Le Club Africain est une institution du handball en Tunisie, riche d'une histoire jalonnée de succès et marquée par des joueurs emblématiques qui ont contribué à sa renommée. Cet article met en lumière ces figures marquantes et leur impact sur le club.
Le 1er Mai 2013, la Ligue Nationale de Tunis de handball organisait son énième tournoi à la salle des sports de l'Ariana, réservé aux jeunes minimes B. Six équipes étaient engagées, représentant plus de cent jeunes joueurs. Les clubs engagés de l'E.S.T.-C.A.-J.S. E.S.S.- C.A.B. et l'A.S.H ont été tous à l'honneur. Les matches ont débuté à 9 h 30 pour finir vers 16 heures.
Le Club Africain, équipe gagnante, toutes les équipes participantes se sont vues remettre à chacun d'eux une coupe. Le Président de la ligue ainsi que ses collaborateurs ont fait l'honneur de remettre un trophée de reconnaissance à M.
TP Mazembe 8-0 Club Africain résumé (highlights)
Parcours d'un entraîneur emblématique: Franck Maurice
L'histoire de Franck Maurice, entraîneur de handball, illustre un parcours riche et varié, marqué par des expériences en France et à l'étranger. Son parcours est une source d'inspiration pour les jeunes joueurs et entraîneurs.
C’est désormais au Caire que vit Franck Maurice. Il a posé ses valises dans la capitale égyptienne, il y a à peine deux semaines. Un tout nouveau défi pour l’entraîneur que l’on avait quitté en mars 2022 après une lourde défaite dans un derby et qui ne terminait pas la saison.
« J’étais usé ! Je savais dès le début de la saison que ce serait ma dernière, mentalement, ça a été difficile. Il fallait être lucide sur la fin, quand tu n'as plus d’énergie, ça ne vaut plus le coup », se souvient-il.
Quelques mois plus tard, c’est à l’autre bout de la France que Franck Maurice rebondit à Dunkerque, toujours en première division. La première année et demie se passe plutôt bien, les retours sont positifs même si les moyens financiers promis ne se concrétisent pas.
« Le budget a diminué trois ans de suite, financièrement, c'était difficile, mais ça me convenait. La dernière année a été en revanche très dure à vivre pour le coach qui a fini au bord de la dépression.
« Il y a eu un manque total de transparence. On m’annonce que l’on ne me prolonge pas soi-disant pour des raisons économiques, mais ce n’est pas assumé. Au fur et à mesure, l’ambiance s’est détériorée et c’est devenu insupportable. Je ne fais pas ce genre de métier pour être isolé ».
Alors que dans sa tête, il pensait avoir déjà tourné la page du métier d’entraîneur, en coupant court à toutes les sollicitations en France, une offre atypique arrive le 10 juin dernier. « Mon agent m’appelle pour me dire que le club égyptien de Zamalek s’est renseigné, savoir si je suis intéressé par leur projet. Il fallait réfléchir très vite et prendre la décision en deux semaines. Partir loin sur un autre continent, en vivant éloigné des siens, l’homme de 53 ans n’hésite finalement pas longtemps.
« Ce qui m’a tout de suite redonné envie d’entraîner et motivé, c’est la démarche du club qui s’est tourné vers moi, car il voulait quelqu’un qui avait déjà travaillé avec des Égyptiens. »
« J’avais aussi fait venir l’équipe nationale U19 pour un stage au Parnasse donc j’avais les connexions. Son épouse Thouria, ex joueuse professionnelle, a terminé de le convaincre avec un message prémonitoire, « depuis deux ans, elle me disait : il va se passer quelque chose avec l’Égypte. C’est une opportunité de dingue et ça ne peut qu’être positif. »
Fin juillet, le couple s’envole alors au Caire et découvre les sommets des pyramides. Le pays des Pharaons est devenu une grande nation du handball mondial, la quatrième et la seule capable de rivaliser avec les mastodontes européens. Les trois quarts de la sélection évoluent d’ailleurs en Europe.
Une place forte d’autant plus à Zamalek où l’attente est forte, car ce club historique n’a plus remporté de trophées depuis trois saisons, désormais dans l’ombre du grand rival Al Ahly.
« Cela me fait penser à Montpellier quand le PSG est arrivé avec plus d’argent, les meilleurs joueurs partent, c’est la fin d’un cycle et le rapport de force s’est inversé. »
Au Français donc, le premier à entraîner en Égypte, de refaire gagner Zamalek, la pression est forte comme la passion des supporters. Tout s’en adaptant à cette toute nouvelle vie, l’ancien nîmois garde toujours un œil sur l’USAM, « c’est une équipe jeune avec du potentiel !
« Je suis bien installé dans le quartier des ambassades, il y a beaucoup d’expatriés et je suis à trois stations de métro de la salle ».
« C’était une aventure excitante qui s’est construite petit à petit. On a gravi les échelons vraiment de manière pondérée et assumée pour s’installer dans le Top 5, finir sur le podium, se hisser en finale de la Coupe de France et retrouver la Coupe d’Europe 25 ans après », résume-t-il.
Il garde en tête le retour du public au Parnasse dont l’ambiance atteint des sommets le soir du retour sur la scène européenne face aux Hongrois de Csurgoi, « ça reste un moment magique ! Une période dorée marquée par l’éclosion de futures stars dont Prandi et Hesham ou encore d’internationaux tels que Desbonnet, Tobie et Acquevillo. Sans oublier l’aventure humaine avec ce groupe emblématique et l’épanouissement personnel.
