Les numéros portés par les joueurs de la NBA font partie intégrante de leur identité et de la culture basket. Ces chiffres, allant de 0 à 99, sont souvent chargés d'histoire, de symbolisme et de superstition. Cet article explore les règles officielles encadrant les numéros en NBA, revient sur les numéros emblématiques qui ont marqué la ligue, découvre des numéros interdits ou retirés et savoure quelques anecdotes insolites.

Règles Officielles et Numéros Tabous
En NBA, les joueurs peuvent choisir n’importe quel numéro entre 0 et 99. Jusqu’en 2014, la FIBA obligeait les joueurs à porter un numéro compris entre 4 et 15. Cette limite facilitait le travail des arbitres : ils pouvaient identifier le joueur fautif à la table de marque en montrant simplement les chiffres de 0 à 5 avec leurs doigts.
Mais officieusement, il existe bien un numéro tabou en NBA : le #69. En effet, personne n’a jamais porté le #69 en match officiel NBA.
Numéros Emblématiques et Leurs Histoires
Certains numéros sont immédiatement associés à des joueurs légendaires. Impossible, par exemple, de voir un #23 sans penser à Michael Jordan. Ce numéro a transcendé la NBA : Jordan l’a rendu si prestigieux que même le Miami Heat - équipe contre qui il a pourtant joué - a retiré le #23 en son honneur ! De nombreux joueurs ont grandi en rêvant de porter le 23, et la superstar LeBron James a d’ailleurs choisi ce numéro en début de carrière en hommage à MJ.
Le #6 est un autre numéro chargé d’histoire. C’est celui du grand Bill Russell, 11 fois champion avec Boston dans les années 50-60. Plus récemment, LeBron James l’a popularisé auprès de la nouvelle génération, notamment à Miami. Plus aucun autre joueur ne pourra choisir le #6 à l’avenir.
Chez les Lakers, #24 et #8 sont indissociables de Kobe Bryant. Du côté des meneurs modernes, le #30 est désormais indissociable de Stephen Curry. Avant lui, le 30 était rarement porté par des superstars, mais Curry en a fait un numéro emblématique en révolutionnant le jeu par le tir à trois points.
D'autres numéros emblématiques incluent le #33 de Larry Bird (et de Kareem Abdul-Jabbar), ou le #34 de Shaquille O’Neal et Hakeem Olajuwon. Ils se transmettent parfois d’une génération à l’autre, ou au contraire sont mis au rencart à jamais pour honorer un joueur.
Anecdotes Insolites et Choix de Numéros
Les raisons derrière le choix d'un numéro peuvent être surprenantes. Anticonformiste, le meneur canadien a précisément voulu inverser la tendance qui veut que le 13 porte la poisse. Résultat, il a obtenu deux titres de MVP avec ce numéro chez les Suns.
« Zéro, c’était le nombre de minutes que les gens pensaient que j’allais jouer pour ma première année à Arizona. C’est probablement la raison la plus ubuesque du lot ; mais ce n’est pas très étonnant venant de l’ex Ron Artest. Ayant porté d’ailleurs le 91 en l’honneur d’un autre allumé référencé plus avant, MWP a choisi le 37 qui rappelle les 37 semaines au top du hit parade de l’album Thriller de Michael Jackson.
Très croyant, Dwyane Wade a choisi le numéro 3 pour honorer la Trinité [le Père, le Fils et le Saint-Esprit]. Pour expliquer ce choix, l’arrière d’Utah a déclaré qu’il adorait voir jouer Manu Ginobili : « C’est l’un des joueurs que j’admirais quand j’étais plus jeune.
Pour expliquer son choix du 31 qu’il a longtemps porté durant sa carrière à Phoenix, Marion expliquait que c’était parce qu’il adorait un certain Reggie Miller lorsqu’il était gosse. « Mon joueur préféré a toujours été Magic. Je portais donc le numéro 32 au lycée. Quand je suis arrivé à Duke, il y avait Christian Laettner qui portait le 32.
« J’ai essayé le 15 à l’université. Mais je ne sais pas pourquoi, Coach Thompson ne voulait pas que les intérieurs portent un numéro en dessous du 30. Quand j’ai demandé le 15, il m’a dit, ok, tu auras le 55. Je n’ai jamais eu de modèle, donc je n’ai jamais voulu un numéro en particulier.
