-Germain

La Réunion, petite île de l'océan Indien, a donné naissance à de nombreux talents footballistiques. Certains de ces joueurs ont eu l'opportunité de briller au plus haut niveau, notamment au sein du prestigieux club du Paris Saint-Germain (PSG). Cet article met en lumière ces joueurs réunionnais qui ont marqué l'histoire du PSG.

Ce samedi 15 novembre, un tournoi de football à 7 avait lieu à Saint-Paul, en présence d’anciens joueurs du PSG.

Guillaume Hoarau: Un attaquant talentueux

Guillaume Hoarau ne sera peut-être jamais le buteur «de dimension internationale» chère à Leonardo et aux investisseurs qataris d’un PSG deuxième du classement de Ligue 1 après son match nul ramené de Lyon (4-4) lors de la 25e journée. Tout cet hiver, le Réunionnais n’a pas passé une journée sans lire dans son journal du matin les noms d’un Tevez, Pato ou Damiao s’invitant à le pousser vers la porte de sortie alors qu’il revenait tout juste d’une absence de trois mois après une blessure à l’épaule.

Mais Guillaume Hoarau est toujours là, avec ses qualités, ses défauts et son CV de meilleur buteur de Ligue 2 en 2008. Alors même quelques minutes après un doublé lors d’un ébouriffant 4-4 promis à l’Oscar du match de la saison, l’attaquant garde ses deux crampons bien ancrés sur terre.

«Pas mal de gens viennent me voir pour me dire que ma situation n’est pas facile. Oui, ce n’est pas facile d’être remplaçant mais mon état d’esprit est positif», avance celui qui tire sa philosophe de vie des disques de Bob Marley.

Déjà auteur du but de l’égalisation dimanche dernier contre Montpellier, Hoarau cherche juste à graver dans un coin de sa mémoire le souvenir de cette vague de Parisiens venant à lui après sa tête salvatrice de la 94e minute. «Quand j’ai vu tout le banc arriver vers moi, ce sont juste des sensations d’enfant qui sont remontées à la surface.»

Avec ses trois réalisations en deux matchs (sans oublier une passe décisive pour Ceara samedi), il bouscule la hiérarchie en attaque et plonge encore un peu plus Kevin Gameiro dans sa crise existentielle du buteur. Carlo Ancelotti avouait à la veille du déplacement à Gerland qu’il ignorait «qui de Gameiro ou Hoarau était numéro un ou deux».

Un doublé plus tard du Réunionnais, l’entraîneur du PSG n’a toujours pas tranché officiellement. Aucune promesse, juste quelques compliments de la part de l’Italien. «Guillaume a réalisé un très bon match. Il a marqué deux buts et a beaucoup travaillé pour le collectif.»

Derrière sa prudence, Carlo Ancelotti connaît trop bien son métier pour ignorer que la confiance est une qualité aussi précieuse que volage chez un avant-centre. Et pour l’instant, la confiance a choisi son camp dans le duel Hoarau-Gameiro.

Guillaume Hoarau, un attaquant réunionnais qui a marqué son passage au PSG.

Laurent Robert: Un milieu gauche talentueux

Il y a dix ans, ce poste-là était la force de la formation parisienne : le Réunionnais Laurent Robert occupait la place avec brio. De centres précis en frappes de balle improbables, ses deux années et quelque passées par le club parisien auront été particulièrement marquantes. Et ce malgré un caractère de cochon, qui lui aura fait bien des misères…

Élément moteur d’un PSG leader du championnat, devenu international à Paris puis passeur décisif à Newcastle, Laurent Robert a ensuite connu plusieurs problèmes relationnels qui l’ont conduit à une fin de carrière en eau de boudin.

Natif de La Réunion, Laurent Robert fait ses gammes de footballeur sous le soleil montpelliérain, en intégrant le centre de formation du club de Louis Nicollin - son jeune frère Bertrand suivra le même parcours. C’est en 1994/1995 que Laurent, alors âgé de 19 ans, fait ses débuts en première division.

La saison suivante, il participe à une vingtaine de matches, la plupart en rentrant en cours de rencontre, et parvient à marquer tout de même cinq buts. Sa frappe de balle commence à faire parler de lui, et il termine la saison 1998/1999 avec 11 buts au compteur, dont un triplé effectué à Toulouse.

