Les 100 plus grands joueurs de rugby français de tous les temps

Le rugby français possède une histoire riche, marquée par des joueurs emblématiques dont le talent, la créativité et le courage ont façonné l’identité du XV de France. À travers les époques, certains ont incarné l’excellence, d’autres ont inspiré par leur aura ou révolutionné leur poste. Alors qu'approche la Coupe du monde en France (8 septembre - 28 octobre), nous avons établi le classement des 100 plus grands joueurs de l'histoire des Bleus.

Sur les terrains nationaux et internationaux, les joueurs et joueuses de rugby s'illustrent par leur engagement physique et leur esprit d’équipe inébranlable. Qu’ils soient avants puissants (piliers, talonneurs), ou arrières créatifs (trois-quarts, demis de mêlée), leur renommée repose sur une combinaison de force brute et d'intelligence de jeu. Le rugby, qu'il soit à XV ou à VII, est un sport de combat collectif exigeant une polyvalence athlétique, une stratégie fine et une adhésion aux valeurs de respect de l'adversaire et de l'arbitre.

Une exploration approfondie s'impose pour découvrir le parcours de ces athlètes d'élite, dont la biographie est celle de véritables guerriers du terrain. En retraçant leur trajectoire sportive, le lecteur découvre les moments clés qui ont forgé leur légende, les trophées majeurs qu'ils ont remportés (Coupe du Monde, Tournoi des Six Nations) et leur influence sur les règles et les tactiques du jeu.

LES PLUS BEAUX ESSAIS DU XV DE FRANCE

Voici une liste non exhaustive de quelques-uns de ces joueurs exceptionnels, classés de la 100ème à la 41ème place :