« Les deux seuls numéros que j’ai porté dans ma carrière sont le 6 et le 10. Quand je suis arrivé aux Spurs, le 6 était encore marqué par Avery Johnson qui avait quitté San Antonio. Et les fans avaient tiqué. »
« Le 16 est le numéro qu’on utilise pour les jeunes joueurs en Espagne. Le 16 et le 17 sont dédiés aux jeunes qui viennent pour remplacer les blessés dans l’équipe première. Ce sont les numéros en plus. On ne m’a pas donné le choix, on m’a donné le 16 et quand tu es junior comme ça, tu n’as le droit de rien dire.
Arrivé aux Bulls après deux clubs (Detroit, San Antonio) où il portait le numéro 10, Rodman a dû opérer un changement car Bob Love avait déjà porté le même numéro avec les Bulls. Après avoir porté le n°4 à la fac d’Utah, le numéro 1 de la draft en 2005 n’a pas fait le difficile en voyant que le 4 était déjà retiré pour une légende locale.
« J’aurais bien aimé garder le 4 mais pour rien au monde, je le prendrais à Sidney Moncrief. Le 6 était mon premier numéro, pourquoi ne pas revenir à mes racines. « Tu prends le zéro quand tu as traversé des épreuves difficiles et que tu veux un nouveau départ. Ça t’aide à repartir de l’avant. Ça t’aide à retrouver ton énergie. »
Refusé de bon nombres d’universités de top niveau, Westbrook a élu le 0 à UCLA en n’oubliant jamais le manque de confiance des recruteurs à son égard. « Au lycée, je portais le numéro 24. Puis je suis passé au 33 car c’était le numéro que portait mon père et je voulais perpétuer la tradition. Mais arrivé aux Lakers, je ne pouvais pas le garder (Kareem était passé par là).
Numéro 143 au camp ABCD d’Adidas où il s’est fait repéré, Bryant a opéré à la désormais traditionnelle addition et obtenu le total de 8 (1+4+3=8). Que ce soit en sélection nationale, à l’Asvel l’an passé durant son bref passage ou évidemment aux Spurs (où il sera probablement retiré en son honneur), pour TP, son numéro est sacré !
Arrivé à Atlanta, il comptait garder son numéro de Pau, ainsi que celui qu’il porte avec l’EdF, mais le numéro 13 était alors la chasse gardée de Glenn Robinson. Il prit alors 32 comme Magic Johnson, une de ses idoles de jeunesse. Puis à Phoenix, il est passé au 3 simple pour devenir « 3D » avec sa meilleure saison en carrière. Revenu au 32 chez les Bobcats, son dernier transfert aux Spurs lui a permis de faire peau neuve avec le 33. Pourquoi ? C’est probablement un des numéros les moins répandus dans la ligue mais Batum a décidé de faire dans l’originalité.
Au départ, il voulait le 5 mais le numéro était pris par Rudy Fernandez. La confusion a été faite par les spécialistes américains, mais le petit dernier de la bande débarque en NBA affublé d’un numéro incongru : le 94. C’est le numéro ultime du basketteur, celui de son Altesse Jordan, mais savez-vous pourquoi c’est le 23 que le jeune Michael a choisi ? Et bien, en fait, c’est parce que Jordan idolâtrait son grand frère, Larry, qui portait le 45. Et 45 divisé par 2, ça fait (à peu près) 23.
Lorsqu’il sort de sa première retraite en 1995, Michael Jordan porte le numéro 45. Jordan voulait repartir sur du neuf et ne pas ressortir directement son emblématique 23.
« Le numéro 45 n’explose pas comme le faisait le 23… Le numéro 45 n’est pas le numéro 23. Piqué au vif, Jordan ressort son #23 dès le match suivant.
THE BALL NEVER LIES #23 - MICHAEL JORDAN (Part I)
Numéros Retirés et Hommages
Toutes les équipes (sauf les Clippers jusqu’à très récemment) ont retiré au moins un numéro. Ce genre d’événement montre à quel point un simple numéro peut revêtir une charge symbolique incroyable. En janvier 2024, Bruce Brown a versé 10 000 $ à Jontay Porter pour récupérer le #11 aux Raptors.