Il arrive donc au club à l’été 1999, en même temps qu’Ali Benarbia. Les deux hommes parviennent à redynamiser une équipe moribonde, dans laquelle l’ambiance n’était pas au mieux. Le Réunionnais y est pour beaucoup : il a en effet marqué le premier but de la saison face à Troyes - sur un coup franc détourné -, puis un doublé à Rennes la rencontre suivante.

Son duo d’animateurs offensifs avec Benarbia fonctionne à merveille : le Franco-Algérien apporte son sens de la passe depuis le côté droit, Robert sa percussion incessante depuis le gauche.

Le sélectionneur français Roger Lemerre, qui cherche quelques nouvelles têtes, n’est pas insensible à ces performances. Il convoque Laurent Robert en équipe de France dès le mois d’août, et le néo-Parisien joue ses premières minutes en Bleu face à l’Irlande du Nord : il y remplace Johan Micoud.

Malheureusement, ce bon début ne connaît pas de suite immédiate. Le cinquième match de la saison à Lyon laisse des séquelles : Laurent Robert est expulsé d’une rencontre perdue par le PSG pour un tacle très dangereux, et se voit suspendu pour trois rencontres.

Quand il revient dans l’équipe, il se montre moins décisif, et passe au travers de la plupart des grosses affiches, à l’instar de tous ses coéquipiers. Mais le pire est qu’il se fait expulser deux fois de plus, lors d’une défaite au Havre puis d’une déconvenue à Monaco - il sera d’ailleurs questions d’insultes adressées par Damien Ledentu, arbitre du match, à son encontre.

Il rate du même coup le coche de la sélection - pourtant en manque cruel de gaucher offensif - et laisse Sylvain Wiltord le supplanter comme joueur de couloir des Bleus. Robert traverse la saison en livrant des performances inégales, étant plus souvent passeur pour Christian que buteur, mais se ressaisit bien en fin d’exercice, alors que le PSG est en course pour une place en Ligue des Champions.

Parallèlement, il participe activement au parcours du PSG en coupe de la Ligue, inscrivant trois buts dans la compétition. Mais la finale face aux modestes Gueugnonnais (D2) est un fiasco : une histoire de négociations de primes ayant mal tournées serait la cause d’un match balancé par certains joueurs.

S’il ne s’agit là que de rumeurs, il s’avère que, comme bon nombre de ses coéquipiers, Robert passe au travers de la finale. Malgré tout, la saison est plutôt prometteuse pour le gaucher, déjà adulé par le Parc des Princes.

La saison suivante est l’occasion d’un recrutement spectaculaire, orchestré par Laurent Perpère et Pierre Lescure. L’équipe ayant terminé deuxième du championnat est complètement bouleversée : les titulaires deviennent des remplaçants au profit d’une génération banlieue dont l’impact sera finalement très nocif.

Dès le début de saison, le gaucher se montre irrésistible. L’équipe tourne d’abord à plein régime, et il enfile les buts comme des perles : de la 1re à la 12e journée, Laurent Robert marque un but par rencontre à domicile, tout en réalisant deux doublés à l’extérieur. À ce moment-là, il culmine à 10 buts inscrits en 12 journées.

Et il a grandement élargi sa palette, en réussissant également de jolis buts du droit ou de la tête - face à Marseille. En Ligue des Champions, Robert brille également à domicile. Il marque face à Helsingborgs et se montre intenable face au Bayern, même s’il reste pour une fois muet au Parc.

Robert semble devenir un cador, et retrouve alors logiquement l’équipe de France - au moment où celle-ci est irrésistible. Il y marque même un but, en Turquie, sur une passe de Johan Micoud.

Mais le jeune milieu connaît alors un compréhensible coup de mou, et l’on se rend compte qu’il tenait le Paris SG à bout de bras. Lorsqu’aucun de ces deux joueurs ne sauvent la maison, le PSG prend l’eau.

C’est donc le retour de Luis Fernandez. Comme lors de l’hiver précédent, Robert se montre plus discret. Et l’entente avec le nouveau coach n’est pas idyllique. Robert n’apprécie pas le ton trop paternaliste du coach parisien, et Luis Fernandez, toujours adepte du turn-over massif, se prive de son gaucher à plusieurs reprises.

L’incompatibilité d’humeur entre les deux hommes éclate publiquement après une défaite à Marseille. Dans les arrêts de jeu, Robert, rentré en cours de rencontre, veut tirer un coup franc bien placé à l’entrée de la surface. Mais Fernandez se manifeste, et ordonne à son joueur de laisser le jeune Mikel Arteta le frapper. Le coup franc terminera dans les bras du portier adverse, ce qui fera rager Laurent Robert.