  1. 100. Jean Trillo: Son association au centre avec Jo Maso, à 7 reprises, symbolise le « French Flair ». Capitaine en 1971 lors de la tournée en Afrique du Sud. Vainqueur du premier Grand Chelem français en 1968. Solide défenseur, il a aussi inscrit 6 essais en bleu.
  2. 99. Pascal Papé: Devient un cadre de l'équipe de France pendant la Coupe du monde 2011. 14 fois capitaine. Décroche deux Grands Chelems (2004, 2010).
  3. 98. Jules Cadenat: Personnage truculent, joueur rugueux. Fut aligné à tous les postes : pilier, troisième-ligne centre et deuxième-ligne. Étudiant en droit à Paris, il opérait au SCUF.
  4. 97. Jean-Pierre Lux: Technique irréprochable, gestuelle fluide. Aussi l'un des plus rapides attaquants français. Positionné ailier à 9 reprises, il inscrivit 12 essais.
  5. 96. [Nom du joueur]: Médaillé d'argent aux Jeux Olympiques de Londres en 1908. Participa à ceux de 1912, 1920 et 1924. Vingt fois champion et recordman de France du 100, 200 et 400 m. Excellait sur 110 et 400 m haies. Fit juste quelques apparitions en équipe de France avant-Guerre. Mais remarquées. Inscrivit 3 essais.
  6. 95. Sylvain Marconnet: Un crève-coeur pour ce première-ligne mobile, considéré comme l'un des meilleurs au monde à son poste. Demeure pour un temps encore le pilier français le plus capé. Devant Mas, Califano et de Villiers.
  7. 94. Philippe Struxiano: Il faut avoir un sacré caractère pour refuser une sélection internationale au motif qu'on n'apprécie pas que les sélectionneurs entretiennent avec les joueurs des relations d'employeurs à employés.
  8. 93. [Nom du joueur]: Formé à Cahors, transformé à Agen. Homme de terroir à l'aise dans tous les registres, offensif et défensif. Excellent passeur, toujours au service du collectif. N'a jamais chercher à briller.
  9. 92. William Servat: L'homme fort du pack tricolore à l'entrée du XXIe siècle. Lanceur très précis. Mais surtout indestructible, comme le héros de Pixar. Une force de bras peu commune. Redoutable plaqueur. Cette robustesse apporte un supplément de densité à la mêlée française.
  10. 91. Philippe Bernat-Salles: En 1998, les Tricolores étrennent le Stade de France et il inscrit le premier essai qu'il signe, bras écartés comme les ailes d'un avion. Il marque aussi un essai d'importance face aux All Blacks en demi-finales du Mondial 1999, au terme d'une course-poursuite de quatre-vingts mètres. Après Darrouy et Lagisquet, un autre pur ailier.
  11. 90. Robert Soro: Les Français jouent face au vent de la mer. Il faut contenir les Gallois pendant la première période. Robert Soro se jette dans les regroupements. Piétiné, il tarde à se relever et le soigneur entre. Autant de minutes gagnées. Il recommencera plusieurs fois.
  12. 89. Elie Cester: Remporte le Grand Chelem en 1968. Quelques mois plus tard, Fred Allen, l'entraîneur des All Blacks, disait de lui : « Avec huit Cester, le pack français serait redoutable ». Appelé dans la sélection mondiale (avec Maso, Villepreux, Carrère, Villepreux et Bertranne) pour le centenaire de la Fédération anglaise en 1971.
  13. 88. Roland Bertranne: En 1981, Fouroux lançait : « Donnez-moi quinze Bertranne et je battrai toutes les équipes du monde ! » Le coach tricolore rendait ainsi hommage à son joueur le plus coriace, le plus efficace, le plus fougueux. Il remporta deux Grands Chelems, en 1977 et 1981.
  14. 87. Pierre Dospital: Autant les piliers sont souvent peu diserts, autant Peyo (Pierre, en basque) Dospital a l'organe vocal bien développé. Chanteur, certes, mais surtout champion de force basque, ce pilier au grand c(h)oeur soulevait aussi facilement les rochers que les mêlées adverses.
  15. 86. Roger Martine: Organisateur et penseur du jeu d'attaque. Celui que ses coéquipiers surnommaient « Bichon » a élevé la passe au rang d'un art. Grâce à lui, le FC Lourdes et le XV de France purent disposer dans les années 1950 d'un jeu de ligne millimétré. À vaincu toutes les nations majeures entre 1954 et 1961.
  16. 85. Pierre Danos: Jamais pris balle en mains, fluide et remarquable technicien. D'une feinte de corps, il éliminait les avants venus la charger. D'où son surnom, référence à l'illustre torero. Spécialiste du drop-goal. Sous sa conduite pendant sept saisons, le XV de France ne perdit que 3 rencontres. De la fabuleuse tournée de 1958 en Afrique du sud.