Vince Carter, considéré comme l’un des meilleurs dunkeurs de l’histoire de la NBA, a été honoré samedi 2 novembre par les Raptors de Toronto. La tunique floquée du numéro 15 a été accrochée au toit de la Scotiabank Arena, samedi 2 novembre. Raptor de 1998 à 2004, Carter a marqué l’histoire de sa franchise en offrant un jeu spectaculaire. Vainqueur d’un mémorable concours de dunks en 2000, l’arrière est considéré comme un des meilleurs basketteurs de l’histoire dans cet exercice.
Aujourd’hui âgé de 47 ans, Vince Carter, ému par l’honneur rendu, sera également célébré le 25 janvier par une autre franchise : les Nets, où il a joué de 2004 à 2009.
Quel est le meilleur joueur à avoir porté tel ou tel numéro dans l’histoire de la NBA ?
Si pour certains la réponse est très simple, pour d’autres elle s’avère beaucoup plus compliquée. Avant de commencer, quelques petites précisions sur les choix de The Athletic s’imposent. Les journalistes ont évalué les différents joueurs pour leurs performances en portant tel numéro. Par exemple, LeBron James sera cité pour le numéro 6 en ne tenant compte que de son passage à Miami (la seule franchise où il porté le n°6). De plus, seuls les numéros « NBA » sont comptabilisés, ce qui fait remonter le bassin de candidats à 1976 (année de la fusion entre ABA et NBA).
Comme on peut le constater, chaque numéro a au moins une petite histoire en NBA - et certains beaucoup plus que d’autres ! Alors, quel numéro aura l’honneur d’écrire la prochaine page d’histoire ?
Il arrive même que des joueurs rachètent leur numéro fétiche : en janvier 2024, Bruce Brown a versé 10 000 $ à Jontay Porter pour récupérer le #11 aux Raptors.
Habitué à son numéro 32 aux Los Angeles Lakers, Magic Johnson dut se trouver un autre numéro au sein de la Dream Team en 1992. Règles FIBA obligent ! Il opta pour le 15. Pourquoi ce choix ? Magic Johnson eut l’honneur de faire partie de la grande aventure de la Dream Team lors des J.O. de Barcelone. Aux côtés de Larry Bird, son ennemi de toujours, et de Michael Jordan, la nouvelle superstar de la Ligue (et d’une pléiade de légendes NBA), Magic fut la pierre angulaire d’une Team USA qui roula sur tous ses adversaires pour reconquérir le titre olympique qui lui avait échappé quatre ans plus tôt à Séoul.
Sur le parquet, Magic Johnson évolua avec le numéro 15 dans le dos, délaissant son emblématique #32. À cette époque, les règles internationales étaient plus restrictives en matière de numéros. Les joueurs n’avaient qu’un choix limité de douze numéros allant du 4 au 15. Dans l’ouvrage Larry Bird - Magic Johnson : Quand le jeu était à nous, paru chez Talent Sport, Lon Rosen, l’agent de Magic, revient sur ce choix. Interrogé par un cadre de Team USA, qui souhaitait connaître le numéro que porterait Magic, Rosen avait choisi le numéro le plus élevé possible afin que son client soit appelé en dernier lors de chaque présentation des joueurs.
Visage de la NBA depuis le début des années 80, Magic avait tout gagné tant individuellement que collectivement. Pour autant, sa participation aux Jeux n’avait rien d’anodin. Retraité depuis l’annonce de sa séropositivité, le 7 novembre 1991, Magic n’avait refoulé officiellement les parquets qu’à une seule reprise lors du All-Star Game à Orlando.
Le Basketball Hall of Fame
Le Basketball Hall of Fame rend hommage aux joueurs qui ont fait preuve d'une habileté exceptionnelle au basket-ball, aux excellents entraîneurs, aux arbitres et aux autres grands contributeurs de ce sport. Situé à Springfield, dans le Massachusetts, le Hall of Fame doit son nom au Dr James Naismith, qui a inventé le sport en 1891. Il a été intronisé au Temple de la renommée comme contributeur en 1959. La catégorie des joueurs existe depuis la création du Hall of Fame. Lors de l'année inaugurale du Hall of Fame, quatre joueurs ont été introduits, dont George Mikan, qui fut le premier joueur NBA à être récompensé. Un total de 27 joueuses sont intronisées au sein du Hall of Fame, dont les premières furent Lusia Harris-Stewart et Nera D. White en 1992.
| Numéro | Joueur Notable |
|---|---|
| 29 | Paul Silas (St. Louis Hawks) |