Toutefois, les deux protagonistes de l’affaire ont l’intelligence de ne pas en rajouter, et parviennent à mettre de côté leurs différends pour la fin de saison.

Roger Lemerre le sélectionne alors en équipe de France pour disputer la coupe des confédérations 2001, au milieu d’une équipe mixte, composée à la fois de titulaires chevronnés et d’internationaux novices - dont Landreau, Coupet et Camara.

Robert annonce ensuite vouloir quitter le PSG après deux belles années, mais fin juin, il n’a toujours pas de club. Il revient donc à l’entraînement, en attendant que sa situation se décante, et affiche un état d’esprit tout à fait satisfaisant.

Il se retrouve à préparer sa saison en compagnie de Ronaldinho, Okocha et Anelka, pour effectuer des toros qui donneront envie de vomir à Jérôme Alonzo. Durant le mois de juillet, il n’hésite pas à donner un coup de main à ce qui est toujours son club en disputant les rencontres de coupe Intertoto. Il y marque quatre buts - dont un triplé face au FC Jazz Pori, club finlandais.

Laurent Robert, un milieu gauche réunionnais qui a marqué son passage au PSG.

Un tournoi de football à Saint-Paul avec d'anciens joueurs du PSG

Quatre légendes du PSG, les Réunionnais Guillaume Hoarau et Laurent Robert, ainsi que Claude Makélélé et Ludovic Giuly, sont arrivés à La Réunion, jeudi dernier, pour participer à ce tournoi qui a réuni une quarantaine d'équipes de toute l'île.

Pour la première fois, des équipes féminines ont aussi participé au tournoi. Dans les gradins, une mère de famille, supportrice du PSG salue l'initiative : "cela permet aux jeunes d’avoir plus d’ambitions, de se projeter, se dire qu’en tant que Réunionnais et Réunionnaises, ils peuvent voir plus haut et se donner les moyens d’y arriver".

"L’essentiel est de passer un bon moment et que les gens kiffent, explique Guillaume Hoarau. L’organisation est top, ça me fait plaisir aussi de partager mon île avec mes anciens dalons, c’est symbolique d’être là ensemble, l'émotion est forte".

Le tournoi était suivi d’une séance de dédicace que les supporters, petits et grands, n’ont pas manqué. "Ces échanges sont un partage et c’est toujours un plaisir, poursuit Guillaume Hoarau. Il y a toujours de la bienveillance et des sourires, c’est le plus important".

Même satisfaction du côté de Claude Makélélé, ancien milieu défensif du PSG, ravi de "partager sa passion". "L’accueil est exceptionnel, et on est content d’être avec les supporters", ajoute-t-il.

"Mes préférés sont Guillaume Hoarau, parce qu’il est Réunionnais et Makélélé parce qu’il est trop fort", s'exclame un jeune joueur de football d’un club de Bois de Nèfles Saint-Paul. Il repart avec ses dédicaces. "On a déjà assisté à des maths sur Paris et c’est super de les voir venir chez nous", confie le papa.

Pour Alain Joineau président du PSG official supporter club La Réunion, ce tournoi c’est "l’apothéose". "Faire venir quatre légendes du PSG, dont deux réunionnais Guillaume Hoareau et Laurent Robert qui sont à la maison, on a réussi ce tour de force, c’est exceptionnel pour notre petit club de supporters de l’île !", s’exclame-t-il.

Ce dimanche 16 novembre, les anciens du PSG sont attendus sur la pelouse du stade Jean Ivoula pour donner le coup d’envoi du match du 7ème tour de la coupe de France entre la Saint-Pauloise et l’ES Dominicaine.

Autres joueurs réunionnais ayant marqué le football français

Étincelant lors de l’Euro 2016, Dimitri Payet a définitivement contribué à placer son île natale sur la carte du football hexagonal. De quoi composer une équipe d’un très bon niveau (avec, notamment, un très joli quatuor offensif) qui pourrait sans problème rivaliser avec la plupart des autres régions historiques françaises.