  17. 84. [Nom du joueur]: Prototype du troisième-ligne aile à grand rayon d'action. À l'époque où le XV de France ne disputait que 4 matches par saison, il additionna plus de trente sélections. Un record dans les années 30. Détrôné par Jean Prat en 1955. Disputa dix Tournois d'affilée.
  18. 83. Gérard Dufau: Autoritaire, exigeant, brasseur d'idées, inlassable chercheur et adepte du rugby total, il s'inscrit entre deux monstres sacrés : Jean Prat et Lucien Mias.
  19. 82. [Nom du joueur]: Puni parce qu'il accordait trop d'importance aux avants en leur demandant de porter le ballon, il fut rétrogradé en équipe réserve du Stade Français. Ce qui ne l'empêcha pas de commander le XV de France dans le Tournoi quand il s'imposa pour la première fois, en 1911, contre l'Écosse.
  20. 81. Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère: Parce qu'il occupait un poste à la mairie de Toulouse, il bénéficia dans le Tournoi d'un sauf-conduit. Indestructible, la Première Guerre mondiale n'eut pas raison de lui, même s'il revint du front avec quatorze balles dans le corps.
  21. 80. Jean Dupuy: Une moustache de Poilu de 14-18, avec le même courage et la même abnégation. Dur au mal, cet ailier tranchait avec les canons de l'époque qui voulaient qu'on soit seulement un sprinteur. Pipiou, lui, recherchait le contact physique, domaine dans lequel il excellait.
  22. 79. [Nom du joueur]: Personne n'était aussi doué que lui. Il réunissait toutes les qualités qu'on demande à un joueur de rugby : puissant, rapide, adroit, courageux. Capable d'évoluer à tous les postes, derrière. Il butait avec précision et puissance, plaquait comme un troisième-ligne.
  23. 78. Julien Bonnaire: Il a commencé tard le rugby (17 ans) sur un terrain jouxtant une église (Saint-Savin) et à l'ouverture. Il finira (quasi) au sommet, flanker d'excellence d'une finale perdue de Coupe du monde dans un stade mythique, l'Eden Park en 2011. Exemplaire, Julien Bonnaire l'a été pendant une carrière professionnelle de près de deux décennies, incarnant « la Berjallie », cet esprit de clocher.
  24. 77. Jean Sébédio: Personnage picaresque servi par un accent rocailleux et des réparties colorées. Un visage de tribun, un cou de buffle, un corps massif. Impossible de le manquer. A régné sans partage sur le rugby du Languedoc.
  25. 76. [Nom du joueur]: Il aimait les combats furieux. Aucun adversaire ne parvenait à le déstabiliser. Deuxième-ligne contre nature, il a trouvé à s'exprimer pleinement en troisième-ligne. Il lui fallait de l'élan pour arriver à pleine vitesse et caramboler les regroupements, ou découper un attaquant.
  26. 75. Guy Camberabero: Parfaitement servi par son frère Lilian qui joue demi de mêlée, Guy dispose d'une botte magique. Les drops fusent, les buts s'additionnent. Mais le jeu s'arrête souvent à la charnière. Le débat divise : gagner avec les Cambé ou avec éclat mais sans eux.
  27. 74. Jean-Luc Joinel: Sur le terrain, il commentait ses actions, ce qui faisait le délice de ses coéquipiers. N'a jamais été remplaçant en onze ans de carrière. Avec Blanco, Guy Laporte, Dintrans et Berbizier, il fait partie des vainqueurs du Grand Chelem 1981 qui disputèrent la première Coupe du monde. Excellent preneur de ballon en fond d'alignement.
  28. 73. Thomas Castaignède: Pur produit de l'école landaise, celle des frères Boniface et de Patrick Nadal. Attaquant né. Ouvreur, mais aussi centre et arrière en équipe de France.
  29. 72. Frantz Reichel: Joueur clé des sélections nationales constituées avant 1906 à l'aile mais aussi au centre et à l'ouverture. Athlète (cross-country, 110 m haies). Pratiquait la boxe, l'escrime, la gymnastique. Sélectionné olympique en 1896.
  30. 71. Yves Bergougnan: Pour son profil de squale et ses départs au ras des regroupements, bouche grande ouverte. Mais il fut surtout le poisson pilote du XV de France et du Stade Toulousain dans l'immédiat après-guerre.