Des désaccords avec les dirigeants et un malaise profond qu’il surmonte grâce au soutien de sa famille. Mais cette fin douloureuse lui donne envie de se réorienter et de basculer vers le management. « Quand je vois les manques dans les clubs professionnels, je me dis qu’il y a peut-être des choses à faire et donc je m’inscris pour le diplôme de manager de club sportif professionnel à Limoges. »
Le Parisien reste d’ailleurs le dernier coach à avoir qualifié la Green team pour une compétition continentale qui lui échappe maintenant depuis trois saisons.

Jackson Richardson: De star mondiale à sélectionneur en Afrique
Outre-mer Jackson Richardson, "barjot" du handball français, a rebondi sur le banc le temps de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) à Libreville. Le Réunionnais, sélectionneur du Gabon, est bien parti pour faire encore rêver les foules alors que l'équipe nationale dispute mercredi les quarts de finale.
De meilleur joueur du monde à sélectionneur du Gabon : reconnaissable du temps de sa splendeur sportive à ses dreadlocks, l'emblématique demi-centre des "Barjots" français Jackson Richardson, qui apparaît désormais le cheveu ras, a rebondi sur le banc le temps de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) à Libreville.
Dans ses nouveaux habits d'entraîneur de ce pays d'Afrique centrale, le Français est bien parti pour continuer de faire rêver les foules alors que l'équipe nationale dispute mercredi les quarts de finale du rendez-vous continental pour la première fois depuis 2006.
"Moi ça a toujours été mon rêve d'entraîner une équipe nationale", confie à l'AFP le double champion du monde (1995 et 2001) et figure des Bleus des années 1990. Pourquoi le Gabon ?
"Vous savez comme moi que l'équipe de France a des entraîneurs bien calés...", dit-il dans un sourire entendu, en référence aux coaches de l'équipe de France, tous d'anciens ténors du handball français. "Le Gabon m'a donné l'opportunité de venir", ajoute simplement celui qui a signé un contrat de deux ans.
Ce lundi, dans le stade flambant neuf et inauguré en grande pompe par le président Bongo quelques jours avant le coup d'envoi de la CAN 2018, l'entraineur-star de l'équipe nationale s'époumone et ne tarit pas d'encouragements vers ses joueurs. Mais après avoir longtemps mené face au Cameroun, ses Gabonais doivent finalement concéder le match nul (29-29).
Sur le banc, l'ancien joueur le plus capé du handball français (417 sélections), las, fait la moue. "On sait qu'il y a encore des erreurs de jeunesse, dans l'application, c'est à nous de nous donner les moyens pour pouvoir continuer, pour créer quelque chose", lâche-t-il.
Car c'est bien pour "créer quelque chose" qu'il a rejoint un pays qui n'est pas une terre de handball mais veut se donner les moyens de le devenir : pour renforcer la compétitivité dans l'équipe, le Gabon a ainsi donné la bi-nationalité à cinqjoueurs français quelques mois avant la compétition. Pour la CAN, il a également rendu gratuits des tickets initialement payants par souci d'attractivité.
"Le coach est bon, mais je pense que nos éléments ne sont pas à plaindre non plus. Nous allons devenir une grande nation du handball", assure ainsi le ministre des Sports gabonais, Mathias Otounga Ossibadjouo.
Pour Richardson, qui s'inscrit dans les traces des Caude Le Roy et Hervé Renard, entraîneurs français qui s'épanouissent dans le football africain, l'objectif est clair : "atteindre le Graal", annonçait-il peu après son recrutement. Un titre avec une sélection serait une première pour l'homme, cheveux grisonnants et boucles aux deux oreilles.
"D'aucuns disent qu'un grand joueur n'a jamais fait un grand entraineur. Zidane a prouvé le contraire au foot. Donc là on aura le temps de regarder, mais je peux vous dire que c'est un grand monsieur et nous allons le prouver en quart", annonce l'arrière Yannick Aubyang Milama.
Ce qui importe le plus à Richardson ? "Aller le plus loin et donner l'envie à des jeunes futurs joueurs ou joueuses de prendre du plaisir sur un terrain".
Hommage à Dytho et Kotton
Les deux techniciens, anciens diables rouges champions d’Afrique en 1984, en tant que joueurs et entraineurs en 2007, sont décédés il y a quelques années déjà. L’Association Sportive Inter club (Asic) a récemment organisé un tournoi en leur mémoire.
La compétition commémorative de la mémoire de Dytho et de Kotton a mis en confrontation huit équipes soit quatre en version masculine et autant en dames. Chez les hommes, c’est Etoile du Congo qui s’est imposée à la première place avec trois victoires sur le même nombre de matchs. D’abord devant Inter 2 (19 à 16) puis face à Inter 1 (16 à 15), avant de prendre le dessus sur Pétro (18 à 10). Dans la version féminine, Abo sport a fait sa loi en remportant tous ses matchs. Lors de sa première sotie face à DGSP, les dames d’Abo se sont imposées( 23 à 10) avant de venir à bout de Cara (19 à 12) puis un dernier succès face Inter (23 à 17). Cara s’est consolé en occupant la deuxième marche du podium avec deux victoires (16 à 14) face Inter et (20 à 18) contre la DGSP.
A en croire les responsables de l’Inter club, il ne s’agit-là que de la toute première expérience dans la commémoration de leurs anciens joueurs emblématiques.