Le nom de Claude Barrabé fleure bon la Ligue 1 des années 1990. Formé à l’INF Vichy (l’ancêtre de Clairefontaine), puis engagé comme doublure de Joël Bats au PSG, ce gardien sobre et efficace est sacré champion d’Europe espoirs en 1988 avec les Bleuets (emmenés par Cantona). Malheureusement, sa boulette en quart de Coupe des Coupes 1991 contre Manchester United lui collera longtemps à la peau… au point de lui coûter sa place à l’Euro 1992 (où Platini lui préférera Gilles Rousset et Pascal Olmeta).

L’histoire de Didier Agathe est celle d’un miraculé, celle d’un homme qui a frôlé la mort suite à une appendicite détectée tardivement, ou encore après s’être endormi au volant de sa voiture (un accident dont il sortira in fine sans graves séquelles), mais aussi celle d’un footballeur qui n’aurait théoriquement jamais dû passer professionnel à cause d’une absence (héréditaire) de cartilage dans son genou droit ! Progressivement reconverti arrière latéral, c’est sur son île d’adoption qu’il vivra alors les plus belles heures de sa carrière avec 3 titres de champion et 3 Coupes d’Ecosse ainsi qu’une finale de C3 en 2003.

Considéré (à juste titre) comme le digne successeur de Lizarazu dans le couloir gauche de la défense girondine, Benoît pousse Jurietti sur le banc aquitain afin d’intégrer le onze-type du dernier grand cru footballistique bordelais à ce jour, à savoir celui de 2009, année durant laquelle le FCGB réalisera un triplé (Ligue 1-Coupe de la Ligue-Trophée des Champions). Prêté à Saint-Etienne début 2014, il s’engage l’été suivant en faveur du FC Séville. Avec le club andalou, il sera double vainqueur de la Ligue Europa en 2015 et 2016 (sans jouer la finale pour cause de blessure) devenant ainsi le premier Réunionnais à gagner une coupe d’Europe.

Breton d’ascendance réunionnaise, le jeune Jérémy fait ses premiers pas de footeux en herbe du côté de Quimperlé avant de rejoindre l’école lorientaise dès l’âge de 10 ans. Lui aussi attaquant à ses débuts, il reculera au fil des saisons pour s’imposer en tant que latéral gauche. Replacé en défense centrale sous la férule du fantasque Marcelo Bielsa, il s’affirme (malgré son petit gabarit) comme l’une des valeurs sûres de la L1 à son nouveau poste.

Préformé à Tours, Jaurès rejoint les rangs de l’académie auxerroise à 14 ans. Le Tourangeau y franchira un à un les paliers vers le haut niveau avant de passer pro en 1996 (au lendemain du doublé coupe-championnat de l’AJA). La même année, il sera aussi sacré champion d’Europe des moins de 19 ans avec Henry, Trezeguet, Anelka, etc. Arrière gauche de métier (encore un!), capable d’évoluer dans l’axe, Jean-Seb disputera ensuite plus de 300 matchs avec le club bourguignon (dont une quarantaine en Coupe d’Europe).

Repéré très tôt (à 17 ans) par Arsène Wenger lorsqu’il évoluait chez les juniors du Stade Lavallois, la trajectoire du jeune Francis aurait pu ressembler à celle de Damien Plessis (un autre milieu de terrain et grand espoir réunionnais passé, lui, par Liverpool). A savoir celle d’un gamin prometteur qui n’aurait jamais confirmé tout son potentiel… Car le champion d’Europe des moins de 19 ans (en 2010) a pris son temps pour s’imposer à Londres. Devenu titulaire dans un rôle de sentinelle juste devant la défense, Francis remporte alors la Coupe d’Angleterre 2015, puis le Community Shield (2015) ainsi qu’une place de vice-champion en 2016.

Arrivé précocement au Havre en provenance de la Saint-Pierroise à seulement 12 ans, Florent fera parler de lui par le biais du sacre des teenagers tricolores lors du Mondial des moins de 17 ans en 2001, un tournoi duquel il finira meilleur buteur (9 buts en 6 matchs) tout en étant également élu MVP (meilleur joueur) ! Formé au PSG avec son pote Nicolas Anelka, le natif de Suresnes (en manque de temps de jeu dans la capitale) s’exile d’abord au Servette Genève avant de s’installer durablement en L2, à Amiens puis Guingamp. Ce n’est finalement qu’à 27 ans, au sein du FC Lorient en 2006, qu’il sera lancé dans le grand bain de la L1 par Christian Gourcuff.