  31. 70. Alfred Roques: Débute sur le tard en équipe de France alors qu'il a déjà 33 ans, un âge canonique où d'autres prennent leur retraite. Fermier, force de la nature et footballeur. Durant la tournée des Tricolores de Mias en 1958, il ridiculisa les piliers springboks qui lui étaient opposés. Surnommé « The Rock » par les Anglos-saxons.
  32. 69. Nicolas Mas: Bâti d'un bloc. Héritier de Jean-Pierre Garuet. Peu loquace. Là aussi une filiation. Mais avec les piliers basques, du type Azarète et Iraçabal. Maçon de métier. Habitué à travailler dur. Pousser en mêlée est pour lui un plaisir.
  33. 68. Jacky Bouquet: La France du rugby se partageait entre les pro-Boniface et les Pro-Bouquet, selon que l'on soit du Sud-Ouest ou du Sud-Est. À Romans, Bourgoin et Vienne, les trois clubs où il fut licencié, ce feu follet était un demi-dieu. Indifféremment centre ou ouvreur.
  34. 67. [Nom du joueur]: C'est ainsi que le coach tricolore Jacques Fouroux, pourtant porté sur le jeu d'avants, définissait cet ailier longiligne, rapide comme l'éclair, doté de crochets sidérants, qu'il a toujours sélectionné.
  35. 66. Aurélien Rougerie: Son père, Jacques, était pilier international avec Montferrand. Sa mère, Christine Dulac, internationale de basket à Clermont. Lui est un immense attaquant, coqueluche du stade Marcel-Michelin. A inscrit 23 essais.
  36. 65. François Moncla: En 1959, à Twickenham, il botte les fesses d'un Anglais, le pilier Bendon, trop souvent hors-jeu à son goût. Le geste a marqué l'imaginaire des duels franco-anglais.
  37. 64. [Nom du joueur]: Demi d'ouverture doté de tous les talents, il se tua dans un accident d'avion avant un match du Tournoi contre l'Ecosse. Le stade de Colombes porte son nom et son club, le Racing Club de France, lui dédia une compétition, disputée en son honneur entre les meilleurs clubs français jusqu'en 1996.
  38. 63. Thierry Lacroix: Issue de l'école dacquoise qui a révélé Pierre Albaladejo, Jean-Patrick Lescarboura et Marc Sallefanque. Véritable machine à marquer des points (367).
  39. 62. Damian Penaud: Meilleur marqueur du Tournoi 2023 avec cinq essais, dont un doublé à Twickenham, cet ancien footballeur est le fils d'Alain Penaud, star briviste des années 90. Damian s'est révélé en 2016 avec l'équipe de France des moins de vingt ans en inscrivant trois essais aux Anglais. Victorieux du Bouclier de Brennus en 2017 avec Clermont, il a obtenu cette année-là sa première sélection internationale à Durban face aux Springboks.
  40. 61. Franck Mesnel: Un parfait gentleman doté d'un physique hors du commun. Programmé pour briser les défenses, que ce soit à l'ouverture ou surtout au centre. N'a jamais utilisé son jeu au pied, alors qu'il disposait d'une puissance de frappe phénoménale.
  41. 60. Lionel Nallet: Jamais un mot plus haut que l'autre mais une voix grave et posée. Nommé capitaine à 16 reprises afin de montrer l'exemple, il a pesé sur l'équipe de France par la valeur de son exemple, en s'imposant les tâches obscures au lieu de briller. Assura, avec le clan des Berjalliens, le socle tricolore durant un Mondial 2011 mouvementé.
  42. 59. Jacques Fouroux: Colérique et rusé. Jamais à court d'arguments. Capitaine Fracasse lors du Grand Chelem 1977 disputé par uniquement quinze joueurs. Considérait que le rugby ne peut s'envisager sans une mêlée dominatrice. Leader dans l'âme, il avait autour de lui une garde prétorienne : Cholley, Paparemborde, Imbernon, Rives, Romeu, Bertranne, Averous.
  43. 58. Jean-Luc Sadourny: Davantage que Blanco ou Villepreux, le Columérin est considéré par les Anglo-saxons comme le meilleur arrière français. Sûr sous les ballons hauts, un dégagement précis et des relances tranchantes au service du collectif. Auteur de l'essai du bout du monde en 1994, contre les All Blacks à Auckland, lors de la série de tests victorieuse.
  44. 57. René Crabos: Il se signalait par quelques foulées nerveuses à la prise de balle. Il fut surtout à douze reprises le respecté capitaine du XV de France de l'après Première Guerre mondiale. Il se lança à la conquête du Tournoi en théorisant le jeu de ligne, avant de l'appliquer sur le terrain. Le rugby français lui doit beaucoup.