Pièce maîtresse du druide breton chez les Merlus, ce travailleur de l’ombre doté d’une bonne technique y effectue 3 saisons pleines (120 matchs, 12 buts) et sera même élu 2 fois meilleur joueur du club (2007 et 2008). Abriel signe alors en faveur de l’OM en même temps que Didier Deschamps. Sous les ordres du technicien phocéen, le Réunionnais garnira sa vitrine par le gain de 2 Coupes de la Ligue (2010 et 2011), 1 Trophée des Champions (2010) et surtout un titre de champion de France 2010, avant de découvrir la Ligue des Champions.

Auteur de 15 buts lors de sa première saison en sénior à la Saint-Pierroise, c’est (comme pour Sinama) grâce au partenariat liant la JSSP au HAC que cet attaquant longiligne, excellent de la tête, atterrit en Normandie en 2003. Il faudra alors 3 ans au Saint-Louisien pour s’adapter en métropole, mais suite à un bon passage par Gueugnon, Guillaume explosera. Scorant 28 fois pour le compte du club doyen en 2007-08, Hoarau s’octroie le titre de meilleur buteur de L2. Enrôlé par le PSG pour remplacer Pauleta, il ne déçoit pas, trouvant le chemin des filets à 17 reprises (3e buteur de L1) en 2009, avant d’inscrire le but de la victoire en Coupe de France en 2010. Moins performant par la suite, l’attaquant international (5 capes) quitte Paris sur un titre de champion de France en 2013.

Aussi doué soit-il, Dimitri Payet (prononcé « paillette ») a bien failli ne jamais connaître le haut niveau… Lui aussi détecté par Le Havre alors qu’il évolue à Saint-Pierre, son apprentissage normand se termine hélas par un retour au bercail. Ce fan de Thierry Henry se résout alors à signer une licence amateur à l’AS Excelsior… en D1 réunionnaise ! Vainqueur de la Coupe de La Réunion 2004 (le seul trophée de sa carrière !), Dimitri fait le plein de confiance et part retenter sa chance au FC Nantes.

Aîné d’une fratrie de footballeurs (ses frères Bertrand et Fabien seront eux aussi pros), Laurent fait ses 1ères armes à l’US Bénédictine. Repéré par Brest, il s’envole pour le Finistère mais le club fait faillite… Robert rejoint alors Montpellier où il évoluera avec son « compatriote » Agathe. Recruté par le PSG, il est vice-champion de France 2000, puis signe sa saison la plus prolifique avec 15 buts (5e buteur de L1) en 2001. Vainqueur de la Coupe des Confédérations 2001, en bisbille au PSG avec Luis Fernandez, ce tireur de coup-franc à la frappe lourde s’exile alors à Newcastle.

Pionnier des Réunionnais à fréquenter les pelouses de Ligue 1, ce latéral gauche jovial passera par le Red Star, Lens, Marseille, Nantes, Strasbourg, le Racing Paris et les Girondins de Bordeaux. Vice-champion de France 1987 (OM), champion de D2 en 1992 (FCGB) et triple finaliste malheureux de la Coupe de France (1986, 1987, 1990), « JPB » sera également membre des équipes de France espoirs, olympique et A’.

Actuellement, avec plus de 30 000 footballeurs (sans compter la diaspora métropolitaine), La Réunion représente environ un tiers des quelques 100 000 joueurs recensés sur l’ensemble des DOM-TOM, soit plus que le nombre cumulé de licenciés en Guadeloupe et en Martinique confondues (plus ou moins 25 000).

Tableau récapitulatif des joueurs réunionnais ayant joué au PSG

Joueur Poste Période au PSG Faits marquants
Guillaume Hoarau Attaquant 2009-2013 Vainqueur de la Coupe de France 2010, Champion de France 2013
Laurent Robert Milieu gauche 1999-2001 Vice-champion de France 2000, Vainqueur de la Coupe des Confédérations 2001
Claude Barrabé Gardien de but 1986-1990 Doublure de Joël Bats
Florent Sinama-Pongolle Attaquant Formé au PSG Vainqueur de la Coupe du monde des moins de 17 ans en 2001

Ces joueurs réunionnais ont apporté leur talent et leur passion au Paris Saint-Germain, contribuant à l'histoire du club et inspirant les jeunes générations de footballeurs réunionnais.

L'équipe de La Réunion, fière de ses joueurs évoluant dans les plus grands clubs.

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