  45. 56. Michel Celaya: Joueur polyvalent, disponible, discret. Passant de capitaine à simple soldat, et retour. N'était pas fait pour commander - ce qu'il fit néanmoins douze fois - mais pour servir. Seul point noir : décrocha la cuillère de bois en 1957. Mais remporta le premier succès tricolore à l'Arms Park de Cardiff, l'année suivante.
  46. 55. Christian Darrouy: Ainsi surnommé par l'écrivain Antoine Blondin. L'Éliacin, dans la Rome antique, est un enfant qui dispute les jeux du cirque. Gracile, ce pur sprinteur redoutait le contact avec l'adversaire. Il inscrit trois essais contre l'Irlande en 1963 et celui de la victoire contre les Springboks à Springs, en 1964. Il en inscrira 23 durant sa carrière. Capitaine, il remporte le Tournoi 1967 et envoie un télégramme au président de la République, le général De Gaulle, avec ces deux mots : « Mission accomplie ! »
  47. 54. Jean-Pierre Garuet: Dans le sillage d'Alfred Roques, ouvre la tradition des piliers droits français (Franck Tournaire, Nicolas Mas, Rabah Slimani) qui fendent la mêlée adverse. En 1984, devient le premier joueur français expulsé (contre l'Irlande, dans le Tournoi), pour avoir enfoncé ses doigts dans les yeux d'un adversaire. Suspendu trois mois. Vainqueur du Grand Chelem 1987, finaliste de la première Coupe du monde, cette même année.
  48. 53. Olivier Roumat: Remarqué pour ses prises de balle autoritaires en touche. Pour sa 2e sélection, il évolue troisième-ligne aile : un calvaire. Devient ensuite l'indéboulonnable deuxième-ligne du XV de France pendant sept saisons. 8 fois capitaine, menant notamment les Bleus en Afrique du Sud pour une tournée victorieuse (1993). Un pays qu'il estimait énormément: il y remporta la Currie Cup avec la province du Natal. Deux Coupes du monde à son actif (1991, 1995).
  49. 52. Christian Carrère: Cultivé, intelligent, diplomate. Son titre de gloire ? Capitaine du premier Grand Chelem français en 1968, parvenant à fédérer de fortes personnalités (Spanghero, Dauga, Cester, Salut, Yachvili, Plantefol, Gachassin, les frères Camberabero, Dourthe, Lacaze) pendant trois mois autour d'un projet de vie et de jeu. Capitaine à 18 reprises. Fut des grandes et longues tournées françaises en Afrique du Sud (1967, 1971), en Nouvelle-Zélande et en Australie (1968).
  50. 51. Dimitri Yachvili: Fils et frère d'internationaux. Buteur émérite, entraîné par l'ancien international de football, Jean-Michel Larqué. À Twickenham, terrassa l'Angleterre de six buts lors du Tournoi 2005. Disputa les Mondiaux 2003 et 2011. Victorieux des Grands Chelems 2004 et 2010. Troisième meilleur réalisateur français, avec 373 points. Vainqueur du bouclier de Brennus en 2005 et 2006 avec Biarritz.
  51. 50. Grégory Alldritt: Il a grandi dans le Gers mais sa famille est originaire d'Écosse, d'Irlande et d'Italie. Avant de bifurquer vers l'ovale à Condom puis à Auch, il pratiquait le judo. Capitaine charismatique chez les jeunes, robuste et puissant, révélé à La Rochelle en 2017, ce solide gabarit intégra le groupe France dès 2019. Remporte avec les Bleus le Tournoi des Six Nations 2022 et deux fois la Coupe d'Europe avec La Rochelle (2022, 2023) Après avoir entamé des études d'ingénieur, il a obtenu une licence de physique des matériaux à l'université de La Rochelle.
  52. 49. Emile Ntamack: Footballeur et athlète avant de basculer en cadets vers le rugby. International juniors, militaire et universitaire. Ailier (34) mais aussi centre (7) et arrière (5) en équipe de France. Joueur puissant doté d'un crochet imparable en pleine course et d'un sens de l'anticipation qui lui permettait d'intercepter les passes adverses. Inscrit 26 essais. Deux Coupes du monde (1995, 1999). Six fois champion de France et trois fois champion d'Europe avec Toulouse.
  53. 48. Olivier Magne: Successeur de Skrela et de Cabannes. Ancien skieur, il effectuait ses descentes dans la défense. Doué au pied comme à la main. Sauteur en fond d'alignement. Infatigable dévoreur d'espace pour être à la pointe de l'action ou au soutien. Quatre Grand Chelems au compteur entre 1997 et 2004. Mais seulement deux Coupes du monde, en 1999 et 2003. Capitaine tricolore en 2002. A inscrit 14 essais. International à 7.
  54. 47. Jean Dauger: International treiziste professionnel en 1938, il obtient sa dernière sélection à quinze en 1953. Seize saisons ovales plombées par la Seconde Guerre mondiale. A inspiré les grands attaquants français, de Roger Martine à Didier Codorniou, en passant par André Boniface et Jo Maso. Inventeur du cadrage-débordement, art d'éliminer son vis-à-vis par deux angles de course différents dans un petit périmètre. Champion de France à XIII (Roanne, 1939) et à quinze (Bayonne, 1943).
  55. 46. Richard Astre: Racé, il distillait le jeu comme personne. Tout devenait lumineux dans son sillage. Malheureusement, sa carrière internationale n'est pas aussi riche qu'espérée si l'on considère son talent. En duel avec Fouroux pour le poste de demi de mêlée du XV de France, il n'a pas eu l'occasion de briller autant qu'il aurait pu dans le Tournoi. Six fois capitaine du XV de France. A mené six fois le pack de Béziers au titre de champion de France entre 1971 et 1978.
  56. 45. Laurent Cabannes: Comme le héros de « Star Trek », il trouvait toujours des solutions dans le jeu grâce à une technique individuelle sans faille, sa vitesse de déplacement et d'intervention, sa lecture du jeu. Il savait tout faire et mieux que les autres. Fouroux, qui aimait les costauds, n'a pas voulu de lui en équipe de France. Heureusement, Trillo puis Berbizier lui ont fait confiance. S'illustra lors des Mondiaux 1991 et 1995. Champion de France en 1990 avec le Racing.
  57. 44. Jean-Claude Skrela: A composé dans les années 70, avec Jean-Pierre Rives et Jean-Pierre Bastiat, la meilleure troisième-ligne possible. Tel un décathlonien, il était capable de tout réaliser sur un terrain, et à pleine vitesse. Vexé de ne pas hériter du capitanat du XV de France après Fouroux, il se retira à l'apogée de sa gloire.
  58. 43. Guy Basquet: Le grand manitou. Capitaine à vingt-quatre reprises dans l'immédiat après-guerre. Forte personnalité et solide corpulence font de lui la plaque tournante du jeu français derrière le pack. Aussi craint que respecté. Inspiré par sa formation de basketteur, sa dextérité, sa puissance et son sens du placement lui permettront d'inscrire huit essais. Il est des « premières » victoires à Swansea (1948) et Twickenham (1951).
  59. 42. Didier Codorniou: Formé par Jo Maso, il s'inscrit dans la lignée des centres français faiseurs d'attaque. Son association avec Philippe Sella reste la plus prolifique et la plus complémentaire du XV de France. Débute à 21 ans en Nouvelle-Zélande lors de la tournée de 1979. Sa technique irréprochable affole les défenses. Décroche le Grand Chelem 1981. Exclu cinq ans plus tard pour avoir critiqué la FFR sous l'ère Ferrasse.
  60. 41. Vincent Clerc: À l'origine demi de mêlée. Sa vitesse de course lui permet de mieux s'exprimer à l'aile. Progression exponentielle puisqu'il devient le deuxième meilleur marqueur français, avec trente-quatre essais, derrière Serge Blanco. Celui qu'il inscrit en 2007 contre l'Irlande à Croke Park à la dernière seconde permet à la France de l'emporter. A disputé les Coupes du monde 2007 et 2011, et remporté les Grands Chelems 2004 et 2010.

Ce top 10 des meilleurs joueurs français de tous les temps montre l’incroyable diversité du rugby tricolore. Blanco a incarné le génie créatif, Dusautoir la rigueur héroïque, Dupont la modernité explosive, tandis que Sella et Jauzion ont élevé le jeu à un niveau d’élégance rarement atteint. Finalement, le rugby français se distingue par sa capacité à produire des joueurs uniques, capables d’inspirer autant par leur talent que par leur personnalité.

Joueurs français les plus capés
Joueur Nombre de sélections
Fabien Pelous 118
Philippe Sella 111
Raphaël Ibañez 98

Par son jeu spectaculaire, fait de relances incessantes, de feintes et de prouesses techniques, Serge Blanco aura fait vibrer, pendant plus de dix ans, les amateurs de beau rugby, les tenants du jeu « à la française ».

En conclusion, l'histoire du rugby français est riche et passionnante, et ces 100 joueurs ne représentent qu'une petite partie des talents qui ont marqué ce sport dans l'hexagone. Leur héritage continue d'inspirer les générations futures de rugbymen français.

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